27 décembre 1897 , un départ dans histoire du théâtre français

Replongeons nous dans le Paris du 19ème ; le début de la photographie, de l’automobile, de la mode scientifique, des Jules Vernes, Arthur Rimbaud et Edmond Rostand.

                                   

C’est un film qui a été réalisé par Alexis Michalik  et est sorti le 9 janvier 2019. Il s’agit d’une réadaptation d’une pièce de théâtre qu’il a lui même écrit en 2016. Les scènes principales ont été tournées au théâtre du Palais Royal de Paris, ce qui sublime d’autant plus le film. 

Je vais vous proposer dans cet article de visionner l’histoire d’un petit auteur, Edmond Rostand, ne créant que des fours et n’étant point connu du public, et qui, en trois semaines seulement va écrire l’un des plus grand chef-d’oeuvre du théâtre français, il s’agit, vous le savez j’espère, de Cyrano de Bergerac. 

Cette pièce a été pour la première fois jouée le 27 décembre 1897. Après 40 rappels, on se décidera à laisser le rideau ouvert. Les acteurs seront portés en triomphe dans les rues de Paris, Edmond Rostand recevra la légion d’honneur, et dans le siècle à venir, Cyrano de Bergerac sera joué plus de 20 000 fois et deviendra ainsi le plus grand succès du théâtre français. Quelques dates et acteurs importants : Constant Coquelin le soir du 27 décembre 1997, puis en l’an 1900, puis Pierre Magnier en 1923, Claude Dauphin en 1946, José Ferrer en 1950 ( grand acteur portoricain ! ), Daniel Sorano en 1960, Jean Piat en 1964. Mais encore Jean Marais en 1970, Jacques Weber en 1985, Jean-Claude Drouot en 1985, le grand Gérard Depardieu en 1990, Michel Vuillermoz en 2006 et encore tant d’autres. C’est une pièce omniprésente, universelle et intemporelle. C’est pourquoi ce film Edmond est très intéressant et très prenant. C’est un nouveau tournant pour le théâtre.

Mais revenons en au film voulez-vous ? 

Edmond Rostand est comme tout le monde. C’est un rêveur qui aimerait avoir du succès, mais aussi de douceur et d’aventure dans sa vie. Il a trouvé le moyen de faire tout cela ! C’est en créant des vers et des personnages. Malheureusement, les gens n’apprécient pas vraiment ses tragédies et ses histoires car la mode est à la Comédie. Après avoir parlé avec Constant Coquelin, (un grand acteur de l’époque ), ce dernier va lui commander une pièce pour avant la nouvelle année, c’est-à-dire en trois semaines seulement. Edmond n’a pas écrit depuis deux années, il est perdu. Il n’a qu’une idée, qu’un début, qu’une tirade… Il va écrire oui, mais en plus essayer de régler tous les soucis qui vont le ralentir dans son élan ; de ne pas prêter d’importance aux caprices des actrices, répondre aux exigences de ses producteurs corses, calmer de la jalousie de sa femme, suivre les histoires de cœur de son meilleur ami et essayer d’oublier le manque d’enthousiasme de l’ensemble de son entourage… malgré tout, il sortira une pièce d’exception, de perfection. D’ailleurs le patron du café où il va souvent, Monsieur Honoré, lui dira : 

« Cette pièce est sublime. Vous avez messieurs de l’or entre les mains,  vous avez un bijou que personne ne peut estimer ! Voulez-vous qu’il disparaisse dans l’oubli ou voulez-vous qu’il soit le plus grand triomphe du théâtre français ? 

Donnez tout ce que vous avez pour cette pièce car je vous le prédis ; jamais, de votre vie vous n’en croiserez une plus belle ! « 

                               

Vous trouverez dans des petits rôles l’incarnation de certains excentriques du cinéma français ; comme par exemple Dominique Pinon en régisseur survolté et agité tout au long du film, et Jean-Michel Martial en tenancier de café rêveur et poète victime de discrimination raciale. De grandes figures du théâtre français et même de cette époque sont incarnés par de grands acteurs actuels ! Sarah Bernard par exemple qui est très importante dans cette histoire et qui connaît le petit poète est interprétée par Clémentine Célarié. 

Vous allez découvrir le vieux Paris, les bonnes manières, la mode, le pouvoir, la jalousie, l’amour, et le théâtre bien sûr ! Vous apprécierez ainsi la finesse des dialogues et la capacité du réalisateur à mettre à jour le genre du vaudeville, et ce dans un cadre lié au patrimoine de la culture française. Il est excitant, prenant, Et même si vous n’avez jamais vu la pièce, ou simplement du théâtre, ce film ne vous perdra pas. Au contraire, il vous mettra à l’aise et vous comprendrez tout. Il vous donnera même envie de voir la pièce originale !

Il est disponible sur toutes les plateformes et j’espère qu’il vous plaira. Je vous mets ci-dessous la bande annonce. Merci de m’avoir lu et bon visionnage ! 

https://www.youtube.com/watch?v=jOgoyxezMoI

Esther Loras__DNMADe14Jo__23 avril 2022

West Side Story, adaptation d’un mythe

Dans le New York de 1957, deux gangs rivaux, les Jets (immigrés d’origine européenne ) et les Shark d’origine portoricaine s’affrontent pour le contrôle d’un espace à l’abandon voué à disparaître. Cette rivalité tragique rend impossible l’histoire d’amour entre Tony et Maria, chacun membre de ces deux camps…

Le 8 décembre dernier, Spielberg nous proposait une réadaptation de la comédie musicale la plus emblématique de Broadway, West Side Story datée de 1957 et déjà reprise au cinéma en 1961 dans une adaptation de Robert Wise. Ainsi lorsque que 60 ans après, Spielberg entreprend la réalisation d’une comédie musicale, il s’attaque à un monument du genre, encore joué aujourd’hui à guichets fermés à  Broadway et dont l’adaptation cinématographique fut auréolée de 10 oscars. Encensée par la critique avant sa sortie, cette récente adaptation n’a pourtant pas bénéficié du succès attendu en salle. Il était donc nécessaire de rendre ici hommage et de mettre en valeur ce bijou injustement déprécié du public.

Pour la réouverture des cinémas, Spielberg misait sur l’afflux en salle des nostalgiques de la première version. Or cette catégorie d’âge est celle qui privilégie aujourd’hui le visionnaire de films à domicile à cause des risques sanitaires. En outre, le réalisateur s’est attelé à dépoussiérer la version de 1961 non sans dépeindre le New York de 1957. Pour ce faire il s’est aidé du dramaturge Tony Kushner (prix Pulitzer), de Justin Peck, conseiller artistique du New York City Ballet pour les chorégraphies et du compositeur David Newman pour réarranger les compositions musicales. Contrairement à la première version qui met de côté le décor pour se focaliser sur les personnages et l’intrigue, cette version a été tournée à 70% en extérieur.

Par ailleurs, le casting des membres de ces deux gangs est composé non pas d’acteurs trentenaires confirmés mais de nouveaux talents inconnus du public, venant pour la plupart du monde des comédies musicales à l’exception d’Ansel Elgort, l’interprète de Tony (connu notamment pour son rôle dans Nos étoiles contraires en 2014). Ces acteurs sont donc tous capables de jouer, chanter et danser (contrairement aux acteurs de 1961 qui ont été doublés pour les chants) et par leur talent font de l’ombre aux deux acteurs principaux. Leur jeunesse se reflète d’autant plus par l’absence de figures parentale dans cette version, ainsi les personnages semblent livrés à eux-mêmes et dirigés par leurs émotions.

Ansel Elgort et Rachel Zegler qui incarnent un Tony et une Maria touchants et modernes mais peut-être un peu trop lisses à l’image du reste du casting.

Ce film a par ailleurs sûrement hérité de la méfiance de la communauté latine, profondément écœurée par la version de 1961. En effet, cette dernière était ponctuée de clichés racistes sur la communauté et la culture portoricaine et les rôles portoricains étaient tenus par des acteurs blancs grimés pour l’occasion ce qui avait fait scandale à l’époque. Ainsi, pour cette version, les rôles des Shark sont attribués à des acteurs aux origines latino-américaines et le scénario s’immisce plus dans l’intimité de Maria et ses proches: son frère Bernardo et sa compagne Anita, et leur dépeint des rêves et des objectifs. Les personnages portoricains ont plus de temps et d’espace à l’écran et Spielberg a fait le choix de laisser les répliques des Sharks en espagnol sans sous-titres. Comme un clin d’œil au passé, Spielberg a créé un rôle sur mesure pour Rita Moreno, l’interprète d’Anita dans la première adaptation et la seule actrice réellement portoricaine du casting de 1961. Elle incarne Valentina, veuve et gérante d’un drugstore et la seule figure maternelle de ce musical qui protège et conseille Tony et Maria. Spielberg prend le parti engagé de donner le rôle d’Anybody, un personnage trans peu développé dans les autres versions à un/e interprète non-binaire ce qui a valu à son film d’être privé de sortie dans certains pays du Golfe où les LGBT sont stigmatisés.

Rita Moreno, très convaincante dans son interprétation de la vibrante Anita, un des personnages forts et émancipé de cette comédie musicale. Son personnage actif et combatif se dresse face à la violence et à la misogynie du West Side. Elle a reçu avec Rachel Zegler un Golden Globe pour son interprétation. Peut-être la meilleure interprétation de ce film.

Ce film est évidemment le reflet d’une savante et minutieuse mise en scène de Spielberg, une relecture plus sombre et moderne de la comédie musicale doublée d’une «fiction politique». Derrière des plans très sombres et tragiques, une escalade de haine motivée par la peur de l’autre s’orchestre. Pour appuyer cela, le célèbre réalisateur a même fait le choix de présenter des combats physiques réels, et plus seulement en danse comme la comédie musicale ou le film de Robert Wise. Le message de son film peut se voir comme un écho de l’ère Trump, un catalogue de problèmes de sociétés américains: les origines et les appartenances, la violence, la haine, le racisme, la misogynie et les violences faites aux femmes, l’immigration, la pauvreté et tant de sujets qui divisent au pays de l’oncle Sam. Ainsi, le passé trouve son écho dans le présent. A cette situation, Spielberg, présente l’amour et la tolérance comme solution à toute cette haine.

Une figure de style visuelle de Spielberg vient ici suggérer avec ingéniosité la violence et l’issue tragique de cet affrontement entre les deux gangs par le biais de longues ombres portées qui évoquent des lames de couteaux.

Cette adaptation a pour moi toutes les caractéristiques pour être considérée comme un classique, que ce soit pour ces qualités esthétiques et musicales ou pour le message d’espoir qu’elle transmet. Elle est portée par un casting très prometteur et convaincant. Ce musical est très inspirant, moderne et d’actualité à l’inverse de la version de 1961 qui ne serait sûrement plus acceptée aujourd’hui. Evidemment, il n’y a pas besoin de voir la comédie musicale ou le film de 1961 avant d’aller le voir c’est pourquoi je vous le recommande fortement.

Anna E. DNMADe1 Jo – Avril 2022

Un cauchemar en papier mâché ?

Cristóbal León et Joaquín Cociña, le stop motion réinventé

L’un est formé en animation et l’autre en art, spécialisé dans le portrait géant. Tous deux chiliens, ils ont grandi sous la dictature de Pinochet dans les années 80. Leur coopération commence en 2007 et repose sur une idée de Joaquin Cociña : animer des dessins géants peints directement sur des murs, filmer objets et peintures ensemble, grandeur nature et en stop motion.

D’ordinaire, le stop motion ou animation en volume est réalisée à l’aide de miniatures – pâte à modeler, maquettes, figurines – et permet souvent d’intégrer à des films des scènes de grande ampleur qui demanderaient des moyens trop importants. Cristóbal León et Joaquín Cociña, quant à eux, ont choisi de faire des films intégralement en stop motion, utilisant uniquement de vieux objets au rebus, ou récupérés dans des brocantes, de la peinture, du ruban adhésif et du papier mâché. Ils s’installent dans des pièces prêtées par des musées ou des galeries et font vivre, image par image, des histoires qu’ils racontent. Presque 15 ans après leur premier court métrage commun, Lucia (disponible ici : https://www.youtube.com/watch?v=uAhjcsYn73M), ils ont réalisé une dizaine de films de ce type, récompensés de prix internationaux (Calgari Film Prize, Asifa Austria Award, Grand prix du Jury au festival de San Francisco…) et présentés dans de nombreux festivals.

Si leurs créations restent de l’ordre du film d’animation, l’utilisation de meubles et d’objets réels donnent un aspect étrangement réaliste aux décors. Ce sentiment d’étrangeté est amplifié par le mouvement volontairement saccadé permis par le stop motion ; les personnages apparaissent et disparaissent, se construisent sous les yeux du spectateur puis se déconstruisent, laissant voir le papier et le ruban adhésif qui les tient en place, mettant en valeur le côté profondément plastique de ces films. Tantôt peintures sur le mur, tantôt modelage en papier mâché ou moulage en plâtre, les héros ont une consistance et une existence insaisissable. L’enfance est au cœur de ces films en papier mâché – il faut y voir une référence au jeu d’enfant – qui se donnent des airs de contes… mais qu’on ne s’y trompe pas, ils sont souvent bien plus de l’ordre du film d’horreur que de celui du dessin animé.

Expressionnisme et cauchemar dans La casa Lobo (2018)

Leur long-métrage le plus important, filmé durant cinq ans en Amérique du Sud, est disponible en entier sur Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=e_YA-4TIwqw. Intitulé La Casa Lobo, « la maison loup » en français, il raconte l’histoire d’une petite fille, Maria, échappée d’une colonie allemande au Chili et pourchassée par « le Loup ». Elle se réfugie dans une maison visiblement abandonnée dans la forêt, où seuls deux cochons lui tiennent compagnie. Mais la maison n’est pas un refuge, puisqu’elle se confond avec le loup lui-même, qui observe chacun de ses gestes, depuis chaque recoin, des années durant. Le film se présente comme un huis clos, dont on ne sort à aucun moment : impossible de passer la porte, car la forêt est trop dangereuse, et parce que le loup l’interdit… mais l’intérieur de la maison est un cauchemar. En effet, si les références au conte pour enfant sont explicites (Le petit chaperon rouge, Les trois petits cochons), le film semble calquer ses limites sur celles du rêve et de l’imagination : les cochons se transforment en enfants, les personnages apparaissent par morceaux à partir des objets, les murs et les meubles bougent. Cette ambiance constamment oppressante fait du film entier une expression du sentiment d’angoisse. La Casa Lobo est bien un film « profondément expressionniste », comme l’indique la présentation du Festival international de cinéma de Marseille, car il donne à voir non pas une réalité physique mais mentale et psychologique, celle de l’enfermement, de l’oppression et de la manipulation.

La colonie Dignidad

Mais qui est donc le Loup ? Une courte introduction fait mine de présenter le film comme une vieille publicité pour une colonie allemande au sud du Chili, morale et heureuse. Il s’agit en réalité d’une secte religieuse constituée de descendants d’immigrés allemands, la Colonie Dignidad, fondée en 1961, où règnent le travail forcé, la manipulation psychologique et l’isolement total avec le reste du monde. A sa tête, un ancien dignitaire nazi, Paul Schäfer, accusé d’abus sexuels sur les enfants de la colonie, de rapts et de tortures ; en effet, sous la dictature d’Augusto Pinochet, la colonie tint lieu de centre de détention pour les opposants politiques, qui étaient torturés et enfermés dans des conditions sordides. La colonie parvint à exister jusqu’à la fin des années 1990, et Paul Schäfer ne fut jugé que dans les années 2000. Si le loup est le symbole du prédateur sexuel dans les contes pour enfants, celui de Cristóbal León et Joaquín Cociña s’inscrit bien dans cette tradition, et représente en même temps l’autorité omnisciente qui oblige et manipule l’esprit, pouvant même inciter les deux cochons-enfants, Pedro et Anna, à dévorer Maria qui les a élevés. Enfin, la critique porte plus généralement sur le régime dictatorial de Pinochet, décennies que nombre de Chiliens ont vécu comme un long cauchemar…

Merci pour votre lecture.

Bibliographie

https://fidmarseille.org/film/la-casa-lobo/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Colonie_Dignidad

 

Lucille GILBERT, DNMADe Jo 1, Avril 2022.

 

La Eighty’s et Toute ses Spendeurs

À la sortie des années 70, il y a les années 80, une décennie légendaire dans beaucoup de domaines !

Pourquoi le passé serait-il mieux que le présent ? Il s’agit en effet d’une question difficile pour des gens qui n’ont pas vécu ce fameux « passé » de la funk et de la coupe mulet, de la Delorean et celle de Rocky.

Sous le biais de la richesse musicale et des photos colorées alléchantes de cette époque, il aurait été amusant de vivre les bons moments du passé auprès de la jeunesse de nos ancêtres les plus proches : nos parents.

Le Cinéma :

MIAMI VICE - Petite lucarne & Grand Ecran
Les Détectives Sonny Crockett et Ricardo Tubbs de l’incroyable série Miami Vice de 1984

Aujourd’hui, nous sommes plutôt cinématographiquement sur la perfection, plus le droit au moindre défaut et ceci avec des thèmes violents et horrifiques. Malheureusement, ceci est un régal visuel pour les amateurs des salles aux grands écrans, mais, n’est ce pas une véritable souffrance de produire de telles œuvres qui refoulent l’imperfection du monde ? Cette concurrence acharnée entre chaque entreprise ne soutiendrait-elle pas inhumanité, la pression, la dépression et la surconsommation ? La beauté est, pour beaucoup de cas un cache misère, surtout pour  les réalisations destinées aux petits Bout’choux si on peut citer Disney. 

La Zik :

Du côté musical, l’évolution des modes de loisirs a bien fait changer les choses. Le Smartphone, en 1980 ?! Smart quoi ?! Ça n’existait pas, donc il fallait s’occuper autrement en sortant les instruments de musique avec les amis par exemple. Et leur loisir là, quand on écoute du Rock des années 80, on se rend bien compte qu’il a porté ses fruits  ces fameux musiciens, si on peut citer Bon Jovi, Toto,…, qui avait un niveau et une inspiration hors norme, surtout avec l’aménagement des sons synthétiques liés au tout début de l’ère de la haute technologie.

En Tournée Avec de Bon Jovi Dans Les années 1980 ⋆ Photos historiques rares - Et l'histoire derrière eux ...
Le groupe de Rock Bon Jovi dans les années 80

Maintenant, et bien ça n’a plus l’air d’être une vrai passion pour les artiste de rap. On produit tant qu’il y a du « fric » à se faire dans les poches. De toute façon, les artistes de rap nous l’ont tellement raconté à travers leurs écrits mélodiques que c’est un argument qui n’a même plus besoin d’être souligné pour comparer cela avec les génies d’il y a quarante ans. Plus besoin de se « casser le cul » pour percer, grâce à cette recette de cuisine qui se nomme l’influence, qui sent très très fort dans la jeune société.

Julien K. – DNMADe1 Ho – Avril 2022

Lolita de Vladimir Nabokov, l’histoire d’un contresens

Dans l’imaginaire collectif une Lolita c’est une icône érotique, c’est une jeune femme séductrice, aguicheuse, blonde et jolie. Mais savez vous d’où vient ce fantasme ? Son origine ne serait-elle pas due à une série de contresens et d’incompréhensions ?

Couverture du livre Lolita de Vladimr Nabokov.

D’une écriture à la première personne Nabokov plonge le lecteur dans un jeu de piste où il se perd parfois. Il raconte l’obsession d’Humbert Humbert pour la fille de sa femme qu’il appelle Lolita. A sa mort il devient son tuteur et l’entraine dans un road trip à travers les Etats-Unis. Son désir obsessionnel le dépasse et il commet l’inceste, parfaitement conscient du mal qu’il fait à Lolita il raconte. Comment l’histoire de cette fillette a-t-elle été déformée jusqu’à en devenir un contresens ? Et faire de cette victime d’inceste une icône érotique ?

Quelques pistes….

Ce roman a été écrit par Vladimr Nabokov dans les années 1920, et publié en 1950. Refusé aux Etats Unis à cause de la censure, il a été publié en France par une maison d’édition… de livres érotiques. Premier contresens.
Bien que Nabokov ait pris soin d’insister dans la préface le fait que ce livre condamne la pédocriminalité, la subtilité de son écriture a vite fait de perdre le lecteur et de l’enfermer dans la façon dont Humbert Humbert voit cet enfant comme un objet de désir. Le narrateur raconte sa propre vision tout en niant la souffrance de sa victime, ce qui peut donner l’illusion d’une apologie de la pédocriminalité alors que c’est exactement l’inverse.

Cette vision biaisée du message de l’œuvre est aussi renforcée par les couvertures du livre ou figurent l’image d’une jeune et jolie fillette blonde au regard aguicheur. Bien que Nabokov se soit toujours opposé à ce qu’il y ait un visage sur les couverture, il n’a pu l’empêcher après sa mort.

Le film de Stanley Kubrick en 1962, intitulé Lolita a largement contribué à diffuser l’image de l’enfant séductrice et aguicheuse. En réalité il ne retrace pas fidèlement l’histoire du livre de Nabokov mais celle d’un amour impossible par une différence d’âge. Il déplace change les termes du débat tout en donnant à voir une image hyper sexualisée de cette femme aux allures d’enfant.

Affiche du Film de Stanley Kubrick en 1962.

D’une écriture envoûtante et poétique suivez les personnages de Lolita et Humbert tout au long de leur périple à travers les Etats Unis mais surtout au bout d’eux-mêmes et de l’insoutenable. Ce roman bien que magnifiquement bien écrit n’est pas à mettre en toutes les mains. Même si c’est un chef d’œuvre de littérature assurez vous d’être en capacité de recevoir cette histoire insoutenable.

Couverture espagnole de Lolita, Nabokov.

 

 

Maëlenn DNMADe HO- 2022

Boy Erased ou (le) Garçon Effacé

Un début qui nous plonge parfaitement dans l’effacement des personnalités qu’emmène le titre, par ces descriptions étonnantes de ce que doivent être un homme et une femme :

« Hommes : chemise obligatoire, y compris pour dormir. Tee-shirts sans manches (débardeurs ou autres) interdits, même en sous-vêtements. Rasage obligatoire tous les jours. Les pattes doivent s’arrêter au sommet de l’oreille. »

« Femmes : soutien-gorge obligatoire, sauf pour dormir. Jupes jamais au-dessus du genou. Débardeurs acceptés uniquement sous un chemisier. Jambes et aisselles rasées au moins deux fois par semaines. »

Nous remarquons bien à la lecture que Garrard Conley a fait de son livre une reconstitution des événements afin de s’en délivrer, sa nécessité de coucher sur le papier ce qu’il a vécu nous vaut de nous perdre un peu au fil des phrases.

La découverte d’un livre où la chronologie n’est pas toujours respectée, on suit une ligne directrice : son arrivée à Love In Action (LIA), le centre de conversion, jusqu’à son départ de l’établissement. Cette période de deux semaines est coupée par de nombreux flash-back sur les autres périodes de sa vie. Des retours en arrière sur des traumatismes vécus lorsqu’il était encore adolescent, ou encore de la place de l’Église dans sa vie.

Garrard Conley, fils d’un pasteur d’une Église baptiste conservatrice, sait que quelque chose cloche chez lui, il est attiré par les hommes, mais essaie d’étouffer ce sentiment. Pour cela, il a eu une copine, l’a embrassée, mais il reste gêné par la situation, ne parvenant pas à mettre de mot là-dessus. Séparé de sa famille pour l’université, c’est l’un de ses camarades, assez proche intimement qui l’a outé* à ses parents. Cette terrible nouvelle amène ses derniers à trouver la solution de la thérapie de conversion, pour le «guérir», Garrard veut changer, veut se purifier.

Au départ, le jeune homme est donc volontaire pour ce changement, il donnerait tout pour trouver grâce aux yeux de Dieu et de ses parents, nous montrant bien que l’éducation qu’il a reçu a un rôle important. Dans le centre LIA, il n’est question que du message de Dieu, la Bible fait loi : tout est interdit, ou presque ; au travers d’ateliers de groupe où chacun doit confesser ses «mauvaises pensées», «ses péchés», il convient de se renier soit même, de renoncer à son individualité, à sa personnalité pour accéder à la «normalité» et au message de Dieu. La thérapie de conversion à laquelle Garrard est confronté joue sur le dégoût de soi, sur la honte, il s’agit de renier ces «déviances», la torture morale et le regard des autres a une place importante dans le changement. Profondément attaché à ses parents et soucieux de se conformer à l’image du fils idéal qu’ils voudraient avoir, Garrard se soumet à cette thérapie de conversion avant de réaliser, en s’éloignant alors peu à peu de « la parole de Dieu », qu’il lui est impossible de changer et de renoncer à être enfin lui-même.

C’est un récit particulièrement difficile à lire, autant pour ses perturbations chronologiques que pour son contenu brut et poignant, qui d’ailleurs a été adapté au cinéma en 2019, réalisé par Joel Edgerton, regroupe de grands acteurs, comme Nicole Kidman, Lucas Hedges, ou encore Russell Crowe.

Le fait d’être immergé avec tous ces jeunes et moins jeunes au sein de cet établissement dont l’enjeu est de modifier leur orientation sexuelle va nous permettre de vivre une véritable horreur, dont le programme et ses méthodes s’apparentent à de humiliation et de la torture morale.

Ce film est poignant est compliqué à visionner, du moins pour certains, vous êtes avertis, mais je vous encourage à aller le voir ou à lire le livre, je vous laisse avec la bande annonce, afin de vous donner un ordre d’idée dans quoi vous vous lancez !

T. Dausseing, DNMADE Jo 14, Février 2022.

Chaos is what killed the dinosaurs darling !

Il y a des jours où je me perds sur internet, c’est comme ca que je suis tombée sur des chansons d’un musical en anglais, intriguée comme souvent je me mets à chercher les paroles, les traduire enfin bref de fil en aiguille me voilà à regarder un musical complètement en anglais avec une qualité vidéo au ras des pâquerettes sur Dailymotion et c’est comme ca que j’ai découvert…

Heathers ou Fatal Games en français est un « teen movie »  et une comédie noire sortie en 1989, film indépendant américain il a été écrit par Daniel Waters et réalisé par Michael Lehmann.

Trigger warnings! Ce film peut-être dur à regarder si tu est sensible à des sujets comme le suicide, la discrimination et les abus sexuels.

Comme dit précédemment j’ai d’abord vu la comédie musicale inspirée du film donc. Mais je ne pouvais pas m’arrêter là, je voulais voir l’œuvre à l’origine, surtout que je l’avais bien aimé ce musical.

Mais du coup Heathers c’est quoi ? Heathers c’est un « teen movie » donc un film à destination des adolescents (14-19 ans) et qui a pour sujet principal l’adolescence elle-même. Jusqu’à la rien de folichon aujourd’hui on en connait pleins des teen movie comme American pie, projet X ou Grease. Dans un teen movie (spécifiquement le teen movie américain) on montre la vie quotidienne d’un adolescent ou d’un groupe ainsi que sa vie scolaire qui là-bas est en plus très codé et ritualisé, jusqu’à la le film suit ces codes mais Heathers a un twist et pour ça je pense qu’un petit synopsis s’impose :

L’histoire prend place dans le lycée de Westerberg à Sherwood, une banlieue de Columbus, dans l’Ohio. Veronica Sawyer fait partie de la bande des plus populaires du lycée composée de 3 filles toutes trois appelé Heathers, Heather Chandler, Heather Duke et Heather McNamara, trois filles riches, hautaines au possible et surtout impitoyables, plus craintes qu’aimées par le reste du lycée. Veronica lassée de leur comportement va chercher une échappatoire pour revenir à sa vie d’avant avec ses amis d’avant qualifiés de « loosers » par les Heathers. Au lycée arrive un nouvel élève, Jason Dean, surnommé JD, le cliché typique du jeune rebelle, Veronica va vite devenir fascinée par ce badboy. L’histoire dérape quand Veronica et JD empoissonnent malencontreusement Heather Chandler avec du déboucheur pour canalisation et se retrouve avec son meurtre sur les bras, pour éloigner tout soupçons d’assassinat, Veronica écrit une fausse lettre de suicide influencée par JD.

« JD that knife is filthy » -Veronica
« What do you think I am gonna do with it, take out her tonsils ? » -JD

Et c’est là que Heathers devient intéressant, on nous parle d’ado certes, mais avec un ton plus sombre que les productions de l’époque (rappelons qu’on parle d’un film qui a plus de 30 ans), on est sur un satire de l’adolescence et du lycée avec ses rituels, ses codes et ses classes sociales, quand les autres teen movie avaient des fins de films parfaites et nous montraient les manigances amusantes d’adolescents. Heathers montre la cruauté et l’obscurité des adolescents, son thème principal étant quand même le suicide, mais en gardant un ton humoristique ce qui lui vaut le titre de comédie noire.

« Whether to kill yourself or not is one of the most important decisions a teenager can make. » -Pauline Fleming

Le film nous incite à chercher un sens au drama de lycée et à la douleur avant de nous révéler qu’il n’y en a pas. On nous fait souvent croire que les personnages ont une profondeur secrète que nous avons négligée comme si la populaire narcissique avait en réalité une raison de l’être, que cette violence avait été amenée par quelques choses, mais Heathers nous montre que ce n’est pas le cas que ces personnages sont aussi mauvais de l’intérieur qu’ils le paraissent de l’extérieur. On voit cela avec la note de suicide de Heather Chandler, tout à coup le lycée se met a agir comme s’ils avaient tous eu tout faux sur le cas de Heather, qu’en réalité personne n’avait vu son mal-être. On se met à idéaliser Heather alors qu’une majorité du lycée la détestait pour ses actes et son attitude. L’entièreté du lycée se met à romancer ces personnes à cause de leur faux suicide

« Fuck me gently with a chainsaw, do I look like Mother Teresa? » -Heather Chandler

La mort d’Heather n’est pas là pour rien, le film va s’en servir pour nous présenter par la suite Marthe, dans cette myriade de personnages clichés que nous montre le film, Martha est la fille oubliée, mise de côté, cruellement surnommée Martha Dumptruck (camion benne) celle qui comprend le mieux que cette dynamique sociale est stupide. Martha n’en a que faire de la hiérarchie sociale du lycée et de ses règles, elle est celle qui a connu la vraie douleur mais qu’on a totalement ignoré contrairement aux populaires comme Heather Chandler qu’on a adulée suite à son faux suicide. Et c’est en mettant en opposition Martha et Heather que le film trouve de la profondeur dans ses propos, mais je vais m’arrêter là sinon je vais commencer à spoiler !

« People will look at the ashes of Westerburg and say; « now there’s a school that self-destructed, not because society didn’t care, but because the school was society. » Now that’s deep. » -JD

Le suicide est un des sujets abordés et surement le thème le plus mis en avant dans le film, mais ce dernier aborde d’autres sujets que je vous laisse découvrir par vous même en le visionnant. Malgré ses thématiques sombres j’ai personnellement passé un bon moment devant Heathers malgré son ancienneté maintenant et c’est une des qualités de ce film : même si le temps passe il reste d’actualité et agréable à regarder, peut-être un de ses talents fut de ne pas prendre des expressions des jeunes de l’époque, mais de se créer les siennes qui sont à mon gout plutôt iconique aujourd’hui. Je vous encourage donc à aller jeter un oeil à Heathers et pourquoi pas au musical qui en découle (les musiques sont très cool =) ) Sur ce bon visionnage et restez curieux !

Solène LEIBEL DNMADEJO1 – Fev 2022

Un film d’animation fraternel loin des préjugés !

Azur et Asmar est un long métrage d’animation de Michel Ocelot sorti en 2006. C’est ce célèbre réalisateur français qui est connu du grand public pour sa trilogie Kirikou. Je vais d’abord vous parler rapidement de lui.

               

Il est né le 27 octobre 1943 et a fait les Beaux Arts de Rouen et les Arts Décoratifs de Paris. Il n’a donc jamais fait de formation de graphisme, de réalisation ou même d’animation ! On peut retrouver un travail de plasticien, de textures ! J’aurais aimé vous parler par exemple de ses tryptiques que je trouve incroyables ; Princes et Princesses, les Contes de la nuit, Ivan Tsarévitch et la princesse Changeante, où il y a des jeux de motifs et d’ombres magnifiques !

Mais revenons-en à Azur et Asmar. J’ai choisi de vous parler de ce dessin animé en particulier parce qu’il me tient vraiment à cœur. Petite, j’ai eu une nourrice qui était d’origine Arabe, et donc je m’identifie beaucoup à ce film. Petit point sur l’histoire rapidement pour que vous puissiez comprendre.

Azur et Asmar, deux enfants bercés par les mêmes légendes, s’aiment comme deux frères. Jenane, leur nourrice, éduque son fils Asmar, brun aux yeux noirs, ainsi que le fils de son maître, Azur, blond aux yeux bleus. À l’âge de raison, les garçons sont brutalement séparés. Le père d’Azur envoie son fils étudier en ville et chasse la nourrice et Asmar. Une fois qu’Azur est devenu adulte, il part pour le pays d’origine de sa nourrice pour retrouver la fée dont elle lui parlait tant, et la délivrer. En cours de route, il va retrouver son frère et tous les deux vont partir à la conquête de la fée.

Dans cette histoire, Michel Ocelot va créer une dualité entre différentes cultures, légendes, traditions et langues…tout en liant les deux personnages principaux du film. Au niveau de l’univers visuel du film, tout est parfait et plaisant à regarder. Il va travailler des décors de dentelle et un immense panel de couleurs allant du chaud au froid. Les graphismes sont d’une grande splendeur et accompagnent à merveille l’histoire et la continuité du film. L’œil du spectateur est accompagné avec douceur et sincérité au niveau des monuments architecturaux (comme par exemple la muezzin, la mosquée, madrassah etc.) des arabesques, et des paysages typiques du monde arabe médiéval. On va retrouver la pauvreté, la vie des rues, le bruit et les senteurs du marché, la famine, les brigands, mais aussi la richesse, la célébrité, les fêtes, les buffets garnis et les habits luxueux… au-delà de l’aspect visuel, il y a également tout l’aspect sonore, par Gabriel Yared, qui a réalisé de superbes partitions et chants qui sont inspirés directement des chants traditionnels orientaux. Notamment une comptine qui va bercer les oreilles du spectateur tout au long du film. Il crée une continuité en utilisant des instruments médiévaux tels que l’Oud, le Kamân, la Derbouka, ou bien encore le Ney.

Mis à part tout cela, j’ai profondément aimé la proposition d’un conte original avec comme sujet de fond la tolérance, l’acceptation de l’autre et la fraternité. Azur et Asmar sont deux enfants très différents, très stéréotypés, l’un à la peau claire, blond aux yeux bleus, l’autre à la peau mate, brun aux noirs, l’un français et appartenant à une classe aisée, l’autre arabe et appartenant à une classe inférieure mais qu’importe, puisque la question du racisme et des préjugés est très bien traitée selon moi. Tout d’abord, l’amour que la nourrice Jenane a pour les deux enfants. Elle les traite de la même manière et les élève tous les deux comme ses propres fils. J’ai vécu cela avec ma nourrice Salma. Je m’entendais à merveille avec ses filles et ses fils et elle nous traitait de la même manière ses enfants et mes sœurs et moi. Ensuite, l’amour que portent Azur et Asmar, l’un pour l’autre, n’est d’abord pas visible puisqu’ils passent leur temps à se disputer. Mais, au fil de l’histoire, on peut découvrir qu’une relation de plus en plus fusionnelle se forme entre eux. Par exemple lorsqu’Azur est privé de nourriture, Asmar ira lui en jeter par la fenêtre en cachette de son père. Encore une fois, j’aime beaucoup ce film d’animation car je m’identifie à cet amour fraternel que j’ai moi-même avec ma soeur. Des disputes, des hauts, des bas, c’est vraiment le résumé de ma relation avec elle. On peut voir que les deux personnages cherchent d’ailleurs à combler un vide affectif, l’un a sa mère (Asmar) et l’autre a son père (Azur), et je trouve que cette entraide pour combler ces vides est très touchant. Elle reflète encore plus l’affection qu’ils se portent mutuellement. 

De plus, je trouve cela intéressant de montrer et de créer de tels films pour les enfants, déjà pour les changer des grosses productions américaines bruyantes, telles que celles de Disney, où il y a une simple histoire de princes et de princesse pour la plupart du temps, misogynes et macho en plus (du moins à l’époque d’Azur et Asmar en 2006 car, depuis les choses ont bien changé et des efforts ont été faits là dessus !). Et puis pour leur inculquer des valeurs fortes dès leur plus jeune âge ! Loin des personnages lassants et des contes sans aucune profondeur de Disney, Azur et Asmar se révèle être d’un calme et d’une finesse rare et précieux. Ici, le but n’est pas d’abrutir le spectateur devant un scénario qui lui en met plein la vue et les oreilles, ce film se montre plutôt sous un jour d’une douceur intime et mystique. C’est également pour cela que j’y suis particulièrement attachée. 

      

En conclusion, ce film est génial, au niveau de l’univers visuel, des textures, des palettes de couleurs, des musiques diverses et variées, du scénario, des personnages, du message profond qui est transmis. Je le conseille fortement pour toutes les personnes qui veulent montrer des films qui peuvent nous augmenter, et ouvrir les esprits de nos enfants sur les préjugés qui persistent dans ce monde. 

Esther L. – DNMADe14Jo – Décembre 2021

Sesame Creep

 

 

Don’t Hug Me I’m Scared est une micro série d’animation créée par Beck Sloan et Joseph Pelling, comptant six épisodes sortis entre 2011 et 2016.

D’abord publiée sur le site des réalisateurs, la série sera ensuite postée sur YouTube et Vimeo où elle se fera réellement connaître, bien que difficilement à ses débuts. En effet, les épisodes ne sortiront qu’avec de très grands écarts entre eux (jusqu’à trois ans entre le premier et le deuxième épisode), ce qui ne facilitera pas la création d’un public régulier. Cependant, et malgré une attente interminable entre les épisodes et une saison deux annoncée depuis plus de trois ans, le show continue d’être visité et d’accroître sa popularité. 

 

<< This is like someone wanted to make a children show, but had no clue what a child was. >>

 

Dans la même veine que Sesame Street ou les Muppets, DHMIS se présente comme un show pour enfants. Couleurs vives, musiques joyeuses, accessoires en feutrine… tout laisse à croire que le show est à destination d’un jeune public. Le thème des vidéos porte aussi à confusion sur ce point et scénarise chaque épisode sur les notions de créativité, du temps, de l’amour, de la curiosité ou de la nourriture. 

Si le premier épisode est le plus simple en termes de scénario, et se constitue seulement d’une musique, c’est aussi le plus représentatif de la série, et de ce qu’on peut s’attendre à y voir. Il commence par un rapide plan de la pièce principale de la maison que partagent Red Guy, Duck et Yellow Guy, dans un silence seulement coupé par le tic tac d’une horloge. Les trois personnages sont assis à table sans bouger ni parler, quand soudain un bloc note présent sur la table commence à chanter. Si la chanson commence gaiement et semble parler à un jeune public, on se rend vite compte que quelque chose cloche. Premièrement, Yellow Guy se fait persécuter par le bloc note, et n’arrive jamais à faire quelque chose de bien (sa couleur préférée n’est pas créative, il n’a pas le droit de peindre…), ensuite, la musique prend un tout autre ton, et sombre assez rapidement dans un chaos où les personnages changent en des version d’eux même beaucoup plus dérangeante, les plans deviennent plus rapide et l’ambiance générale tourne presque au cauchemar.

L’épisode prend fin par l’arrêt brutal de la musique et par le bloc note que chante une dernière fois : Now let’s all agree to never be creative again, et par sa fermeture avant que la vidéo ne se termine.

 

<< This video absolutely scarred me as a kid. >>

 

Jusqu’à l’épisode 4, tous les épisodes suivent à peu près la même construction. Les protagonistes s’ennuient ou se posent une question, et quelque chose, objet ou animal, interviendra avec une musique “éducative” qui finira forcément par dégénérer pour au moins un des personnages (en particulier pour Yellow Guy qui sera toujours une victime de ces musiques). Les épisodes cinq et six marqueront une sorte de rupture avec les précédents, et seront les plus intéressants pour comprendre l’histoire de DHMIS. Histoire encore assez mal comprise, et qui sera surtout décryptée à travers des théories s’appuyant non seulement sur la série, mais aussi sur les informations disponibles sur le site qui lui est dédié, et sur les autres vidéos de la chaîne YouTube sur laquelle les épisodes ont été postés, Help et Help #2.

 

J’ai du découvrir cette série au lycée, alors que la première saison n’était pas encore achevée, et c’est sans doute la série de vidéos disponible sur YouTube dont j’attends la suite avec le plus d’impatience. La qualité des vidéos est impressionnante, les accessoires et personnages sont particulièrement réussis, et les musiques sont mine de rien très prenantes. C’est une série que je conseille fortement aux amateurs du genre, et même s’il faut parfois avoir le cœur bien accroché (en particulier pour l’épisode 2 et 5), c’est une expérience de ce qu’il se fait de mieux -à mon goût- pour une micro-série amateur, bien que vu la qualité de la production, ça n’ait rien d’amateur. 

Le plus intéressant derrière DHMIS, ce n’est pas vraiment ce qu’il y a en surface, mais c’est toutes les informations cachées pour comprendre le show et ce qu’il raconte vraiment. Si ça vous intéresse, il y a quelques vidéos très bien faites qui essaient de regrouper le maximum d’informations et d’interpréter la série au mieux sur la chaîne de The Film Theorist sur YouTube (c’est en anglais par contre).

 

<< We should make an aesthetic out of this “kidcore goth” or “crafty gore” it would be called something like that. >>

 

 

Girard Joséphine, DNMADe 2 bij

Princesse Dragon

Princesse Dragon, le nouveau film d’animation des studios Ankama réalisé par le duo Anthony Roux et Jean-Jacques Denis comme leurs précédentes productions, ce film se démarque des projets habituels d’Ankama par son côté plus classique.

Princesse Dragon commence avec Dragon, l’animal le plus puissant de la forêt se trouvant en manque d’une famille, pour cette raison il passe un marché avec La sorcière Sorcenouille afin d’obtenir trois œufs. Lorsque les œufs éclosent Dragon se retrouve avec trois petits : Zéphyr et Rock deux jeunes dragons tout ce qu’il y a de plus normal et Poil une petite fille dépourvue d’écailles et d’ailes mais possédant une impressionnante chevelure verte et le pouvoir de cracher du feu. Dragon est pris de surprise et de colère lorsqu’il découvre l’aspect humanoïde de sa fille, en effet il hait les humains.

Malgré ses différences Dragon accepte et élève Poil jusqu’au jour où elle rencontre Princesse, la princesse d’un royaume proche et la ramène dans la caverne de son père pour la protéger d’une tempête. Pris de colère Dragon décide de donner Poil à la Sorcenouille comme paiement, entendant cela Poil s’enfuit avec Princesse et découvre le monde des humains.            Dans le monde des humains Poil est confronté à la violence d’Albert, le futur mari de Princesse, à la cupidité du roi et au rejet.

Ce film a été pensé pour un jeune public avec une structure simple qui diffère des projets habituels d’Ankama notamment des univers Dofus et Wakfu qui ont leur propre histoire et une mythologie complexe. Princesse Dragon repose sur des principes simples : un Dragon, une sorcière et un roi cupide qui sont évidemment tirés du monde des contes, et c’est là la nature du film ; un conte pensé pour les enfants. Cette nature explique aussi bien les choix esthétiques tels que le design très simple et classique des personnages et le format choisi : un film 1h15 avec une narration linéaire.

Princesse Dragon c’est un film pour enfants qui n’a pas eu peur de l’animation 2D et d’un dessin rond et doux mais avec un style marqué là ou le marché est inondé de dessin animé en 3D et lissés. Dans le film on découvre des décors inspirés des forêts européennes remplis de détails, des personnages expressifs et uniques le tout accompagné d’une bande son douce crée une ambiance particulière se rapprochant de certaines productions Ghibli.

Le film reste très simple et il est évident qu’il à été créé pour un jeune public ; l’intrigue est simpliste, l’histoire peu développée et de nombreux archétypes sont utilisés pour gagner du temps et rendre le film facilement compréhensible. Malgré cela le film introduit des concepts tel que l’acceptation de la différence et l’émancipation.

Les défauts qu’un adulte peut trouver à Princesse Dragon sont justifiés par sa nature de conte pour jeunes enfants et compensés par une grande qualité de production, en conclusion un film à voir avec des yeux d’enfants

C. Masson – DNMADe23Ho – Déc 21

Les figures de l’ombre

Après avoir lu l’article de Honorine Herrero paru en 2019 qui m’a laissé sur ma faim, passionné d’espace, j’ai décidé de chroniquer à mon tour « Les figures de l’ombre » un film de Théodore Melfi sorti en 2016, inspiré du livre de Margot Lee Shetterly.

Le 23 avril 2021 Thomas Pesquet, astronaute français part pour son deuxième séjour dans l’espace à bord de l’ISS. Cet événement me ramène aux premières tentatives de conquêtes spéciale des années 60 plus particulièrement à la course à l’espace entre les Etats-Unis et l’Union Soviétique.  Ce qui me donne envie de vous en dire plus sur ce film très bien réalisé, aux personnages très attachants.

Les Figures de L’ombre est un film inspiré de faits réels sur les jeunes femmes noirs travaillant comme calculatrices pour la NASA pendant les années 60. Plus particulièrement, ce film est centré sur le destin extraordinaire de 3 amies : Katherine Johnson interprété par Taraji Henson, Dorothy Vaughan par Octavia Spencer et Mary Jackson par Janelle Monae. Elles travaillent dans le centre de recherche Ouest du Campus de Langley à Hampton en Virginie et font mentalement ce que nos calculatrices actuelles font numériquement. Ces jeunes femmes n’étant pas réellement reconnues pour leur travail. Ce film amène à se demander :

COMMENT LES FEMMES NOIRES DANS LES ANNEES 60 ONT PU REVELER LEUR POTENTIEL ?

Dorothy
Katherine
Mary

 

 

 

 

 

 

Le groupe de calculatrices de la NASA dont font partie Katherine, Dorothy et Mary travaille dans un bâtiment dédié aux personnes de couleur bien-que leur travail soit indispensable pour tous les ingénieurs de la NASA. Elles ont beaucoup de responsabilité mais ne sont pas reconnues. Le fait qu’il n’y ait pas de toilettes pour les personnes noires dans le bâtiment où les personnes blanches travaillent est bien représentatif de la situation. Donc, dans ce contexte compliqué, les trois amies vont se battre pour être reconnues et atteindre leurs ambitions.

On peut aussi noter que dans tout le film, deux types de personnes sont observées. Celles qui mettent une distance et ne considèrent pas réellement les personnes noires et celles qui les considèrent comme des égales. Par exemple, dans une scène Katherine, Dorothy et Mary sont en retard pour aller travailler et tombent en panne. Lorsqu’un officier de police blanc arrive, elles ont peur mais contre toutes attentes l’officier décide de les escorter. De nombreuses scènes du film montrent que les mentalités sont en train de changer, la situation est en constante évolution. Vers la fin du film, le directeur de la mission Atlas dit en détruisant un panneau où il est écrit « toilettes pour les gens de couleur » : « A la NASA, on pisse tous de la même couleur ».

*Spoiler Alerte*

Grâce à leurs combats, Katherine participe à la mission Atlas, Dorothy apprend à programmer le IBM et Mary devient le premier ingénieur noir à la NASA. Le merveilleux résultat de leur combat pour atteindre leurs rêves est du à leur détermination et leur confiance en elles. Ces jeunes femmes ont participé à abolir la ségrégation aux Etats-Unis et ont montré qu’avec de la détermination tout est possible.

*Fin du Spoiler*

Pour conclure je ne peux que vous conseiller ce film captivant, entrainant et qui nous dévoile les coulisses de l’histoire. Je l’ai adoré du début à la fin et j’espère que ça sera votre cas.

Hugo Ridet – DNMADE23Ho – Déc. 21

L’initiation à la philosophie avec Riley

Hello les petits cinéphiles !  Vous l’avez compris il sera question aujourd’hui d’évoquer un long métrage mais pas que. Vice versa est un film d’animation mettant des images sur des questions plutôt philosophiques et complexes.

 Riley est une jeune fille attachante ayant des parents aimants prônant l’émancipation de leur fille et la poussant à s’épanouir socialement. En résumé c’est une enfant joviale ayant plein d’amis et très active.

 

 

 

 

Mais alors Riley qu’as-tu fait?

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Changer de sexe en 1930, c’était possible…

… Mais pas sans danger. Le film de Tom Hooper, Danish Girl, sorti en 2015, raconte le parcours de l’artiste danoise Lili Elbe, l’une des premières personnes à avoir subi une chirurgie de réassignation sexuelle au début des années 1930.

On découvre l’histoire d’amour sincère entre Einar Wegener, peintre obnubilé par les paysages des tourbières danoises de son enfance et que l’on considère souvent comme un peu original, et sa femme Gerda, artiste dessinatrice et portraitiste à la recherche du succès. Gerda peint des femmes, danseuses ou dames mondaines, et lorsque son modèle ne peut être présent, Einar enfile une robe et pose à sa place. Mais le vêtement féminin lui va si bien, et les peintures que Gerda fait de lui en femme lui plaisent tant, que semble naître et grandir en lui ce personnage, Lili, dans la peau de qui il se sent vraiment lui.

Peu à peu, il sort vêtu comme une femme, change sa voix, se maquille, laisse pousser ses cheveux, et Gerda, déstabilisée par le changement de son mari, accepte néanmoins de le peindre, encore et encore. Les portraits de Lili, que Gerda fait passer pour la sœur d’Einar, rencontrent un franc succès, et offrent à l’artiste une certaine renommée en Europe. La situation devient cependant douloureuse au sein du couple : malgré le désespoir de Gerda, Einar s’est effacé et ne reviendra pas, il n’y a plus que Lili et celle-ci ne peut se résoudre à prendre une identité qu’elle sait n’être pas la sienne. Parmi l’incompréhension et la violence de ses contemporains, les visites médicales où l’on suggère de l’interner et la culpabilité d’avoir brisé le cœur de Gerda, demeure cette conviction : Einar n’était qu’une apparence, et Lili a toujours été là. A ses yeux, Dieu a fait d’elle une femme, et la nature lui a par erreur donné un corps d’homme. Elle s’engage alors, soutenue par Gerda, dans l’une des premières opérations de ré-attribution sexuelle de l’histoire, réalisée par le docteur Kurt Warnekros, dont elle finira par mourir.

Le biopic se nourrit du récit historique de la vie de Lili Elbe ainsi que de la version romancée du roman de David Ebershoff, mêlant éléments réels et fictifs. Les deux rôles principaux sont interprétés par Alicia Vikander et Eddie Redmayne, ce dernier choix ayant été remis en question par la suite, certains considérant que le choix d’un acteur ou d’une actrice transgenre aurait été plus pertinent. Quoi qu’il en soit, la question de la recherche du genre reste bien posée, dans toute sa complexité. Ce film a déjà été traité dans l’article de Julie Villain du 19 juin 2019, je souhaite néanmoins y ajouter deux éléments, celui de la problématique de la double identité, et celui du rôle du portrait et de l’art en général dans la construction ou la découverte de soi.

D’abord, le personnage est sujet à une forme de dédoublement de soi, mis en scène à travers la façon dont Einar parle de Lili et Lili d’Einar, à la troisième personne, comme s’ils ne se confondaient pas. Cette idée est traduite par le double jeu de l’acteur, conduit à jouer pour un seul personnage deux rôles différents. A cela s’ajoute la détresse psychologique du personnage, tragiquement déterminé à affirmer une identité que tout le monde lui refuse. Danish Girl fait vivre au spectateur la souffrance d’un individu en contradiction avec son corps et les conventions qui y sont attachées, et appelle à une empathie qu’on ne peut lui refuser.

Portrait de Lili Elbe et Gerda Wegener, par Gerda Wegener, fin des années 1920

On remarque par ailleurs le rôle que jouent les peintures de Gerda dans la conversion d’Einar en Lili : le déclic a lieu lorsqu’il se découvre changé en femme sous le pinceau de son épouse. Ce que le film raconte, c’est la capacité du portrait à rendre compte avec précision de l’identité visuelle d’une personnalité ; si les peintures de Gerda rencontrent un tel succès, c’est peut-être parce qu’elles représentent de façon étrange cet individu inhabituel, à la fois homme et femme – elles représentent Lili. Ainsi Gerda ébauche, dans les années 1920, une esthétique de l’identité transgenre, défiant les codes de la représentation genrée. Et on doit, d’ailleurs, reconnaître au film le mérite de nous faire découvrir ou redécouvrir les beaux portraits et dessins de Gerda Wegener, aux accents art déco si colorés.

Rédigé par Lucille Gilbert – DNMADe 14JO – Décembre 21

The Last Duel

The Last Duel, ou en français, Le Dernier Duel est un des derniers films de Ridley Scott sortie en octobre dernier. Il raconte l’histoire vraie d’un duel judiciaire qui s’est déroulé en France durant la période médiévale. Si, à première vue, nous avons affaire à un film de chevalier qui se battent entre eux, le sujet est pourtant bien sérieux et actuel. En effet la cause de ce duel entre Jacques Le Gris (Adam Driver) et Jean De Carrouges (Matt Damon) est que ce dernier accuse l’autre d’avoir violé sa femme Marguerite (Jodie Comer).

Le film est découpé en trois parties qui relatent la même histoire mais vue par les yeux de chacun des trois protagonistes. On remarque qu’il y a de nombreuses différences parfois très visibles, ou audibles, dans les gestes ou les paroles des personnages. Mais on s’aperçoit aussi qu’un simple regard ne sera pas perçu de la même façon par l’émetteur et par le récepteur. Le long métrage montre la place de la femme à cette époque et sa considération. En réalité le fait qu’elle ait été violée n’est pas si important pour la loi, c’est une pratique courante et la femme ne doit pas se plaindre. L’acte est juste une atteinte à la propriété du mari, la femme est considérée comme un objet qu’on aurait volé. Son choc après les faits n’est pas considéré par son mari qui veut juste que le dernier homme à l’avoir touchée ne soit pas son ennemi. Son consentement n’a aucune valeur et n’est pas important.

Le mari porte plainte en partie pour se venger de Le Gris qui lui a fait du tort précédemment mais aussi par jalousie car il devient plus puissant que lui. La procédure judiciaire étant longue, on voit que la victime, pourtant motivée à faire punir l’accusé et à faire savoir la vérité, finit par se décourager et à regretter d’avoir porté plainte. La faute à la pression sociale, à la banalisation de l’acte et (attention spoiler) à l’arrivée de son premier enfant. Désormais c’est sa plus grande priorité et elle a peur qu’il devienne un orphelin car si Jean De Carrouges perd le duel, elle sera brûlée vive car elle sera considérée comme menteuse.

Le vainqueur du duel selon cette pratique est celui qui dit la Vérité car c’est Dieu qui choisit le gagnant, cependant on remarque que le personnage de Marguerite évoque que le vainqueur ne sera pas forcément celui qui à raison mais le plus fort en combat. La religion a une place très importante : c’est Dieu qui dirige. Son enfant naîtra quelques mois après le viol, il y a un doute sur l’identité du père pour nous spectateurs, mais pour les juges il est impossible qu’un enfant naisse d’un viol.

Ces affaires sont très compliquées à juger et le sont encore plus à cette époque car la parole de la femme n’avait aucune importance. Seules les personnes présentes connaissent la vérité et on voit bien qu’elles n’ont pas la même version des faits. Cette pression sociale est toujours d’actualité, les faits peuvent être minimisés et pas vraiment être pris au sérieux. Lorsque nous sommes une personne tierce, comment réussir à déceler le vrai du faux, l’agresseur de la victime car nous n’y étions pas. Trop souvent, notamment lors d’affaires publiques, certains prennent partie sans vraiment connaître les deux personnes et les faits. Ils prennent la liberté d’exprimer leur avis, ces dénonciations sans fondement peuvent finir par décourager la victime à maintenir sa plainte dû à cette pression sociale et l’agresseur peut s’en sortir sans aucune condamnation.

Même si ce film n’a pas vraiment rencontré son public pourtant les critiques ont été très bonnes. Je ne peux que vous encourager à le voir car les films servent aussi à éduquer le public et a nous faire réfléchir, notamment sur ce sujet très complexe qui est d’autant plus d’actualité ces dernières années.

Marine CHARDIGNY – DNMADE23JO – Décembre 2021 

Les hologramme, un futur proche ?

Avec la crise sanitaire, l’interdiction des concerts, et des soirées certains ont eu la merveilleuse idée de nous plonger dans une fête digne de la science- fiction afin de nous faire rêver, danser sans bouger de chez nous ! Le 31 décembre 2020 , Tomorrowland le plus grand festival de musique électronique au monde ainsi que Jean Michel Jarre, auteur, compositeur et interprète, organisaient des concerts futuristes dans un décor uniquement holographique !

Un peu d’histoire !Credit: Bettmann Archive/Bettmann

Une image contenant des informations tridimensionnelles appelée hologramme est une projection obtenue via l’holographie, technique qui enregistre le volume 3D d’un objet grâce aux propriétés ondulatoires de la lumière. Cette idée d’hologramme est née en 1947 grâce à Dennis GABOR, ingénieur et physicien hongrois, avec l’avènement du laser le procédé se développe dans les années 60.

Fin des années 70, la science-fiction s’empare des hologrammes pour inventer des applications ou des moyens de communication futuristes, l’hologramme apparaît avec une force fascinante qui incarne le futur dans de grands classiques du cinéma hollywoodien. L’hologramme « le plus célèbre de l’histoire » est dans le premier épisode de la Saga Star Wars sortie en 1977, pour vous rafraîchir la mémoire c’est le message de détresse de la princesse Leila envoyé à Obi-Wan Kenobi et diffusé par R2D2 qui incite Luke Skywalter à se lancer dans l’aventure, et on en retrouve tout au long de la saga mais aussi dans de nombreux films tels que Retour vers le futur (1989), Minority report (2002), Avatar (2009), Iron Man et la saga des Avengers ou encore Jurassic World (2015)…

Et la musique dans tout ça ?

En 2017, Eric Prydz, Disc-Jockey et producteur Suédois, a marqué la foule avec son  concert EPIC 5.0 qu’il surnomme aussi «  Les plus grands hologrammes du monde », en offrant aux spectateurs une taille d’images holographique absolument hallucinante, avec un rendu final qui donnerait presque des frissons. Un petit frisson pour l’homme mais une grande prouesse pour l’humanité !

L’année dernière en décembre 2020, pour donner de la joie, espoir et magie à tout le monde deux grandes figures ont expérimenté l’hologramme

Jean Michel Jarre, auteur, compositeur et interprète Français connu pour son travail dans la musique électronique a créé un concert virtuel dans le décor holographique entièrement reconstitué de la cathédrale de Notre-Dame de Paris.

Tomorrowland le festival de musique électronique situé sur la commune de boom en Belgique quand à lui a réalisé son décor féérique autour de ces Dj qui jouaient sur fond vert.

Le futur est proche peut-être que dans quelques années les hologrammes seront présents dans notre quotidien…

BARRAL Mathilde – DNMADE1JO – Décembre 2021