Pixelisé, le nouveau net ?

Le pixel, il se multiplie pour devenir la base des images numériques qui nous entourent.

Dali aussi faisait du pixel art ?

Pour les moins jeunes d’entre nous le pixel évoque une période (révolue ?) du jeu vidéo, avec des jeux d’arcade comme le légendaire Pacman, Centipède ou encore Space invaders. Petit à petit il s’est raréfié dans le monde du jeu vidéo, rétrécissant jusqu’à devenir invisible. Par essence le pixel nous évoque une période rétro, il est limite « vintage ».

Néanmoins son esthétique unique attire l’œil et évoque une certaine nostalgie chez certains. En plus d’être un moyen de se démarquer parmi les productions hypers réalistes qu’on retrouve sur le marché du jeu vidéo, le pixel est un choix stylistique qui influe sur l’ambiance du jeu et parfois sur son gameplay (la manière de jouer en gros). Le pixel art en lui-même est un style qui m’attire énormément, comme une suite logique de la mosaïque antique c’est un style qui reste encore à explorer et à exploiter.

Un jeu qu’on n’a plus besoin de citer c’est Minecraft, le jeu composé de blocs comme une référence au pixel d’autrefois. Mêlant aventure et esprit créatif il n’est plus à présenter, l’intérêt ici est de vous faire découvrir des choses tout de même ! Je vais vous parler rapidement de deux jeux pixelisés qui en valent vraiment le détour.

Unpacking sorti en 2021, le plus récent et le plus court. C’est un petit jeu en qui n’a pas de vraie fonction. Tout est dit dans le titre, on se laisse porter à travers les étapes de la vie d’une jeune fille, on découvre qui elle est en déballant ses cartons de déménagement en déménagement. De son enfance à sa vie d’adulte en passant par ses années d’étudiantes on comprend sa vie et ses objectifs par les objets qu’on déballe. Le jeu réussit la prouesse de rendre attachante une protagoniste qu’on ne voit pas et n’entends pas, et évoque avec adresse l’attachement émotionnel qui se crée entre un objet et nous, en tant que joueur on est presque heureux/ému de retrouver toujours le même nounours dans ces cartons comme s’il nous appartenait. À la façon d’un puzzle, chaque objet trouve sa place, vous en déciderez, et des petites surprises insolites sont cachées çà et là. Vous pouvez donc chercher les objectifs cachés si vous aimez le défi ou bien y jouer simplement sans y réfléchir à deux fois. Chacun saura trouver une part de soi-même dans ce jeu, ce qui le rend assez touchant malgré son concept des plus simples.

Le second jeu que je vais évoquer est un de mes jeux préféré, tellement que je ne trouverais pas de quoi le critiquer si je voulais. Il s’intitule Undertale, c’est l’histoire d’un jeune garçon qui chute et se retrouve dans un monde souterrain peuplé de monstres, un d’entre eux (ou plutôt une d’entre eux) le prend sous son aile. Dit comme ça c’est une histoire des plus basique, ce n’est pas le cas mais je ne pourrais pas plus argumenter sous peine de vous spoiler alors faites-moi confiance.

L’esthétique et le système de combat se démarquent par leur originalité, les musiques sont extras et tout l’univers est extrêmement bien construit. Le protagoniste se déplace de façon relativement linéaire (avant/arrière, haut/bas) et rencontre une myriade de personnages insolites et pleins d’humour avec lesquels il dialogue, une partie d’entre eux combattra le joueur. Une des particularités du jeu c’est qu’il comporte trois fins différentes, tout dépend si vous faites le choix ou non de tuer vos ennemis, le joueur est face à un réel dilemme moral dans un monde où ses actes ont des conséquences. Acheter un biscuit à une assos’ d’araignées vous sauvera peut-être d’une attaque quelques étapes plus tard. Notre « avatar » créer et les liens et des amitiés, tout en découvrant l’histoire du monde dans lequel il est apparu, histoire qui ne peut pas vous laisser indifférent (j’ai versé ma larme à la fin).

 

Et vous, quel jeu vous viens en tête lorsqu’on parle de pixel ?

Merci pour votre lecture !

Lucie Garcia DNMADEJO1 – Avr 2022

Un algorithme permettant de recréer la base de la vie… !

Chères lectrices, chers lecteurs, je me permettrais aujourd’hui de vous présenter l’une des plus grandes découvertes mathématiques de ces cinquante dernières années.

Largement méconnu, le sujet dont je vais vous parler est encore utilisé de nos jours lors de phases de tests en laboratoire par des microbiologistes et mathématiciens ou encore par des nerds qui essaient malgré tout de comprendre comment cela fonctionne…

Arrêtons de tourner autour du pot : aujourd’hui, on va parler du Jeu de la Vie.

Le Jeu de la Vie (ou The Game of Life pour les anglophones de haut niveau) est une simulation informatique créée en 1970 par John Conway. Ce mathématicien avait pour idée d’inventer un jeu (un automate cellulaire dans ce cas précis) qui permettrait au joueur de s’amuser seul à partir de règles mathématiques faciles.

Le but du Jeu de la Vie est de faire évoluer un nombre quelconque de cellules dans un tableau de cases carrées et d’en constater la progression. Ledit tableau peut être pris aussi grand qu’on le désire et la disposition des cellules au commencement est laissée libre au joueur. A partir de cela, on imagine que chacune des cases du tableau peut héberger une cellule, comme une cellule vivante. Si la case du tableau en contient une, on la colorie en noir ; et si elle est vide on la laisse en blanc. La simulation se déroule au tour par tour et le joueur peut réguler à sa convenance la rapidité du jeu.

A présent, il suffit juste au joueur de suivre les deux seules règles qui régissent le jeu :

Règle numéro 1 : une cellule ne survivra au tour suivant que si elle est entourée par deux ou trois voisines. On imagine qu’en-dessous de deux voisines la cellule meurt d’isolement et au-dessus de trois, elle meurt de surpopulation.

Règle numéro 2 :  si une case vide est entourée par exactement trois  voisines, elle devient vivante au tour suivant. Une cellule naît à cet endroit-là.

 

Désormais, le joueur peut placer les cellules comme il le souhaite dans le tableau et lancer la simulation à la vitesse qu’il désire. Ce qui est intéressant dans ce type de simulation, c’est que l’on peut partir d’une configuration faite par le joueur ou bien faite par l’ordinateur de manière totalement aléatoire. Et on remarque assez rapidement que l’aléatoire peut engendrer un gros « bordel cellulaire ».

Mais ce qui rend ce jeu si fascinant pour beaucoup de chercheurs n’est pas la taille du « bordel » engendré, mais la progression étonnante qui peut être effectuée à partir de quelques cellules seulement lors de l’étape originelle.

De plus, que serait la Vie sans mouvement, sans interaction entre les différents atomes ? Il existe dans ce jeu des millions de possibilités de départ différentes mais seulement quelques configurations permettent des déplacements en translation ou en diagonale. Certains résultats cellulaires arrivent à être stables, c’est à dire à ne plus pouvoir changer de formes après un certain nombre d’étapes. Les résultats stables les plus communs sont montrés plus haut (dans des déplacements en translation ou en diagonale (« still lifes » représentant les formes stables ). Il existe aussi beaucoup de formes d’oscillateurs dont les plus communs sont aussi affichés plus haut. Ce sont des formes qui se répètent suivant un schéma donné au bout d’un certain nombre d’étapes. Et enfin, ceux dont je mentionnais déjà l’existence précédemment, les groupes de cellules qui se déplacent de quelques cases à chaque étape suivant un schéma précis. Bien sûr, il en existe bien d’autres mais ce sont encore une fois les formes les plus communes montrées ici.

Ci-dessus, la décomposition par étapes de l’oie du Canada, une forme peu commune se déplaçant en diagonale

Depuis presque cinquante ans, ce jeu fascine les mathématiciens et les informaticiens ; mais aussi les biologistes et les philosophes parce qu’il nous montre comment un système évoluant selon des règles simplistes peut engendrer des résultats incroyablement riches.

Et d’une certaine manière, il nous aide à mieux comprendre comment un gros tas d’atomes en interactions peut se retrouver à former les êtres complexes et pensants que nous sommes.


Ci-contre, la représent
ation chromatique faite du Jeu de la Vie par un youtubeur américain. Comme quoi, juste avec quelques carrés et de la couleur, on peut faire de belles choses

Le Jeu de la Vie est un jeu en constante évolution dont le mouvement en est l’essence même. Naturellement, il s’avère un « tantinet » compliqué pour moi d’expliquer en quelques images les différentes étapes de progression des milliers de cellules apparaissant à l’écran. Mon devoir s’achève ici, visuellement je ne peux en dire davantage. Tout ceci n’était qu’un bref aperçu de l’immense potentiel de ce jeu.

C’est pourquoi si vous souhaitez comprendre le sujet de manière plus concrète, je vous recommande la vidéo Youtube de Science Etonnante. Je m’en suis inspiré et elle est très bien fichue.
Vous pouvez aussi regarder des simulations épiques hypnotisantes faites à partir du jeu, juste pour voir ce qui se fait lorsque l’on pousse les choses à l’extrême. Par exemple vous y verrez une simulation du Jeu de la Vie qui joue au Jeu de la Vie
Enfin si vous souhaitez juste découvrir le jeu et l’essayer par vous-même, pleins de sites français vous le permettront mais je vous recommande celui-ci (voir aussi le site officiel).

En y pensant, ne sommes-nous pas tous acteurs d’un seul et immense jeu régis par des lois mathématiques telles que la suite de Fibonacci ou bien d’autres…?
Ça laisse matière à méditer… ou à jouer!

Arthur WEGBECHER – DNMADE 1 – Octobre 2021

Voyage au pays des automates

Voyage au pays des automates

En faisant le tri dans mes affaires dernièrement, je suis retombé sur un CD-ROM de jeu vidéo, qui m’a ravivé de lointains souvenirs, datant d’une époque où je jouais sur cet ordinateur énorme. Un nouvel opus étant prévu pour 2021, j’ai donc décidé, une vingtaine d’années après, de re-découvrir l’œuvre originale de Benoît Sokal sortie en 2002 : Syberia, avec la maturité que j’ai désormais acquise.

Benoit Sokal, connu initialement pour ses ouvrages de bande dessinée, nous propose dans ce jeu un voyage virtuel, une traversée au cœur d’une Europe de l’est pleine de mystères, nous plongeant dans des décors atypiques, marqués par une architecture art déco ainsi que l’empreinte de nombreux automates. C’est surtout une très belle histoire, originale et immersive à souhait qui remettra en question votre vision sur l’évolution du monde qui nous entoure, et montre ainsi aux plus réticents, que le jeu vidéo peut lui aussi être une forme d’art.

Dans Syberia, le joueur incarne Kate Walker, une avocate new-yorkaise, envoyée en Europe, dans le petit village de Valadilène dans le but d’obtenir le rachat de l’usine d’automates Voralberg pour le compte d’un géant du jouet américain, Universal Toys. En approchant du village, Kate observe un étrange cortège funéraire entièrement animé par des automates. Elle y apprend alors que ce cortège n’est autre que celui de la propriétaire de l’usine, Anna Voralberg, qui vient de décéder. Elle se rend donc chez le notaire, dans l’espoir de conclure rapidement la transaction. Mais rebondissement, le notaire lui révèle l’existence d’un héritier possible, Hans Voralberg, frère cadet d’Anna, que tout le monde croyait mort dans les années 30. Kate a donc pour mission de découvrir au plus vite ce qu’est devenu Hans, sans quoi le contrat de vente ne peut être signé.
Et c’est là que son aventure commence et remettra en question toutes ses valeurs, une quête qui bouleversera sa vie à tout jamais.

Ce jeu m’a autant marqué par son ambiance atypique que par son scénario original. Ces graphismes de lieux envoûtants, accompagnés d’une bande-son grandiose nous plongent en totale immersion dans cet univers tantôt réel tantôt surréaliste.

Mais c’est le côté nostalgique omniprésent dans ce jeu qui nous touche le plus, en mettant en scène une époque qui touche à sa fin. Si Valadilène était jadis la capitale des automates dont l’usine faisait vivre la plupart des familles de la région, cette technologie est aujourd’hui dépassée, et laisse place à un monde moderne, très superficiel.

Chose que l’on ressent d’autant plus lorsque l’héroïne reçoit différents appels, de son patron méprisant le savoir faire de l’époque, de son amie n’ayant que le mot « shopping » à la bouche ou encore de son compagnon qui attend son retour pour frimer lors de soirées mondaines. Ce procédé d’appels téléphoniques permet subtilement de critiquer cette société moderne qui se met en place et remettra en cause le mode de vie de Kate, tout comme celui du joueur.

En effet comment se soucier de sa petite routine New Yorkaise alors qu’elle se retrouve confrontée à des personnages touchants, qui assistent impuissants à la fin de leur monde ? C’est ce questionnement, que Benoît Sokal cherche à transmettre au joueur qui sera à la fois spectateur de la transformation de Kate, mais aussi interpellé directement dans son propre mode de vie.

Pour ce qui est du gameplay, le jeu est clairement dépassé en comparaison à ce que l’industrie du jeu vidéo nous propose aujourd’hui, on est sur du très basique « point and click » qui peut paraître totalement obsolète en 2021. Certes, ce jeu a pris un sacré coup de vieux mais cette ambiance retro-moderne que dégage Syberia garde selon moi un charme propre à elle. Bon, je n’exclue pas que ma vision nostalgique de ce jeu, pourrait paraître subjective pour quelqu’un découvrant Syberia en 2021, les jeux vidéos ayant tellement évolué depuis. C’est pourquoi j’attends avec plaisir le nouvel opus prévu pour cette année.

En conclusion, ce « jeu d’auteur », n’est pas un jeu comme les autres, c’est une histoire, voire une leçon de vie qui nous questionne à son épilogue, sur la fameuse question de « l’être ou de l’avoir ». Je suis très content d’avoir pu re-découvrir ce jeu que j’avais déjà beaucoup apprécié à l’époque mais dont je n’avais pu cerner le fond dû à mon jeune âge.

Aujourd’hui, avec plus de recul je me demande même si Syberia, de par sa mise en scène d’automates, n’a pas contribué à mon attrait pour les objets mécaniques, et plus indirectement, m’a orienté vers ce choix de me tourner vers l’horlogerie.

Nicolas MARGONARI DNMADE 1 Horlo – Avril 2021

Easter egg

Ce n’est pas un bug, c’est intentionnel 

Un easter egg n’est pas assimilable à un virus, il est caché et a été inséré volontairement par les créateurs. Il peut s’agir de la liste des auteurs du logiciel, d’un jeu, d’une blague, d’une séquence inédite, de bruitages.

Le tout premier easter egg reconnu s’était dissimulé dans le jeu Atari Adventure. Un enchaînement sophistiqué de séquences permet en effet d’accéder à un écran créditant le programmeur Warren Robinett. 

Depuis Adventure, il est devenu récurrent que les développeurs placent des Easter eggs dans leurs jeux vidéo. La plupart sont intentionnels, une façon de communiquer avec le joueur. Dans les jeux vidéo, les Easter eggs ont pris une variété de formes, de simples messages à l’écran à la refonte visuelle des éléments d’un jeu. Certains Easter eggs sont plus élaborés, ils comprennent parfois des niveaux secrets entiers à découvrir par le joueur. Ces zones cachées contiennent souvent des blagues propres à l’équipe de développement.

Aujourd’hui ça devient un challenge de trouver tous les easter eggs par exemple prenons Assassin’s Creed Valhalla sortie le 20 novembre 2020, il contient pas moins de 15 easter eggs du petit détail comme un livre ayant comme titre «  les animaux fanatiques » en passant par un village entier rappelant les maisons des Hobbits dans le seigneur des anneaux.

Ce genre d’action crée une sorte de mystère autour du jeu, afin que l’on s’attarde sur le moindre détail de celui-ci, quitte à aller chercher les solutions sur Internet, bien souvent le moyen le plus utilisé pour parvenir à nos fins.

Trouver ses petits clins d’œil cachés procure aux joueurs une petite fierté personnelle, car il pourra enfin dire avec fierté :

« c’est bon j’ai enfin fini ce jeu ».

Amandine CRETENET – DNMADE 1 horlogerie – 2021

Un incroyable voyage t’attend en compagnie d’une princesse

Pour pouvoir s’évader de son quotidien, un billet d’avion vers un pays exotique est une bonne solution. Une vue sur l’océan depuis une plage de sable chaud, un cocktail de fruits locaux et une mélodie de ukulélé, c’est une excellente échappatoire. Cependant un tel voyage demande beaucoup d’argent et d’investissement ! Alors une alternative trop peu connue s’offre à vous : Monument Valley. Derrière ce nom (quelque peu mystérieux) se cache un voyage virtuel immersif, rempli de sens et apaisant, autrement dit, ce nom cache un merveilleux jeu vidéo.

Monument Valley, sorti en novembre 2014 sur IOS, est un puzzle game pour le moins original. Il utilise la perspective isométrique avec des formes géométriques impossibles. Mais qu’est- ce que c’est une « géométrie impossible » ? C’est simplement la représentation d’une construction fictive d’un objet contraire aux lois physiques connues de la nature. L’exemple le plus parlant et le plus connu est le triangle de Penrose.

Pourquoi comparer cette application à un voyage paradisiaque ? Peut-être parce qu’il est tellement immersif qu’on en oublie la réalité et qu’on s’échappe de notre routine le temps d’un instant, et c’est à cet instant précis que le jeu comble l’envie de partir à l’autre bout du monde. Je parle d’immersion… mais tu ne vois sûrement pas en quoi un écran de téléphone peut prendre toute notre attention au point d’en oublier où l’on est. En même temps, tu ne me laisses pas le temps de tout t’expliquer ! L’écran permet de jouer -c’est vrai- mais le jeu perd au moins 40% de son intérêt si tu n’utilises pas des écouteurs. La bande son du jeu fait partie intégrante du gameplay et permet une immersion totale. Chaque niveau possède sa bande son (créée spécialement pour le jeu) propre à l’ambiance retranscrite, globalement c’est une sensation apaisante et saine qui se dégage de l’application.

Cette sérénité passe aussi par les graphismes; le concepteur Ken Wong et la société Ustwo (créateurs de l’œuvre) n’ont rien à envier à l’esthétique des jeux triple A (les blockbusters des jeux vidéos), car, selon moi, ils ont parfaitement retranscrit l’esprit du jeu avec des graphismes géométriques, colorés et minimalistes.

Pour ce qui est du scénario, il est simple et efficace. Il faut emmener la princesse Ida (ma nouvelle meilleure amie) au bout de chaque niveau pour qu’elle puisse retrouver ce qu’elle cherche depuis le début de l’aventure. Pour ce faire, il faut déplacer des éléments du décor et créer un chemin vers la sortie; mais attention, la géométrie impossible peut vous donner du fil à retordre.

Le jeu a connu son développement sur les appareils Androïd et Windows Phone et a eu un gros succès auprès des critiques et du public : 11 prix pour Monument Valley II (la suite logique du premier succès). A cette époque, le magazine mensuel Wired estimait que ce jeu remporterait probablement le titre de plus beau jeu de l’année 2014. Ce jeu sera téléchargé plus de 26 millions de fois pour des revenus supérieurs à 14 millions de dollars.

Cependant, pour une application payante (3€ pour la première version), Monument Valley présente quelques points négatifs. Il est trop court : seulement 10 niveaux différents avant de finir le jeu. Pour ce qui est de la difficulté, beaucoup d’utilisateurs l’ont trouvé trop simple et par conséquent, ils l’ont fini encore plus vite.

Selon moi, c’est le meilleur jeu smartphone que l’on puisse télécharger et je te conseille vivement de l’acheter (pour le prix de certains vestiaires en boite de nuit) et de te faire ton propre avis.

Pour être immergé dans un monde, il faut que nos 5 sens soient sollicités ; c’est pour ça que je pense que la réalité virtuelle est l’avenir du jeu vidéo. Pour Monument Valley, la vue et l’ouïe sont comblées, le toucher dépendra de l’écran de ton téléphone mais le jeu dispose d’une super ergonomie et pour l’odeur et le goût comment dire … Une fois la partie terminée, la frustration de ne pas avoir de nouveaux niveaux à surmonter laisse un goût amer  😉

Titouan L., 1DNMADe HO, Décembre 2020

Comment oublier la quarantaine du covid19 ?

Ou comment survivre en quarantaine…

Cet article s’adresse à tous ceux qui ne font rien. Ou qui ne savent pas combler le vide lorsque tout est déjà fait. Il s’adresse à toi qui cherche un but dans ta vie. Ou à toi qui trouve toujours une bonne raison pour repousser ton travail au lendemain. Il s’adresse aussi à ceux qui voudraient s’arrêter, se poser, se distraire, se changer les idées, devenir quelqu’un d’autre, s’évader sans bouger de leur canapé… et enfin, se sentir moins seul.

J’ai quelque chose à vous proposer : un jeu vidéo.

Voilà un très bon moyen pour passer cette quarantaine de solitude… pas tout à fait seul. Il va vous fabriquer des souvenirs que vous pourrez partager avec vos amis, vous faire vivre des émotions enfouies, oubliées, ou même inconnues.

Je ne vous propose pas n’importe quel jeu, je vous propose PREY.

PREY est sorti le 5 mai 2017, il est  développé par ARKANE STUDIOS AUSTIN et édité par BETHESDA SOFTWORKS.

Ce jeu vous fait entrer dans une histoire et vous projette dans un monde où l’homme a réussi à voyager et à vivre dans l’espace. Vous allez incarner Morgan Yu, un chercheur dans une station spatiale. Malheureusement, ou heureusement, les recherches vont dégénérer. Vous allez voyager au sein de cette station, à la recherche de personnes encore en vie, d’informations permettant de comprendre la situation dans laquelle il se trouve (vous-même) et le moyen de vous en sortir vivant.

La seule question qu’il faudra se poser : êtes-vous prêt à faire des sacrifices et jusqu’où? Le jeu ne vous donnera aucun répit et il évolue selon vos choix. Vous ne pourrez ni faire demi-tour ni vous arrêter. Pourquoi ? Essayez, lancez-vous dans l’aventure, entrez dans l’imaginaire.

Arkane Studios : Raphael Colantonio décide de partir vers de ...

Le créateur de Prey, Raphael Colantonio a dit un jour :  « On a tous le fantasme de ne pas suivre les règles. »

Il invente quelque chose de nouveau, où le cinéma ou le livre ne peuvent pas aller. Il donne le contrôle au joueur, il laisse en quelque sorte la caméra libre. Il vous permet d’aller là où normalement il ne faudrait pas aller, il vous permet l’interdit, il vous permet de sortir des sentiers battus.

Ce jeu est à mon sens l’un des meilleurs auquel j’ai joué, il vous prend aux tripes et vous place dans une situation déroutante et il vous tient en haleine tout au long de l’histoire. J’aurais voulu vous donner quelques comparaisons avec d’autres jeux mais personne n’a réalisé une histoire aussi incroyable.

Pourquoi ?! Sans doute parce que les développeurs de jeux ont peur, peur de sortir du standard, peur de l’échec, peur de l’inconnu. Je pense que les personnes qui vont à l’encontre des règles sont les meilleurs pour vous faire voir un autre point de vue, une vision différente des choses, pour vous faire admettre… le contraire.

Alors foncez, car l’histoire n’attend pas.

Ce jeu est disponible sur PC, XBOX et PS4.

Si vous n’avez rien de tout ça, c’est le moment de prier pour devenir la belle au bois dormant !

Barillot Pierre – DNMADe 1 HO – Avril 2020

Retour en 1789

Assassin’s Creed Unity est un jeu vidéo d’action et d’infiltration développé et édité par la société Ubisoft et sorti en novembre 2014.

Dans ce jeu, qui se passe durant la Révolution Française, vous incarnez Arno Victor Dorian, un jeune homme enrôlé chez les Assassins pour combattre la corruption qui gangrène la France.

Au fil de vos différentes missions et explorations à travers Paris ou Versailles, vous participerez aux événements qui ont marqué l’Histoire de la France, de la prise de la Bastille à l’exécution de Louis XVI.

Pour réaliser tous ces décors, des milliers d’heures de développement et de recherches ont été nécessaires aux développeurs, épaulés par des historiens afin de réaliser le plus fidèlement possible les monuments, (il aura fallu 2 ans pour modéliser la cathédrale Notre Dame de Paris).

Malgré tout, il y a de nombreuses erreurs anachroniques comme le drapeau bleu blanc rouge présent dans les rue 5 ans avant son adoption, la Bastille toujours debout 2 ans après le début de sa démolition ou encore la Marseillaise chantée 1 an avant son écriture.

Après l’incendie de Notre-Dame de Paris le 15 avril 2019, de nombreuses rumeurs annonçaient que la cathédrale pourrait être reconstruite grâce au modèle 3d présent dans le jeu. La reproduction n’étant pas assez fidèle, Ubisoft a tout de même annoncé faire un don de 500 000 euros pour la restauration du monument.

Arthur Barth DNMADE 1 Bij – 2019-20

Une découverte du monde… par le meurtre !

Vous rêvez de tuer quelqu’un, de commettre le crime parfait, sans jamais vous faire remarquer ? Mais vous aimeriez aussi voyager, découvrir des lieux spectaculaires et des cultures étrangères ? Très bien, je crois que j’ai ce qu’il vous faut !

Bienvenue dans un monde où tout est possible !

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Dites adieu à vos cheveux, à vos émotions, enfilez un costume noir et une cravate rouge, vous incarnerez maintenant l’agent 47, charismatique tueur à gages surentraîné… et amnésique (et oui on ne peut pas tout avoir). Vous travaillerez désormais pour l’ICA, International Contracts Agency, ou Agence Internationale de Contrats (ouais, ça sonne mieux en anglais). Guidé par la seule et unique Diana Burnwood, alias « la dame dans l’oreillette », vous devrez parcourir le monde pour assassiner vos cibles, et dévoiler les sombres secrets que cache L’Agence…

Bon, assez d’humour, concrètement HITMAN c’est quoi ?

HITMAN, sorti en 2016, est un reboot (un recommencement) de la série de jeux vidéo du même nom, commencée en 2000. On y découvre les origines de l’agent 47, et on en apprend plus sur son passé très flou. Le principe ? Vous êtes livré à vous même dans un lieu que vous ne connaissez pas, avec pour seul équipement une corde de piano (oui oui) et quelques pièces de monnaie, ainsi que des renseignements sur votre cible. Il n’appartient qu’à vous de collecter des informations dans votre environnement, en tombant par hasard sur des documents importants, ou en écoutant une conversation qui aurait dû être plus discrète, afin de vous frayer un chemin vers le crime parfait. La stratégie et la patience sont donc capitales pour réussir dans ce jeu qui ne conviendra pas à tout le monde… De Paris jusqu’au Japon, en passant par la Colombie, la Floride ou la Thaïlande et j’en passe, ce chef d’œuvre visuel vous surprendra par sa diversité de décors. Je vous laisse admirer :

Paris

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Sapienza, Italie

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Marrakech

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Bangkok, Thaïlande

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Hokkaido, Japon

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Miami, Floride

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Colombie

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Mumbai, Inde

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Ile de Sgail, Atlantique Nord

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New York

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Et même les Maldives !

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Les images parlent d’elles-mêmes.

Mis à part sa beauté graphique, un gros point fort du jeu est son système de re-jouabilité quasi-infinie : en faisant une seule fois chaque niveau, on n’a alors exploité qu’une minuscule partie des potentialités offertes par l’environnement, alors on recommence, encore et encore, pour trouver toujours plus de manières inédites d’éliminer notre cible. Le tout accompagné par une bande originale de grande qualité.

HITMAN 2 est sorti en 2018, et le troisième volet est en développement, alors patience. En attendant, vous pouvez regarder la bande annonce juste en dessous.

Un article proposé par Baptiste MARTIN, DNMADE 1 Bijouterie

Dix millions d’années pour évoluer ? Le compte à rebours est lancé !

AncestorsLa plus grande des aventures, c’est la nôtre.

Ancestors : A Humankind Odyssey est un jeu vidéo sorti en août 2019 sur PC, et nous transportant dix millions d’années en arrière, à l’époque des prémices de l’humanité. Particulièrement novateur et audacieux, ce jeu fait fi de tous les codes du jeu vidéo, tout en proposant une expérience plus qu’immersive dans les pas des premiers hominidés.

Le jeu nous plonge dès ses premiers instants dans l’atmos

phère effrayante et dangereuse de la jungle africaine d’il y a plus de dix millions d’années ; un endroit inhospitalier dans lequel nos ancêtres ont dû lutter pour survivre. Afin que l’immersion soit la plus complète possible, l’interface est très limitée, et le jeu n’offre quasiment aucune aide. Nous sommes lâchés en pleine nature, aussi bien littéralement que métaphoriquement. Et gare aux prédateurs ! 

Dans un monde hostile dont vous ne connaissez rien, il vous faudra compter sur votre instinct, votre intelligence, et vos sens pour faire survivre votre clan d’hominidés, dont le seul but est d’évoluer. Par le biais des découvertes et de l’exploration, vos primates évolueront, acquérant de nouvelles compétences essentielles à leur survie. Mais les obstacles sont nombreux, et la vie de vos protégés est fragile. Une seule erreur peut signifier la fin de votre lignée. 

Ce jeu se démarque clairement des autres par son parti-pris tranché pouvant en rebuter certains : celui de ne donner aucune indication, aucune aide au joueur le laissant aussi démuni que les premiers hommes devaient l’être. Le jeu nous laissera ainsi apprendre les commandes par nous-même, parfois aux dépends des vies des membres de notre clan. 

Ancestors est un OVNI du jeu vidéo, aussi surprenant que fascinant, et que je ne saurais que trop conseiller à ceux en quête de nouveauté et d’une expérience à la fois nouvelle, et terriblement familière : le combat pour l’évolution !

La dure réalité d’un monde ou il fallait tuer ou être tué nous rappelle à nos origines, et nous fait plus que jamais prendre conscience de tout le chemin parcouru de l’humanité, des arbres de la jungle africaine aux grands immeubles des cités d’aujourd’hui.

Si vous souhaitez visionner la bande annonce officielle d’Ancestors, cliquez ici !

Clémence Bourdeau-Herbin, DNMADE 2 Bij (2019-2020)