Le Monument Invisible

La curiosité vous attire ! Comment un monument peut-il être invisible ? Je vais vous le faire découvrir dans cet article conteur d’histoire et de souvenirs alors installez-vous près de la cheminée et laissez-vous porter par votre imagination.

Petit et encore aujourd’hui la période de Noël enchante nos esprits de sa magie créée par la neige, le sapin lumineux et les cadeaux, mais surtout et avant tout par ce gros bonhomme en rouge et blanc poussé par des rennes sur son traîneau, le Père Noël. Une histoire qui nous faisait attendre le mois de décembre avec impatience, mais qui cependant instaure le mystère avec ce personnage qui par sa discrétion n’a jamais été visible.

Alors comment et pourquoi croyons nous au Père Noël ? Demandez à vos parents, aux livres, aux films…

En effet nous ne pouvons croire en lui que par les histoires qu’on nous raconte, alors croirez vous en moi si je vous dis que se trouve dans le quartier de Schlossplatz à Sarrebrück un monument que l’on ne voit pas.

À la manière du père Noël qui rentrait clandestinement dans les maisons pour déposer des cadeaux au pied du sapin, Jochen Gerz a clandestinement scellé progressivement les pavés de la place pour rendre hommage aux disparus juifs victime de la Shoah…

Qui est Jochen Gerz ?

Jochen Gerz est un artiste conceptuel d’origine allemande, né à Berlin en 1940. Il mène l’essentiel de sa carrière artistique à Paris avant de s’installer en 2008 en Irlande. Ses travaux ne relèvent jamais d’une seule discipline artistique. Ils doivent d’abord être compris comme des œuvres in-situ où sont utilisés différents médias : Écriture, photographie, vidéo, installation, mais également performance. Ses anti-monuments et son œuvre sur la mémoire l’ont fait connaître au-delà du milieu de l’art.

« Quand je pense à l’art, je ne pense pas à l’idée de faire quelque chose. Tôt ou tard, je pense à être. Pour moi, l’art reste lié à son origine, être. C’est aussi la manifestation la plus radicale du non-dit que l’on puisse produire « .

Un Monument Pas Aussi Invisible qu’on ne le Pense

Le monument invisible, aussi appelé 2 146 Pierres, un monument contre le racisme, est une intervention faisant appel à la sculpture de Jochen Gerz.

1 an après la chute du mur de Berlin. Le pays est réunifié et la chute du mur entraîne une prise de conscience plus intense des événements passés. En avril 1990, l’ensemble des 66 communautés juives d’Allemagne (et de la RDA de l’époque) ont été invitées à mettre à disposition les noms de leurs cimetières. Jochen Gerz entreprend clandestinement, avec l’aide de ses étudiants de l’École des Beaux-Arts, de desceller progressivement les pavés de la place devant le château de Sarrebrück, ancien quartier général de la Gestapo. Sur chaque pavé, il inscrit le nom d’un cimetière juif d’Allemagne et la date de cette inscription pour le remettre en place, face gravée tournée vers le sol. Le nombre des cimetières donnés par les communautés juives s’élevait à l’automne 1992 à 2146. Cela a donné le nom au mémorial 2146 pavés.

L’œuvre a été inaugurée à Sarrebrück en mars 1993 par une exposition photographique retraçant les étapes de la réalisation du projet. Le 23 mai 1993, la place du château est officiellement baptisée Place du Monument Invisible. Ce sera le seul indice visible d’un lieu qu’on arpente sans repère.

Une Œuvre Conceptuelle

Il ne s’agit pas d’une œuvre comme les autres. D’une part, c’est une œuvre invisible, on ne la connaît que si on nous l’a raconté, car elle est cachée. C’est une œuvre conceptuelle. Le spectateur déambule donc sur l’œuvre elle-même et s’interroge sur ce qui se cache sous ses pieds. D’autre part, c’est une œuvre qui est une installation In Situ, c’est-à-dire installée non pas dans un musée, mais dans un lieu extérieur et choisi volontairement par l’artiste dans le but de créer du sens.

L’artiste détourne ici l’intention commémorative initiale et le caractère habituellement démonstratif du monument. Il crée ainsi une œuvre forte et discrète à la fois, dont le sens et la forme évoquent le silence de la population locale face aux déportations. L’artiste mobilise donc une nouvelle forme de commémoration qu’il développe sous la forme d’anti-monuments qui symbolisent l’enfouissement de souvenir de ces événements tragiques dans nos mémoires.

Si un jour vous avez l’occasion d’aller ou de retourner sur cette incroyable place, imaginez-vous arpenter une longue vallée de centaines de petits monuments pour vous laisser porter au cœur de l’espace, du calme, de la compassion et des souvenirs qu’offre Jochen Gerz à travers son œuvre.

Je vous remercie de l’attention portée à cet article, n’oubliez pas de laisser un commentaire.

Amélie T. – DNMADe23Jo – Décembre 2021

Venise : des souvenirs bientôt noyés ?

2018, c’est l’année où j’ai fait connaissance de la « Sérénissime », traduisez « la très sereine » en lien avec son histoire à l’époque de la République de Venise. Célèbre pour ses canaux bordés de luxueux palais construits depuis le Moyen-Âge, elle est actuellement vue comme la « ville des Amoureux ». Mais un problème s’impose comme une dure réalité : la montée des eaux. Elle est aujourd’hui sous la loupe des experts, menacée de devenir une ville engloutie…

Commençons par un petit bond dans l’histoire : Sa fondation date de l’an 421. Les habitants de Vénétie, expulsés par les Ostrogoth et les Lombards, se sont réfugiés dans ces terres marécageuses de l’embouchure du fleuve de Pô. Ce sera le point de départ de la ville de Venise. Elle est donc construite sur une lagune, une étendue d’eau salée peu profonde qui communique avec la mer. En réalité, les maisons ne sont pas bâties sur l’eau mais sur 117 îles reliées par des canaux. Un sous-sol de pieux de bois plantés très serrés constitue les fondations. Enfoncés dans la terre argileuse, ils sont à l’abri de l’oxygène et ne pourrissent pas. 

De nos jours, on peut que s’émerveiller devant ce magnifique travail effectué durant toutes ces années ! C’est ce que j’ai pu faire, non pas en amoureux mais en famille ! Je me sentais alors très chanceux de pouvoir visiter ladite « 8ème merveille du monde »,  inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1957 et j’étais loin d’imaginer la face cachée de la cité des doges jusqu’à ce que je tombe sur un documentaire alertant sur la disparition possible de la Sérénissime…

Mais pourquoi Venise pourrait disparaitre ?                                                                      Parce qu’elle est menacée par la montée des eaux  due au  changement climatique, aux grands projets d’infrastructures, à l’impact du tourisme de masse et à la navigation des bateaux de croisière. Elle a même  échappé de peu à l’inscription sur la liste de sites en danger par L’Unesco.

Les défenseurs de l’environnement accusent les grosses vagues engendrées par les « mastodontes de la mer » d’éroder les fondations de la Sérénissime et de menacer le fragile écosystème de sa lagune. Le réchauffement climatique provoquant la fonte des glaces, fait naturellement augmenter le niveau des mers et Venise n’échappe pas à la règle. Mais tout n’est pas de la faute au réchauffement climatique. A ces causes s’ajoutent aussi le fond marin qui s’affaisse en raison de la géologie locale, de l’extraction d’eau pour en tirer du gaz jusqu’à la fin des années 1970 et la construction d’une zone industrielle derrière Venise. L’activité humaine est donc responsable en grande partie de ce phénomène !

Pourtant Venise est habituée depuis toujours à se retrouver les pieds dans l’eau ! En effet, à chaque marée haute, en particulier en automne, la ville est inondée et notamment ses parties basses comme la place Saint Marc. On appelle ce phénomène, l’Aqua Alta. Si celui-ci n’était pas un problème jusqu’ici puisqu’il permettait de « nettoyer la ville », il en est devenu un aujourd’hui. De plus en plus fréquent et de plus en plus haut , les conséquences pourraient aboutir à l’immersion complète de Venise. Quand ? Et bien très vite puisque des études montrent, qu’au rythme actuel de la montée des eaux, Venise  serait une des premières villes à disparaitre… en 2100 ! Pour autant des vagues de touristes, descendants des bateaux de croisières, chaussent les bottes en automne pour admirer le spectacle des reflets du palais des Doges dans la mer, des vagues aussi dangereuses que celles de la Mer Adriatique ! Quelle tristesse !

28 minutes, c’est donc le temps que je vous demande pour prendre la mesure du problème en regardant le documentaire. 28 petites minutes pour les 1000 ans qu’il a fallu à la construction de Venise…

Que faire alors pour protéger ce site exceptionnel ? Acheter une paire de bottes pour visiter Venise, en attendant tranquillement d’investir dans un équipement de                plongée ! Différents projets et mesures ont vu le jour ces dernières années pour sauver Venise. Tout d’abord le projet MoSE (Modulo Sperimentale Elettromecanico) ou Moïse en italien dont parle le documentaire. Lancé en 2003, il a pour objectif de protéger la lagune en cas de montée de la mer grâce à l’installation de digues flottantes. Les premiers essais ont eu lieu en 2020, comme vous le montre la vidéo qui suit :

https://www.lci.fr/international/comment-moise-doit-sauver-venise-des-eaux-2159037.html

Ensuite l’interdiction des fameux « mastodontes » de pénétrer au cœur de la lagune avec une entrée en vigueur le 1er août 2021 et enfin, faire payer un droit d’entrer aux touristes, une sorte de taxe, à l’entrée de tourniquets installés aux abords de la cité dès 2022.                                                                                                                                                      Mais  ces solutions ne suffiront sans doute pas, Greenpeace prêche pour que les responsables s’attaquent aux causes de l’élévation du niveau de la mer. « Demain, si l’on imagine une augmentation de 3 degrés, il ne sera plus possible de sauver Venise » et pas seulement Venise… car le plan MoSE pose déjà question et divise la communauté scientifique. Il ne répond pas à toute la problématique de la montée de la mer. Fermer les digues quotidiennement reviendrait aussi à empoisonner la lagune avec les eaux usées, la pollution ce qui endommageraient davantage son écosystème. Et seront-elles assez puissantes et hautes pour le faire indéfiniment ? Cela semble être un simple pansement sur le mal, l’origine on la connait  mais on ne veut pas vraiment la voir… Nous sommes tous responsables, touristes ou non de par nos activités.

Serait-ce donc raisonnable de vous conseiller de vous dépêcher d’y aller ? Pas vraiment si l’on prend tout cela en considération. Mais alors faut-il se priver de voyages et donc se priver de se cultiver ? Je vous laisse y réfléchir, les pieds bien au sec avec, pourquoi pas, ce livre « Fragments Vénitiens » de Martine et Philippe DELERM aux éditions Seuil qui amène au voyage d’une manière différente… Et j’espère vraiment qu’elle sera que noyée dans mes souvenirs, de si beaux souvenirs…

Décidément, les vagues, quelles qu’elles soient, deviennent de plus en plus destructrices…  

BOULET Valentin DN MADE 2 Ho, décembre 2021

Nazca, civilisation reconnaissante ou vie extraterrestre ?

Imaginez que vous regardiez par le hublot d’un avion, et que vous aperceviez un colibri de 360 mètres de long gravé sur le sol. Imaginez maintenant que ce dessin ait été réalisé entre le 1er et le 8ème siècle. C’est comme ça que l’occident a découvert les géoglyphes de Nazca.

Le désert de Nazca ou désert de Sechura est situé au sud de la région de Piura au Pérou, le long de l’Océan Pacifique et jusqu’aux contreforts des Andes. Dans ce désert, on peut observer de grands dessins aux grands motifs, à même le sol, appelés géoglyphes. Étymologiquement géoglyphe signifie gravure ou ciselure de la terre. Les géoglyphes de Nazca sont les plus célèbres. Ils sont réalisés en négatif, c’est-à-dire par enlèvement de terre, contrairement à d’autres, réalisés en positif par entassement de pierres, de terre ou de gravier comme par exemple ci-dessous : le spiral jetty au bord du grand lac Salé à Salt Lake Utah. Si ces géoglyphes de Nazca attirent l’attention et ont suscité ma curiosité, c’est en raison de leur grand âge et surtout du mystère qui les entoure…

D’abord je vous propose de faire un petit bon dans le temps : La civilisation Nazca est une culture précolombienne du Sud du Pérou qui se développa entre 200 av-JC et 600 après-JC. Ils vivent de l’agriculture intensive qu’ils pratiquent en construisant des puits profonds reliés par un réseau d’aqueducs souterrains encore utilisés de nos jours ! Cette civilisation décline à partir de 350 ap-JC avec les inondations et les séismes.

C’est en 1927 que les premiers géoglyphes de Nazca sont découverts par hasard, lors d’une visite aérienne de la « rivière Nazca » par l’archéologue Toribio Mejia Xesspe. Dispersés sur environ 3900 km² de désert, ils ont été tracés par les Nazcas sur un            millénaire entre -200 et 600.

La première question que l’on peut se poser est comment, à une époque aussi lointaine, les Nazcas ont-ils réussi d’aussi grandes figures et avec une aussi grande précision ?

Des animaux, des personnages et parfois même de simples lignes représentent les géoglyphes de Nazca avec des dimensions qui font qu’ils ne s’apprécient que vu du ciel ! Étrange …                                                                                                                              Selon la théorie la plus probable, les Nazcas auraient utilisé une technique de topographie basique : la méthode du Carillon sans aucune certitude. Mais ce n’est pas sur le comment que les théories sont les plus fumeuses, c’est le pourquoi qui anime le débat et m’interpelle aussi, d’autant plus que les Nazcas n’ont jamais pu pleinement profiter de leurs œuvres, on est encore loin des satellites ou des avions !

Pourquoi tracer d’aussi grandes figures au sol ? A quoi servent ces immenses figures géométriques ?

Plusieurs théories se bousculent, de la plus crédible à la plus loufoque…                      Ils nous arrivent tous au détour d’une promenade ou de vacances, de laisser une trace de notre passage en gravant une marque sur un tronc d’arbre, en traçant un motif sur le sable ou en empilant des cailloux au bord d’une rivière. Est-ce pour cette même raison que les Nazcas ont réalisé ces lignes ? Mais cette version XXL interroge. Peuvent-ils être qu’une trace toute simple de leur passage ?  Plusieurs théories expliquent avec plus ou moins de logique, les raisons qui auraient pu susciter les Nazcas à les tracer mais elles ont toutes été contredites à un moment ou à un autre.

Des géoglyphes pour confectionner un tissu mortuaire ?

C’est une théorie qui s’explique par le fait qu’il faut des kilomètres de fils d’un seul tenant pour fabriquer un tissu mortuaire et que les figures de Nazca sont tracées en une seule ligne qui ne se croise jamais. L’hypothèse se tient mais de là à être véridique…D’après mes renseignements, les Nazcas avaient des rituels particuliers. On a retrouvé des têtes au front percé, des déformations crâniennes ou des momifications. Les morts avaient donc une place particulière…

Des lignes pour observer l’activité sismique ?

Pourquoi pas ! Il y a bien une plaque tectonique au large des côtes du Pérou. Nazca est une région sismique. Les Nazcas subissaient les tremblements de terre alors peut-être voulaient-ils observer les séismes mais la question est de savoir comment pouvaient- ils analyser l’activité sismique avec des dessins au sol… en tout cas, cela a été une des causes de leur disparition donc devait avoir un intérêt certain…

Théorie astronomique ?

D’après l’archéologue Maria Reiche, les dessins représenteraient des constellations. Ils feraient office d’observatoire astronomique. En effet les civilisations précolombiennes semblaient avoir d’incroyables connaissances en astronomie. Ils pourraient même, d’après certains scientifiques, représenter un calendrier astronomique version XXL.  Il existe bien les constellations dans la voie lactée, pourquoi pas une représentation terrestre ?!  Avec les différentes lignes et les animaux représentés, ça pourrait se tenir !

La Théorie du « chemin de l’eau » ?

C’est l‘archéologue Johan Reinhard qui avance cette théorie en s’appuyant sur les cultes Nazcas pour les Dieux de l’eau. En effet, les géoglyphes auraient joué un rôle capital dans les rituels pour que la pluie tombe sur les Andes et irrigue les champs dans cette région devenant de plus en plus désertique, afin que les Nazcas continuent leur agriculture intensive. Cette théorie suggère donc qu’ils auraient pu servir de parcours rituel pour la prière en marchant le long des lignes. Une autre version prétend qu’ils permettaient de se repérer pour retrouver les innombrables puits d’eau.

Elle fait partie des plus vraisemblables et de celles retenues à ce jour dans les explications fournies aux touristes.  Des théories ethnologiques et théologiques : Les lignes auraient été dessinées à l’attention de divinités qui pouvaient les voir depuis les cieux et pour les chamans qui, grâce à des substances hallucinogènes, pouvaient se projeter au-dessus de la Terre. La proximité avec des sites rupestres où se déroulaient des sacrifices humains, seraient un élément révélateur de la probabilité de ces théories ainsi que la présence des puits d’eau appelés « puquios ». L’eau était le seul moyen de survivre dans le désert. Pas étonnant que cette civilisation se démenait pour en avoir et remerciait les Dieux de leur en donner. Je peux comprendre que l’on soit prêt à toutes ces folies. « Si vous regardez ces dessins uniquement comme des dessins faits pour être vus du dessus, vous vous demandez forcément comment c’est possible, explique Dylan Thuras, le co-fondateur d’Atlas Obsura, un site consacré aux merveilles cachées de notre planète. Mais si vous comprenez qu’en fait, c’est lié à des sources d’eau, alors ça n’a plus grand-chose d’impossible ».

On découvre encore aujourd’hui des géoglyphes ! Le dernier en date, vieux de plus de 2000 ans, représente un félin et les scientifiques pensent mieux comprendre, grâce aux images satellites, les raisons de ces dessins. Au fur et à mesure des découvertes de nouveaux géoglyphes, les chercheurs s’aperçoivent qu’ils suivent une droite appelée « ligne de Nazca » qui rejoint la province de Palpa située à 50km de Nazca.

Dans tous les cas ces représentations devaient être visibles depuis les airs et c’est sans problème quand les plus importantes font 400 m de long soit plus de 3 terrains de foot !!   

Pour ma part, même si cela me parait dingue de tracer de telles œuvres pour vénérer des Dieux et montrer le chemin de l’eau, c’est la théorie qui me semble la plus plausible. C’est sûr qu’on est très loin de ces considérations quand on a juste à ouvrir le robinet pour avoir de l’eau mais l’eau n’est-elle pas « l’or blanc » de notre existence et l’on devrait certainement être plus reconnaissant d’en avoir aussi à l’heure du réchauffement climatique ! Une belle leçon de remerciements ! Toutefois je m’interroge sur l’efficacité de ce dur labeur, vue que cette civilisation a finalement disparu. Peut- être serez-vous attiré par une version dite plus loufoque, comme la théorie des messages laissés aux extraterrestres mais en ces temps où l’on recherche l’existence d’une vie sur Mars, peut-être que les Nazcas avaient déjà des connaissances à ce sujet… Je vous laisse, à votre tour, trouver votre propre théorie, le mystère restant entier, laissant encore libre court à nos suppositions, laissant encore le champ libre à notre imagination et à celles des scientifiques…

BOULET Valentin, DN MADE 1 Horlogerie, février 2021

Les momies n’existent pas qu’en Egypte

Pour les âmes sensibles, je vous conseille de ne pas lire cet article et de passer votre chemin car, au plein cœur de la Sicile, les frissons sont garantis. Je vous l’assure, j’en ai moi-même fait les frais.

Préparez-vous, je vais aujourd’hui, vous parler d’une visite qui a marqué ma vie et qui, je le pense, marquera quiconque aura la chance de s’y rendre ou juste de me lire. Entre fascination et effroi, ce lieu reste indéniablement un trésor archéologique et un témoignage des pratiques des époques antérieures. Êtes-vous prêt à embarquer, avec moi, dans ce souvenir d’octobre 2019 qui, je l’espère, vous plaira ?

Ma curiosité quelque peu morbide m’a poussé lors d’une escale à Palerme en Italie à franchir les portes du macabre trésor des catacombes des capucins. Oui, vous connaissez peut être celles de Paris, mais celles-là, sont davantage déconcertantes, croyez-moi ! Amateurs de sensations fortes,  je vous invite alors à continuer à lire pour découvrir l’histoire de ces lieux.

Passer la lourde porte, un escalier de pierre descend vers la crypte, dans un froid glacial et dans une pénombre contrastant avec l’éclatant soleil sicilien. Une odeur écœurante de souffre et de moisissure nous submerge soudainement, tandis que le silence accablant pèse comme un reproche intime que l’on s’adresse pour avoir cédé à la tentation du macabre.  Enfin, quand on trouve le courage de lever les yeux, on découvre environ 8 000 cadavres momifiés suspendus aux murs, comme à des crocs de boucher. D’un pas lourd et résonnant dans les galeries souterraines, on commence à traverser timidement les différentes allées où sont répartis distinctement les hommes, les femmes, les enfants, les moines, les prêtres, les professions libérales…

Les corps sont comme figés dans le temps, leurs expressions témoignent du jour où ils sont partis. Guy de Maupassant, en 1890, a relaté sa visite, force est de constater qu’en 130 ans rien n’a changé car c’est réellement ce que j’ai vu et ressenti ce jour là.

« Tout à coup, j’aperçois devant nous une immense galerie, large et haute, dont les murs portent tout un peuple de squelettes habillés d’une façon bizarre et grotesque. Les uns sont pendus en l’air côte à côte, les autres couchés sur cinq tablettes de pierre, superposées depuis le sol jusqu’au plafond. Une ligne de morts est debout par terre, une ligne compacte, dont les têtes affreuses semblent parler. Les unes sont rongées par des végétations hideuses qui déforment davantage encore les mâchoires et les os, les autres ont gardé leurs cheveux, d’autres un bout de moustache, d’autres une mèche de barbe… ».

Faisons maintenant un petit point d’histoire. En réalité, il ne s’agit pas au sens strict de catacombes, puisque aucun martyr chrétien n’y a jamais été inhumé, mais d’un cimetière souterrain remontant au XVIe siècle, aménagé dans la crypte des capucins. C’est à quelque chose près identique, n’est-ce pas ? Ce sont aussi eux, qui ont donné leur nom à une célèbre boisson, j’ai nommé le cappuccino !  Cette crypte montre que la momification était une marque de prestige social que l’on a pratiquée en Italie. La pratique était au début réservée au clergé, elle s’est par la suite étendue aux laïcs, pour enfin être ouverte au grand public, cependant cela restait quelque chose d’assez onéreux.  Mais il faut voir avant tout une réaction des hommes envers la peur de la mort en cette époque baroque souffrant de guerres incessantes et d’épidémies chroniques. Être embaumé plutôt qu’inhumé, était une forme de vanité afin de tromper la mort. Le plus souvent, les cadavres étaient desséchés dans les cellules situées le long des couloirs de la nécropole, grâce aux conditions atmosphériques propices conférées par la nature tufière du sous-sol, avant d’être lavés au vinaigre et embaumés, puis habillés pour l’éternité. Comme dans tout cimetière, les familles venaient rendre visite à leurs chers disparus et prier pour leur salut, réconfortées par la présence de la dépouille momifiée. Les moines entretenaient les catacombes grâce aux dons des familles.

Un des cadavres, qui est s’en doute le plus déstabilisant, est celui de Rosalia Lombardo qui était âgée de deux ans lorsqu’elle est décédée le 6 décembre 1920, emportée par une pneumonie. Surnommée « la belle au bois dormant », elle est le dernier visage que l’on voit avant de sortir rejoindre le monde des vivants, car oui vous l’aurez compris, cette crypte, c’est un peu comme un grand vestiaire de l’au-delà. Alors, c’est également avec lui que nous allons nous quitter car l’article est sur le point de s’achever. Vous êtes sûrement soulagé et je le comprends, allez courage, il ne reste que quelques lignes ! Rosalia ressemble à un ange paisiblement endormi pour l’éternité. La forme de son visage rond, sa peau, son teint de bébé, ses boucles et ce petit nœud jaune dans ses cheveux blonds sont bien trop réels pour ne pas se sentir mal à l’aise devant la vitre du petit cercueil. L’auteur de cette prouesse se nomme Alfredo Salafia.  Il emportera dans sa tombe, la formule qui servit à cette étonnante et troublante conservation.

Voilà, c’est la fin de ce petit voyage riche en émotions, en espérant que vous n’allez pas faire de cauchemars cette nuit. J’espère également que ce retour d’expérience ne vous aura pas trop effrayé et dégoûté mais plutôt enrichi.

Je vous remerciant d’avoir pris le temps de me lire.

Bilquez Jorane, Dnmade 1 Jo, Décembre 2020

Notre patrimoine en danger

Vue sur les Grandes Ecuries du château

Connaissez-vous le somptueux domaine de Chantilly ? Un site unique à l’histoire riche et pleines de surprises. Vous ne connaissez-pas ? Alors c’est parti pour une petite leçon d’histoire…

Le domaine de Chantilly c’est un sublime château et un parc de 115 hectares, Les Grandes Écuries (les plus grandes d’Europe), un hippodrome et un domaine forestier absolument immense (je ne cite pas tous les bâtiments tellement le site est riche ! ).

Cabinet des Livres du château

L’histoire de tous ces lieux se développe autour de l’un d’eux : le château. Façonné du Moyen Age au XIXe siècle par ses différents propriétaires, l’histoire du domaine est intimement liée à l’Histoire de France.

Le château fut au départ un bâtiment fortifié construit sur un rocher parmi les marécages de la vallée de la Nonette et contrôlant la route de Paris à Senlis. Alors que la guerre de Cent ans ravageait la région, le château fut pillé en 1358…(ça commençait bien…) Lorsque la famille d’Orgemont achète le domaine en 1386, il font du château une véritable forteresse. Depuis, le château ne sera plus jamais vendu, mais hérité.

Quand le connétable Anne de Montmorency acquiert le domaine, il en fait un château de plaisance dans le style de la Renaissance française (inspirée de l’italienne).

En 1632, le château est confisqué par le roi, son propriétaire ayant été décapité pour s’être révolté contre Richelieu (aïe, mauvaise idée).

Puis le prince de Condé, Henri II de Bourbon, récupère le domaine. Son fils Louis II de Bourbon dit “Le Grand Condé” organise une vie de cour qui n’a rien à envier à celle de Versailles en conviant les plus grands esprits de son temps : Molière, La Fontaine, Racine… Le Grand Condé fit même appel à Le Nôtre pour aménager de grandioses jardins à la française.

Après avoir été reconstruit plusieurs fois, le château voit apparaître à ses côtés les Grandes Écuries en 1719, dans la même période, le Hameau du parc, le théâtre, le jeu de Paume et le château d’Enghien ont été édifiés.

A la Révolution, le château est complètement démoli par la Bande Noire pour revendre ses pierres, il faudra attendre 1875 pour que le duc d’Aumale, Henri d’Orléans reconstruise le château. Sans héritier, le duc d’Aumale lègue à sa mort la propriété à l’Institut de France.

Une particularité m’a toujours interpellée dans ce château, dans la chapelle Saint-Louis, derrière l’autel se trouve une petite chapelle dite La Chapelle des Coeurs des Princes de Condé. Dans cet édifice repose les cœurs de tous les princes de Condé… En reposant de cette manière, les Princes pensaient qu’ils se réincarneraient en chevaux après leur mort.

C’est cette incroyable histoire (un peu longue pour les moins passionnés d’entre nous) que nous sommes en train de perdre. En effet, le domaine de Chantilly, aujourd’hui visitable dans sa grande majorité, lance un appel au don. La crise actuelle n’a pas épargné notre patrimoine. Et sans nos

En arrière plan : l’hippodrome                Premier plan : le château et les jardins

visites régulières et notre curiosité, les sites exceptionnels de France sont en train de mourir. Alors, foncez ! Soutenons notre patrimoine et faisons en sorte qu’il reste intact le plus longtemps possible !

 

 

Article proposé par Manon Rousselle, DNMADE2 JO, Décembre 2020

Rougissant seras tu devant l’éclatant Rubis sanglant

Contexte sanitaire oblige, plus besoin d’avions pour partir en exploration à l’autre bout du monde alors profitons des riches expositions de la Capitale. Elles fascinent et dominent notre domaine de la joaillerie, les « Pierres précieuses » sont mises à l’honneur à la grande galerie de l’évolution à Paris. C’est alors que nous descendons pour la visite dans les profondeurs de la terre, au niveau inférieur du musée, là où entrent en collision les plaques tectoniques qui génèrent les immenses chaînes de montagnes, en dessous : des squelettes, des mammifères et des dinosaures du Rez de chaussée. Première découverte, dans une salle sombre et ronde, l’éclatant clip de la fleur de Fuchsia Van Cleef illuminée de rubis somptueux en serti mystérieux et d’une cascade de diamants.   


Celle-ci est accompagnée d’un rubis brut encré dans le marbre qui nous révèle une beauté au naturel qui nous ensorcelle. Et l’histoire de ces rubis se déroule dans nos oreilles où l’on nous raconte les origines de ces pierres de « collision », issues de roches métamorphiques, les différents gisements… Puis des noms tels que « Mogok », « sang de pigeon » me font sourire et retiennent mon attention. En effet ces précieux rubis me fascinent et nourrissent mes folles envies d’aventure et de conquête de connaissance, précisément depuis mars 2020, lorsque j’ai écouté l’épisode #27 « Le Mystère de la Vallée des rubis » du podcast

« Les Baladeurs ».  

Reprenons géographiquement : La localité de Mogok est située au cœur d’une vallée cachée dans les montagnes brumeuses du nord de la Birmanie et c’est de ces terres secrètes que sont issus les rubis les plus rouges, les plus rares et les envoûtants du monde. Et c’est en suivant attentivement la voix de Hugo Nazarenko, reporter français bercé par les récits d’aventure deJoseph Kessel  que je découvre ce monde Atlantide. Il retourne en 2018 en Birmanie avec une seule idée en tête, suivre les traces de Kessel et c’est depuis le toit de son hôtel qu’il lit le roman « La vallée des Rubis » avec, en vue, la jungle dense et sa vallée dissimulée, là où quelque part sont cachés ces trésors.


Sa détermination pour découvrir la vallée est sans frein et c’est en arpentant Rangoun et le marché de Ningalabar qu’il soutire des contacts auprès des habitants. Tous lui parlent d’une femme, une grande marchande de pierres qui est originaire de la vallée et qui sait comment s’y rendre, on l’appelle « The Queen of Rubis ». Puis c’est lorsqu’il la trouve, cette femme charismatique au doigt orné d’un énorme rubis qu’il retrouve son âme d’enfant rêvant lorsqu’elle lui raconte son enfance et la première fois qu’elle a trouvé un rubis dans une plaque d’égout.  Elle le fait passer derrière le comptoir et lui sort une boite avec d’énormes pierres, des Rubis « Sang de pigeon » éclatant d’un rouge franc teinté d’une pointe de bleu. Kessel décrit leur histoire :

 » La légende assure qu’aux temps immémoriaux un aigle géant, survolant le monde, trouva dans les environs de Mogok une pierre énorme, qu’il prit d’abord pour un quartier de chair vive tant elle avait la couleur du sang le plus généreux, le plus pur. C’était une sorte de soleil empourpré. L’aigle emporta le premier rubis de l’univers sur la cime la plus aiguë de la vallée. 

Ainsi naquit Mogok …  »

 

Les yeux écarquillés, je les imagine et les associe à la vitrine de l’exposition mais il manque cette immersion totale, l’imaginaire ne fait pas tout; et mon âme solitaire fervente d’exotisme, de rencontres et de trésors alimente mon projet d’y aller un jour à mon tour. 

Et comme  Kessel l’a dit: « Les grands voyages ont ceci de merveilleux que leur enchantement commence avant le départ même. On ouvre les atlas, on rêve sur les cartes. On répète les noms magnifiques des villes inconnues… »

En 1955 à l’époque où Kessel entreprend son voyage, la destination est en dehors des clous, Mogok est nom de légende connu seulement des téméraires, la vallée est prodigieuse et ses entrailles ruissellent de pierres… Ce mythe, ce mystère, dans des terres perdues aux conditions de vie plus que primitives sont sillonnées par les plus dangereux dacoïts, bandits sans foi ni loi, et infestées de rebelles…

Dorénavant, la Région abrite près de 3 quarts des rubis de la planète et fait vivre plus de 100 000 personnes. Lorsque c’est à Hugo de la découvrir, la vallée est jalousement contrôlée par la junte militaire au pouvoir, elle fait face à  un phénomène qui pourrait changer son destin ; les pierres se raréfient. 

Ces 2 histoires sont pour moi un appel qui résonne entre les montagnes de la vallée qui m’interpelle et réveille mes élans de liberté. Je ressens comme Kessel et  Hugo le besoin d’aller à la rencontre de cette culture, d’échanger avec ces birmans plein d’honneur et d’humilité; de voir, d’apprendre l’origine et ces trésors de pierres, de ces mythes; d’arpenter ces dédales de collines sauvages et exotiques pleines de couleurs, de richesses et de vie.

Car, « Voyager, c’est partir à la découverte de l’autre. Et le premier inconnu à découvrir, c’est vous. » -Victor Hugo

Laurie C. – DNMADe2 Jo – oct 2020

 

Tombée dans l’oubli

Je vous propose le temps de cette lecture de vous évader, loin d’ici, dans un autre monde, quelque part où personne ne viendra vous em****rdez à parler de sujet lourd qu’on radote depuis des mois, ou de choses dont vous n’avez rien à faire… Loin, au calme, juste vous, votre équipe d’explorateurs, le doux son de l’océan, et les ruines englouties de la ville d’Héracléion, en Égypte.

Quand les chercheurs étudiaient les textes anciens laissés par les Égyptiens de l’Antiquité, ils firent l’erreur de croire que la ville de Thonis et la ville d’Heracleion étaient deux cités différentes. Sauf que quand ils ont plongé dans la baie d’Aboukir, et bennn…. y’avait qu’une cité. En fait, Thonis et Heracleion ne sont qu’une seule et même cité, Thonis étant le nom Egyptien, et Heracleion, le nom donné par la traduction.

Enfin, bref, Heracleion a été construite au VIIe siècle avant notre ère, à l’entrée du delta du Nil. Elle est devenue de par sa position stratégique, un des ports les plus importants de l’Egypte antique et un important centre de pouvoir religieux grâce à son temple principal dédié à Amon-Gereg (pas très connu celui là).

Depuis la découverte du site en 2000, les expéditions menées dans la baie d’Aboukir ont mis à jour de nombreux restes de la cité : statues immenses, sarcophages, colonnes décorées de hiéroglyphes, monnaies…

Et puis, à force de recherches, de sueur, et surtout de sondages en réalité, une seconde cité est sortie de l’oubli, et non toujours pas Thonis, cette fois c’est Canope ! Ont été découverts là-bas de nombreux vestiges de bâtiments sur près d’un demi kilomètre carré. Sur ce même site, beaucoup de bijoux byzantins ont été découverts ainsi que des pièces en or.

 AH ! vous vous demandez comment ces cités ont bien pu se retrouver sous l’océan !? Érosion, temps, intempéries, épicentre du séisme au milieu de la Méditerranée, et comment dire…. raz de marée. Voilà. 

Article proposé par Manon Rousselle, DNMADE2 JO, Octobre 2020

Mystérieuses pyramides chinoises

Connaissez-vous les stupéfiantes pyramides de Xian ? Non ? Je vous invite dans cet article à découvrir ces étonnantes constructions méconnues.

La première observation de ces pyramides fut lors d’un vol de l’aviateur James Gaussman en juillet 1945 (découverte plutôt récente pour des édifices allant jusqu’à 300 m de hauteur !).  Elles seraient dans la région au nombre IN-CROY-ABLE de 900 ! Ces données ne peuvent que m’interpeller sur la date de découverte… Bref… La plus admirable entre toutes étant la plus grande, nommée : « La Grande Pyramide Blanche » (pourquoi me direz vous ? Je ne sais pas).  Les chercheurs estiment qu’elles daterait de -4500 ans avant J.-C.. D’ailleurs, des milliers d’années après, des écrits d’un certains « Sima Qian » qui aurait vécu de -145 à -86 avant J.-C. déclarent que cette pyramide a été construite pour la dépouille de l’empereur Huangdi (à tes souhaits) le conquérant du pays. Cette pyramide aurait la particularité de renfermer un système de protection très élaboré incluant des pièges (mythe ou réalité… difficile de le savoir, surtout que ça fait un peu cliché). Autre chose de tout à fait exceptionnel sur cette construction : elle repose sur un lac de mercure. Le chercheur et spécialiste en pyramides Hartwig Hausdorf fit faire des analyses pour vérifier cette vieille affirmation. Et elle fut confirmée. Les anciennes  populations locales croyaient en effet à divers pouvoirs du mercure dans l’au-delà… Et la cerise sur le couscous : trois de ces pyramides sont géographiquement situées comme les trois étoiles du baudrier d’Orion par rapport à la Voie Lactée, et deux autres pyramides, au nord et au sud du site, correspondent exactement aux étoiles Bellatrix et Saiph d’Orion. Exactement comme les pyramides du site de Gizeh.

Je ne sais pas quoi penser de ces découvertes… Les données semblent décrire des lieux mystérieux et inexplorés. Un peu trop incroyable à mon goût pour y croire, on se croirait dans un épisode d’Indiana Jones !

Quoi que l’on dise sur ces constructions, il y a des faits plus que surprenants et certains ont, je pense, été amplifiés et/ou conté au fil du temps…

Article proposé par Manon Rousselle, DNMADE1, Avril 2020

L’Histoire n’attend que vous.

Qui n’a jamais rêvé de pouvoir voyager dans une autre époque ? De pouvoir se mettre dans la peau d’une princesse, d’un soldat, d’un gladiateur, d’un Viking, d’un Gaulois ou encore d’un Romain ? Même si vous avez perdu la foi en cette magie, que vous avez délaissé votre âme d’enfant, vous pouvez encore accomplir ce rêve. Il n’est jamais trop tard. Que vous soyez enfant, adolescent, adulte, une personne âgée et que votre soif d’aventure ne vous a pas quitté, venez découvrir le Puys du Fou!

Oui je sais ça fait un peu article publicitaire… Mais la différence c’est que j’ai vécu cette expérience extraordinaire et que je partage avec vous ces souvenirs fabuleux.

Le Puys du Fou est situé en Vendée, c’est un parc un peu particulier.

Est-ce qu’il y a des manèges et des attractions ? Non.

Est-ce qu’il y a des super héros? Non.

Mais y a quoi alors au Puys du Fou ?

C’est un peu la question que tout le monde se pose. Enfin, non. On ne se la pose même pas tellement on a l’image grisonnante des sons et des lumières qui tournent en boucle dans notre tête rien qu’en attendant le mot « Puys du Fou ».

Mais tu nous dis pas. Il y a quoi là-bas?

Il y a des spectacles grandioses avec le son à fond, avec des batailles, des animaux, des cascades, des effets spéciaux. Un en particulier m’a marqué. C’était au spectacle des Vikings. J’ai vu un énorme bateau en flamme sortir de l’eau avec tout son équipage sur le pont. Non ce n’était pas une hallucination, et non je n’avais pas fumé trois pets avant de venir. J’ai réellement vu ça. D’ailleurs, je me demande encore aujourd’hui comment ils ont réussi à faire ça… Mais ce qui est extraordinaire c’est qu’il n’y a pas que ça! Il y a aussi des décors ultras-réalistes (loin des décors en  carton pâte présents à Disney…) et dans lesquels on peut se promener. Il y a le bourg de 1 900, le village du XVIIIe… Avec de vraies boutiques plongées dans le jus de l’époque. Moi je vous le dis et vous le répète on s’y croirait vraiment ! Il y a le forgeron qui fait des épées, le libraire qui vend des livres écrits à la main, le souffleur de verre, de vieilles auberges… Là-bas vous êtes coupé du reste du monde et êtes plongé dans une multitude d’époques différentes.

J’espère qu’après avoir lu cet article vous pourrez jeter vos préjugés aux lions et dire oui à ce voyage extraordinaire.

Et si je ne vous ai pas assez convaincu, ou au contraire que vous désirez découvrir ce merveilleux endroit, cliquez sur la vidéo ci-dessous.

Domitille Pajot DNMADE2 jo – Avril 2020

 

Voyager pendant le confinement ? C’est possible ! 

Bonjour a tous 😁

On se retrouve aujourd’hui enfermé durant cette période de confinement, chez nous comme des rats en cage à trouver désespérément une activité pour tuer le temps et éviter que les journées se répètent. Tu es peut-être un étudiant qui surfe sur le net au lieu de faire la tonne de devoirs donné par tes professeurs (c’est moche vas travailler tu liras ça plus tard… Quoique… reste encore 2 minutes ça va pas être long), une personne retraitée qui surfe sur internet à la recherche de nouvelles astuces ou même encore un parent en chômage partiel qui garde ses enfants intenables pendant qu’il cherche sa prochaine destination de vacances pour 2020 ou 2021 (moi je te conseille 2021 ça évitera les risques de frais engagés pour peut être rien ou même les risques de pas partir à cause d’un autre confinement va savoir. On ne sait pas ce que l’avenir te réserve).

Si le titre de mon article t’a interpellé, c’est parce que tu cherches à t‘évader et bien j’ai ce qu’il te faut. 

Je suis une étudiante qui est rentrée chez ses parents dans sa ville natale à Beaune pour le confinement. Je vais te dire pourquoi Beaune est génial ainsi que ses secrets. Je vais te parler aussi d’un lieu en particulier à aller voir si un jour, tu viens à Beaune. Le planning de vacances idéales !

Tout d’abord, Beaune est une ville située en Côte d’or dans la région de la Bourgogne-Franche-Comté, au croisement de l’autoroute A6 (l’autoroute de Paris à Lyon surnommé l’autoroute du soleil) et A31 (autoroute du Luxembourg à Beaune où elle rejoint l’A6). Beaune est le carrefour européen, car c’est une ville qui se croise par ces 2 autoroutes, mais c’est aussi la ville médiane pour les Belges qui veulent se rendre dans le sud. Avec ces 2 possibilités, le voyage dans la France est facilité, car on est à 3h de Paris, 1h de Lyon, 4h de Montpellier, 2h45 de Neuchâtel et 3h de Strasbourg.

Lorsque tu arriveras par le nord de Beaune, tu verras que Beaune est une ville fortifiée et entourée de vignoble. La ville est connue pour sa vente aux enchères annuelle des pièces de vin qui a lieu dans les Halles de Beaune en face des Hospice (je reviendrais un peu plus tard sur ce lieu) et pour son festival du film policier qui accueille des stars connues. 

 

En arrivant, tu vas tomber nez à nez avec des remparts témoignant de son histoire. Le centre-ville est situé à l’intérieur des remparts. D’ailleurs, on peut faire le tour des remparts à pied pour se rendre compte de la hauteur et de la façon, il se défendait lors des attaques. 

Le centre-ville est pavé et accessible en voiture, mais je recommande de le faire à pieds pour admirer la beauté des bâtiments historiques et plus particulièrement l’hôtel-dieu. 
En arrivant devant, il te dira sûrement quelque chose… Non? 

 

 

 

 

 

Alors regarde la grande Vadrouille avec De Funès et tu verras qu’une scène est tournée aux hospices de Beaune dans la chambre des malades (il y a même une fresque rue Rousseau des Landes témoignant de cet évènement).  

Fondé en 1443 par Nicolas Rolin et Guigone de Salins, L’hôtel Dieu donne une dimension humaniste à la ville puisque les hospices accueillent uniquement les grands malades et les déshérités. Cette tradition est d’ailleurs perpétuée avec l’organisation, chaque année, de la plus grande vente aux enchères de vins au monde le 3e week-end de novembre. Le bénéfice d’une pièce de vin est ainsi offert à une association caritative. Aujourd’hui, l’hôtel-dieu se visite avec un audio guide pour avoir plus de précisions sur ce chef d’œuvre et son histoire. Il réside à l’hôtel-dieu le tableau « Le Jugement dernier » de Rogier van der Weyden. J’aimerais te raconter tout ce que je sais, mais ça n’aurait plus aucune importance d’y aller. Alors… SURPRISE !! 

Après cette visite, tu peux t’arrêter dans un des nombreux bars ou cafés de Beaune pour manger une glace ou boire un café ou encore un verre de vin.

L ‘ALCOOL EST DANGEREUX POUR LA SANTE À CONSOMMER AVEC MODÉRATION.

Pas loin des hospices de Beaune se trouve la Vinothèque qui est le plus ancien magasin de Beaune. Si tu veux offrir du vin à tes proches ou même le découvrir, je te le recommande. Mais le mieux pour moi, c’est d’aller voir les vignerons dans les villages de la côte de Beaune (par exemple Volnay, Pommard…) Si le paysage des vignes t’intéresse, tu peux emprunter la route des vins en directions de Dijon et ainsi comprendre ses appellations et ses climats qui sont protégés.

RAPPEL :

L ‘ALCOOL EST DANGEREUX POUR LA SANTE À CONSOMMER AVEC MODÉRATION. (si tu ne sais pas qui est modération, je t’invite à la découvrir ici) 

En plus d’être ma ville natale, pour moi Beaune est une petite ville très touristique et calme. Elle est intéressante par son patrimoine culturel et vignoble. Elle est aussi très calme, mais la ville est encore plus dynamique lors des saisons estivales et durant la vente des vins. 

Pour les amateurs de photographie, la ville et ses alentours sont un super spot photos avec les vignes, les ruelles de Beaune et surtout avec ses toits en tuiles vernissées. Il y a des belles balades à faire dans les vignes, dans la ville et dans la montagne, car on se retrouve très vite en ville comme très vite en campagne.

 


Pour les fans de modélisme, je vous conseille le château de Savigny-Lès-Beaune qui est un musée vivant avec d’importantes collections mécaniques diverses. En 1979, le château est acheté par Michel Pont, viticulteur et ancien pilote automobile Albarth des années 1960. Il entreprendra des travaux pour rénover le château et ainsi exposé sa collection privée au monde d’avions de chasse, homologuée par le livre Guinness des records. On y retrouve des voitures de course, engins agricoles, engins aéronautiques (avions de chasse, militaire, avions à réaction et hélicoptères), voitures de course Albarth, motos fourgons de pompiers, maquettes et d’autres moteurs et objets divers. 

Petite note: si vous voulez faire des paris avec vos entourages ou votre famille, emmenez les à la montée qui descend à Savigny. Elle se situe le long de l’autoroute A6. Vous pouvez sûrement vous renseigner sur place auprès d’un vrai Savigniens. La montée qui descend est une montée ou une descente (tout dépend dans le sens ou vous êtes) qui va faire remonter votre voiture au point mort. Oui oui, ce n’est pas des bêtises. Vous mettez votre voiture au point mort dans la descente et en théorie la voiture devrait redescendre (logique) Et bah non cette dernière remontera. Pari gagnant à tous les coups !

Si tu veux en savoir davantage sur l’histoire de Beaune avant de venir -> regarde par ici 

Audrey RAETH

DNMADE 2 Bijouterie 

Avril 2020

Une belle demeure pour passer le confinement

Dans le monde, il existe de nombreux monuments grandioses, des reliques du passé qui restent d’impressionnants témoins de l’histoire. Si vous connaissez le Château de Groussay, vous savez que cet édifice avec tous ces composants est, et reste une âme qui nourrit la passion et la curiosité de nombreuses personnes en France. D’ailleurs, aujourd’hui encore vous avez la possibilité de vous y rendre et de toucher du doigt toutes les réalités qu’a traversées ce célèbre château.

Petite histoire

Le Château de Groussay est un édifice qui a été construit en 1815 pour la Duchesse de Charost,  fille de madame Tourzel, qui elle, était la gouvernante des enfants du célèbre roi Louis XVI et de sa femme Marie-Antoinette. Bien plus tard, le Château a été racheté en 1938 par un homme du nom de Charles de Beistegui, un esthète inspiré. Charles de Beistegui a agrandi le Château de Groussay de deux ailes, dont l’une conduit à un « petit » théâtre privé de 250 personnes.

Le théâtre de style baroque

Ces deux ailes ont été construites avec la complicité des artistes Emilio Terry et Alexandre Serebriakoff, ainsi que les architectes Desbrosses et Costi. De ce fait, la transformation du château en plus de la création des «fabriques », se sont poursuivies jusqu’à la mort de Charles de Beistegui, en 1970. Cet ensemble a été classé monument historique depuis l’année 1993.

La galerie Goya avec ses grande tapisseries

Un véritable chef-d’œuvre

Lorsque vous entrez dans le Château de Groussay, l’une des choses qui vous émerveillent, c’est le prodigieux escalier créé par Charles de Beistegui, qui a fait un aménagement complet de l’entrée de la partie centrale. Une véritable merveille ! La preuve est que la majorité des pièces sont inspirées de pièces d’autres édifices, aussi majestueux que le Château de Groussay. D’ailleurs, l’escalier dudit château par exemple, qui date du XIXe siècle est inspiré de l’escalier de la maison de chateaubriand à Châtenay-Malabry.

Ce qui vous émerveillera encore un peu plus dans ce château, ce sont ses incroyables lustres, tous différents, mais très élégants. Poêle en faïence, cheminée d’origine tapissée en porcelaine de Delft, portes inspirées de celles des appartements du pape aux Vatican, collection de plus de 250 chaises, tapisserie de style médiéval, la décoration est vraiment de mise dans le château, ce qui le rend très intéressant.

La bibliothèque est également magnifique avec son double escalier à colimaçons en acajou.

Le parc des « folies » de Charles de Beistegui

Un vaste parc est annexé au château. Dans ce parc on retrouve des fabriques décoratives ou « folies », qui sont disposées d’une façon très étudiée, afin de créer de façon interminable de la surprise durant les promenades. Ces fabriques sont généralement des constructions à vocation ornementale qui s’associe à une composition paysagère au sein d’un jardin ou d’un parc. Au Château de Groussay, on retrouve les fabriques telles que la Tente Tartare, le Temple du Labyrinthe, le Pont Palladien, la Colonne Observatoire, la Pagode Chinoise, la Pyramide, etc.

La tente Tartare, inspiré de celle érigé par le roi Gustave III de Suède.
La pagode chinoise

Ce qui ravit l’œil, ce sont les jeux de perspectives que l’on a réalisés avec ces fabriques de sorte que d’une fabrique on puisse en apercevoir une autre. Il faut le préciser, durant l’automne, les ballades dans le parc des « folies » sont simplement magnifiques.

Arthur Barth – DNMADE 1 Joaillerie – Avril 2020

L’Atlantide est alsacienne, oui madame !

Salut les Alsaciens et amateurs de cités perdues !

Je vous présente ici l’histoire d’un village disparu, basé sur les écrits officiels et la tradition orale qui me sont parvenus.

Mettersdorf, c’est le nom du village qui se dressait jusqu’au milieu du XVIIème siècle dans le Sundgau, possession des Habsbourg, territoire du sud de l’Alsace, aujourd’hui connu pour représenter l’élite de la ruralité de la région. Mais comment un village entier a-t-il pu disparaître ?

L’histoire raconte que, ravagée par les guerres successives et les épidémies, la population (certainement déjà peu nombreuse en temps normal) ne surmonta pas la guerre de Trente Ans et quitta les lieux, abandonnant maisons et cultures ; d’autres affirment que le village a disparu entre 1441 et 1576. De ce village il ne reste que l’église, transformée au XVIIIème siècle en chapelle dédiée à Saint Martin par le village voisin de Ballersdorf.

On dit cependant que des manants qui vécurent à Mettersdorf il ne resta que deux femmes. Évidemment chacune disposant de la moitié des terres et forêt qui composaient autrefois le village. L’une des femmes se maria à un habitant de Ballersdorf, l’autre à un homme de Gommersdorf. C’est pour cela, dit-on, que Ballersdorf dispose aujourd’hui d’une très grande forêt, et que ses habitants seraient si proches de ceux de Gommersdorf.

La chapelle Saint Martin renferme un autel en pierre, la légende raconte que, lors de l’installation de celui-ci, un jeune homme amoindri, apportant son aide tant bien que mal et dont un bras était raide, se vit guéri miraculeusement.

Mettersdorf n’est pas le seul village ayant disparu, on en dénombre une demi-douzaine, les raisons étant toujours les mêmes : guerres, pillages et maladies. Ainsi fut aussi victime la chapelle de la Burnkirch renfermant des fresques du XVème siècle et ayant abrité un exorciste à la fin du XIXème siècle dont je vous conterai l’histoire dans un prochain article : « Les possédés d’Illfurth » !

RIETSCH Samuel – DNMADe2 Ho- 01/03/2020

À 3, coupez tous votre souffle, plongez avec moi sous la mer où règne le mystère…

  La mer et toutes les espèces et trésors qu’elle abrite ont, depuis toujours, bercé mon esprit d’un sentiment mystique : une sorte de libération, une délivrance.

Pour commencer, plongez dans cet univers aquatique à travers ce poème, « le plongeur »(1867), issu du recueil Les jeunes croyances, du poète, romancier et Dramaturge Jean Aicard.

Où va ce plongeur sublime, 

Intrépide en son travail ? 

Il va ravir à l’abîme 

Ses perles et son corail.

Où va cet oiseau qui passe 

Dans le grand firmament clair ? 

Je veux plonger dans l’espace 

Comme on plonge dans la mer !

Où va l’étoile, ô mon âme,

Qui file ainsi qu’un éclair ? 

Je veux plonger dans la flamme 

Comme on plonge dans la mer !

Océan, père des mondes, 

Rempli d’astres et de jour, 

Comme on plonge dans tes ondes 

Je veux plonger dans l’amour !

 

Depuis mon plus jeune âge, je dérive loin de la plage fuyant les bords de mer agités, les eaux troublées par les vacanciers. C’est dans le sud, le long des calanques des roches rouges de l’Esterel , au bord des criques de Anthéor que nous partons à la découverte de la faune sous-marine et de ses secrets enfouis. Accompagnée de mon père et mon frère, nous nous  faufilons dans les courants dansants, motorisés par la force de nos jambes prolongées par nos palmes.

Le jeu a été lancé depuis des années, celui d’explorer, de trouver les arches, grottes et tunnels sculptés dans les roches sous marines. Concentration, stabilisation, inspiration, et tu plonges à pic dans les profondeur… Là tu croiseras l’habitat de petits poissons fluorescents à l’entrée du passage, tu y verras des algues et des anémones qui valsent au rythme des courants et de tes mouvements… Dans ta progression dans l’abîme, que tu voyais de la surface si noire si angoissante,  tu trouveras la lumière perçante qui t’attend de l’autre coté de la cavité. Et à travers celle ci t’émerveilleras devant les coraux, oursins et crustacés incrustés dans la roche. Tu croiseras peut-être le chemin d’une seiche, d’un poulpe, ou d’une murène. 

Photographiant chaque instant dans ta mémoire, tu devras précipiter ton passage car du souffle il t’en manquera. Encore quelques coups de palmes pour éviter d’effleurer la roche minée d’oursins qui se trouve au dessus de toi, il te suffira d’un dernier effort pour retrouver la surface et expirer un geyser de ton tuba, reprendre enfin ton souffle et tes esprits. Pour cela l’analyse, le contrôle de son corps et de son souffle font partie intégrante de l’exercice d’apnée. 

T’es tu déjà confronté à l’immensité de l’océan ? Flotter seul au dessus de cette puissante masse d’eau, sans fond, sans fin, l’inconnu des profondeurs. Ce peut être pour certains une angoisse totale comme d’être projeté au beau milieu de l’univers, comme ça peut être aussi une libération, une prise de conscience imminente.

Il suffit d’interpréter ses sensations et de prendre conscience de la beauté de cette face cachée de la terre qui abritent tant d’espèces incroyables et encore méconnues.

Connaissez vous le niçois Guillaume Nery ? Notre double champion du monde d’apnée en poids constant (à la seule force des muscles des jambes et des bras, avec et sans palmes), il fait de sa discipline un art, une philosophie. Il descend à -129 mètres de profondeur et est même descendu accidentellement à – 139 mètres. Pour lui, « L’apnée c’est un voyage intérieur » il cherche l’osmose et la communion avec l’élément, son environnement.

Il y a quelques semaines il a posté une vidéo d’une de ses plongées où l’on entend un son étrange qui fait écho dans la mer. Ce bruit mystérieux interpelle, questionne les internautes.

 Et c’est alors qu’il nous révèle sa source, en effet il s’agissait ni plus ni moins d’un appel à l’aide de la faune des océans en danger d’extinction. Le bruit est le regroupement de 30 enregistrements d’animaux agonisants, capturés, piégés par des filets de pêche. Cette réalité choquante mise en scène par l’ONG SeaSheperd  vise à alerter les dangers de la surpêche. Je vous laisse les explications de Guillaume et ses images bouleversantes qui peut-être agiront comme un électrochoc. On est maintenant bien loin des beaux poèmes et de la magie que nous offre la nature quand on s’aperçoit qu’elle vient, à présent, nous glisser entre les doigts… 

Laurie Camelot – DNMADe Bij 2 – Février 2020

Une villa ça vous va ?

Besoin de vous évader, de changer d’air ? Je connais l’endroit parfait pour ça : La villa Ephrussi     

Je l’ai visitée et j’ai adoré. C’est un endroit agréable et paisible qui vous transporte dans le temps. Elle se situe entre Nice et Monaco sur la presqu’île du cap Ferrat. C’est une magnifique demeure de style renaissance à l’Italienne. Créée en 1907 par les architectes Jacques Marcel Auburtin et Aaron Messiah sur la demande de la Baronne Béatrice de Rothschild, la villa porte le nom de son époux de l’époque Maurice Ephrussi.

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L’architecture inspirée des villas italiennes laisse place à d’immenses pièces. Inondées par le soleil de la côte d’azur, celles ci sont tout simplement magnifiques. Les sols polis, les colonnes blanches, les tapisseries, les moulures aux plafonds, les broderies et meubles anciens témoignent du raffinement de ces lieux.

               Le patio lieu dans lequel Béatrice accueillait ses visiteurs et donnait ses réceptions

Résultat de recherche d'images pour "villa ephrussi interieur"                                                               Le grand salon  

 Résultat de recherche d'images pour "villa ephrussi interieur"Villa Ephrussi de RothschildRésultat de recherche d'images pour "villa ephrussi interieur"                                                                                         La chambre de la Baronne

Avant sa mort Béatrice de Rothschild lègue sa villa chargée d’histoire et remplie d’objets de collection qu’elle a acquis au cours de sa vie à l’académie des beaux-arts.  Voici quelques-uns des objets que j’ai préférés :

De trois choses, en ferez-vous une ? tableau en forme de médaillon réalisé pars François Bouche

 

Ce régulateur de parquet est une pendule sur pied réalisée par Jean-Baptiste Duchesne vers 1726

Les sculptures jeunes filles aux deux colombes et Vestale à la corbeille de fleurs de Joseph-Charles Marin (1791)      

Si vous avez l’occasion de la visiter je vous conseille de prendre votre journée car si la visite de la villa prend du temps, vous vous perdrez littéralement dans les 8 jardins à thèmes qui entourent la villa. Exotique et hors du temps la visite des jardins m’a permis de m’évader totalement, de voyager à travers les pays. Grâce aux différents décors à couper le souffle que nous offrent les jardins à la Française, Florentin, Espagnol, Japonais, Lapidaire, Exotique, Provençal, et la roseraie.

Résultat de recherche d'images pour "jardin espagnol villa ephrussi"   Voici le jardin principal conçu à la demande de Béatrice de Rothschild en forme de pont de bateau

Résultat de recherche d'images pour "jardin exotique villa ephrussi"Le jardin exotique

Alors envie de faire un petit tour sur la côte d’Azur ? En attendant je vous laisse regarder un aperçu du domaine en vidéo https://vimeo.com/321704273

Emilie Detouillon – DNMADe 2 Ho – Février 2020

Luciole adorée, Luciole embrasée …

Ce matin lorsqu’on s’apprêtait à prendre l’avion, Julie ma petite sœur s’est attardée sur un écran qui indiquait le tracé de notre vol. Elle m’a demandé à quel pays appartenaient les îles qu’elle voyait à droite et que nous allions survoler.

Le Japon n’y était pas directement indiqué mais je lui ai fait remarquer des villes comme Nagasaki et Hiroshima et plus particulièrement celle de Kobo.  A partir de ce moment, ces villes ont fait écho dans sa mémoire car il y a quelques semaines de cela je lui avais fait découvrir un film d’animation Japonais incontournable; « Le tombeau des lucioles »…

En effet il m’a paru important qu’à son âge elle puisse découvrir et ressentir ce chef d’œuvre de Isao Takahata qui nous plonge dans les périodes crues de la seconde guerre mondiale où il retransmet sans hésiter le destin tragique de deux orphelins.   

Alors, la gorge serrée, on plonge dans le film et on progresse lentement dans le calvaire du grand frère Seita et de la petite Setsuko. Ils font face aux bombes lâchées par les bombardiers américains, à la mort crue de leur mère brûlée dans leur ville embrasée de Kobe et de leur père mort au combat, à la faim, à la maladie et à l’indifférence qui devient insupportable pour ces êtres si innocents.

On est ému par la complicité de Seitsuko et de son grand frère à qui l’on arrache les piliers de l’enfance mais qui malgré tout essayent tant bien que mal de se créer un bouclier protecteur pour faire face à toutes ces horreurs et les injustices auxquelles ils sont confrontés.

C’est à travers différentes scènes que Takahata passe de détails effroyables de la guerre à des scènes de poésie extrêmement légères telles que la baignade au  bord de la mer, la récolte des lucioles au bord du lac étoilé… Ces séquences sont de véritables respirations au cours de l’histoire mais elles s’achèvent cependant toutes sur l’ombre de la mort, omniprésente, s’insinuant dans presque chaque image et chaque réplique.

Pourquoi est-ce que les lucioles meurent-elles si vite? -Setsuko

 

 

La beauté et la grâce des graphismes de la scène des lucioles nous a plus particulièrement touchée avec ma sœur car il y a quelques années de cela nous avons pu assister à ce spectacle lors d’un voyage en Malaisie. En effet c’est en s’enfonçant en pirogue dans la mangrove humide de Cherating durant la nuit, que nous avons pu aller à la rencontre de nuées de lucioles vacillant et clignotant autour de nous. Le spectacle était silencieux, majestueux. Les « Fireflyes » mâles, qui eux seuls émettent des signaux lumineux pour attirer les femelles, sortaient des feuillages des arbres et venaient à nous grâce à une torche spéciale à feu rouge qui les appelait. Ils venaient alors se déposer quelques instants sur nos têtes, sur nous bras pour ensuite s’envoler à nouveau dans le ciel et se refléter avec les étoiles sur la rivière.

Instants précieux, qui le sont d’autant plus pour Seita et Setsuko qui persistent à vivre en rêvant et en se questionnant avec leur âme d’enfant mais qui, petit à petit, viennent s’éteindre comme les lucioles dans ce monde où l’on recherche la paix.

Je vous invite vivement à aller voir (si ce n’est pas déjà fait, et encore,  revoir c’est toujours génial) ce chef d’œuvre de Isao Takahata, grand maître des studios Ghibli ! 

PS : Et en plus, pas d’excuse pour les amateurs Netflix il y est depuis peu de temps et à regarder en vostfr c’est encore mieux ! ;))

Laurie Camelot – DNMADe Bij 2 – 2019-20