Un soupçon de couleurs

– Si j’étais un fruit, je serais une pêche, parce que comme elle, je déborde d’énergie.      – Si j’étais un animal, je serais un lion, parce que comme lui, je suis fort en caractère.   – Si j’étais une plante, je serais l’indigotier, parce que comme lui, je rappelle la valeur culturelle et historique des pays d’Afrique de l’Ouest.                                                               –Si j’étais une matière, je serais du coton, parce que comme lui, je protège la peau par ma douceur.                                                                                                                                       –Si j’étais un jeu, je serais de la pâte à modeler, parce que comme elle, je suis le résultat d’une certaine créativité

Qui suis-je ???

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Le Gangsta Blog

Passionné depuis mes 9 ans par les plus grandes pointures du Gangsta-Rap, j’ai décidé d’orienter le sujet de cet article sur des histoires qui ont traversé mon  enfance.

Le Rap est un style de musique très généralement abordé pour des textes provoquants, abordant des thèmes tels que la violence, la drogue, la criminalité, la prostitution, les armes, le racisme, …, et j’en passe !

YG, Schoolboy Q Postpone Music After Nipsey Hussle's Death
Nipsey Hussle, Rappeur de Los Angeles décédé par balle le 31 Mars 2019 devant sa fille par une de ses connaissance affiliée également aux gang des Crips

Los Angeles, très réputée dans le monde pour son industrie cinématographique, connait depuis un demi-siècle un taux de criminalité élevé, de la vermine, des hors-la-loi entièrement déterminés à casser les codes imposés par la société Américaine.

Pourquoi ceci, à cet endroit pourtant si légendaire ?

Les Gangs (En particulier les Crips) :

Les Etats-Unis, historiquement liés à l’esclavage de la population africaine, se sont servi de cette main d’œuvre pour fonder la richesse du pays tel qu’on le voit aujourd’hui. Mais cette puissante richesse est synonyme de colonisation et de maltraitance.

https://i.la-croix.com/x/smart/2020/10/20/1201120375/nombreuses-images-darchives-documentaire-retrace-naissance-mouvement-plonge-lAmerique-annees-1960_0.jpgDans les années 1960 En Californie, de fortes tensions entre blancs et noirs se font remarquer. La rébellion débute et on retiendra la fondation de la Black Panthers Party* en 1966, qui est un moment clé lié à l’histoire des gangs.

* : Mouvement révolutionnaire créé par les Black Panthers, un rassemblement d’Afro-Américains qui se sont battu pour l’égalité des « races » et pour lutter contre la violence des forces de l’ordre envers les personnes de peau noire.

En 1969, Tookie Williams et Raymond Washington associent leur groupe pour fonder le gang des Crips qui, à la base, servait à protéger les gens du quartier des menaces extérieures tels que la police et les bandes délinquantes des autres quartiers. Leur haine pour la société les a menés à monter en puissance via l’illégalité avec le Racket, l’obtention et le trafic d’arme à feux, le crime,…

Raymond Washington, l’un des deux co-fondateur n’aurait jamais voulu que la violence de son propre gang dépasse le stade du combat à main nue et se fasse avec des pistolets et des fusils. Des gens pensent d’ailleurs qu’il aurait été assassiné par une de ses connaissances appartenant au gang, refusant le bridage que Washington voulait imposer à son union.

Il faut croire que l’arrivée des combats armés viendrait des Pirus (première grande famille des Bloods), qui s’en sont servi lors d’un combat contre les Crips afin de compenser le défaut du nombre de membres affiliés.

Bloods & Crips | Spotify
On peut voir ici une intéressante distinction entre les Crips et les Bloods. Le Bleu et le Rouge. A l’époque où la rivalité était a son apogée, si un Crip se vêtait d’une affaire avec un petit détail de la mauvaise couleur, il mettait fortement sa propre vie en danger, au risque de se faire tuer par ses propres frères.

Pablo Escobar a démocratisé l’exportation de la cocaïne sur le marché noir des Etats-Unis et les gangs ont profité de cette opportunité en entrant dans le business. Les Gangster ne sont ni cuisiniers, ni pâtissiers mais connaissent une recette qui va leur permettre de se faire encore plus de monnaie qu’ils nomment « Crack« *.

*: Cocaïne mélangée au Bicarbonate. Les deux ingrédients sont insérés dans de l’eau bouillante. Dès que l’eau est évaporée, le résultat se trouve au fond de la marmite. Cette nouvelle drogue est plus abordable financièrement pour les consommateurs.

Le Rap :

Après le Blues et la Funk, Le Rap vient à nous, Européens,  comme une puissante vague depuis la fin des années 80. Ce style, normalement originaire de la East Coast (New York), traverse le continent Nord-Américain d’Est en Ouest direction Los Angeles. Les Crips, Les Bloods, à ce moment très puissants et fortunés expriment leur vie dans le « Mic » (Micro) et il faut croire que ça a marché. 

Le monde entier connait alors aujourd’hui l’épopée de ces gangs grâce à la musique. C’est cette musique qui m’a permis de me faire prendre connaissance de ces histoires aussi passionnantes que malsaines.

Julien KOLLY, DNMADE1HO – Fév 22

 

 

 

 

Un textile caméléon, solution d’une industrie destructrice

La mode, sûrement l’une des industries les plus polluantes du monde moderne, doit évoluer.

Aujourd’hui, l’industrie de la mode repose sur la fast-fashion, c’est à dire le renouvellement ultra-rapide des collections. Elle entraîne l’exploitation de milliers d’ouvrier.e.s payés une misère voire réduits en esclavage (ouïghours) dans des pays pauvres tels que le Bangladesh ou encore la Chine. Au-delà de ses conséquences sociales dramatiques, la fast-fashion représente aussi un impact environnemental phénoménal. Que ce soit au niveau des tonnes de gaz à effet de serre rejetées dans l’atmosphère, de la pollution des sols, des eaux ou encore de la consommation d’eau et d’énergie, l’industrie de la mode est aujourd’hui l’une des plus destructrices.

Pour remédier à cette industrialisation abusive, de nouvelles solutions sont aujourd’hui approchées. L’upcycling et la seconde main, par leur accessibilité financière, représentent aujourd’hui les solutions les plus attractives. La slow-fashion a aussi vue le jour ces dernières années, c’est une mode visant à contrer un modèle de production de masse et standardisé, mettant en avant la qualité des produits, la transparence de la chaîne de valeur ainsi que la diversité et la responsabilité de ses acteurs. La slow-fashion va amener à un renouvellement et une réinvention des textiles.

De nouveaux tissus comme « Chromorphous », sont aujourd’hui développés, dans l’objectif de permettre une mode s’adaptant aux goûts changeants des utilisateurs. À l’image d’un caméléon ce tissu permet à un seul vêtement ou accessoire d’apparaître sous plusieurs aspects. Développé par une équipe de chercheurs du collège d’optique et photonique à l’université Centrale de Floride, cette nouvelle technologie est une révolution. Plus besoin d’acheter la même pièce dans tous ses coloris, un seul modèle les permet tous. Les fils tissés à l’aide de machines à tisser industrielles, abritent des micro-fils métalliques permettant au courant de circuler et de venir chauffer plus ou moins des pigments thermochromiques. Ces pigments varient d’une couleur à une autre en fonction de la température qui leur est transmise. Le tissu est alimenté par une batterie rechargeable cachée à l’intérieur du vêtement ou de l’accessoire. La texture du tissu est semblable à celle du denim, et il peut être lavé et repassé. Les fils modifient la température du tissu de manière rapide et uniforme. Le changement de température est à peine perceptible au toucher. Une application mobile permet à distance, de les commander et de créer alors une multitude de combinaisons de couleurs et motifs. Le tissu reste légèrement plus grossier qu’un tissu classique en coton ou polyester, mais le CREOL travaille à produire des fibres plus minces afin que le matériau soit plus lisse, plus flexible et semblable aux tissus actuellement sur le marché. Le Dr Ayman Abouraddy, professeur d’optique et de photonique au College of Optics & Photonics de l’Université de Floride centrale (CREOL), déclarait :

« Notre objectif est de mettre cette technologie sur le marché pour avoir un impact sur l’industrie textile »

Cette technologie pourrait un jour aller jusqu’à proposer à l’utilisateur de devenir lui même créateur, designer de ces objets, notamment par le biais de l’application mobile, en proposant un espace de libre création, comme une page vierge sur laquelle il serait possible d’inscrire des motifs, couleurs, mots. Cette potentielle évolution de l’application mobile permettrait une réelle collaboration et cocréation entre créateurs de ces vêtements/accessoires connectés et acheteurs. L’accessoire ou le vêtement Chromorphous évolue avec l’utilisateur. il est par conséquent, un objet pour lequel l’acheteur va porter plus d’attachement. Celui-ci s’en séparera donc moins facilement. On retrouve alors bien cet objectif de mode plus durable que vise la slow-fashion.

Lily-Rose H. – DNMADe1JO – Déc. 21

Extravagancia

«Pour réaliser de grandes choses, il faut d’abord rêver.»

Coco Chanel

Empli de rêves et de magie, de complots et de trahisons, le monde de la Haute Couture subjugue et ensorcèle depuis toujours. Faits de grands créateurs, destinés à une clientèle fortunée, ces vêtements défient leur fonction première, qui est de vêtir un corps, en affirmant une personnalité, une idée, une époque ou un savoir-faire. Créateurs classiques, créateurs extravagants ou créateurs culottés, les stylistes du monde de la Haute Couture sont avant tout des artistes qui jouent avec les matières, les motifs et les couleurs pour créer un nouveau monde visuel fait de formes fantasmagoriques ou improbables.

https://pin.it/4gqb8ib

Certains trouveront dans ces œuvres vestimentaires une immense perte de temps ou d’argent, certains diront même que ces tenues, importables par le commun des mortels, n’ont aucun intérêt d’existence sinon le fait d’être « jolies ». Et je répondrai d’accord. D’accord car la Haute Couture n’est pas destinée à être portée, elle est destinée à être observée et encensée, elle est destinée à sublimer un corps, à raconter une histoire, à faire voyager et à créer un univers visuel unique et merveilleux. Elle est destinée au rêve et à la fantaisie.

Dans cet article, je ne ferai pas plus longtemps l’éloge de la Haute Couture. J’aimerais seulement mettre en avant quelques créateurs, connus ou non, ainsi que leur travail, à la fois inspirants, choquants et uniques…

Ces créateurs ne sont que quelques exemples parmi beaucoup d’autres artistes. Moschino et Schiapparelli (que l’on redécouvre à nouveau, proches du surréalisme), Jean-Paul Gaultier (trublion de la mode) ou Alexander McQueen (dans son univers animal).

Le monde de la mode et de la Haute Couture est de l’art et, à ce titre, il peut être ornemental, engagé ou politique. Certains créateurs, obligés de s’expatrier pour faire accepter leur art, ont été décriés par le public ou la critique à cause de leur travail trop engagé, trop irrévérencieux, trop dérangeant, trop politisé…

https://pin.it/3hzci4f

Malgré tous les problèmes que soulève le monde de la mode comme la grossophobie, la haine de l’imparfait, les débats sociaux ou environnementaux, l’utilisation de peaux ou fourrures d’animaux rares, l’exploitation d’êtres humains et de tous ces autres scandales, il règne dans cet univers un voeu unique de poésie et de beauté, de dénonciation et de rêve. Surfant sur la vague féministe et libérée, consciente des problèmes de société et de climat de ces dernières années, un nouveau monde de la mode et la Haute Couture se dessine, plus ouvert aux différences, plus inclusif, plus libre…

“Le mauvais goût, c’est de confondre la mode, qui ne vit que de changements, avec le beau durable.”

Stendhal

Justine Carrière – DNMADE 23Jo – Décembre 2021

Un carré d’expression pour une fenêtre sur l’art

Maison parisienne, ouverte en 1837, Hermès fait partie de ces enseignes qui mettent un point d’honneur à la créativité et à garder la majorité de leur fabrication sur le territoire français. Il s’agit également d’une entreprise familiale depuis 6 générations. Actuellement implantée dans 45 pays à travers leurs 306 magasins, la maison propose un panel de 16 métiers artisanaux. Parmi ceux-ci on trouve la maroquinerie, le prêt-à-porter femme et homme, les chaussures, les chapeaux, les gants, la bijouterie, l’horlogerie, les parfums et bien d’autres. On trouve également la soie masculine dirigée par le directeur artistique Christophe Goineau et la soie féminine dirigée par la directrice artistique Cécile Pesce.

Ce sont ces deux ateliers qui nous intéresseront pour cet article, la soie féminine et masculine, et plus particulièrement les carrés de soie. Afin de réaliser le design des carrés de soie, la maison met en avant les partenariats avec des artistes externes. Certains de ces carrés de soie restent dans les codes traditionnels de la maison tandis que d’autres tendent à les casser pour aller vers un design plus contemporain.

Carré dit « classique » : Carré 90 dessiné par Henri d’Origny et carré 90 dessiné par Virginie Jamin.

 

 

 

 

 

 

Autres types de carrés : Carré 90 Danse Pacifique dessiné par Laurence Bourthoumieux, Carré 90  Grand Théâtre Soie dessiné par Gianpaolo Pagni ou bien encore le Carré 140 Chic, Le Sport ! dessiné par Dongjoo Seo hermes.

Certains, sont brodés comme le Maxi pointe quadrige perlé dessiné par Pierre Péron ou bien encore le Carré 90 brodé Jungle Love Rainbow dessiné par Robert Dallet.

 

 

D’autres ont une courbe plus graphique comme le Carré 90 Variations autour de La Longue Marche dessiné par Julio Le Par.

 

 

Pour finir, certains tendent vers un design plus simple et plus unis comme le Carré 90 Encadré d’Eperon d’Or dessiné par Henri d’Origny.

A travers cet article, je souhaitais présenter un travail collaboratif entre une maison de haute couture / joaillerie et des artistes externes. La preuve est faite, la maison Hermès le fait à merveille à travers plusieurs métiers artisanaux. Personnellement, je trouve que ce sont des partenariats intéressants, ils permettent de mettre en avant des artistes de différents horizons et de différentes cultures. J’apprécie l’idée d’avoir comme contrainte de travailler sur un carré car cela laisse bien plus de possibilité pour le dessin que ce que l’on pourrait imaginer au premier abord. La possibilité de diversifier autant le graphisme et les techniques pour la réalisation des carrés est également quelque chose que j’affectionne. Je trouve également la démarche de garder la majorité de la fabrication en France en promouvant un travail artisanal et écoresponsable, importante. En ce qui me concerne, même il s’agit d’un travail que je respecte et même si je trouve la démarche très intéressante, je ne me verrais cependant pas porter un Carré Hermès.

Sitographie : Boutique en ligne officielle d’Hermès | Hermès France (hermes.com)

Renaudat Maëlle – DNMADE23JO – Décembre 2021

L’art comme vitrine de l’inclusivité ?

Depuis la création des premières civilisations, l’homme est en quête de sociétés meilleures et œuvrant pour le bien de tous.

De nos jours, exprimer notre vision de la société du futur devient de plus en plus possible, notamment grâce aux réseaux sociaux et à l’Art qui offrent à chacun une plus grande liberté d’expression.

On remarque au travers des différents domaines artistiques, qu’une volonté de changement domine les autres sujets. On vient chercher dans l’art un moyen de mettre en lumière des problèmes sociétaux. Celui-ci va notamment, ces dernières années, avec les formes d’art contemporaines, permettre d’amener un bouleversement des codes, des idéaux et canons de beauté. On va donner de la visibilité à ce qui auparavant n’en avait pas, comme par exemple à des handicaps, des maladies et types de peaux, des morphologies… Une inclusivité nouvelle va ainsi voir le jour, on va venir promouvoir, favoriser et défendre l’intégration de minorités.

L’inclusivité amènera aussi à la création du mouvement Body Positive. Que ce soit dans l’univers de la musique, dans l’écriture, dans les arts plastiques ou encore dans les arts appliqués, le Body positivisme s’inscrit aujourd’hui dans un but de sensibilisation du public.

L’artiste-peintre Harmonia Rosales, fait partie des artistes contemporains luttant pour une meilleure représentation des personnes de couleur. Elle remplace les hommes blancs par des femmes noires dans des œuvres telles que la célèbre fresque de Michel-Ange intitulée “La Création d’Adam” qui orne la partie centrale de la voûte du plafond de la Chapelle Sixtine. Elle vient ainsi rétablir une visibilité aux femmes noires dans l’art.

Dans le milieu de la mode, de plus en plus de magazines célèbres mettent aussi en lumières des corps et des particularités physiques, qui, par le passé, ont été mis à l’écart. La mode remet désormais en question les normes validistes et prône le mouvement « body positive ».  C’est le cas pour Vogue, qui commençait l’année 2021 en publiant une couverture dans laquelle Paloma Elsesser, mannequin américaine de « grande taille » posait sexy et assumée.

Sur les podiums aussi, nous pouvons retrouver davantage de morphologies et peaux différentes. Ainsi des mannequins comme Jillian Mercado, Aimee Mullins, Del Keens, Andreja Pejic, Tess Munster ou encore Winnie Harlow, atteinte de vitiligo sont de plus en plus demandées sur les défilés de haute couture.

Contrairement à avant, où le handicap n’était montré que dans des magazines ou documentaires à but informatif, il est maintenant projeté sur les podiums et défilés. Le mannequin transgenre Aaron Philip, quadraplégique depuis sa naissance ainsi que Viktoria Modesta , amputée d’une jambe, font partie des figures emblématiques de ce tournant.

 

Dans l’univers du cinéma, les producteurs cherchent eux aussi à apporter une visibilité aux minorités. C’est le cas de Nicolas Duval-Adassovsky, Yann Zenou et Laurent Zeitoun qui en 2011, avaient présenté sur le grand écran le film « intouchables ». On y retrouvait l’acteur François Cluzet jouant le rôle d’une personne tétraplégique aux côtés d’Omar Sy. Le handicap n’est pas le seul sujet abordé on y suit également une amitié forte entre deux personnes que tout oppose. Cette amitié va amener le public à comprendre que le handicap n’est pas une fatalité et ainsi le normaliser au sein de notre société.

L’inclusivité est comme on peut le voir une préoccupation très actuelle de notre société, et prenant de plus en plus d’ampleur dans le milieu artistique.

Lily-Rose H. – DNMADe1JO – Oct. 21

Lâchons le python : place au poisson !

cuir de saumon d’Islande

 LE CUIR DE POISSON, OU L’UPCYCLING DU DEFUNT POISSON

  Le tannage de la peau de poisson est une technique ancestrale apparue en Islande. Cependant, voilà seulement une trentaine d’années que le poisson et sa peau se frayent lentement un chemin sur les devants de la scène. En effet, le cuir est plutôt connu comme étant de la peau de vache. 

Mais après tout, cette pauvre vache n’a rien demandé. Ici, le poisson offre de multiples possibilité de cuir. Mais il est inutile d’aller chez le poissonnier et d’hurler comme un forcené « Je veux des chaussures en peau de merlot! ». Le tannage est un processus long et minutieux effectué par des professionnels depuis des décennies. Je ne saurais mieux vous expliquer le processus que cette charmante dame au cours de cette vidéo. Il est nécessaire de constater toute l’étendue des possibilités s’offrant aux domaines liés aux designs quant à l’utilisation de cette matière noble et variée qu’est le cuir marin. Montres, bijoux, vêtements ou encore mobilier voici différents costumes que le poisson revêt.

Bracelet en cuir de veau et cuir de tilapia(cuir de poisson montrant la beauté de l’écaille)

Confucius a dit « Quant un homme a faim, mieux vaut lui apprendre à pêcher que lui donner un poisson ». Quand certains mangent le poisson, d’autres en récupèrent les détritus pour les transformer en merveilles. Le cuir de poisson est une matière éco-responsable et une représentation de l’économie tournante. Il est la mode d’aujourd’hui et le bienfaiteur de demain. Bien trop d’animaux sont injustement exécutés pour leurs peaux et leurs pelages. Pour certains, il suffit d’aller chez le poissonnier réclamer les déchets et en quelque jours le tour est joué. Voici un cuir inscrit dans le développement durable et acteur de l’économie. Parce que oui, on récupère la peau d’un poisson consommé, on la traite et la revend des centaines d’euros pour les plus belles peaux!

De quoi innover et faire plaisir aux fortunés!   

NOUVIER Léa DNMADEjo1 année 2021

Montre avec bracelet en cuir de galuchat (cuir résistant et à l’allure perlée) 

L’hypocrisie du prêt-à-porter

La mode est un art, certes, mais à quel prix devrions-nous le tolérer dans un monde qui prône le fast fashion ? 

Ici, je ne pointe pas du doigt la haute couture (même si celle-ci n’est pas complètement en accord avec les droits de l’Homme et de la planète), mais plus précisément le prêt-à-porter

“N’achetez pas juste pour le plaisir de le faire. Je pense que les gens ne devraient pas investir dans la mode, mais investir dans le monde.” 

Contre toute attente, c’est une des actrices les plus importantes de la mode contemporaine, la créatrice britannique Vivienne Westwood, qui est à l’origine de ce paradoxe.

L’art de consommer, c’est un grand sujet de discorde : Le Fast-Fashion, la surconsommation de vêtements et accessoires en tous genres. Je ne pense pas vous l’apprendre, mais l’industrie du vêtement est la deuxième la plus polluante au monde, après celle du pétrole. L’exploitation humaine dans ce milieu est aussi un des points pour lesquels il faut boycotter la surconsommation. (La répression des ouïgours vous en avez entendu parler ?)

Et si vous l’apprenez, je sais, difficile de croire que le contenu de notre placard peut avoir autant d’impact sur la planète. Mais malheureusement, il est temps pour tous de prendre conscience de ce fléau, bel et bien présent depuis le début des années 90 avec l’arrivée d’enseignes tels que Zara dans les épicentres de la mode.

Alors nous ne sommes pas tous parfaits, je le sais, on consomme tous, peut-être inconsciemment et de manière non réfléchie, mais peut-être qu’après cet article, nous porterons tous ensemble, un regard différent sur notre manière de consommer ? MAIS il y a quand même avant tout commencement une différence entre faire du shopping toutes les semaines sans réfléchir, et tous les quelques mois sans en abuser.

Je sais, vous n’avez rien à vous mettre, vous avez toujours l’impression de ne pas avoir un style qui en jette. Mais au final, ses dépenses ne vous desserviraient-elles pas ?

Les origines d’abord, viennent de la société actuelle, comme nous travaillons dur, on mérite des récompenses, de se faire plaisir, et c’est là que les achats interviennent. On propose presque ses achats en tant que solutions radicales pour atteindre le bonheur.

Une publicité Dior qui en dit long… Alors d’accord un achat provoquera quelques heures de bonheur, mais ce ne sera pas durable. La consommation agit comme un pansement sur une plaie ouverte.

C’est aussi et peut être la provenance d’un mal-être non résolu. une consommation EXCESSIVE liée à un manque, comblée par ses achats.

« La surconsommation est souvent liée à des carences affectives. »

Notons que si votre vie est normalement constituée, et équilibrée, pas besoin de céder aux sirènes des boutiques, si elle est suffisamment remplie d’activités ou d’un métier ayant pour vous, du sens, il n’y aura pas cette sensation ou moins le besoin  de « posséder ».

Nous sommes tous poussés à consommer, via les réseaux sociaux, les youtubeuses, instagrameuses et j’en passe qui conduisent aussi à vouloir toujours acheter plus, à mourir d’envie d’acquérir ce maillot de bain SHEIN, ou ce petit sac Zara. Et comparer sa penderie, à celle d’une influence qui change de tenue tous les jours (dont la plupart des articles leur sont offerts par les marques), un sentiment d’avoir une penderie dépassée car on en voit toujours plus et toujours de nouvelles choses sur tous ses réseaux qui occupent notre esprit.

Sans parler du désastre bancaire que peut avoir cette obsession à la mode et ce qu’il s’y passe, c’est aussi l’état de la penderie qui doit être inquiétante. Si quand on ouvre ce placard et qu’elle est au bord de l’explosion, il y a des questions à se poser.

« Si vous passez plus de 5 minutes à trouver votre tenue du jour, c’est soit parce que votre penderie n’est pas bien rangée, soit parce que vous avez des vêtements en surnombre et que vous vous y perdez et/ ou que vous n’avez pas les bonnes pièces. « 

Je me suis donc renseigné sur les solutions contre la surconsommation, et le meilleur moyen de lutter.

  • Il faut se poser les bonnes questions. Là en ce moment, quelles sont les choses que je n’ai jamais le temps de faire ? Quels sont mes rêves enfouis ? Qu’est-ce qui me procure de la joie ? Il est en fait important de se questionner sur nos envies.
  • Aujourd’hui, et en ce moment il faut savoir que nous sommes aidés, la mode éthique nous mène à consommer via les friperies, vide dressing, les vêtements de seconde main, Vinted, United Wardrobe et plein d’autres qui sont en plein essor ! Une super alternative aux fast-fashion, qui réjouit tout le monde.
  • Bien évidemment, réduire notre consommation, ne pas jeter ses vêtements mais les vendre où les donner !
  • Et si vous n’êtes toujours pas décidé à consommer mieux et plus intelligemment, veillez au moins à opter pour  les meilleures matières, les meilleurs lieux de fabrication et les labels et les marques de confiance. Pour continuer à acheter, sans trop culpabiliser.

Pour finir, je vous laisse sur un documentaire « The true Cost » qui montre le vrai prix à payer pour nos vêtements achetés dans le prêt-à-porter. Un documentaire qui devrait nettement changer votre point de vue sur ce fléau.

http://www.la-carotte-masquee.com/true-cost-fast-fashion/

« Les riches entreprises voient les pauvres comme une opportunité de s’enrichir. »

Il est important de garder à l’esprit ce que nos actes à tous, provoquent à l’autre bout de la planète et ne pas oublier que tout ça c’est réel et cruel. Même si s’acheter un pyjama chez Primark, c’est humain, et c’est ok. Mais tout cela en bonne conscience et sans excès c’est mieux, même si, comme je le disais : Nous sommes tous humains, imparfaits et un peu égoïstes. On essaye tous de faire de notre mieux 🙂

Journot Lola – DnMade 1 joaillerie – Avril 21

Une mode qui ne se porte pas vraiment.

Oui oui, vous avez bien lu. Des vêtements que l’on ne peut ni porter directement, ni toucher. La raison ? Ils sont numériques.

Aussi saugrenue que puisse vous sembler cette idée, c’est un phénomène grandissant dans le milieu de la mode. C’est en tout cas ce que propose « The fabricant ».

 

 

 

 

« The fabricant » est une maison de mode numérique basée à Amsterdam aux Pays-Bas. Créée par Kerry Murphy avec Amber Slooten elle est spécialisée en design de mode 3D et en animation. L’idée est de réaliser une mode numérique en se basant sur des expériences numériques sans jamais toucher aux matériaux physiques. Elle compte une bonne vingtaine d’employés à travers le monde et fait plusieurs collabe avec différentes marques comme Buffalo London, Soorty et Puma.

Buffalo London                        Soorty                                                  Puma

Il est possible d’acheter un vêtement digital et de demander à l’insérer sur une photo avec une personne. Comme, par exemple, avec le projet « Iridescence ». Cette robe est la première en son genre et il s’agit de la première transaction blockchain. Cette œuvre d’art unique est traçable, échangeable et à collectionner. La propriétaire actuelle de la robe a la possibilité de faire insérer la robe virtuelle sur une photo où elle apparaît. Cela donne l’impression qu’elle porte la robe.

Plusieurs maisons de haute couture ont déjà fait appel aux mondes virtuels et aux vêtements digitaux pour promouvoir leurs collections. Gucci a présenté sa collection avec les Sims, la maison Margiela a utilisé Animal Crossing et Louis Vuitton, League of Legend.

Pour Amber Slooten, l’idéal serait d’arrêter de produire toujours plus de vêtements et de rentrer dans un monde nouveau où la création serait numérique. Elle est arrivée à cette conclusion en cherchant un moyen de ne plus utiliser de vrais matériaux afin de préserver l’environnement. C’est également un moyen de tendre vers un nouveau regard sur la manière d’aborder la mode et de la créer.

Je ne sais pas pour vous mais pour ma part je suis à la fois émerveillée et en même temps très sceptique sur cette idée de mode digitale. J’apprécie cette idée de pouvoir créer « à l’infini » sans que cela ait un impact important sur l’environnement. Je vois également ce mode de création comme une porte ouverte pour l’imaginaire, car il n’y aurait plus besoin de prendre en considération les contraintes des matériaux. Ce qui fait que l’on peut
inventer, par exemple, un vêtement brodé de pierres précieuses sans avoir à gérer les questions de réalisation ou de coût. Cela permet également de voir le rendu d’un vêtement avant une éventuelle création. J’aime également cette manière de réinventer la mode et de lui donner un goût de nouveauté et également d’illimité.

D’un autre côté l’idée d’avoir des vêtements qui soient uniquement digitaux laisse un questionnement sur le paraître. On voit aujourd’hui que l’apparence est quelque chose d’extrêmement important, presque une idéologie pour certaines personnes. Le fait d’avoir accès à ce type de vêtements pourrait amplifier cette idée de paraître.

Et vous, ça vous tenterait un vêtement virtuel ?

Quelques effets de matières informatiques :

Lien pour voir différentes créations :

Dropbox – 02_PRESS_KIT – Simplifiez-vous la vie !

Lien du site internet :
The Fabricant | A Digital Fashion House

Maëlle Renaudat – DNMADE 1 Bij – Février 2021

 

« L’Exhibition(niste) »

C‘est à Paris que j’ai eu la chance de voir au Palais de la Porte Dorée                              dans le XIIe arrondissement                                                                                           l’exposition  Christian Louboutin « L’EXHIBITION(NISTE) » 

Marque iconique de la mode française elle est aujourd’hui connue dans le monde
entier pour la fameuse « semelle rouge », c’est une référence dans la pop-culture actuelle. L’exposition dévoile les inspirations et le processus créatifs, du premier dessin  en passant par toutes les étapes de confection pour arriver à l’objet final.  

Quand on arrive dans le premier sas, c’est une salle complètement Rouge, (ambiance Pigalle), avec une quarantaine de paires de chaussures identiques accrochées au mur, puis nous arrivons au début et il y a une phrase qui dit « Au début, il y a souvent un dessin et ici tout a commencé par ce dessin... » 

Une simple inspiration, un simple panneau.

Un grand nombre de souliers de la collection personnelle de M. Louboutin ou autres personnes connues ayant des modèles exclusifs taillés sur-mesure, comme Michael  Jackson, Mika par exemple mais aussi quelques prêts des collections publiques . Des vitraux d’exception faits pour l’occasion et dans une autre salle se trouve une ÉNORME sculpture de glace en forme d’escarpin disposée tel un autel d’église. (Un peu mégalomane tout de même.)

Nous apprenons aussi que c’est Christian Louboutin qui a inventé ou en tout cas remis au goût du jour le NUDE (not send nudes, le Nude) pour tous types de peau du plus blanc au plus foncé. 

On y voit également des projets inédits avec quelques-uns des artistes qui lui sont les plus chers : le réalisateur et photographe David Lynch, l’artiste multimédia néo-zélandaise Lisa Reihana, le duo de designers anglais Whitaker Malem, la chorégraphe espagnole Blanca Li, le plasticien pakistanais Imran Qureshi.

Il a une salle particulière. Une salle interdite au moins de 18 ans, qui est assez explicite sur les penchants sadomasochistes du créateur, on y voit des chaussures douloureuses juste à la vue, non adaptées au pied et de multiples illustrations assez explicites. (Alors est-ce  pour cela que les escarpins Louboutin font, selon la rumeur, un mal de chien?)

Et pour finir, on peut voir un couloir avec toutes les photographies, films, magazines, émissions de télé, posts Instagram, remises de prix ou quelconque évènement où la semelle rouge apparaît, on comprend alors que Louboutin est partout. (Enfin au pied de qui a les moyens de s’en payer.) 

Si vous ne connaissez pas le Palais de la Porte Dorée, il est l’ancien musée national de l’immigration, son architecture est d’une grande beauté.

Et pour l’anecdote Christian Louboutin était fasciné dès l’adolescence par la beauté architecturale et la richesse ornementale du Palais de la Porte Dorée, ce qui a nourri très tôt son amour de l’art et des arts appliqués, c’est pour cela que l’exposition y a eu lieu. 

 

Salome Rdg /DnMade 2 Jo / Décembre 2020

Du rêve à l’horreur

NE SOYEZ PAS TROP CURIEUX !

Il y a quelque temps déjà, une campagne avait agi face aux maltraitances animalières dans l’industrie du cuir et celle-ci a fait fureur.

C’est pour cela que je décide de vous en faire part. Cette campagne a été faite dans un grand centre commercial de Bangkok en Thaïlande.

Certaines images et vidéos peuvent choquer certains d’entre vous.

L’association « Pour une Ethique dans le Traitement des Animaux » (PETA) s’est associée avec l’agence de pub Oglivy & Mather à Bangkok pour réaliser une exposition temporaire assez choquante en son genre. Leur but était donc de dévoiler aux clients les potentielles horreurs pratiquées dans le domaine du cuir.

Le luxe vend du rêve ? Attendez de le découvrir.

C’est donc dans le luxueux pop-up store le plus en vogue de Thaïlande, qu’étaient donc exposés des sacs à main, des chaussures, des portes-feuilles ainsi que des cravates en cuir. La présentation de ces produits cache un terrible secret et celui-ci sera découvert que lorsque les clients seront attirés par un certain produit et donc ils décideront alors de l’ouvrir ou de l’essayer.

C’est donc pour cela que l’agence de pub a décidé de recréer des organes artificiels à l’intérieur de leurs produits, ils ont été remplis de chair, de sang, et même d’un cœur battant d’animal à l’intérieur de ces produits luxueux comme les sacs à mains par exemple. On peut ainsi voir sur la vidéo, une femme choquée et crispée devant l’horreur, c’est-à-dire un cœur qui est en train de battre. Cette réalisation est parfaitement réussie et celle-ci marquera la population aux mutilations des animaux pour de pauvres sacs ainsi que pour d’autres produits.

L’organisation nous informe qu’environ 700 000 crocodiles et 440 000 pythons ont été élevés pour utiliser rien que leur cuir ou leur peau. Plus précisément, en Asie, notamment en Thaïlande, le premier exportateur de peaux de reptiles. Il y en a beaucoup trop, surtout si l’on considère leur douleur.

Pourtant, selon PETA, les animaux possèdent des conditions de vie impensables. Les animaux sont tués juste pour leurs matières, ce qui est horrible. Certains animaux sont tués à coups de marteau, ils possèdent des coupures à vifs. C’est donc pour cela qu’il faut stopper ces actes de barbarie.

Cette campagne est donc une sorte de politique de dénonciation, celle-ci est tout de même choquante et elle a pour le but de mettre les gens face à la réalité des choses et leur prouver l’horreur qui se cache derrière cette technique. Ainsi, une société du groupe LVMH qui a fait l’objet d’une enquête par l’association l’année dernière s’est assurée depuis qu’elle respecte la réglementation internationale dans ses exploitations. Il est donc important de contrôler les entreprises de luxe qui se procurent du cuir ou non. C’est donc grâce à ses associations que la vie des animaux sera meilleure et moins en danger.

Pour finir, penseriez-vous voir les produits de luxe utilisant du cuir ou de la peau de la même manière ? C’est donc pour cela que je vous laisse sur la vidéo de la campagne de Bangkok pour vous sensibiliser à ce sujet.

Et vous alors, qu’en pensez-vous ?
Faites le moi savoir en commentaire !

Merci pour votre lecture !

       Cora Cesar-DNMADE1Jo-décembre 2020

L’extravagant monsieur Cardin

 

 

Toutes mes excuses pour ceux qui saignent des yeux et pour les autres on vous pardonne. Après tout on ne peut pas connaître tout le monde sur terre même si il s’agit de l’un des cinq français les plus connus au monde.

Je peux comprendre que les goûts et les couleurs de chacun sont différents et que certains auront davantage de plaisirs à lire un article sur Cristiano Ronaldo et c’est pour cette raison que je ne vous juge pas, que je ne dirais pas que vous êtes incultes ou ignorants. Je laisse ce plaisirs aux lecteurs admirateurs de la haute couture.

Si vous avez compris mon second degré j’espère que connaisseurs ou non vous aurez plaisir à lire cet article sur cet homme incroyable qu’était Pierre Cardin.

Et pour commencer qui est monsieur Cardin ?

Il est né en 1922 en Italie et nous quitté il y peu à l’âge de 98 ans le 29 décembre 2020 et ce qui est sur c’est qu’il a bien vécu. Il s’agit d’un grand couturier, modéliste et homme d’affaire. 

 

Il y a tellement de choses à dire sur lui qu’un seul article ne suffirait pas, mais pas de panique mes chers lecteurs, synthétiser est mon deuxième prénom.

Le créateur, rénovateur de la haute couture française d’après-guerre, a enchaîné les inventions futuristes, lance la première ligne de vêtements pour homme, et appose son nom sur de nombreux produits.

Il débute à 14 ans chez un tailleur avant d’entrer en 1944 dans la célèbre maison Paquin. en 1947 Pierre Cardin est le premier employé de Christian Dior (là par contre vous êtes obligé de connaître). Il fonde dans les années 50 sa propre maison et révolutionne la haute couture avec ses silhouettes circulaires abstraites, des formes sculpturales et de nouveaux tissus tel que le vinyle ou la fausse fourrure qui fera scandale (et qui fait aujourd’hui le bonheur de tous les défenseurs des animaux). Ses tenues frappent aussi par leur couleurs et leur motifs empruntés au pop art.

 

Il est le premier styliste à lancer, en 1960, une collection de vêtement masculins. A la même époque, il propulse sur ses podiums de mode féminine la première mannequin de l’Empire du Soleil Levant jamais vue à Paris : Hiroko Matsumoto (1936-2003) dont il tombe amoureux a Tokyo. Avec cette icône de poupée japonaise, il ouvre la voix à une vision internationale de la mode

Un Milliardaire

En apposant ses initiales « PC » sur ses cravates, briquets, papiers peints, ou mobilier ce capitaine d’industrie avait fait de son nom une marque globale. Pierre Cardin a multiplié les contrats de licence ce qui lui a permis de devenir milliardaire.

Dans le même temps son flair imparable lui permet de déceler en Jean Paul Gaultier un talent de mode. De même que pour Philippe Stark, designer star, qui sera stagiaire dans sa maison, à l’époque ou le couturier s’invente designer, en dessinant des meubles colorés aux formes géométriques révolutionnaires pour l’époque.

Pierre Cardin semblait sûr de lui et n’hésitait pas à l’affirmer par son franc-parler  » C’est un danger pour la mode de produire sans cesse, moi j’ai un style reconnaissable qui fait ma signature, on ne peut pas en dire autant des autres ».

Chers admirateurs de la haute couture, ignorants ou fans de Cristiano Ronaldo j’espère que cet article vous aura plu et vous motivera à découvrir les grands noms du design.

 Amélie Talour – DNMADE 1 Joaillerie, Décembre 2020

Duca Lorenz ou l’art du sucre

Quand on ouvre les portes de sa cuisine, on pense tomber sur un lieu où la gastronomie rêgne en maitre… mais pas dans une bijouterie. Et pourtant ce chef cuisinier a retourné son tablier pour faire du sucre un métier d’art.

 

Façonné comme du verre, Travaillé comme du métal, le sucre resplendit de mille feux entre ses mains d’alchimiste.

Un travail novateur où sa curiosité l’a emmené jusqu’à des présentations joaillères. Car si certaines de ses œuvres sont destinées à être dégustées d’autres pourront être portées régulièrement, en fonction de la technique utilisée. Son secret ? Il vous faudra gravir des montagnes d’ingéniosité, traverser des courants d’expérimentations ratées. Un chemin semé d’embuche que seul un alchimiste de l’êxtreme, curieux des matières a su franchir. Un mélange de talent, de volonté et de travail.

Peut-être trouverez-vous la recette secrète de la joaillerie sucrée. Mais trouverez vous celle de la maroquinerie de sucre, son nouveau terrain de jeu ? Duca Lorenz n’a pas dis son dernier mot. Il fabrique désormais des sacs en cuir de sucre, pouvant être portés quotidiennement. Ces objets de luxe brisent l’image que nous avons d’un sucre collant, qui fond à la chaleur et se dissout au contact de l’eau. Ils semblent tout droit sortis de l’irréel.

L’objectif de ses œuvres, en dehors de la prouesse technique, c’est de faire de votre rencontre avec ses créations un moment unique et inoubliable, de vous offrir des émotions sur un plateau d’argent.

Trouvera t-il d’autres mystères bien gardés de cette matière ? Laissons-le tranquillement gravir une autre montagne de savoir, et allez découvrir son site en attendant sa nouvelle découverte:     http://www.ducalorenz.com/

Alicia C. – DNMADe Jo 2 – Oct 2020