La renaissance de la Jersey

Image issue d’un tournage de clip de Kerchak

L’histoire de la Jersey

La Jersey club né en 2001 sur EP DAT BUD, le projet de DJ TAMEIL, disc-jockey américain et pionnier de ce style avec Tim Dolla. Ces deux jeunes beatmakers du New-Jersey s’inspirent des sons clubs de Baltimore, eux-même influencés par la House de Chicago. Ils arrivent à créer un nouveau style musical mélangeant le hip-hop et la dance, en ajoutant leurs propres codes, la Jersey Club.

Dix ans plus tard, c’est grâce à Soundcloud, plateforme musicale permettant à n’importe quel artiste de partager son travail avec la communauté, qu’une toute nouvelle vague de beat-makers utilisant ce style voient le jour. Notamment, nous pouvons retrouvé une femme, DJ Uniiqu3, qui fut la première personne à poser sa voix sur un son de Jersey Club, grand pas en avant vers la Jersey drill que l’on connaît aujourd’hui. Grâce à elle, les beat-makers deviennent des artistes d’autant plus complets car ils deviennent également chanteur ou rappeur. Depuis cette nouvelle vague, la Jersey a commencé à passer en radio, ce qui lui a permis de sortir du secteur fermé des clubs de nuits et s’ouvrir au grand public.

La Jersey remise au goût du jour

C’est donc Bendman Rill qui décide de remettre la Jersey au goût du jour et notamment de l’importer dans le monde du rap. Ce fut un franc succès en 2021 et il fut tel qu’il créa un tout nouveau style de musique par la suite : La Jersey Drill.

Kerchak pour LeMonde

Cette catégorie a permis à de nouvelles têtes montantes de la scène française de s’affirmer et de faire une place parmi les artistes les plus écoutés. Par exemple, on peut citer parmi les plus connus Kerchak, Sto ou encore Implaccable. D’autres rappeurs déjà bien connus du public s’y sont aussi essayer comme Gambi ou Key Largo.

Autre élément que l’on retrouve dans la Jersey Drill, hérité de par ses origines, est la danse. En effet, c’est une musique à la base faite pour danser et ces nouveaux rappeurs l’ont bien compris. De ce fait, ces musiques sont très présentes sur le réseau social TikTok, application initialement dédiée à la danse. C’est donc pour cela que ce style musical fait de plus en plus de bruit aujourd’hui, ce qui lui a permis de prendre de l’importance et renaître sous une nouvelle forme.

Comment faire de la Jersey ?

La recette est simple et assez identifiable d’une musique à l’autre. Il faut tout d’abord un BPM aux alentours de 140, les temps doivent être divisés en triolets (3 courtes notes par temps), et surtout des samples de rap, rnb, electro, pop, musique rétro gaming (qui visent l’émotion et les souvenirs du public). Effectivement, la Jersey se base sur des reprises de classiques en tout genre. De plus, il est nécessaire de rajouter beaucoup de sound effect de toutt type en fond. Au niveau du visuel, ce sont des scènes aussi rapides que le rythme de la musique, avec beaucoup de flashs lumineux (attention aux épileptiques) et beaucoup de vfx, particulièrement au niveau des transitions.

Extrait du clip Jersey One de Key Largo

LETESSIER Robin DNMADE Horlogerie 1, Octobre 2022

A la découverte de Section 26

« Ces gens qui ne supportent pas qu’il existe de la musique fantastique qu’ils ne connaissent pas. » Cette citation de monsieur JD Beauvallet (ancien rédacteur en chef des Inrockuptibles), à mon sens, résume bien le sujet abordé ici.

Les Inrockuptibles, Rock & Folk, Magic Mushrooms… si ces fanzines et leur démarche originelle vous parlent, vous serez heureux de parcourir Section 26. Ce qui m’intéresse ici ce n’est pas les sujets que l’on retrouve sur ce blog, qui se rapprochent plus de la pop moderne de Magic que du rock indé des Inrocks originels.

J’ai eu la chance d’assister à une table ronde des membres de l’équipe de ce Webzine à la Rodia de Besançon au sujet de la presse musicale. Composée d’anciens membres des plus grands fanzines français et de nouveaux arrivants, cette équipe se regroupe pour lutter contre l’affadissement de la presse musicale institutionnelle, comme l’avaient fait les Inrocks en 1986. Ces magazines se voulant en opposition à la tendance journalistique du moment, ils sont maintenant des institutions bien en place qui ont perdu de vue leurs objectifs initiaux au profit des intérêts financiers. Le nom de ce webzine est une référence et un jeu de mot évident au groupe Section 25, un groupe que la plateforme défend avec conviction en pied de nez aux médias traditionnels qui ne s’y intéressent pas.

Véritables obsédés de musique, ils sont conscients dès la création du projet que l’âge d’or de la prescription de la presse musicale est derrière eux. L’objectif n’est donc pas de faire du contenu qui s’adresse à tout le monde mais bien d’afficher avec subjectivité des avis tranchés (et tranchants) sur les projets dont ils ont envie de parler. Sans jamais se soucier de l’intérêt que va susciter l’article, ces grandes plumes comme Matthieu Grunfeld ou Etienne Greib, défendent les artistes en lesquels ils croient. Une démarche trempée d’honnêteté et disponible gratuitement qui parlera aux adeptes de découvertes musicales.

Antonin GUERRET – DNMADE 2 Ho – Octobre 2022

Comment deux petits français sont entrés à jamais dans l’histoire de la musique ? 

Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo, vont se rencontrer au collège-lycée Carno à Paris en 1986. Ils se trouvent plusieurs passions communes, dont la musique. Ils en écoutent très souvent à tel point qu’ils décident de monter un petit groupe de rock avec un certain Laurent Brancowitz, qu’ils décident d’appeler « Darling’». Ils passent beaucoup de temps chez des disquaires, dont Daniel Dauxerre. Ils vont aller enregistrer et publier leur 45 tours qui est composé de 2 titres ; « Cindy so loud » et « Darlin 2 ». Ce groupe ne fait pas beaucoup de bruit en France, mais un peu en Angleterre, en tout cas assez pour que le magasine Mélodie Maker publie en 1993 un article sur les dernières créations des jeunes, dont celles de « Darlin’ ». Ils vont en faire une critique qui va rester dans la légende : 

« The two Darlin’ tracks are a daft punky thrash called « Cindy So Loud » ( that’s the title and the sole lyric ), and a bizarre fuzz-guitar reading of The Beach Boys’ « Darlin’ ». 

« Punk foireux, punk débile, punk stupide », qui va blesser les deux adolescents et mettre fin à leur petit groupe. Quelques années plus tard, ils découvrent les « ravers », les débuts de la musique techno, c’est nouveau, c’est frais, c’est de leur époque. Ils aiment, ça les inspire, ils vont vouloir explorer cet univers, et créer leur première maquette. Ils font partie de la génération issue de la scène électro-française, en être un de leur meilleur représentant à l’inter-national de ce que les gens ont appelé la « French-Touch ». Lors d’une « rave », d’une soirée, ils vont rencontrer quelques personnes qui gèrent un label écossais Duophonic, et vont leur faire écouter leurs maquettes. Ces derniers sont emballés par le talent et la détermination des deux amis, et en 1994 sort le premier projet, trois titres. Ils commencent à se produire en tant que DJ, et répondent maintenant sous le nom de « Daft Punk » pour faire un hommage à cette critique qu’il avaient reçue quelques années plus tôt. Il y a une effervescence autour d’eux, dans ce qu’ils proposent ; ils ont quelque chose que les autres n’ont pas, une rigueur, une inspiration, une technique. En 1995, tout commence à s’accélérer, on les appelle d’un peu partout, mais surtout ils sortent la musique « DA Punk » qui fait vraiment décoller leur groupe. Elle est jouée et écoutée un peu partout, en Europe, aux États-Unis, et mine de rien, ils ont déjà cette vision de l’international ; de la musique électronique, des titres en anglais, le fait de ne pas signer en France… ils ont aussi cet aspect avant-gardiste de créer leurs musiques dans leur chambre, leur appartement ; ce qu’on pourrait appeler aujourd’hui le « Home Studio » ! 

Leur premier album d’ailleurs, qu’ils vont appeler « HomeWork » justement, va sortir en 1997 et va être distribué dans des dizaines de pays, et se vendre à plus de 2 millions d’exemplaires. Voyant leur notoriété monter, ils comprennent et se rendent compte qu’ils veulent se cacher le visage pour protéger leur vie, leur liberté. Pour conserver leur anonymat, ils n’ont pas encore l’idée des casques à cette époque, car leur succès arrive trop vite. Ils commencent donc à se cacher le visage lors d’interview ou de reportages avec des masques banals qu’ils trouvent dans des magasins. En gardant leur liberté, ils veulent gardent le contrôle. 

Ce contrôle, ils le veulent depuis le commencement. Ils sont indépendants de l’industrie vorace de la musique, mais aussi entre eux ! Thomas Bangalter est le créateur du titre annexe « Music Sounds Better With You » qu’il a mis sous le nom d’un autre groupe créé exclusivement pour ce morceau : « Stardust ». Après l’explosion de leur premier album, ils vont trouver l’histoire parfaite à raconter ; Thomas nous dit « Nous n’avons pas choisi de devenir des robots. Il y a eu un accident dans notre studio. Nous étions en train de travailler sur le sampler quand, le 9 septembre 1999, à 9h09 très exactement, il a explosé. Quand nous avons repris conscience, nous étions des robots. » . Fasciné par toute cette technologie, ils vont décider de s’en imprégner afin d’être faits de métal et de son, tout comme leur musique. Cette décision va avoir plusieurs avantages : 

  • Ils rendent leur image et l’image de leurs albums intemporels
  • Cela les protègent du « star-systèm » qu’ils refusent 
  • Ils gardent 100% du contrôle de leur image
  • Et le choix de la voix robotique et du reste deviennent cohérent avec cette icône de la techno qu’ils représentent 

Anti-systèmes, indépendants, ils deviennent donc des robots qui portent des jugements et des messages sur les êtres humains. Cela renforce leur pouvoir musical et c’est une position, qui artistiquement, est doublement impactante. 

En 2001, ils décident de mettre la barre très haut et sortent leur deuxième album « Discovery ». Leur album (qui est vraissemblablement le plus culte) se vend avec une nouvelle tournure, un nouveau virage dans leur style musical en choisissant de se tourner vers des sons beaucoup plus pop et mélodiques qu’avant. Cependant, ils montrent toujours leur excellente maîtrise du « sampling ».

 

Malgré cet énorme succès, leur nom commence à s’effacer, et les projets qu’il sortent ensuite, comme leur album « Humain After All » en 2005 ou Électroma en 2007, vont beaucoup moins plaire à leur public. Ils décident alors de reprendre la scène et le live, chose qu’il faisaient beaucoup plus avant d’avoir cette notoriété. En 2006, ils commandent à tous les fournisseurs des États-Unis, et payent une vraie fortune des LED, jusqu’à ce qu’il y ait des ruptures de stock, pour créer d’immenses écrans géants lumineux. Ces écrans, ils vont les utiliser lors d’un concert inoubliable au Festival Coachella tout proche de Los Angeles. Ce concert marquera les esprits et redéfinira les codes des représentations musicales publiques, et même les boîtes de nuit jusqu’à aujourd’hui. C’est maintenant vu, revu, ancré dans nos habitudes, mais à cette époque, personne n’y avait encore pensé ; ils décident de mettre une claque visuelle, et une claque auditive en créant de toute pièce un immense remix de leurs trois derniers albums. Les Daft Punk sont de retour pour en mettre plein les oreilles mais maintenant plein la vue. 

Pour ce qu’il s’ensuit, ils vont décider de collaborer avec un orchestre et donc de revenir à cette industrie de la musique qu’ils critiquaient jusque là. En 2013, ils annoncent leur 4ème album : « Random Access Memories ». Ils réalisent leurs rêves de gamins en travaillant avec des grandes figures de la musique et en faisant hommage à de nombreux noms. Les années s’accélèrent ensuite, et ils vont réaliser encore d’autres nombreuses collaborations, pour finalement se séparer le 22 février 2021. 

Après leur annonce par le biais de l’extrait du film « Électroma » ; on peut dire que « la boucle est bouclée ». 

En effet, ils incarnent cette image de robots, de casseurs de codes, d’avant-gardistes, mais en même temps, de rêveurs. Ces rêveurs ont pu passer de samples d’artistes qu’ils admiraient réalisés dans leur chambre, avec qui ils ont fini par travailler des années plus tard. Ils s’apparentent à réaliser un rêve, à l’ambition d’une vie, d’une passion qu’ils ont pu mener jusqu’au bout en imposant leur vision des choses, en restant fidèles à eux mêmes du début à la fin. Nous pouvons les remercier de laisser derrière eux ce bel héritage musical, et d’ainsi nous montrer que malgré le succès, la notoriété, on peut tout à fait faire des choix qui vont, soit, impacter notre vie (positivement ou négativement d’ailleurs ) en gardant nos valeurs, en gardant ce pour quoi nous avons commencé. Ce n’est pas une recherche du meilleur projet, du meilleur tube, de la meilleure idée, mais simplement deux amis qu’on a critiqué avec de la pure méchanceté dès leurs débuts, et qui ont su montrer de quoi ils étaient capables. Cette moquerie qui les a détruits ils l’ont travestie et en ont fait une icône mondiale gravée dans l’histoire de la musique, ce qui est une belle revanche et une belle fin d’histoire en soi.

Esther Loras, DNMADe2Jo, décembre 2022

Comment les Daft Punk sont entrés à jamais dans l’histoire de la musique ?

La plupart des gens connaissent les Daft Punk, mais ne connaissent pas bien leur histoire, ni même l’impact qu’ils ont eu sur le monde de la musique.

Le commencement :
Très jeunes, au lycée les deux parisiens, Thomas Bangalter et Guy Manuel de Homem-Christo forment un groupe de rock en 1992 nommé Darlin. Ils sortent un disque de 45 tours avec 2 musiques dessus. Mais celui-ci n’a eu que très peu de succès. Seule une critique d’un magazine anglais les a qualifiés de «daft punky trash» (punks débiles).  Cela va réellement les décourager. Ils vont donc mettre fin au groupe Darlin par la suite…

Darlin' : lorsque les Daft Punk n'étaient encore que de simples punks  idiots - Toutelaculture
Pochette de Darlin

De nouvelles inspirations :
Une période de remise en question s’installe. Ce qui va leur permettre de découvrir un style différent, notamment les raves, l’électro… Le duo parisien est séduit par ce nouveau genre de musique. Ça les inspire, ils ont envie d’explorer cette nouvelle variété qui n’est toujours pas développée. Ils s’investissent à 100% jusqu’à créer leur première maquette.
Ils rencontrent un label écossais qui va adorer leur maquette et qui, par la suite, publiera leur 1er  trak à une seule et unique condition : ils font ce qu’ils veulent, rien ne doit être retouché, tout doit être authentique.

Thomas et Guy Manuel devront trouver un nom de groupe. Ils décident de reprendre la critique que le magazine anglais leur avait faite auparavant. Les Daft Punk sont créés.

Le premier succès DP:
En 1995, les deux chansons Da Funk et Rollin’n’Scratchin’ sont un réel mélange des styles, et particulièrement à travers leur instrumentation (boîtes à rythmes, synthétiseurs mêlés à des guitares de métal…). Le public anglais, en soif de rave et de violence, accroche totalement à ces sonorités.

Da Funk a été un succès commercial qui leur permettra de s’exporter en Europe. Ce sera le single de leur 1er album “Homework » (entièrement fait dans leur chambre). Homework va être distribué dans des dizaines de pays, et se vendra à plus de 2M d’exemplaires. Les Daft Punk ont très rapidement du succès, ils font partie de cette première génération issue de la scène électro française et en sont l’un de leur meilleur représentant international de ce que les gens vont appeler la « French Touch ».

Couverture de l’album « Homework »

Anonymat synonyme de liberté :
Le duo parisien a toujours voulu être indépendant. Après l’explosion de leur 1er album, ils ont très vite eu l’idée de se masquer. En 1999 ils vont à Hollywood faire appel aux talents de Tony Gardner pour se faire fabriquer un casque sur mesure chacun.

Selon la légende (introduite par Thomas Bangalter lui-même) cette apparence peu commune serait due à un accident : « Nous n’avons pas choisi de devenir des robots. Il y a eu un accident dans notre studio. Nous étions en train de travailler sur le sampler quand, le 9 septembre 1999, à 9h09 très exactement, il a explosé. Quand nous avons repris conscience, nous étions des robots ».

Ce n’est pas un choix par pur hasard, l’image est contrôlée à 100 %. Premièrement, l’image est intemporelle, on ne peut pas mal vieillir dans un casque. Deuxièmement, ça leur permet de se protéger du star-system qu’ils refusent. Enfin ils gardent totalement le contrôle de leur image et le choix de la voix robotique devient cohérente dans l’œuvre de Daft Punk. Ils ont acquis une position artistique très maligne, tout était très réfléchi et les messages étaient clairs…

Daft Punk, le masque, la plume et le génie français - La Libre
Daft Punk et leurs casques

Discovery :
En 2001 ils sortent leur album le plus culte “Discovery en assumant pleinement un style pop, bien plus mélodique que le précédent avec plus de 3M d’albums vendus. Cet album leur permet de vraiment s’affirmer en tant qu’artistes, tout en refusant de collaborer avec d’autres artistes.

L’art du sampling :
Les Daft Punks ont fait partie des premiers à avoir utilisé le « sampling » (échantillon sonore issu d’un enregistrement préexistant, qui est utilisé pour créer une nouvelle œuvre musicale). Une expression littérale de l’avancée des nouvelles technologies qui modifieraient non seulement le son de la musique, mais aussi les méthodes de fabrication et d’expérimentation. Si aujourd’hui plus aucun artiste ne peut se passer de cette technique c’est en partie grâce à eux !

Révolution du live :
A cette époque, dans le milieu de l’électro les concerts en live n’étaient pas ce qui était de plus élaborés. Si aujourd’hui les lives peuvent être des shows à couper le souffle c’est en partie grâce à Daft Punk. En effet, Coachella, qui au début des années 2000 était reconnu comme l’un des festivals les plus populaires du monde, essaya d’avoir Daft Punk. Évidemment, chaque année ils refusent, bien que Coachella augmente le cachet. C’est en 2006 que le duo répond « ok mais on veut l’argent avant car on en a besoin pour le show » Coachella accepte. Ils vont par la suite travailler dans l’ombre sans prévenir personne. Ils vont dépenser tout l’argent perçu par le show en faisant appel à tous les fournisseurs de LED des États Unis jusqu’à la rupture de stock. En 2006 les LED n’étaient pas communes comme aujourd’hui, personne n’avait vu un écran géant de LED. C’est ce mouvement-là qui a redéfini les codes des concerts, boîtes de nuit…d’aujourd’hui. Tout en préparant un mix de leurs 3 albums en 1 set unique. Le show était aussi bien réussi visuellement que auditivement Il restera ainsi gravé à jamais dans l’histoire de la musique et de Coachella. Il s’en suivra ensuite un album live, une tournée mondiale, 2 nominations aux Grammys…

Ouverture à la collaboration :
Ils ont passés leur vie à sampler des morceaux des 70’, c’est ce qu’ils aimaient avant tout. Toutefois ils sont désormais prêts à contacter des artistes pour pouvoir collaborer avec eux (Kanye West, The Weekend, Stardust, Parcels…) . En 2013, lorsqu’ils sortent leur 4ème album  “Random Access Memories, ils teasent leur premier single dans un lieu symbolique pour eux : Coachella avec notamment la présence de Pharrell William. Cette prestation et ce morceau resteront emblématiques dans le monde musical. Ils repartiront avec 5 Grammys pour la musique et leur live (avec Stevie Wonders). Les petits Français ont réalisé leurs rêves progressivement tout en ayant eu le contrôle du début à la fin! Ils sont uniques. Et produisent leur musique sans faille

La fin d’une belle histoire :
Pour terminer, les Daft Punk se sont séparés le 22 février après vingt-huit ans de carrière et quatre albums. Le duo n’a pas seulement révolutionné la musique populaire à travers un nouveau modèle esthétique, mais a su redéfinir les relations entre les artistes et l’industrie musicale. Tout en imposant leur vision des choses, ils sont restés fidèles à eux même du début à la fin. Ainsi ils ont aidé le genre électronique dance/music à devenir populaire et davantage streamer. Leur musique a inspiré beaucoup de jeunes talents tels que Disclosure, Martin Garrix, Dj Snake, Avicii, Zedd…

Les deux légendes Thomas Bangalter et Guy Manuel sont rentrés à jamais dans l’histoire de la musique !

À voir : une vidéo complète d'un concert des Daft Punk en 2007 fait surface
Performance Alive en 2007

Rollin Clara DNMADE 1HO – Oct 2022

La Eighty’s et Toute ses Spendeurs

À la sortie des années 70, il y a les années 80, une décennie légendaire dans beaucoup de domaines !

Pourquoi le passé serait-il mieux que le présent ? Il s’agit en effet d’une question difficile pour des gens qui n’ont pas vécu ce fameux « passé » de la funk et de la coupe mulet, de la Delorean et celle de Rocky.

Sous le biais de la richesse musicale et des photos colorées alléchantes de cette époque, il aurait été amusant de vivre les bons moments du passé auprès de la jeunesse de nos ancêtres les plus proches : nos parents.

Le Cinéma :

MIAMI VICE - Petite lucarne & Grand Ecran
Les Détectives Sonny Crockett et Ricardo Tubbs de l’incroyable série Miami Vice de 1984

Aujourd’hui, nous sommes plutôt cinématographiquement sur la perfection, plus le droit au moindre défaut et ceci avec des thèmes violents et horrifiques. Malheureusement, ceci est un régal visuel pour les amateurs des salles aux grands écrans, mais, n’est ce pas une véritable souffrance de produire de telles œuvres qui refoulent l’imperfection du monde ? Cette concurrence acharnée entre chaque entreprise ne soutiendrait-elle pas inhumanité, la pression, la dépression et la surconsommation ? La beauté est, pour beaucoup de cas un cache misère, surtout pour  les réalisations destinées aux petits Bout’choux si on peut citer Disney. 

La Zik :

Du côté musical, l’évolution des modes de loisirs a bien fait changer les choses. Le Smartphone, en 1980 ?! Smart quoi ?! Ça n’existait pas, donc il fallait s’occuper autrement en sortant les instruments de musique avec les amis par exemple. Et leur loisir là, quand on écoute du Rock des années 80, on se rend bien compte qu’il a porté ses fruits  ces fameux musiciens, si on peut citer Bon Jovi, Toto,…, qui avait un niveau et une inspiration hors norme, surtout avec l’aménagement des sons synthétiques liés au tout début de l’ère de la haute technologie.

En Tournée Avec de Bon Jovi Dans Les années 1980 ⋆ Photos historiques rares - Et l'histoire derrière eux ...
Le groupe de Rock Bon Jovi dans les années 80

Maintenant, et bien ça n’a plus l’air d’être une vrai passion pour les artiste de rap. On produit tant qu’il y a du « fric » à se faire dans les poches. De toute façon, les artistes de rap nous l’ont tellement raconté à travers leurs écrits mélodiques que c’est un argument qui n’a même plus besoin d’être souligné pour comparer cela avec les génies d’il y a quarante ans. Plus besoin de se « casser le cul » pour percer, grâce à cette recette de cuisine qui se nomme l’influence, qui sent très très fort dans la jeune société.

Julien K. – DNMADe1 Ho – Avril 2022

Faut-il distinguer l’homme de l’artiste ?

Certains diront que la séparation homme/artiste est indispensable. Prenons exemple sur l’art musical qui est un milieu parsemé d’artistes pouvant être aussi talentueux que détestables. Quant au public, il n’est pas clair quant à l’écoute de ceux-ci et usent d’arguments bancales pour se justifier.

Kodak Black, xxxtentacion, 6ix9ine, R.Kelly, Nas, et tant d’autres. Tous au cœur d’affaires parfois criminelles, mais tous de talentueux artistes malgré tout, des célébrités notoires ou des piliers culturels.

Alors que faire en tant qu’auditeur ? Il est simple de dire qu’il faut séparer l’homme de l’artiste. Mais ne serait-ce pas cautionner de manière indirecte leur mode de vie, leurs actes ? Doit-on dissocier l’artiste de sa création ou bien prendre l’individu dans sa globalité ?

Pourquoi séparer l’oeuvre de l’artiste ?

Si l’on part de ce principe qu’il faut dissocier le créateur de la création, reste à savoir pourquoi faudrait-il faire une séparation, alors même que l’on ne le fait pas lorsqu’il s’agit d’un simple individu (citoyen lambda). On ne le fait pas car le concept « d’art » se répand dans l’inconscient collectif et octroie une place d’honneur à l’individu devenu un artiste.

Faire de l’art ne serait donc plus considéré comme un « métier », mais plutôt comme un « honneur, quelque chose de sacré ». De ce fait, on pardonnera toujours plus facilement les faux pas d’une star mondiale que les dérives d’un individu lambda puisque l’on se forcera à marquer une séparation nette entre l’artiste et son œuvre.

L’humoriste Blanche Gardin se moquait d’ailleurs de la clémence du jugement réservé aux artistes à l’occasion de son passage aux Molières : « Parce qu’il faut savoir distinguer l’homme de l’artiste… Et c’est bizarre, d’ailleurs, que cette indulgence s’applique seulement aux artistes… Parce qu’on ne dit pas, par exemple, d’un boulanger : ‘Oui, d’accord, c’est vrai, il viole un peu des gosses dans le fournil, mais bon, il fait une baguette extraordinaire.’ ». Cette phrase montre avec force cette immunité dont les artistes bénéficient.

A force de répandre l’idée selon laquelle l’œuvre d’art est neutre, sans valeurs morales ou immorales, les artistes pensent pouvoir dire ou faire ce que bon leur semble. Du moment qu’ils sont des artistes, ou encore des influenceurs, ils seront préservés des lois morales. A l’ère du numérique et de l’omniprésence des réseaux sociaux, devenus les principaux vecteurs de l’indignation populaire, tout va très vite, on apprend une information, on se choque, et sans réfléchir en amont, on réagit aussitôt. En ce qui concerne les artistes, tout s’arrange avec le temps, comme si leur statut d’artiste leur permettait de subir qu’une simple colère éphémère plutôt qu’un déferlement de haine et de révolte. Il faudrait pourtant pouvoir confronter sa passion (donc ici l’écoute de la musique) à la raison commune (jugement de la moralité de l’artiste).

Et si on commençait à assumer au lieu de se chercher des excuses ?

Lorsque l’on veut séparer le créateur de sa création, cela passe par une phase d’acceptation du mode de vie de l’artiste en question. Parler d’écoute ou de « vues », revient à parler de consommation et donc de revenus. Êtes-vous en accord avec le fait de donner de l’argent à un criminel, que ses actes soient présumés ou avérés ? Le fait que l’individu soit un artiste doit-il être pris en considération dans votre jugement ?

Si la réponse est oui, alors assumez le pleinement. Assumez de cautionner indirectement les violences, et de négliger l’intégrité mentale des victimes. Vous assumerez de ne pas prendre en compte ses actes tant qu’il fait de la bonne musique.

Faire la séparation entre l’artiste et l’œuvre est notre droit le plus légitime, mais que l’on tergiverse pour affirmer notre avis en disant des phrases du genre : « Il n’a pas été jugé », « On n’est pas certain », « La victime aurait retiré sa plainte », est absolument inconcevable moralement. Il ne faut pas chercher à s’auto convaincre que notre décision est intelligente et raisonnée mais plutôt affirmer, assumer nos choix. Il est par contre important de marquer une différence entre un condamné ayant purgé sa peine et un artiste en cours de jugement. Le premier a payé pour ses crimes tandis que le second n’est pas encore sûr de d’être condamné. Pour autant, les crimes sont intemporels tout comme la condamnation morale. Un individu ayant purgé sa peine peut reprendre ses activités, voyager, monter sur scène et faire des apparitions médiatiques; l’individu reprend possession de ses droits et cela lui permet de reprendre sa vie là où il l’avait laissée.  Le public est confronté à un choix : continuer à condamner l’artiste moralement ou le pardonner et le laisser reprendre sa vie.

Si l’on condamne l’acte en question comme immoral, l’artiste a tout de même le droit de vivre sa vie sans être constamment pris à partie pour son passé et subir un déferlement de colère à chaque apparition médiatique. Néanmoins, les auditeurs ont aussi le droit de continuer à voir en lui une ordure. La justice se doit d’être impartiale mais le public est quant à lui libre de ses choix.

Si l’on décide de se foutre royalement des crimes commis et donc de contribuer aux finances de l’artiste, indirectement, il faut l’assumer et ne pas se cacher derrière un déni ou une mauvaise foi. Il ne faut pas oublier les crimes d’un individu dès lors que c’est un artiste génial, et ouvrir les yeux quand il s’agit d’un créateur quelconque. Seule une loi morale stricte pourra démanteler ce statut intouchable d’ « artiste ».

Je vous laisse le soin de consulter mon précédent article et de vous demander, dans le cas de Polanski, si on doit ou si on peut faire la distinction entre l’individu et son art.

 https://lewebpedagogique.com/mortofilo/2021/12/23/une-peine-derisoire-de-42-jours/ 

BRIDAY Lisa DNMADEJO1 Février 2022

Le Gangsta Blog

Passionné depuis mes 9 ans par les plus grandes pointures du Gangsta-Rap, j’ai décidé d’orienter le sujet de cet article sur des histoires qui ont traversé mon  enfance.

Le Rap est un style de musique très généralement abordé pour des textes provoquants, abordant des thèmes tels que la violence, la drogue, la criminalité, la prostitution, les armes, le racisme, …, et j’en passe !

YG, Schoolboy Q Postpone Music After Nipsey Hussle's Death
Nipsey Hussle, Rappeur de Los Angeles décédé par balle le 31 Mars 2019 devant sa fille par une de ses connaissance affiliée également aux gang des Crips

Los Angeles, très réputée dans le monde pour son industrie cinématographique, connait depuis un demi-siècle un taux de criminalité élevé, de la vermine, des hors-la-loi entièrement déterminés à casser les codes imposés par la société Américaine.

Pourquoi ceci, à cet endroit pourtant si légendaire ?

Les Gangs (En particulier les Crips) :

Les Etats-Unis, historiquement liés à l’esclavage de la population africaine, se sont servi de cette main d’œuvre pour fonder la richesse du pays tel qu’on le voit aujourd’hui. Mais cette puissante richesse est synonyme de colonisation et de maltraitance.

https://i.la-croix.com/x/smart/2020/10/20/1201120375/nombreuses-images-darchives-documentaire-retrace-naissance-mouvement-plonge-lAmerique-annees-1960_0.jpgDans les années 1960 En Californie, de fortes tensions entre blancs et noirs se font remarquer. La rébellion débute et on retiendra la fondation de la Black Panthers Party* en 1966, qui est un moment clé lié à l’histoire des gangs.

* : Mouvement révolutionnaire créé par les Black Panthers, un rassemblement d’Afro-Américains qui se sont battu pour l’égalité des « races » et pour lutter contre la violence des forces de l’ordre envers les personnes de peau noire.

En 1969, Tookie Williams et Raymond Washington associent leur groupe pour fonder le gang des Crips qui, à la base, servait à protéger les gens du quartier des menaces extérieures tels que la police et les bandes délinquantes des autres quartiers. Leur haine pour la société les a menés à monter en puissance via l’illégalité avec le Racket, l’obtention et le trafic d’arme à feux, le crime,…

Raymond Washington, l’un des deux co-fondateur n’aurait jamais voulu que la violence de son propre gang dépasse le stade du combat à main nue et se fasse avec des pistolets et des fusils. Des gens pensent d’ailleurs qu’il aurait été assassiné par une de ses connaissances appartenant au gang, refusant le bridage que Washington voulait imposer à son union.

Il faut croire que l’arrivée des combats armés viendrait des Pirus (première grande famille des Bloods), qui s’en sont servi lors d’un combat contre les Crips afin de compenser le défaut du nombre de membres affiliés.

Bloods & Crips | Spotify
On peut voir ici une intéressante distinction entre les Crips et les Bloods. Le Bleu et le Rouge. A l’époque où la rivalité était a son apogée, si un Crip se vêtait d’une affaire avec un petit détail de la mauvaise couleur, il mettait fortement sa propre vie en danger, au risque de se faire tuer par ses propres frères.

Pablo Escobar a démocratisé l’exportation de la cocaïne sur le marché noir des Etats-Unis et les gangs ont profité de cette opportunité en entrant dans le business. Les Gangster ne sont ni cuisiniers, ni pâtissiers mais connaissent une recette qui va leur permettre de se faire encore plus de monnaie qu’ils nomment « Crack« *.

*: Cocaïne mélangée au Bicarbonate. Les deux ingrédients sont insérés dans de l’eau bouillante. Dès que l’eau est évaporée, le résultat se trouve au fond de la marmite. Cette nouvelle drogue est plus abordable financièrement pour les consommateurs.

Le Rap :

Après le Blues et la Funk, Le Rap vient à nous, Européens,  comme une puissante vague depuis la fin des années 80. Ce style, normalement originaire de la East Coast (New York), traverse le continent Nord-Américain d’Est en Ouest direction Los Angeles. Les Crips, Les Bloods, à ce moment très puissants et fortunés expriment leur vie dans le « Mic » (Micro) et il faut croire que ça a marché. 

Le monde entier connait alors aujourd’hui l’épopée de ces gangs grâce à la musique. C’est cette musique qui m’a permis de me faire prendre connaissance de ces histoires aussi passionnantes que malsaines.

Julien KOLLY, DNMADE1HO – Fév 22

 

 

 

 

Les Red Hot sont de retour !

Mais si ! Vous savez ! Le groupe de rock emblématique des années 80, effrontés, adeptes de concerts psychédéliques. Eux qui ont révolutionné le rock en y ajoutant une touche funk, électronique. De folles balades d’amour et des univers renversants de jeux vidéos.

Après 6 ans d’absence le groupe est de nouveau ensemble et surprise ! Ils nous préparent un nouvel album pour avril 2022. Intitulé Unlimited Love il comporte 17 titres, et s’annonce prometteur grâce au retour de John Frusciante le guitariste qui a largement participé aux succès du groupe (By the way, Blood Sugar Sex Magik).

On espère y retrouver l’esprit Red Hot des grandes heures, mélange de rock funk, rock psychédélique et leur touche de musique électronique reconnaissable entre toutes.

Pour vous donnez un avant-goût voici le premier single de l’album : https://youtu.be/OS8taasZl8k

M. Nicol – DNMADe 1HO – Fév 2022

Cosmo, la guitare qui joue juste

Avec son design minimaliste, l’entreprise allemande Verso à complètement réinterprété l’instrument.

Le principe ? Une feuille de métal courbé en guise de corps, un manche faisant office de poutre pour la rigidité et des micros aimantés. Mais la réflexion est bien plus pertinente. Pour commencer, la forme général du corps est inspiré des guitares classiques, forme qui a prouvé son confort puisqu’elle est inchangé depuis près de 200 ans. Ce corps est découpé et plié pour faire office de cordier (pièce traditionnellement rapporté) et accueillir les agréments standard d’une guitare électrique. Le métal est couvert d’un traitement à base de poudre, pour un rendu comparable à la peinture mais qui sera bien plus résistant au choc, qui ne s’écaillera pas et qui se patinera au cours de son utilisation. Pour continuer sur les standards qui ont fait leur preuve les 7 couleurs disponibles font partie du nuancier RAL. Le résultat de l’utilisation de cette feuille de métal c’est également un poids de 2,5 kg soit 2 kg de moins qu’une Fender Stratocaster (guitare électrique la plus vendue au monde). Le manche est en une seule pièce, entièrement usiné en machine à commande numérique, avec un choix entre 4 essences de bois, 3 types de frets, 2 types de mécaniques Schaller (marque référence) et 3 formes et 2 courbures de manches. L’ensemble ne tient que par une seule vis, le corps se glisse dans le manche et la vis ne fait que verrouiller le tout. Ce tout est sonorisé par des micros maisons, aimantés, interchangeables et mobiles. 6 micros nous sont proposés, en 4 finitions chacun, ils se connectent à l’instrument grâce à un câble, ce qui permet de positionner le micro de son choix à l’emplacement désiré.

Et le son ? De prime abord, on  s’attend à un son très métallique avec des aigus qui piquent mais en réalité c’est un son très chaud et dynamique qui en sort. Le réel génie de ces instruments c’est la liberté de pouvoir changer de son en quelques secondes, de passer d’un son rond à un son claquant sans changer de guitare. C’est en somme le choix de ne renoncer à rien.

Ancien étudiant de design de produit, Robin Stummvoll nous offre une version on ne peut plus actuel de la guitare. Une conception très logique et rationelle pour une utilisation irréprochable. Sa formation de designer a directement impacté ses produits mais aussi son site et ses packagings avec une esthétique travaillée dans la même philosophie que ses instruments. Des instruments avec une grande qualité de finition grâce à un fonctionnement artisanal en Allemagne. C’est un régal pour les yeux et les oreilles et d’une philosophie qui ne peut que donner envie d’en faire l’expérience.

Antonin GUERRET – DNMADE 1 Ho – Janvier 2022

Dub it !

Apparu dans les année 1950, en plus d’être un style musical dérivé du reggae le dub est une culture à part entière avec une histoire qui a traversé bien des frontières.

Découvert par erreur suite à un problème de gravure sur un vinyle où la piste vocal avait disparu, le public a adoré et le concept à commencer à se repandre à travers toute la Jamaïque principalement grâce à trois personnes : Lee Scratch Perry, King Tubbys et Duke Reid

Suite au succès de cette « dubplate » on va à partir de 1971 retrouver sur toutes les faces B des vinyles de reggae une version dub du morceau, c’est à dire sans voix et où la basse est augmentée directement dans la gravure du vinyle, d’autres effets sont inventés et popularisés à la même époque par ces mêmes personnes comme le phaser, l’écho, la coupe de piste ou la réverbération qui reste encore aujourd’hui ce qui définit le dub.

Cette découverte amène les premiers sound system afin de pouvoir vraiment ressentir la « bass line » qui est l’élément principal de toute composition dub. Le but est vraiment de ressentir dans son corps la vibration de la musique qui reste une sensation indescriptible si on n’en n’a pas fait l’expérience.

C’est vers les années 1980 que le dub débarque sur le sol britannique grâce aux connections entre les label jamaïcains et les disquaire anglais, c’est la fin du style dub jamaïcain et le début du « dub steppers ». Un style venu tout droit de la rencontre entre les studio de dub anglais et la culture punk émergente en Angleterre. On retient des grands nom du dub UK comme Mad professor qui lance un label encore mythique aujourd’hui « Ariwa » où il va développer ce style fusionné à des techniques de production moderne mais toujours gravé sur des vinyles.

Le dub est en perpétuelle évolution, on trouve aujourd’hui un dub français très electro et plus du tout chaleureux comme on peut retrouver sur de vieux vinyls, l’Angleterre garde un rôle majeur dans le dub comme on l’entend aujourd’hui.

Enfin le dub c’est vraiment une culture à part entière sans réel équivalent dans le monde musical, son style est vraiment particulier et chaque groupe va avoir son propre sound system souvent fabriqué à la main avec leur propre tonalité, leur propre sélection de vinyle et c’est cette originalité qui rend le dub si unique et indescriptible.

Channel One Sound System (groupe légendaire anglais )

L’allégorie des sentiments…

J’aimerais aujourd’hui vous parler d’un artiste particulièrement touchant, qui se fait appeler Udeyfa. Afin de transmettre ses émotions et son ressenti, il combine deux styles de musique plutôt proches l’un de l’autre. Le slam ainsi que le rap. Pour cette fois, j’ai choisi de m’intéresser à son single intitulé « poésie de rue 2 ». Il transmet un message puissant, et ne me laisse pas indifférent face à toutes ces réalités si bien illustrées à travers ses paroles. Alors si vous ne l’avez jamais écouté, je vous invite à le faire avant de poursuivre cet article.

https://www.youtube.com/watch?v=CiJS9t4hfRg

Vous l’aurez surement remarqué dès la première écoute, mais il utilise énormément les figures de style afin de retranscrire ses idées. Sa façon de prononcer les paroles permet également de porter une certaine attention sur l’importance de celles-ci. Mais pour qu’un message soit fort il doit obligatoirement être compris. Logique ! Cependant il est très compliqué de poser des mots sur des sentiments ou des ressentis, car c’est quelque chose d’abstrait et de personnel. Un exemple très concret qui parlera à tout le monde. Quand une personne vous demande ce qui vous rend si triste, vous le savez au fond de vous- même, mais mettre des mots sur cette cause est parfois plus compliqué que l’on pourrait le croire. De plus, faire comprendre votre ressenti est encore plus difficile !

Udeyfa utilise une technique particulièrement efficace pour faire comprendre et entendre ce qui l’habite au plus profond de lui-même. Celle-ci est souvent utilisée dans les poésies. Je parle bien évidemment des métaphores et des allégories. On peut dès lors comprendre son inspiration à travers son titre.

J’aimerais porter l’attention sur l’une des phrases qui m’a le plus touché par sa justesse et sa tristesse :

 » tu kiffes plus les footeux qu’ton père, je comprends pas la logique, dis-moi où est placé Messi dans ton arbre généalogique. « 

A travers ses dires, il touche un sujet très actuel et rependu à travers le monde, le football. Ayant un petit frère de dix ans, passionné de foot, et particulièrement admiratif de Messi, ces paroles m’ont fait monter les larmes aux yeux. Les relations entre mon père ainsi que mon frère sont très compliquées depuis quelque temps… Alors pas la peine de vous faire un dessin, mais ces mots reflètent parfaitement la situation qui persiste d’exister.

Je pourrais parler des heures en reprenant chacune de ses strophes, tout en sachant que tous ses autres titres sont tous aussi touchants les uns que les autres. Alors si jamais vous ne savez pas quoi faire, je ne peux que vous les conseiller !

N’hésitez pas à partager les mots qui vous ont le plus bouleversé dans les commentaires.

Pour conclure, à travers le slam et le rap, Udeyfa a su allier la poésie à ses ressentis, afin d’exprimer et transmettre des émotions très fortes.

Je terminerais avec cette splendide citation d’Emmanuel Kant :  » la musique est le langage des émotions. « 

Olivier CAILLER, DNMADE 23HO Le 23/12/2021

Politiser le rap ?

Aujourd’hui j’ai décidé de vous présenter le dernier album du rappeur Orelsan, son album « Civilisation » est sorti le 19 novembre 2021 sous le label Wagram Music. Après la sortie de 3 albums qui illustrent chacun un passage de sa vie, on en attend beaucoup car depuis la sortie de son dernier album « La fête est finie » beaucoup de choses se sont passées (gilets jaunes, crise covid, tic-toc, campagne présidentielle 2022, sa femme…). Grâce à cet album Orelsan est devenu un des rappeurs les plus influent et puissant en France, depuis La fête est finie le rappeur a réussi à sortir de la polémique qui l’entourait et le voilà reparti pour un nouvel arc sur sa vie et sur la société.https://intrld.com/wp-content/uploads/2021/11/orelsan-albums-1000x600.png

Le constat d’une société qui s’enflamme

Orelsan fait ressentir dans l’album son sentiment que la société française ne va pas bien, il trouve que le monde s’enflamme et fait ressentir un sentiment de basculement de la société.

Le premier morceau et le dernier nuance l’album pour préciser (je pense) que tout ça reste un point de vue, il se contredit d’ailleurs dans ses textes en précisant que lui-même ne sait pas « même si je savais comment sauver le monde, je ne suis pas sûr que le ferais ». Il souligne aussi dans ces deux titres les termes « ombre et lumière » et met bien en image que tout n’est pas noir ou blanc, qu’on a tous un esprit de comparaison pour faire preuve de nuance « Plus personne change d’avis, que des débats stériles ».

On sent que toute cette réflexion est née des médias et des réseaux, les médias tels que BFM ou Facebook qui sont des flux tendus d’informations rendent les gens haineux et défaitistes « pas d ‘solutions, que des critiques », dans le morceau l’odeur de l’essence toutes ces dénonciations sont balancées les unes sur les autres dans une atmosphère qui devient de plus en plus irrespirable au fil du morceau. « L’odeur de l’essence » n’est pas un titre choisi au hasard pour parler de politique et de haine, comme une chose qui attire naturellement les gens mais qui les détruise ou encore pire qui détruise les autres.

Dans le morceau manifeste il récite pendant 7 minutes une manifestation de gilets jaunes, c’est un morceau fictif mais il a pris soin de caricaturer chaque personnage pour illustrer les frustrations que la société crée. Dans ce morceau Orelsan n’essaye pas de juste dénoncer un patriarcat qui a poussé à bout les citoyens, mais aussi de dénoncer d’autres problèmes comme l’alcool et le manque d’éducation qui sont directement un miroir de sa propre vie.

Orelsan n’est pas un rappeur mégalo, il souligne lui-même ses erreurs ou ses problèmes, notamment l’alcool. C’est quasiment le fil conducteur de l’album il fait les différents liens entre la société et sa femme qui sont de loin les deux thèmes dominants de l’album.

Orelsan a grandi après une adolescence et une vie de jeune adulte plantés dans la défonce, l’alcool et la glande, il s’aperçoit des dégâts qu’engendrent ces vices. Il consacre un morceau complet sur l’alcoolisme fictif ou pas de sa femme («Bébéoa») pendant toute la durée du morceau il vous emmène dans son ménage souillé par l’alcoolisme et la tristesse que cela procure à Aurélien « ma chérie préfère l’alcool que moi ». La potion est pendant tout l’album soit un problème soit un élément déclencheur de problème dans « manifeste » ou dans « un dernier verre ».

Il ne peut pas sauver le France… Mais il l’accompagne

Du rap conscient mais pas moralisateur, le but d’Orelsan par ses punchlines ce n’est pas juste d’enflammer de plus le brasier mais il veut créer une «civilisation» pour faire avancer tout le monde vers la paix et la tolérance.  « Avant, je rêvais d’quitter la France, je vais rester, je préfère qu’on la change ».

Il crée même le drapeau de « sa civilisation » qui domine la pochette, les couleurs rouge et bleu symbolisent la fidélité et la solidarité, ce sont celles du maillot de foot de Caen (sa ville), la couleur verte symbolise l’écologie donc faire le bien, le logo central est inspiré des mangas pour l’aspect combatif jusqu’à la fin et la partie Png qui signifie le vide que nous devons remplir ensemble.

Il essaie aussi de transmettre à ses proches ses leçons des fois sans succès comme par exemple dans le titre « jour meilleur » où il parle de son meilleur ami Gringe qui fait une dépression. Dans ce morceau il décrit son inutilité et que la seule chose qu’il puisse faire c’est être à ses côtés pour avancer.

Au final c’est un album d’un Orelsan différent, moins tranchant, moins vulgaire et plus social, aux portes de la quarantaine le rappeur normand a décidé d’évoluer et non pas de prendre son envol seul mais d’essayer d’élever les autres pour faire grandir la France. Il évoque dans l’album l’ambition de devenir père et je pense qu’il ne veut pas faire grandir son enfant dans un monde de haine et d’individualisme.

Je trouve que l’ambiance globale de l’album est cohérente et appréciable, j’ai aussi beaucoup apprécié les morceaux qui donnaient un peu d’air à l’album comme « casseurs flowteurs ininity » ou « dernier verre » avec les Neptunes.

En revanche je trouve que l’esprit instruction et moralisation de la société sur le point social et politique comme dans le morceau « l’odeur de l’essence », aurait pu être encore plus accentué et plus fort de sens que juste une moralisation façon bisounours.

Je vous invite si ce n’est pas déjà fait à écouter cet album, sans être un immense album il reste très intéressant et les thèmes abordés sont, à mon avis, réellement d’actualité.

AUBERT Thomas – DNMADE 23Ho -Décembre21

Les hologramme, un futur proche ?

Avec la crise sanitaire, l’interdiction des concerts, et des soirées certains ont eu la merveilleuse idée de nous plonger dans une fête digne de la science- fiction afin de nous faire rêver, danser sans bouger de chez nous ! Le 31 décembre 2020 , Tomorrowland le plus grand festival de musique électronique au monde ainsi que Jean Michel Jarre, auteur, compositeur et interprète, organisaient des concerts futuristes dans un décor uniquement holographique !

Un peu d’histoire !Credit: Bettmann Archive/Bettmann

Une image contenant des informations tridimensionnelles appelée hologramme est une projection obtenue via l’holographie, technique qui enregistre le volume 3D d’un objet grâce aux propriétés ondulatoires de la lumière. Cette idée d’hologramme est née en 1947 grâce à Dennis GABOR, ingénieur et physicien hongrois, avec l’avènement du laser le procédé se développe dans les années 60.

Fin des années 70, la science-fiction s’empare des hologrammes pour inventer des applications ou des moyens de communication futuristes, l’hologramme apparaît avec une force fascinante qui incarne le futur dans de grands classiques du cinéma hollywoodien. L’hologramme « le plus célèbre de l’histoire » est dans le premier épisode de la Saga Star Wars sortie en 1977, pour vous rafraîchir la mémoire c’est le message de détresse de la princesse Leila envoyé à Obi-Wan Kenobi et diffusé par R2D2 qui incite Luke Skywalter à se lancer dans l’aventure, et on en retrouve tout au long de la saga mais aussi dans de nombreux films tels que Retour vers le futur (1989), Minority report (2002), Avatar (2009), Iron Man et la saga des Avengers ou encore Jurassic World (2015)…

Et la musique dans tout ça ?

En 2017, Eric Prydz, Disc-Jockey et producteur Suédois, a marqué la foule avec son  concert EPIC 5.0 qu’il surnomme aussi «  Les plus grands hologrammes du monde », en offrant aux spectateurs une taille d’images holographique absolument hallucinante, avec un rendu final qui donnerait presque des frissons. Un petit frisson pour l’homme mais une grande prouesse pour l’humanité !

L’année dernière en décembre 2020, pour donner de la joie, espoir et magie à tout le monde deux grandes figures ont expérimenté l’hologramme

Jean Michel Jarre, auteur, compositeur et interprète Français connu pour son travail dans la musique électronique a créé un concert virtuel dans le décor holographique entièrement reconstitué de la cathédrale de Notre-Dame de Paris.

Tomorrowland le festival de musique électronique situé sur la commune de boom en Belgique quand à lui a réalisé son décor féérique autour de ces Dj qui jouaient sur fond vert.

Le futur est proche peut-être que dans quelques années les hologrammes seront présents dans notre quotidien…

BARRAL Mathilde – DNMADE1JO – Décembre 2021

Last Train on the road

Depuis le 11 novembre 2021 le groupe de rock Last Train est en tournée en Europe.

Le groupe originaire d’Altkirch, en Alsace se forme en 2007 quand Jean-Noël, Julien, Thimothé et Antoine se rencontrent au collège. Rapidement, ils composent leurs propres morceaux et se produisent dans les bars alsaciens. C’est entre 2015 et 2017 que leur carrière commence en assurant plus de 250 concerts en Europe mais aussi en Asie et aux États-Unis. Tournée ponctuée par la sortie de deux EP, The Holy Family (2015) et Fragile (2016), plusieurs prix comme les Inouïs du Printemps de Bourges et la sortie de leur 1er album Weathering, le 7 avril 2017.

Le quatuor aillant dès le départ une démarche d’indépendance, il dirige aujourd’hui son agence de production et de diffusion de concerts, Cold Fame, ainsi que son propre festival, La Messe de Minuit.

The Big Picture

Inspiré depuis toujours par des grands noms du rock comme Led Zeppelin, Last Train est également en perpétuel recherche d’élégance. Très inspiré par les musiques de films (Howard Shore) et de style néoclassique (Ólafur Arnalds), c’est en 2019 que sort leur 2nd album The Big Picture, très ancré dans cette recherche d’élégance et se rapprochant du rock alternatif. Avec par exemple l’intervention de

Lien du Documentaire

l’Orchestre symphonique de Mulhouse. L’élaboration de cet album à fait l’objet d’un documentaire entièrement réalisé par Julien Peultier, le guitariste.

Le 12 novembre 2021 j’ai eu la chance d’assister au 2nd concert de leur tournée à La Rodia de Besançon. Un show intense, mêlant calme et euphorie, avec comme nouveauté la présence d’un piano sur la scène avec lequel Jean-Noël Scherrer, le chanteur, nous offre des moments de grande mélancolie. La grande nouveauté de cette tournée c’est l’interprétation d’un morceau exclusif d’une vingtaine de minutes, How Did We Get There ?, qui s’inscrit complètement dans le rock alternatif. Avant de commencer le morceau M. Scherrer nous a confié

Live How Did We Get There ?

que leur ancien label avait empêché la diffusion de ce titre, du clip et des disques qui était prévu avant le début de la tournée. Une situation qui n’a heureusement pas compromis leur tournée et qui ne devrait pas s’éterniser. Le morceau a tout de même été filmé en live à plusieurs reprises.

Antonin GUERRET – DNMADE 1 Ho – Novembre 2021

Quand la musique s’engage pour autrui

C’est bien connu on a tendance à suivre les conseils et les recommandations de nos idoles, ce phénomène est d’autant plus visible aujourd’hui avec les influenceurs. Mais là n’est pas le sujet, ce qui m’intéresse c’est quand les artistes utilisent leur célébrité pour récolter des fonds pour aider la population notamment lors de concert de charité.

Nous allons remonter le temps de 50 ans nous sommes le 1 août 1971, environ 40 000 spectateurs assistent au premier grand concert caritatif. Après que le cyclone de Bhola a dévasté le Bangladesh en novembre 1970 et fait environ 500 000 morts, soit le cyclone le plus meurtrier de l’histoire, une guerre civile éclate le 26 mars 1971 qui durera jusqu’au 16 décembre 1971.

Mis au courant de la situation de ce pays par son ami Ravi Shankar, l’ex Beatles George Harrison décide d’utiliser sa célébrité pour pouvoir les aider d’abord en écrivant la chanson Bangla Desh puis en créant un concert qui réunira les deux musiciens cités ainsi que Ringo Starr, Eric Clapton et Bob Dylan entre autres. Grâce à ce double concert, qui engendrera un film et un triple album qui se hissera à la première place aux États Unis ils réussiront à récolter entre 8 et 10 millions de dollars. Pour la première fois à cette échelle des artistes se réunissaient non pas dans leurs propres intérêt mais pour ceux qui en avaient vraiment besoin, en sensibilisant le public à des problèmes politiques et en leur donnant le pouvoir de changer les choses.

Mais je doute qu’en vous parlant de concert caritatif le nom du concert for Bangladesh vous soit venu à l’esprit en premier, par contre si je vous dit Live Aid cela devrait déjà davantage vous parler.

Le 13 juillet 1985 Bob Geldof organise lui aussi un double concert mais dans deux pays différents à Londres en Angleterre et à Philadelphie aux États Unis. Les concerts seront retransmis en direct à la télévision dans le monde entier dans 150 pays et regardés par environ 2 milliards de personnes, sur place. 72 000 sont à Londres et 89 484 sont présents à Philadelphie. Cette fois 70 artistes répondent présents pour vaincre la famine en Éthiopie dont Elton John, U2, Paul McCartney, Madonna, Dire Straits, David Bowie, Led Zeppelin dont les membres restants se sont réunis pour l’occasion, sans oublier la célèbre performance de Queen, on retrouve aussi Bob Dylan et Eric Clapton. Ils réussiront à récolter 127 millions de dollars. Comme ce fût le cas pour Bangla Desh, certains artistes ont écrit une chanson pour aider à récolter des fonds quelques mois auparavant. En Angleterre ils chanteront « Do they know it’s Christmas ? » tandis qu’aux US ils enregistreront le très célèbre « We are the World ». Toutes ces chansons sont les premières d’une longue lignée qui permettront d’aider certaines causes mais elles ne mènent pas toutes à des concerts de cette ampleur.

Ils y en a eu d’autres entretemps mais ils ne connaîtront pas le même impact médiatique, jusqu’au 25 septembre dernier et vous en avez forcément entendu parler. Le Global Citizen Live, 50 ans après le concert for Bangladesh, 8 concerts ont été organisés dans 8 pays différents : Paris en France, New York et Los Angeles aux États Unis, Lagos au Nigeria, Rio de Janeiro au Brésil, Londres en Angleterre, Sydney en Australie et Bombay en Inde, d’autres spectacles ont été organisés dans d’autres pays encore. Le tout est diffusé dans le monde entier, à la télévision et sur internet durant 24 heures, cette fois la liste des artistes est vraiment longue. Ces concerts ont pour but de vaincre la pauvreté, défendre la planète et exiger l’équité notamment par rapport à la lutte contre la Covid 19.

Ces artistes mettent à profit leur notoriété dans un but désintéressé laissant leur égo de côté pour la bonne cause. Grâce à ces actions, des problèmes humanitaires, dont on ne parlait pas vraiment dans les médias, ont été mis en lumière. A travers eux les « simples gens » peuvent aider à faire changer les choses, sinon nous n’aurions pas eu le même impact auprès des dirigeants de ce monde. Ces événements prouvent qu’après une crise sanitaire qui commence à refluer, dans notre monde à la dérive menacé par le réchauffement climatique, toujours touché par la famine dans les pays pauvres, les artistes sont toujours là pour aider à nous ouvrir les yeux, à faire pression sur les gouvernements, ainsi qu’à nous pousser à changer pour créer un avenir plus juste pour tous et vivre dans un monde meilleur.

Marine Chardigny DNMADE 2 Bij Octobre 2021

buy windows 11 pro test ediyorum