Plus qu’un château, une galerie d’art…

Le Château de Bojnice, majestueux et romantique est digne des plus beaux contes de fée.

Le château de Bojnice se situe dans une petite ville du même nom au nord de la Slovaquie. A ce jour, il est considéré comme l’un des plus beaux d’Europe, et en effet, il vaut le détour.

SON HISTOIRE 

Sa construction débute au XIIème siècle. D’abord forteresse de bois, il deviendra une forteresse de pierre au XIIIème siècle. 

Le premier propriétaire fut le seigneur Kazimír de la famille Hont-Poznan qui en fit don au célèbre Matthieu III Csák  de Trenčín. Après sa mort, le château devint la propriété du roi et changea beaucoup de fois de propriétaires, surtout à l’époque gothique et à la renaissance. Se succédèrent de nombreuses familles royales et aristocratiques qui laissèrent chacune une trace de leur passage, des agrandissements, des embellissements et témoins de leur époque comme des tableaux ou des objets de grandes valeurs. L’immense château est devenu un amas d’éléments des époques Gothique, Renaissance et Romantique.

L’apparence actuelle du château est due à la famille Pálffy qui en a été la propriétaire sans interruption de 1643 jusqu’à la fondation de la Première République tchécoslovaque en 1918 où le château a été acheté par Bata. Le dernier des Pálffy, János Pálffy fit faire des embellissements jusqu’à sa mort, il en fit une énorme résidence romantique en s’inspirant des Châteaux de la Loire. C’était un collectionneur : Il passait son temps sur les lieux de vente aux enchères où il dénichait les plus belles collections de tableaux, d’antiquités, de tapisseries, de dessins, de peintures et de sculptures de différentes époques qu’il venait installer dans sa demeure royale. Il laissa ainsi une riche collection dans le château à sa mort.

Après la Seconde Guerre mondiale en 1945, le château devint la propriété de l’État. Cinq ans après, le 9 mai 1950 le château brûla. L’État assuma la charge de la reconstruction. Il fut décidé de faire du château un musée selon la volonté de János Pálffy.

AVANT / APRES 

 

La visite

La visite du château se fait guidée, malheureusement il n’y a pas de guide français, je vous conseille donc de la faire en anglais ou en allemand, ou en slovaque si vous avez la chance de savoir parler cette langue 😂. Moi qui n’aime pas les visites guidées, celle-ci était vraiment intéressante et passionnante.

La visite commence donc par la pièce des portraits, la salle ou touts les portraits des anciens propriétaires sont exposés, c’est aussi l’ancienne salle de jeu et de détente.

 

Après celle-ci, on va poursuivre pièce par pièce et pouvoir admirer chacune d’entre elle. Salon oriental, médiéval ou salon bleu, salle de détente et salle de chasse avec des trophées, chambre verte, chambre rouge, chambres d’époques avec baldaquin et anciennes toilettes, chaque pièce est à elle seule un musée.

On passe d’une bibliothèque remplie de grimoires au milieu de laquelle se trouve un ancien globe terrestre à des collections de trésors d’Orient, porcelaines et autres chinoiseries et on admire au passage des voûtes ornées de stucs baroques tout en même temps.

 

 

 

 

 

 

La salle dorée est sans doute la pièce la plus somptueuse du château. Son plafond est décoré de sculptures en bois recouvertes de feuilles d’or. Elles représentent des visages d’anges, et un personnage au centre tient dans ses mains le blason de la famille Pálffy : un cerf sautant par-dessus une roue cassée. La mairie de Bojnice ouvre spécialement cette salle pour les cérémonies de mariages, un cadre idyllique.

On descend dans les sous sols du château pour arriver devant le majestueux tombeau de János Pálffy. on découvre aussi une magnifique grotte de stalactite.

 

 

 

 

 

 

Ce château nous fait traverser les pays et les âges en un rien de temps. De l’époque médiévale à l’époque baroque en passant par la renaissance et le romantisme puis par l’Asie et l’Europe, tout y est.

Après la visite du château, on peut visiter son magnifique parc avec son arbre de 700 ans baptisé « The King Matthias Linden Tree » en son honneur. L’endroit est hyper romantique et au milieu des petits bassins se dressent des pavillons auxquels on accède par des ponts aux barrières chargées de cadenas d’amour. Cet endroit est complètement apaisant et féerique.

 

 


Au premier abord, quand on pense aux pays de l’Est, on pense tout de suite au communisme, à la guerre et à des villes ouvrières sans charme, alors que c’est tout le contraire ! Cet endroit est vraiment incroyable et je vous conseille d’y aller si vous en avez l’occasion, les pays de l’Est renferment de bien plus beaux trésors que l’on ne pense. Une destination très agréable et surprenante qui vous laissera, comme à moi, de très beaux souvenirs.

Article réalisée par Charlotte DUNAND, en DNMADE 2 de la section Bijouterie.

Bienvenue au 59 rue de Rivoli

Au 59 rue de Rivoli, il existe un univers parallèle, un univers artistique.

Depuis le 1er novembre 1999, que Gaspard Delanoë, Kalex et Bruno Dumont ont forcé l’entrée de ce bâtiment de style haussmannien autrefois abandonné, c’est devenu un célèbre repère d’artistes où ils viennent installer leurs ateliers.
Au départ squat, c’est devenu une occupation tout ce qu’il y a de plus légale grâce à Bertrand Delanoë. Ceci a également permis à d’autres bâtiments abandonnés d’être occupés par des collectifs d’artistes aux quatre coins de Paris.

Les artistes ajoutent un peu d’humour à leur passion avec des créations pleines d’imagination, clin d’œil à tous les messages qui passent dans leurs œuvres.

Aujourd’hui, des milliers de visiteurs viennent voir ce qu’est devenu ce lieu plein de couleurs, de styles et de touches artistiques différentes.

 

Marie Burzig – DNMADe 2 – 2019-2020

Un palais aussi exubérant qu’exotique

L’histoire de la liaison de deux cultures.

Avez vous déjà rêvé d’entrer dans un petit coin de paradis oriental ? 

« L’Alhambra de grenade »

De style Almohade en Andalousie l’Alhambra est un ensemble palatial fortifié fait de 4 monuments majeurs de l’architecture (alcazaba, les palais nasrides, le généralife, et le palais de Charles Quint)  »Hispano-musulman » ou  »Arabo-Andalou ». Très exubérante il s’en dégage une vraie émotion.

Fortement imprégnée de l’art maure, qui est apparu au VIII-ème siècle lorsque l’empire des maures a envahi l’Espagne. Durant huit siècles, elle sera en harmonie avec les deux religions, chrétienne et musulmane, laissant derrière elle une époque de splendeur.

J’admire la décoration fascinante qui nous fait revivre cette période et nous en imprègne, foisonnante de style orientale arabisante, elle est sans cesse a la recherche d’un idéal esthétique.

 

Je vous invite à prendre le temps d’aller la voir, vous serez transportés dans un autre univers quelque peu coupé du monde à travers ce chef d’œuvre architectural hors du commun qui témoigne de la puissance islamique qui a su ce conserver dans le temps. Apportant surcharges et délicatesse elle exprime l’énergie qui combine les cultures espagnole et musulmane. Les motifs géométriques surchargés n’enlèvent strictement rien à leur raffinement rigoureux et à la légèreté de leurs formes.

Peut être vous touchera-t-elle aussi ?

PS : Si  elle vous a plu elle s’oppose à la grande mosquée de Cordoue qui est tout aussi fascinante à contempler.

Girardot Juliette 1DNMADE Joaillerie 2019

Etranger résident

UNE RENCONTRE BOULEVERSANTE,                 AU CŒUR DE L’HUMANITÉ AVEC LA COLLECTION DE MARIN KARMITZ.

Exposition « Etranger résident » à la Maison Rouge,

À Paris en janvier 2018.

Imaginez-vous, des centaines de visages, là, qui vous fixent, muets sans avoir la moindre possibilité de leurs échapper ; car ils vous racontent, vous obsèdent et vous touchent.
Voilà, l’émotion qui nous a totalement foudroyé lors de l’exposition de la collection « étranger résident » créée par Marin Karmitz.
Une collection en noir et blanc réalisée depuis une trentaine d’années qui comprend plus d’une centaine de photographies, sculptures, dessins et tableaux, mis bout à bout pour construire un scénario.

Au fil de l’exposition le spectateur découvre une époque au passé révolu ; le XXème siècle, marqué par la violence (exil, racisme, génocide, exploitation des mineurs…)
Une véritable mise en scène historique, pleine d’humanité et cohérente qui nous plonge dans un échange silencieux avec la foule de visages qui nous entourent. Une forte présence de ces visages, qui nous dévoile alors toute l’humanité de l’époque entre la tristesse des heures sombres du siècle et les joies d’en être l’heureux survivant.

Un visage nous a d’ailleurs particulièrement marqué, c’est celui de la jeune Annie ; une petite orpheline au regard grave et triste qui semble perdue et dont la détresse se ferait presque entendre. Cette petite fille, si jeune et jolie se présente devant nous sans que l’on puisse avoir la moindre possibilité de l’aider, qui vient déclencher un profond sentiment de frustration.

On se pose alors une multitude de questions sur la situation de cette jeune fille et celle de ces voisins qui sont pour nous comme l’indique le titre des ‘’étrangers résidents’’. Seulement, au fil de l’exposition, ce titre devient pour nous, spectateur, de plus en plus étrange à la collection car on ne sait plus qui sont les véritables étrangers résidents ; eux ou nous ?

Une exposition qui plonge le spectateur dans une réflexion autour de son être, d’autrui et de cette frontière entre l’étranger et le résident.


Cette collection est donc une affaire de regard qui garantit de l’émotion dont vous ne sortirez pas indemne ou seulement si vous détournez votre regard… Dans ce cas-là, je vous mets au défi !

 

Guillermin Juliette, DNmade 1 bijouterie/joaillerie

L’origine du nom de ma bestiole

« Le nouveau maître de la science-fiction ». Ce titre peut sembler méchamment présomptueux, mais il s’agit des mots dont certains se servent pour désigner Alain Damasio.

Si le côté politiquement engagé de l’homme peut en lasser certains, Damasio les étonnera tout de même par sa démarche créative quasi surhumaine.

Son dernier roman Les Furtifs, paru en avril 2019 aura demandé à l’auteur pas moins de quinze ans de rédaction. L’histoire est à la fois celle de parents qui ont perdu leur fille et doivent retisser une relation, d’une société « de trace », où sont complètement exploitées les traces numériques que l’on laisse derrière nous, d’animaux au contraire intraçables : à la fois végétaux minéraux et organiques, ou encore de l’organisation d’une résistance contre cette société de trace, le tout s’entremêlant en symbiose.

Damasio est à la fois capable de réinventer un univers entier, ce qu’on remarque encore davantage dans La Horde du Contrevent, mais aussi d’y faire jouer ses personnages tellement plus vastes les uns que les autres. Véritable architecte, il construit également ses phrases avec une précision rare.

« Moins que d’autres, je ne savais si le but de notre vie avait un sens. Mais je savais, plus que quiconque, qu’elle avait une valeur. »

Si vous êtes intrigué par le personnage, je vous renvoie vers cet article, qui n’est absolument pas objectif mais tout de même intéressant.

Mais si vous avez 30 min à perdre et que le sujet vous intéresse vraiment, je vous conseille plutôt cette interview donnée à l’occasion de la sortie de son livre « Les Furtifs ». (on peut d’ailleurs l’entendre détruire un placement de produit Star Wars qui s’était glissé dans l’interview).

PS : En effet, c’est d’après ce roman que j’ai nommé mon rat, et j’invite tout ceux qui pensent qu’un rat c’est nuisible, sale et vicieux, à venir le voir pour se faire leur propre opinion. Merci :).

Architecture endiablée

En plein cœur de Prague se trouve un bâtiment qui se démarque au milieu de l’architecture gothique et baroque de la ville :

Une construction Déconstructiviste …

« La maison dansante »

...l’Œuvre conjointe de Vlado Milunic et Franck Gehry

Frank Gehry est un architecte connu pour de nombreuses réalisations déconstructivistes, notamment pour le musée Guggenheim de Bilbao en Espagne.

La construction du bâtiment commence en 1994 et se finit en 1996, il doit accueillir les bureaux de l’ING, qui accorde un budget quasi illimité au duo d’architectes.

Le déconstructivisme est un mouvement contemporain qui s’oppose à la rationalité ordonnée de l’architecture moderne,  qui assume pleinement la rupture avec l’histoire, la société et le site.

 Mais pourtant ce monument arrive à rester en accord avec l’histoire de la ville : Prague est surnommée « la ville aux cent tours ». Il était donc impensable pour eux de ne pas mettre une tour… même si celle-ci est assez originale. En effet elle pourrait être comparée à un sablier penché, c’est une tour qui se courbe, se dresse, tangue.

Cet immeuble parait presque enchanté, par la tour en mouvement, les lignes courbes présentent sur sa façade, ainsi que par la disposition de ses fenêtres. 

Ses courbes sont  élégantes : il n’y a ni arrêtes ni lignes droites.

Ses fenêtres sont placées de manière totalement aléatoires

Si l’on devait comparer ce monument à une danse… Celle ci serait à la fois élégante et endiablée

Endiablée de par la pluralité de ses lignes, ses arabesques et leur côtés totalement aléatoires.

Les habitants, d’abord mitigés sur cette œuvre, on finit par la trouver lyrique, presque envoûtante.

Alicia CLERC – DNMADE 1 – 2019/2020

 

Un incontournable du cinéma tchèque

Je vais vous présenter le film tchèque Kolja, réalisé en 1996 par Jan Sverak. Ce film a été récompensé par de nombreux prix dont l’Oscar du meilleur film en langue étrangère en 1997. Aujourd’hui c’est le troisième film tchèque le plus vu.

L’histoire se passe en Tchécoslovaquie, à la fin des années 1980 (encore occupée par les troupes soviétiques). Notre personnage principal se nomme Franta, c’est un ancien violoncelliste renvoyé de l’orchestre philharmonique de Prague. Il n’a pas beaucoup d’argent et vit totalement seul. C’est pourquoi il accepte de faire un mariage blanc avec une jeune femme russe. Cette dernière disparaît le lendemain en laissant son enfant Kolja âgé d’environ 5 ans. Franta qui n’a aucune expérience avec les enfants (et qui ne parle pas russe) se retrouve donc dans une situation très délicate…

Le cinéma tchèque se fait difficilement sa place, écrasé par les succès américains. En effet les films tchèques ne sont pas des films d’action plein de rebondissements et de suspens. Kolja ne fait pas exception : la progression de l’histoire est lente et prévisible. On observe le quotidien de Franta et de l’évolution de sa relation avec l’enfant russe.

Certains auront donc du mal à entrer dans l’histoire, mais accrochez-vous ! Car c’est un film très riche rempli de détails habilement travaillés ; notamment autour du contexte historique qui n’apparait qu’entre les lignes. La communication entre les deux personnages principaux est touchante, ils ne parlent pas la même langue mais parviendront à échanger grâce aux racines similaires des deux langues slaves.

C’est un film incroyablement émouvant, rempli des joies et des peines qui forment notre quotidien. On retrouve les thèmes de l’amour, la mort, les relations humaines, l’enfance, le rôle du père…

Je vais terminer en disant que la musique contribue à la beauté de ce film et fait passer d’autres émotions qu’avec les mots on ne pourrait exprimer. Le morceau Loučení (les adieux) m’a particulièrement troublée et émue.

La bande son du film.

Sylva EHRLACHER – DNMADe 1 HO 2019-2020

L’inconfort moderne selon Tati

« Mon Oncle » est un film devenu culte réalisé par Jacques Tati en 1958. Le film ne vous dit rien, peut-être, mais vous connaissez obligatoirement son thème iconique réalisé par Franck Barcellini (Vous l’aurez dans la tête pendant un petit moment).

Synopsis : Fin des années 50, Monsieur Hulot (joué par Tati), singulièrement rêveur et sans emploi, vit simplement dans un vieux quartier populaire de Saint-Maur. Sa sœur, Madame Arpel, est mariée à un riche industriel : Charles Arpel. Elle vit dans une villa ultra-moderne d’un quartier résidentiel. M. Hulot entretient une relation complice avec son neveu, Gérard, qui adore le suivre dans le vieux quartier. M. Hulot est inadapté aux codes de la société moderne. M. Arpel l’embauche dans son usine de plasturgie pour essayer de l’intégrer sans cette nouvelle société, mais en vain… La maladresse de M. Hulot est bien supérieure à sa bonne volonté.

Dans « Mon Oncle », deux mondes s’opposent, ancienneté contre modernité, les vieux quartiers face à la nouvelle société. M. Hulot essaye d’évoluer tant bien que mal dans ce monde antagonique changeant à grande vitesse.

Tati, impuissant, observe le grand changement de son époque : développement des usines, la nouvelle société de consommation, la destruction des vieux quartiers, bétonisation massive, arrivée de l’électroménager dans les foyers… Il nous livre dans « Mon oncle » sa critique moraliste de la modernisation de la vieille France (un peu à la manière des naturalistes avec l’arrivée des usines à charbons.)

Tati dépeint une modernité froide, austère et stérile via la villa Arpel. M. Arpel nouveau riche, pour montrer sa réussite sociale doit être à la mode. Ce qui est à la mode est moderne, mais ce qui est moderne n’est pas forcément pratique et confortable. On fait du beau, pas forcément du pratique. C’est la société du paraître.

C’est grâce à son complice Jacques Lagrange, que Tati réalise les décors. Le mobilier est inconfortable au plus haut point comme le rocking-chair de M. Arpel et le fauteuil « Haricot ». L’interaction des acteurs avec le mobilier est juste hilarante.

Il tourne en ridicule également l’électroménager et les nouvelles inventions qui font plus perdre du temps qu’en gagner. Les scènes de la porte électrique de garage, de la fontaine poison ou de la cuisine robotisée en sont de bons exemples.

Tout est caricaturé, exagéré par Tati, mais cela fonctionne. Celui-ci nous prouve que rien ne sert de regarder chez le voisin par-dessus la clôture. Non, l’herbe n’est pas toujours plus verte ailleurs.

Je pourrai vous parler de ce film et des scènes qui m’ont fait hurler de rire pendant des heures mais l’article a une fin. Je vous laisse visionner la bande annonce pour le film restauré et je vais finir par un petit complément.

En 2009, La villa a été reconstituée grandeur nature au Cent-quatre à Paris, celle-ci était visitable et tellement bien réussie qu’on aurait cru entendre Mme Arpel : « C’est si pratique, tout communique ! ». Dans le même esprit, les trois sièges iconiques de « Mon Oncle » (Le canapé-lit de M. Hulot dit « Haricot », le rocking-chair jaune de M. Arpel et le canapé tubulaire vert de Mme Arpel) ont été refabriqués par Domeau & Pérès. Ces sièges sont toujours aussi inconfortables, mais on les achète toujours pour être à la mode. Au final non rien n’a changé, tout a continué comme diraient les Poppys.

PS : Si vous en voulez plus ? Allez voir Monsieur Hulot en vacances ! Vous avez de la chance, il est culte également.

Antonin FALK / DNMADe 2 / 2019

D’où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ?

« Nous sommes nés de l’utopie et du mécontentement.

Écoutez les philosophes, les agitateurs, les révolutionnaires qui vont d’une capitale à l’autre.

L’insurrection gronde. (…)

Rien ne peut arrêter les peuples lorsqu’ils s’emparent de l’esprit des philosophes.

On n’en peut plus de l’Europe restaurée, assise, arrogante. (…)

Depuis quelques temps, il y a des banquets en Europe,

Et nous sommes nés de leurs murmures,

De la passion glissée dans ces mots dits tout bas mais qui aspirent à être clamés tout haut.

1848 est notre date de naissance. »

Nous, l’Europe : banquet des peuples, c’est avant tout le regard posé par l’écrivain Laurent Gaudé (Le soleil des Scorta, 2004) sur cette Europe dans laquelle nous évoluons aujourd’hui, souvent sans même y penser alors qu’elle ne nous était absolument pas toute destinée.

Ce poème ardent, défenseur d’une Europe de la liberté et de l’unicité, entièrement rédigé en vers libres, a été mis en scène cet été par Roland Auzet (lequel avait déjà pu collaborer avec Laurent Gaudé en 2018 pour l’adaptation scénique de son roman Écoutez nos défaites) à l’occasion de la 73ème édition du festival d’Avignon avec, à son terme, un spectacle poignant qui semble être une démonstration flagrante du théâtre que Roland Barthes décrivait comme une « véritable polyphonie informationnelle ».

En effet, le spectacle joue sur un large panel de médiums comme le chant, puisqu’une partie du spectacle à été réalisée en collaboration avec le cœur de l’Opéra d’Avignon, la musique, le théâtre, la vidéo, la danse contemporaine et même la peinture version street art. C’est probablement cette multiplicité et cette diversité qui permettent à l’œuvre de nous tenir en haleine pendant plus de deux heures trente de spectacle. La justesse et la véracité du jeu des comédiens qui sont très nombreux sur scène et qui viennent des quatre coins de l’Europe avec chacun leur histoire, leur langue et leur vision de l’avenir participent aussi beaucoup à rendre le spectacle très percutant. Cette richesse culturelle pourrait également constituer un bon moyen d’ouvrir la réflexion de Laurent Gaudé se voulant fondamentalement européenne, mais restant cependant, lorsqu’elle se cantonne à l’état de poème, le regard d’un français sur l’Europe.

Le sujet abordé, celui de la construction européenne qui peut au premier abord sembler plutôt ennuyeux, se révèle en réalité très accrocheur. Effectivement, le texte et l’interprétation qu’en donnent les comédiens font grand cas de nous impliquer individuellement, en tant qu’européens, dans ce qu’il a été et ce qu’il est actuellement de l’Europe. En nous confrontant à son passé, le spectacle nous interroge sur l’avenir que nous allons décider de donner à l’Europe. L’œuvre, se faisant révoltante, nous appelle à prendre position et à nous défaire de ce sentiment d’habitude, de cette attitude blasée que nous tenons généralement envers l’Europe. Véritable prise de conscience, cette œuvre vise finalement à réhabiliter le peuple au sein d’une Europe dont il a trop longtemps été écarté tout en restant porteur d’espoir.

Nous, l’Europe : banquet des peuples est actuellement en tournée. Vous pourrez notamment découvrir le spectacle à Neuchâtel les 23 et 24 janvier 2020 et à Montbéliard le 03 février 2020. Du fait du sujet assez complexe, abordé de façon très riche, il est très intéressant d’avoir également accès au texte original afin de prolonger la réflexion. Bon spectacle !

Références pour aller plus loin :

Nous, l’Europe : banquet des peuples Laurent Gaudé, éditions Actes Sud, 2019

https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-2eme-partie/pour-une-poetique-de-leurope

https://www.lemonde.fr/culture/article/2019/07/08/theatre-l-europe-au-menu-d-un-banquet-festif_5486801_3246.html

https://www.festival-avignon.com/fr/spectacles/2019/nous-l-europe-banquet-des-peuples Video 

Article proposé par Mathilde Zordan DNMADE1 joaillerie  – 2019-2020

Viens dans ma bulle °°°

A  la découverte d’un habitat où tout est de sphères et de courbes, où l’architecture devient sculpture et suit le fil des lignes de la nature; je vous invite à découvrir les maisons bulles.

Projeté dans le massif rougeoyant des roches de l’Estérel, dans le petit village de Théoul-sur-mer, situé entre Saint-Raphaël et Cannes  se trouve  le « Palais de Bulle » de Pierre Cardin créé par Antti Lovag.

La villa a été imaginée et construite entre 1975 et 1989 par Antti Lovag pour le mécène Pierre Bernard et a été ensuite rachetée par le créateur Pierre Cardin.

Antti Lovag est l’homme de la sphère, il ne se dit pas architecte mais plutôt habitologue, c’est à dire l’homme qui pratique la science de l’habitat, c’est aussi un anticonformiste qui travaille avec un assemblage de bulles partielles ou au 3/4. C’est un humaniste pour qui l’essentiel est la réconciliation de l’homme et de la nature dans l’habitat.

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C’est dans un espace de 1200 mètres carrés qu’il conçoit la villa constituée d’un méandre de bulles couleur ocre qui viennent arpenter la roche naturelle dans un élan organique et futuriste. Il brise tout concepts architecturaux classiques pour créer un habitat-enveloppe, sans contraintes angulaires car la nature ne connaît pas d’angles droits. Ces enchevêtrements de bulles nous laissent voyager à travers différents espaces aux courbes féminines et sensuelles pleines de douceur et d’harmonie qui incitent à la rêverie. Tout est de mouvement et le paysage fait parti intégrante de la maison.

     

Résultat de recherche d'images pour "palais bulle chambre"Le mobilier intérieur a été conçu sur mesure avec beaucoup d’ingéniosité pour répondre aux lignes de cette architecture et à l’aspect pratique d’un lieu de vie. Certains meubles ont été dessinés par Pierre Cardin lui même et toutes ces œuvres que l’on découvre au cours de cette balade dans la villa nous donnent l’impression de déambuler dans un musée.

 

Si cette conception d’habitat vous a séduit et vous a englobé dans une bulle de rêverie je vous invite à aller découvrir un peu plus du « Palais bulle » et d’autres maisons bulles tel que la maison Unal ou la maison Gaudet.

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Laurie Camelot – DN MADe Bijouterie 2018-2019

Le métal français au service de la planète ?

Gojira. Fleuron du microcosme qu’est le métal français. Le groupe a été fondé en 1996, (d’abord sous le nom de Godzilla puis Gojira en 2001) par les frères Joesph et Mario Duplantier, Christian Andreu et Jean-Michel Labadie. Avec leurs 6 albums studios, ils sont l’un des groupes de métal les plus influents sur la scène internationale et leurs tournées aux côtés de grandes références telles que Metallica, Slayer ou encore Iron Maiden en témoignent.

Derrière les instrumentales agressives et le chant guttural propre au death metal, les thèmes abordés par le groupe dans leurs différents albums ne se limitent pas aux clichés souvent morbides qu’on aurait (trop vite) tendance à y associer. En effet, l’introspection, la recherche du soi ou encore la protection de l’environnement sont un réel fil rouge dans leur création artistique.

Ces thèmes se retrouvent à la fois dans les paroles mais également dans la direction graphique des pochettes d’album.

« L’Enfant Sauvage », « The Way of all flesh »  et « From Mars To Sirius » sont de bons exemples pour illustrer ces thèmes récurrents. De plus, Mario Duplantier, le batteur du groupe s’inspire de sujets nécessaire dans sa création artistique.

« Global Warming » « Toxic Garbage Island » « Ocean Planet » toutes ces chansons témoignent de leur attachement à notre planète en y dénonçant la pollution des océans, l’apparition du 6e continent composé de déchets et le réchauffement climatique. Néanmoins, leur engagement ne se limite pas à des paroles sur des albums : Gojira est un partenaire de l’ONG Sea Sheperd militant contre la pêche intensive en réalisant des opérations « coup de poing » en perturbant les baleiniers dans leur pêche au harpon.

Mais ces opinions ne sont en aucun cas un frein à leur succès. En 2017, l’album « Magma » est nommé deux fois aux Grammy Award et celui-ci s’est vendu 105 000 exemplaires.

Enfin, le groupe sera de retour en France encore une fois pour le Hellfest ce 21 Juin 2019 avant d’entamer sa tournée des USA avec le groupe Slipknot.

Un article de Clément Porée – DN MADe Horlogerie – 2018-2019