Cosmo, la guitare qui joue juste

Avec son design minimaliste, l’entreprise allemande Verso à complètement réinterprété l’instrument.

Le principe ? Une feuille de métal courbé en guise de corps, un manche faisant office de poutre pour la rigidité et des micros aimantés. Mais la réflexion est bien plus pertinente. Pour commencer, la forme général du corps est inspiré des guitares classiques, forme qui a prouvé son confort puisqu’elle est inchangé depuis près de 200 ans. Ce corps est découpé et plié pour faire office de cordier (pièce traditionnellement rapporté) et accueillir les agréments standard d’une guitare électrique. Le métal est couvert d’un traitement à base de poudre, pour un rendu comparable à la peinture mais qui sera bien plus résistant au choc, qui ne s’écaillera pas et qui se patinera au cours de son utilisation. Pour continuer sur les standards qui ont fait leur preuve les 7 couleurs disponibles font partie du nuancier RAL. Le résultat de l’utilisation de cette feuille de métal c’est également un poids de 2,5 kg soit 2 kg de moins qu’une Fender Stratocaster (guitare électrique la plus vendue au monde). Le manche est en une seule pièce, entièrement usiné en machine à commande numérique, avec un choix entre 4 essences de bois, 3 types de frets, 2 types de mécaniques Schaller (marque référence) et 3 formes et 2 courbures de manches. L’ensemble ne tient que par une seule vis, le corps se glisse dans le manche et la vis ne fait que verrouiller le tout. Ce tout est sonorisé par des micros maisons, aimantés, interchangeables et mobiles. 6 micros nous sont proposés, en 4 finitions chacun, ils se connectent à l’instrument grâce à un câble, ce qui permet de positionner le micro de son choix à l’emplacement désiré.

Et le son ? De prime abord, on  s’attend à un son très métallique avec des aigus qui piquent mais en réalité c’est un son très chaud et dynamique qui en sort. Le réel génie de ces instruments c’est la liberté de pouvoir changer de son en quelques secondes, de passer d’un son rond à un son claquant sans changer de guitare. C’est en somme le choix de ne renoncer à rien.

Ancien étudiant de design de produit, Robin Stummvoll nous offre une version on ne peut plus actuel de la guitare. Une conception très logique et rationelle pour une utilisation irréprochable. Sa formation de designer a directement impacté ses produits mais aussi son site et ses packagings avec une esthétique travaillée dans la même philosophie que ses instruments. Des instruments avec une grande qualité de finition grâce à un fonctionnement artisanal en Allemagne. C’est un régal pour les yeux et les oreilles et d’une philosophie qui ne peut que donner envie d’en faire l’expérience.

Antonin GUERRET – DNMADE 1 Ho – Janvier 2022

Une clé pour comprendre ce qui se passe dans ma tête…

    Bon.

Je ne dis pas que vous voulez TOUS savoir ce qu’il y a dans mes pensées, et pour tout avouer, rien n’est jamais si bien ordonné. Mais ce dont je vais vous parler va peut-être vous aider à comprendre ce qui motive la création de votre pote un peu loufoque, un peu illuminé.e, qui passe des fois du coq à l’âne dans un éclair de génie sans que vous arriviez à le suivre.

Les idées ont toute une base, une image qui nous a marqué, une info insolite, une couleur, une texture, et j’en passe. Qu’est-ce qui fait qu’un designer est bon ? Qu’est-ce qui fait que le produit est un succès ? C’est la question à laquelle tente de répondre la série documentaire « Abstract : l’art du design » produite par le géant Netflix.

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« Encore une téléréalité qui promet au gagnant une somme faramineuse, et mal ficelée comme pas possible… » me direz-vous, eh bien non ! Cette fois, la production et la direction artistique ont fait les choses bien. Chaque épisode concerne un ou une designer dans un domaine différent. Chaque épisode est réalisé différemment, car tout dépend du professionnel qui fait l’objet du documentaire. Chaque épisode retrace une réflexion complète et aboutit à une réalisation effective. Chaque épisode fait entre 45 minutes et une heure. Simple, ludique, rapide.

Ne pensez pas non plus que les designers invités sont des énergumènes aux réflexions obscures qui font leurs bidouillages dans leur coin, car de grands noms (même si souvent méconnus) sont concernés. Tinker Hatfield ? Vous me dites non. Le designer de toutes les Jordan de chez Nike ? Là vous me dites oui.

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Et ne quittez pas cette article en disant « Pff allez le design ça m’intéresse pas de toute façon. » Parce qu’il y aura forcément un épisode qui concernera un domaine que vous aimez. Je l’avoue, j’ai préféré l’épisode sur un graphiste et j’ai failli abandonner celui sur le design d’intérieur… et étonnamment j’ai aimé le chapitre sur le designer automobile !

Bref. Foncez.

Elise BOULAT – DNMADe 2 2019-20