L’hypocrisie du prêt-à-porter

La mode est un art, certes, mais à quel prix devrions-nous le tolérer dans un monde qui prône le fast fashion ? 

Ici, je ne pointe pas du doigt la haute couture (même si celle-ci n’est pas complètement en accord avec les droits de l’Homme et de la planète), mais plus précisément le prêt-à-porter

“N’achetez pas juste pour le plaisir de le faire. Je pense que les gens ne devraient pas investir dans la mode, mais investir dans le monde.” 

Contre toute attente, c’est une des actrices les plus importantes de la mode contemporaine, la créatrice britannique Vivienne Westwood, qui est à l’origine de ce paradoxe.

L’art de consommer, c’est un grand sujet de discorde : Le Fast-Fashion, la surconsommation de vêtements et accessoires en tous genres. Je ne pense pas vous l’apprendre, mais l’industrie du vêtement est la deuxième la plus polluante au monde, après celle du pétrole. L’exploitation humaine dans ce milieu est aussi un des points pour lesquels il faut boycotter la surconsommation. (La répression des ouïgours vous en avez entendu parler ?)

Et si vous l’apprenez, je sais, difficile de croire que le contenu de notre placard peut avoir autant d’impact sur la planète. Mais malheureusement, il est temps pour tous de prendre conscience de ce fléau, bel et bien présent depuis le début des années 90 avec l’arrivée d’enseignes tels que Zara dans les épicentres de la mode.

Alors nous ne sommes pas tous parfaits, je le sais, on consomme tous, peut-être inconsciemment et de manière non réfléchie, mais peut-être qu’après cet article, nous porterons tous ensemble, un regard différent sur notre manière de consommer ? MAIS il y a quand même avant tout commencement une différence entre faire du shopping toutes les semaines sans réfléchir, et tous les quelques mois sans en abuser.

Je sais, vous n’avez rien à vous mettre, vous avez toujours l’impression de ne pas avoir un style qui en jette. Mais au final, ses dépenses ne vous desserviraient-elles pas ?

Les origines d’abord, viennent de la société actuelle, comme nous travaillons dur, on mérite des récompenses, de se faire plaisir, et c’est là que les achats interviennent. On propose presque ses achats en tant que solutions radicales pour atteindre le bonheur.

Une publicité Dior qui en dit long… Alors d’accord un achat provoquera quelques heures de bonheur, mais ce ne sera pas durable. La consommation agit comme un pansement sur une plaie ouverte.

C’est aussi et peut être la provenance d’un mal-être non résolu. une consommation EXCESSIVE liée à un manque, comblée par ses achats.

« La surconsommation est souvent liée à des carences affectives. »

Notons que si votre vie est normalement constituée, et équilibrée, pas besoin de céder aux sirènes des boutiques, si elle est suffisamment remplie d’activités ou d’un métier ayant pour vous, du sens, il n’y aura pas cette sensation ou moins le besoin  de « posséder ».

Nous sommes tous poussés à consommer, via les réseaux sociaux, les youtubeuses, instagrameuses et j’en passe qui conduisent aussi à vouloir toujours acheter plus, à mourir d’envie d’acquérir ce maillot de bain SHEIN, ou ce petit sac Zara. Et comparer sa penderie, à celle d’une influence qui change de tenue tous les jours (dont la plupart des articles leur sont offerts par les marques), un sentiment d’avoir une penderie dépassée car on en voit toujours plus et toujours de nouvelles choses sur tous ses réseaux qui occupent notre esprit.

Sans parler du désastre bancaire que peut avoir cette obsession à la mode et ce qu’il s’y passe, c’est aussi l’état de la penderie qui doit être inquiétante. Si quand on ouvre ce placard et qu’elle est au bord de l’explosion, il y a des questions à se poser.

« Si vous passez plus de 5 minutes à trouver votre tenue du jour, c’est soit parce que votre penderie n’est pas bien rangée, soit parce que vous avez des vêtements en surnombre et que vous vous y perdez et/ ou que vous n’avez pas les bonnes pièces. « 

Je me suis donc renseigné sur les solutions contre la surconsommation, et le meilleur moyen de lutter.

  • Il faut se poser les bonnes questions. Là en ce moment, quelles sont les choses que je n’ai jamais le temps de faire ? Quels sont mes rêves enfouis ? Qu’est-ce qui me procure de la joie ? Il est en fait important de se questionner sur nos envies.
  • Aujourd’hui, et en ce moment il faut savoir que nous sommes aidés, la mode éthique nous mène à consommer via les friperies, vide dressing, les vêtements de seconde main, Vinted, United Wardrobe et plein d’autres qui sont en plein essor ! Une super alternative aux fast-fashion, qui réjouit tout le monde.
  • Bien évidemment, réduire notre consommation, ne pas jeter ses vêtements mais les vendre où les donner !
  • Et si vous n’êtes toujours pas décidé à consommer mieux et plus intelligemment, veillez au moins à opter pour  les meilleures matières, les meilleurs lieux de fabrication et les labels et les marques de confiance. Pour continuer à acheter, sans trop culpabiliser.

Pour finir, je vous laisse sur un documentaire « The true Cost » qui montre le vrai prix à payer pour nos vêtements achetés dans le prêt-à-porter. Un documentaire qui devrait nettement changer votre point de vue sur ce fléau.

http://www.la-carotte-masquee.com/true-cost-fast-fashion/

« Les riches entreprises voient les pauvres comme une opportunité de s’enrichir. »

Il est important de garder à l’esprit ce que nos actes à tous, provoquent à l’autre bout de la planète et ne pas oublier que tout ça c’est réel et cruel. Même si s’acheter un pyjama chez Primark, c’est humain, et c’est ok. Mais tout cela en bonne conscience et sans excès c’est mieux, même si, comme je le disais : Nous sommes tous humains, imparfaits et un peu égoïstes. On essaye tous de faire de notre mieux 🙂

Journot Lola – DnMade 1 joaillerie – Avril 21

L’Art au service de la planète

De la poubelle à l’œuvre d’art

Je pense que vous vous êtes tous déjà retrouvé dans la rue, sur une plage ou une place face à un mégot de cigarette ou un déchet qu’une personne a pris la liberté de jeter par terre. Certaines personnes dans nos villes et nos campagnes, passent leurs journées à ramasser ce qu’on laisse derrière notre passage. Je me remémore ce vieux monsieur que je croise tous les jours au même endroit, sac poubelle à la main, qui ramasse jusqu’au moindre petit déchet qu’il trouve sur les trottoirs de notre petite ville. Certaines personnes comme Barry Rosenthal ont décidé de ramasser les déchets et en faire de l’art. (oui oui, vous avez bien lu le mot déchet et art dans la même phrase…)

Voici Barry Rosenthal, photographe professionnel dans le domaine des médias, il adore se promener sur les bords de mer New-Yorkais. Sauf qu’un problème commence à le déranger, vous avez deviné de quoi il s’agit ?

Les déchets qui l’alarment, Barry Rosenthal commence à les ramasser, ils les trient dans son studio, par couleur, textures, usages (Donc là, on est face à un type qui se promène sur les bords de mer à New-York au lieu d’être à Time Square ou à Central Park, qui ramasse ce que les gens jettent et qui EN PLUS DE ÇA trie tout par taille, couleur, texture…) Bon revenons à nos moutons, ou plutôt à nos déchets, on nous rabâche tous les jours qu’il faut jeter dans les poubelles, trier et moins consommer et ne plus vivre correctement quoi (ceci est a prendre au second degré, je vous vois déjà venir les écolos).
Mais cet artiste a trouvé LA solution pour sensibiliser et nettoyer, son art est en quelque sorte multi-tâche.

En soi ses créations (en oubliant que ce sont des poubelles) sont assez esthétiques. Nous sommes face à un photographe qui met en scène certes des détritus mais qui arrive à les organiser d’une manière que chaque petits éléments se complètent et s’agrémentent pour ne former qu’une seule et même entité. Techniquement parlant, les textures et couleurs nous rappellent les monochromes d’artistes comme Klein.

Cette phase de sensibilisation et sans nous rappeler les lois de 2020 qui passent pour qu’il n’y ait plus (ou moins) de déchets dans la nature et les océans, je pense que vous avez tous remarqué qu’en allant croquer dans votre sandwich préféré chez le Grand Américain au M jaune qu’il n’y a plus de paille dans votre Coca Cola !

Ce n’est peut être pas si mal que certains organismes et artistes se démènent pour sensibiliser sur la réduction des déchets dans la nature. Je suppose que vous avez tous une fois entendu parler du septième continent, vous savez cet amas de déchets flottants dans l’océan pacifique qui fait un peu près six fois la France !

Oui, tout le monde aime le plastique, mais peut-on vraiment dire que le plastique est fantastique ? Pour les océans, je dirais qu’il est plutôt dramatique.

Sa mission en tant qu’artiste est d’inspirer la construction d’un avenir plus durable en utilisant les poubelles. Les plastiques sont en effet les artefacts de notre époque, en particulier dans les océans, ou le matériau envahit les écosystèmes et navigue à travers le monde.

L’artiste Barry Rosenthal construit ses assemblages pour illustrer l’étendue de la pollution marine.

Mais maintenant que je vous ai tout expliqué, pensez-vous vraiment que des artistes comme lui, ou des Sophie Hélène, Alejandro Dùran… changent vraiment quelque chose sur la consommation du public ? L’art est certes un langage, mais est-ce que le public est réceptif à celui-ci ? seraient- ils prêt a changer ?

Sans très gros jugement et opinion sur la (ou les) questions je vous laisse sur une vidéo qui vous ramènera une brise d’air marine (on aurait quand même préféré Manhattan avec son Empire State Building) et un Barry Rosenthal en pleine recherche de sa poubelle idéale…

PERROT Marion – DNMADE2 Joaillerie 2019-20

Diamants sur Canapé

  Si les diamants sont les meilleurs amis des filles, ce ne sont certainement pas ceux de notre planète…

1/ Constat écologique :

Si le luxe, plein de promesses, cache bien son jeu et attise toutes les convoitises il n’en recèle pas moins une part de désillusion… Et il faut croire que l’éclat de ces matériaux précieux nous détourne de leurs répercussions éthiques et environnementales…

En joaillerie, tout commence avec l’extraction des matières premières principales : l’or et les pierres précieuses. Et aujourd’hui, l’augmentation du niveau de vie, notamment en Chine et en Inde, couplée à l’incertitude économique, donne à ces matières une sorte de valeur refuge qui naturellement, en stimule la demande et l’exploitation.

« Les acheteurs d’or devraient prendre conscience de ces impacts sociaux et environnementaux et réclamer de l’or provenant d’exploitations qui respectent de bonnes pratiques. » s’insurge Claudio Maretti, responsable de l’initiative « Amazonie Vivante » du WWF.

Et en Amazonie, la pratique de l’orpaillage menace ainsi non seulement la nature mais aussi les populations locales. En effet, la demande croissante en or oblige les sites miniers à s’étendre de plus en plus loin dans la forêt amazonienne, augmentant encore la déforestation… Approximativement 1680 km2 de forêt tropicale auraient été sacrifiés au profit des mines d’or en Amérique du Sud entre 2001 et 2013 selon une étude publiée dans la revue Environemental Research Letters.

Ce phénomène de déforestation pourrait en grande partie être attribuée aux nombreux orpailleurs illégaux qui prospectent dans ces régions et coupent les arbres pour installer leurs campements.

Cependant, la déforestation n’est pas la conséquence la plus grave de l’orpaillage, certaines activités agricoles ayant beaucoup plus d’impact sur la forêt. Effectivement, l’or est débarrassé de ses impuretés par les orpailleurs, qui, pour cela, utilisent du mercure… Lequel s’évapore, se libère dans les rivières et menace la santé des habitants, particulièrement des enfants, chez qui il entraîne des troubles du développement neurologique. De par la déforestation et la pollution des eaux qu’elle engendre l’exploitation de l’or menace donc une grande partie de la biodiversité. Et comme le souligne Claudio Maretti, responsable de l’initiative « Amazonie Vivante » du WWF : « Les acheteurs d’or devraient prendre conscience de ces impacts sociaux et environnementaux et réclamer de l’or provenant d’exploitations qui respectent de bonnes pratiques. ».

Et si les conséquences sociales et environnementales de l’orpaillage sont déjà aberrantes, c’est encore pire pour ce qui relève des pierres précieuses et particulièrement du diamant.

En termes de surface et par conséquent, d’impact sur la biodiversité, l’exploitation du diamant est indubitablement beaucoup plus coûteuse que celle de l’or.  « Regardez sur Google : le trou d’une seule mine équivaut à la taille du premier arrondissement de Paris ! » Dénonce Marie-Ann Wachtmeister, cofondatrice de la marque Courbet. Et on ne mentionnera en rien les émissions de CO2 et les déchets qui en découlent…

2/ Éthique et géopolitique

Le principal problème lié au diamant est néanmoins plus éthique qu’écologique. Les diamants sont effectivement exploités au détriment de tous les droits fondamentaux de l’homme, engendrant ainsi travail forcé, oppression, torture et autres formes de violences.

Si le Processus Kimberley mis en place en 2003, vise à limiter la commercialisation de diamants issus d’économies parallèles finançant certaines de ces violences et certains conflits armés, notamment en Afrique Centrale, on peut douter de son efficacité… Effectivement, les diamants, pour être certifiés nécessitent un certificat délivré par le gouvernement du pays participant dans lequel a été trouvé le diamant. Le Processus de Kimberley repose donc complètement sur les États et les dispositifs de contrôle sont très variables selon les pays. De plus, le Processus de Kimberley dégage la responsabilité des entreprises en ce qui concerne leur approvisionnement. Ainsi, l’absence d’atteinte aux droits humains au sein du processus d’extraction des pierres n’est absolument pas vérifiée… Et si le processus de Kimberley devenait plus pointilleux, plusieurs pays dont l’économie est fondée autour de l’exportation des pierres, se verraient dans l’impossibilité de participer au commerce du diamant.

Le commerce de ces diamants dits « diamants de sang » ou encore « diamants de conflits » en dehors du processus de Kimberley est par ailleurs facilité par les réseaux sociaux. Des trafiquants de diamants de Centrafrique proposent actuellement des diamants à la vente sur Facebook et Whatsapp, nouvelles vitrines pour rencontrer de nouveaux partenaires prêts à investir dans le trafic international. Celles-ci permettent assurément aux cyber-diamantaires d’avoir un temps d’avance et de créer très rapidement des réseaux de partenaires pour amener les diamants illégaux sur le marché international. Et ce, contournant les mesures prises par les états et les organismes internationaux et continuant à maltraiter les populations.

3/ Des alternatives innovantes

De quoi être dégoûté des belles pierres direz-vous ? Pas obligatoirement. En effet, la technologie apporte aujourd’hui de nouvelles possibilités que certaines maisons ont brillamment su s’approprier pour créer des pièces d’exception.

La maison de haute joaillerie Courbet, nommée d’après le peintre qui, pendant la commune de Paris, rêvait d’une nouvelle place Vendôme à la gloire de la paix, propose une alternative écologique et éthique à la joaillerie traditionnelle.

Effectivement, Courbet valorise le diamant de culture, fruit de la magie de la science et de la technologie, qui répond aujourd’hui aux attentes éthiques et écologiques des clients.

L’objectif de ces diamants, réalisés dans les laboratoires high-techs de la Silicon Valley est de fournir une quasi-transparence environnementale. Non seulement ces diamants sont parfaitement traçables, mais ils reproduisent également à l’identique l’ensemble des propriétés optiques, chimiques et physiques du diamant naturel.

 En effet, les diamants de culture sont formés grâce à un processus similaire à celui par lequel les diamants naturels se sont formés au cœur de la Terre il y a des milliards d’années à une pression extrême et une température avoisinant les 1500 °. Seules différences : sa provenance et, par conséquent, son impact social et environnemental. De plus, seulement 2% issus de mines sont classifiés comme purs tandis que c’est le cas de 100% des diamants bruts produits en laboratoire.

Et à la règle des 4C permettant d’évaluer la pureté d’un diamant (Carat, Color, Clarity, Cut), la maison Courbet a rajouté un C : celui de Conscience.

Et Courbet n’est pas seule à privilégier les diamants de synthèse. La griffe Lightbox Jewellry, soutenue par la De Beers depuis 2018, utilise elle aussi uniquement le diamant de culture.

« Sans le bien, le beau n’est rien », slogan de la marque de joaillerie parisienne Courbet.

Et, aujourd’hui, les possibilités de synthétisation de pierres précieuses ne cessent de se multiplier. On pourra par exemple transformer les cendres funéraires d’un être cher en diamant commémoratif à des tarifs très abordables notamment grâce à l’entreprise suisse Algordanza ou encore réaliser du YAG (pierre de laboratoire imitant le diamant) grâce à une céramique récemment développée par le CNRS d’Orléans.

La maison Courbet a également trouvé une alternative durable à l’or car « Sans le bien, le beau n’est rien ». S’il est possible de travailler avec de l’or responsable issu des mines labellisées « fairmined », c’est l’or recyclé qui a remporté tous les suffrages chez Courbet. Bien que l’extraction de l’or soit orchestrée dans les meilleures conditions possibles, cela reste indubitablement très polluant. Extraire de quoi réaliser un simple anneau conduit à la production parallèle de plus de 40kg de CO2, 2 tonnes de déchets et 5000 litres d’eau. Or, l’or présente la capacité extraordinaire de pouvoir être réutilisé à l’infini. Doté d’une exceptionnelle conductibilité électrique, l’or est très prisé en électronique et c’est cet or, une fois recyclé, que Courbet revalorise dans ses créations joaillères.

En intégrant, les questions de développement durable et social dans sa politique d’entreprise, Courbet fait preuve d’innovation et permet de concilier le bien et le beau. Ainsi, plus question de se passer de bijoux !

4/ Attention aux abus

« L’argument écologique est surtout marketing et trompe le consommateur. Pour lui, c’est surtout le prix qui est déterminant. » Paul Zimnisky, analyste financier.

Attention cependant, à ne pas se laisser abuser. Si certaines maisons s’engagent en faveur de l’environnement et des droits de l’homme, ce n’est pas le cas de la majorité d’entre elles. De tous les diamants utilisés aujourd’hui en haute joaillerie, les diamants de culture représentent seulement 5% de ceux sur le marché… Et pour Paul Zimnisky, analyste financier indépendant spécialisé dans le diamant, l’argument écologique faisant l’apologie du diamant de synthèse serait plutôt de l’ordre du marketing, une sorte de greenwashing joaillier.

La DPA, l’Association des producteurs de diamants, dénonce parallèlement l’énergie consommée par les laboratoires pour produire des pierres synthétiques. Selon elle, un carat naturel de diamant taillé émettrait 160 kg de dioxyde de carbone contre 511 kg pour un carat synthétique taillé. Cependant, un autre cabinet estimait en 2014 que l’impact environnemental d’une pierre de culture était sept fois moins lourd que celui d’une pierre minière. Il semble donc difficile de trancher…

La valorisation des diamants de culture pourrait donc simplement être une manière pour les entreprises et le secteur controversé du diamant de redorer leur image. Mais l’on peut espérer que les laboratoires fonctionneront bientôt grâce à des énergies vertes qui réduiront encore l’empreinte environnementale des pierres de culture. Sans compter que leur dimension éthique ne pourra que les tirer vers le haut.

D’autre part, pour Paul Zimnisky, le respect de l’environnement promu par les diamants de culture est aussi une façade dissimulant l’attrait économique de ce type de pierre. En moyenne, le diamant synthétique coûte en effet 30% moins cher que le diamant naturel. Et ce qui pourrait être considéré comme un avantage pourra aussi l’être comme un handicap. Si le diamant de culture est moins onéreux que le diamant minier comment pourra-t-il s’imposer sur le marché de la haute joaillerie et ainsi pallier aux conséquences écologiques et éthiques désastreuses du diamant naturel ?

Finalement, ce sera donc à nous, en tant que tant que consommateurs et futurs acteurs du domaine de la joaillerie, d’en décider.

Mathilde Z. DNMADE bij 1 2019-2020

Références :

Le Monde :

Environemental Research Letters

Amnesty International

Courbet Joaillerie