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Soigner la dyslexie par la position du corps

La proprioception est un sens (comme la vue, l’ouïe, …) qui repose sur la présence de capteurs sensibles à l’élongation qui sont situés dans tous nos muscles  (ceux de l’œil mais aussi ceux du reste du corps).

Elle fonctionne toujours en collaboration avec d’autres sens avec lesquels elle constitue un système  appelé « postural » car son rôle a été d’abord décrit dans la régulation de la posture. L’ensemble est à l’origine du « sens du mouvement » (Berthoz).

 enfantLa proprioception a un rôle central  dans ce système car elle indique  en permanence au cerveau où sont les autres organes des sens.

 

Son rôle est reconnu dans 3 fonctions :

régulation de la posture,

– détermination de la localisation spatiale des informations sensorielles (visuelles, auditives,…)

– participation au développement harmonieux des perceptions sensorielles au cours de l’enfance.

C’est par ces 2 dernières fonctions qu’elle pourrait intervenir dans les capacités de lecture et d’attention.

L’analyse de la posture est un moyen utilisé pour comprendre le fonctionnement proprioceptif. Ce n’est pas une fin en soi.

Quand la proprioception fonctionne anormalement on aura, à des degrés très divers d’un sujet à l’autre, des troubles (parfois très discrets) dans les 3 fonctions de la proprioception :

asymétrie du tonus postural avec information proprioceptive fausse : l’enfant se sent droit alors qu’il est de travers,

localisation spatiale sensorielle anormale,

anomalies perceptives de développement.

Dysproprioception

Les troubles posturaux sont discrets chez l’enfant et augmentent avec l’âge, d’où l’adage souvent retrouvé dans la famille: «  les vieux dyslexiques deviennent des lombalgiques ».

L’examen des familles de dyslexiques nous a montré que ce n’est pas probablement pas la dyslexie qui se transmet mais le trouble proprioceptif.

Ce qui différencie les dyslexiques de leurs frères non dyslexiques est la faculté spontanée de ces derniers à réguler leur localisation spatiale sensorielle, aussi bien visuelle qu’auditive.

Le traitement

Il comporte 4 éléments indissociables :

– port permanent de lunettes prismatiques. Les prismes peuvent être inclus dans la correction optique habituelle s’il y a lieu. Les lunettes doivent suivre des contraintes de forme qui seront expliquées à votre opticien. Elles sont compatibles avec la mode actuelle,

– port permanent de semelles de posture. Elles sont très fines et très confortables,

– réalisation quotidienne d’exercices de re-programmation posturale, portant essentiellement sur la récupération d’une bonne respiration abdominale,

– maintien de bonnes positions pour le travail scolaire (lecture sur un plan incliné à 30°) et l’endormissement.

Dans certains cas particuliers, lorsque l’examen détecte une interférence entre les informations sensorielles provenant de la bouche et les informations proprioceptives oculaires (innervation commune par le nerf trijumeau), il peut être nécessaire de poser des micro-stimulations sur les dents (appelées ALPH) après quelques mois de traitement. Elles sont compatibles avec un traitement orthodontique classique et sont invisibles. Parfois un traitement ostéopathique complémentaire est nécessaire.

 Le site pour en savoir plus : http://www.dysproprioception.fr/

 

 

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