Latin 4ème : Les jeux du cirque : une violence légale

2 02 2009

Travail réalisé au terme d’une enquête menée par les 4èmes latinistes du collège Frédéric Chopin de Melun.

 

1) Que signifie l’adjectif « légal » ?

Un détour par l’étymologie s’impose. « Légal » vient du mot latin lex, legis, f : la loi. Dire qu’à Rome, les jeux constituait une violence légale signifie que cette violence était autorisée par la loi.

 2) Les courses de char

Les courses de chevaux sont une véritable passion pour les Romains, et les cochers de véritables stars !« Tous en grand désordre se hâtent et se précipitent » au Grand Cirque, le Circus Maximus (Ammien Marcellin, Histoires). Les spectateurs se pressent et s’entassent dans les gradins afin d’assister au spectacle. Ils espèrent que leur équi­pe gagnera sans quoi ils perdront l’argent de leur pari !

Durant ces courses, quatre attelages s’affrontent ; ils se distinguent grâce à leur couleur (bleu, blanc, rouge et vert). En général, un char est tiré par quatre chevaux : on appelle ce type d’attelage un quadrige. Ce genre de spectacle était très dangereux pour les cochers, surtout dans les virages. Mais en contrepartie, les cochers pouvaient y gagner « la renommée, les richesses, les titres, et la gloire » (Lewis Wallace, Ben-Hur)

 

3) Les combats de gladiateurs

Durant les combats de gladiateurs, la foule est déchaînée : « [les spectateurs] aiguillonnaient les adversaires, réclamaient du sang . Quand les premiers morts se furent écroulés, le public se déchaîna; les dizaines de milliers de spectateurs hurlaient,s’excitant et s’entraînant les uns les autres » (Hella S. Haasse, Un goût d’amandes amères)

 4) Une violence salutaire

Les jeux du cirque sont des cérémonies au cours desquelles la mort des participants est acceptée et fait même partie des règles. Bien sûr, ces spectacles avaient pour but d’amuser le public, mais ils permettaient aussi d’éviter les guerres. En effet, plutôt que de faire des guerres avec des soldats non-volontaires, autant organiser de manière institutionnelle des combats entre des personnes le désirant. Ceux qui ressentent le besoin de se battre, de mettre leur vie en jeu ont une possibilité de se vider de ces pulsions, vaste catharsis dans laquelle ils acceptent de jouer leur existence. En fait, comme pour les Romains, il s’agit d’un outil de paix social: du sang et du pain (panem et circenses) contre du calme. Quelques sacrifices pour permettre à une majorité de vivre dans de bonnes conditions, ou d’oublier.


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