Quel regard porte l’artiste sur les conflits du XXe siècle ?

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INTRODUCTION

L’art est porteur d’enjeux esthétiques et politiques. Quelle que soit la nature de leurs ambitions, les artistes sont donc amenés à se positionner face au pouvoir politique de leur temps, qu’ils choisissent de : le servir, le combattre, ou se montrer indifférent.

Nous nous interrogerons sur le regard que porte l’artiste sur les conflits armés du XXe siècle à travers la chanson engagée. Ainsi, notre objet d’étude portera sur deux chansons françaises antimilitaristes qui ont été censurées par le pouvoir politique français.

HDA> La chanson de Craonne (1917) – Chanson entonnée lors de la Première Guerre Mondiale. Texte anonyme (écrits par des soldats) publié par Paul Vaillant-Couturier en 1919 sur une musique de Charles Sablon (1911, Bonsoir M’amour). L’analyse musicale portera sur la version interprétée par Marc Ogeret en 1973 dans son album « Chansons de révolte et d’espoir« 

> Le déserteur (1954) – Chanson écrite au moment des deux guerres d’indépendance (Indochine et Algérie). Boris Vian en est l’interprète et l’auteur (paroles) sur une musique d’Harold Berg.

 

I. DEFINITION ET ORIGINE DE LA CHANSON

>  Une chanson est une œuvre composée d’un texte et d’une musique indissociables l’un de l’autre.

>  La chanson naît de l’association d’un auteur (ou parolier), d’un compositeur et d’un interprète (il s’agit parfois d’une seule et même personne), sans oublier l’arrangeur musical qui donne souvent une couleur particulière à la chanson par l’orchestration.

>  La chanson peut revêtir des formes différentes (couplet / refrain, strophique, mélodie accompagnée…)

>  L’après-guerre (après 1945) voit naître le mouvement de la chanson Rive Gauche qui est issu des cabarets et des caves de Saint-Germain-des-Prés. On parle souvent de « chanson à texte » concernant la chanson Rive Gauche car elle exige une certaine tenue littéraire. Quelques noms : Juliette Gréco, Boris Vian, Georges Brassens, Félix Leclerc, Léo Ferré.  

 

II. LA CHANSON ENGAGEE

Une chanson engagée est une œuvre musicale chantée à travers laquelle l’artiste revendique, affirme ses idées, et incite les autres à les adopter. C’est ainsi que les artistes, dans un contexte historique précis, décident de mettre leur art au service d’une cause.

L’artiste engagé vise à :

Pour atteindre ces objectifs,

l’artiste engagé doit :

Révéler la réalité, témoigner, dénoncer

Transmettre un message d’espoir

Convaincre les hommes d’adhérer à une cause, défendre des valeurs

Faire agir le spectateur

Mettre en garde contre l’oubli, rendre hommage

Toucher la sensibilité du spectateur : l’émouvoir, l’indigner

Toucher l’esprit du lecteur : le faire réfléchir, l’amener à une prise de conscience

chanson engagée

 

OEUVRE HDA 2014 : LA CHANSON DE CRAONNE (1917)

Domaine : Arts du son

Thématique : Arts, Etats et pouvoir

 

I. CONTEXTE HISTORIQUE

Régime politique : De 1913 à 1920, la France est sous la IIIe République dirigée par le président Raymond Poincaré.

Evénement historique : Première Guerre mondiale (1914-18). L’Allemagne déclare la guerre à la France.

Mutinerie des soldats en Avril 1917 : L’offensive très meurtrière et militairement désastreuse du Général Nivelle au Chemin des Dames pousse les soldats à se mutiner. Au cours des combats, les soldats français devaient «monter sur le plateau» tenu par l’armée allemande. Ce plateau surplombe le village de Craonne, dans le département de l’Aisne en Picardie. Le Général Pétain, nommé au poste de général en chef des armées françaises en remplacement du Général Nivelle, parvient à rétablir la discipline en alliant condamnations à mort exemplaires et mesures d’amélioration des conditions de vie des soldats.

 

> Quelques liens intéressants :

RAPPEL : Vidéo (2′) : Comment la 1ère Guerre Mondiale a t-elle débuté

RAPPEL : Vidéo (11′) : L’offensive meurtrière du Chemin des Dames

Fiche interactive ludique : La première guerre mondiale

Fiche interactive ludique : La vie à l’arrière du front

II.  PRESENTATION DE LA CHANSON

> Présentation de « La chanson de Craonne » sur France Info dans l’émission « Ces chansons qui font l’histoire » par Bertrand Dicale

> Chanson populaire et contestataire, créée et chantée par les soldats français durant la Première Guerre mondiale, entre 1915 et 1917.

>  Interdite par le commandement militaire qui la censura en raison de ses paroles antimilitaristes qui incitaient à la mutinerie alors qu’une guerre était en train de se livrer sur le territoire national.

>  Censure levée en 1974 sous la présidence de Valéry Giscard D’Estaing.

 

> LA MUSIQUE :

La chanson est entonnée sur le timbre d’une valse :

Bonsoir M’amour (1911) de Charles Adhémar Sablon. A écouter ici

Forme couplet/refrain (3 couplets alternés par un refrain)

>  Le mode majeur est utilisé pour donner un côté enjoué, joyeux.

Le tempo est Moderato (modéré) voire Allegro (rapide)

La nuance d’ensemble est Forte,

>  Le rythme de valse (à 3 temps) donne un côté dansant.

L’Accordéon évoque le style guinguette (cabaret, bal populaire)

Un seul instrument pour mettre en valeur la voix et rendre audible le texte au message contestataire.

> LES PAROLES :

Les conditions de transmission de la chanson expliquent la multiplicité des versions. Transmise oralement, elle se diffuse clandestinement et circule pendant plusieurs mois d’un secteur à l’autre du front. Son texte est donc le fruit d’une lente élaboration. Sa version définitive est popularisée après la guerre par Paul Vaillant-Couturier (écrivain, journaliste et politicien) en 1919 d’abord sous le titre de Chanson de Lorette avant de devenir Chanson de Craonne.

> A noter que les paroles comportent beaucoup de mots contractés et de mots familiers puisque ce sont les soldats qui les ont créées.

–      1er couplet : Craonne – Couplet 1  

Retour de permission des soldats « Quand au bout d’huit jours, le r’pos terminé ». Ils ne veulent plus retourner au front « Personne ne veut plus marcher » mais finalement résignés et par devoir, ils retournent dans les tranchées « on s’en va là-haut en baissant la tête« . Allusion à ceux qui échappent aux tranchées grâce à leurs relations haut-placées : « On dit adieu aux civelots ».  « Notre place est si utile que sans nous on prend la pile » est une façon ironique de dire que les soldats vont se faire tuer au combat pour prendre une position à l’ennemi, laquelle sera reprise le lendemain.

–       Refrain : Craonne – Refrain 1

L’anaphore sur « Adieu « (répété trois fois) témoigne du caractère désespéré des soldats, convaincus d’être de la chair à canon, sacrifiés pour une « guerre infâme » et absurde.

–       2ème couplet : Craonne – Couplet 2

Allusion à la relève tant attendue par les uns et redoutée par ceux qui montent en première ligne pour « chercher leurs tombes« .

–       3ème couplet : Craonne – Couplet 3

Le monde de l’arrière, entraperçu lors des permissions. Les paroles dénoncent les « embusqués », ces hommes qui échappent au conflit, qui se pavanent sur les « boulevards« . Au sordide quotidien des tranchées, les paroles opposent les réjouissances de l’arrière où les « gros font la foire » et s’enrichissent grâce à la guerre sans combattre. Ainsi, ils ont des « biens » alors que le soldat n’a rien, ni même sa vie qui ne lui appartient plus sur le champ de bataille.

–       Refrain final : Craonne – Refrain final 

Le texte change afin de terminer la chanson non sur une note fataliste mais au contraire optimiste et révolutionnaire. Le poilu menace de cesser les combats (en évoquant « la grève ») et affirme que les rôles seront renversés : « Ce s’ra votre tour, messieurs les gros, De monter sur l’plateau« ..

 

> RAPPORT PAROLES-MUSIQUE

soldatC’est dans cette opposition entre la légèreté d’une musique aux accents parfois « guinguette » (cabaret populaire) et le tragique du texte (vie atroce dans les tranchées, attente de la relève et désespoir des soldats) que réside l’intérêt musical de cette chanson engagée. Ce contraste permet de faire réagir l’auditeur en le mettant mal à l’aise.

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III. POUR ALLER PLUS LOIN : La chanson de Craonne dans les arts :

La chanson de Craonne s’est progressivement imposée aux yeux de nos contemporains comme la chanson emblématique de la grande guerre. La chanson est souvent citée par les artistes, comme par exemple dans :

–       Le film Un long dimanche de fiançailles (2004) de Jean-Pierre Jeunet (Film adapté du roman « Un long dimanche de fiançailles » (1991) de Sébastien Japrisot)

Synospis : 1917 – Dans les tranchées de la Somme, pendant la Première Guerre mondiale, cinq soldats sont accusés de s’être auto-mutilés pour échapper à leur devoir. Condamnés à mort par une cour martiale, ils sont conduits jusqu’à un avant-poste nommé « Bingo crépuscule » et abandonnés à leur sort dans le no man’s land qui sépare les deux camps. Parmi eux figure Manech, le fiancé de l’héroïne du film, une jeune romantique prénommée Mathilde qui ne croit pas à la mort de son amoureux. S’il était mort, elle le saurait. Forte de cette intuition, elle mène son enquête et recueille peu à peu les indices qui vont l’amener à découvrir ce qui s’est passé ce jour-là.

> Bande annonce du film

> Scène où l’un des soldats chante la « Chanson de Craonne »

–       Les bandes dessinées de Jacques Tardi : Les Aventures d’Adèle Blanc-Sec  Extrait BDet Putain de guerre ! Extrait BD

–       Le roman « Pain de soldat » (1937) écrit par Henry Poulaille : L’universalité et l’immortalité du chant est évoqué :« Quand bien même on crèverait tous, elle résisterait, elle, puisqu’elle avait tour à tour chanté les plateaux de Lorette, ceux de Verdun, ceux de Craonne. C’est la chanson née du peuple de la guerre. Elle est sans chiqué, sans art, elle est un cri.« 

 

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ŒUVRE COMPLEMENTAIRE : LE DESERTEUR (1954) de Boris Vian

1. PRESENTATION DU CHANT ET DE L’AUTEUR/INTERPRETE

> Présentation de la chanson « Le déserteur » sur France Info dans l’émission « Ces chansons qui font l’histoire » par Bertrand Dicale

« Le déserteur » est une chanson antimilitariste écrite par Boris Vian en 1954 sur une musique d’Harold Berg.

Elle fut enregistrée le 7 Mai 1954, jour de la défaite de l’armée française lors de la bataille de Dien Bien Phu qui sonna le début de la fin de la guerre d’Indochine.

> Vidéos : INA sur Boris Vian (2’55) /L’histoire de la chanson « Le déserteur » (4’04) /

> Vidéos : TF1 sur Boris Vian (3’30) / “Boris Vian, le touche à tout génial” (9’22)

 > Boris Vian (1920-1959)

Boris Vian est un écrivain français, poète, parolier, chanteur, critique et musicien de jazz (trompettiste), né en 1920, à Ville-d’Avray (Hauts-de-Seine), mort en 1959 à Paris. Il fut aussi ingénieur de l’École centrale, scénariste, traducteur, peintre, …

>  Il est issu d’une famille aisée.

>  Sa mère aime la musique et joue de la harpe et du piano. C’est grâce à l’opéra cher à sa mère, « Boris Godounov » de Moussorgski, que Boris doit son prénom.

Sa maladie du cœur, dont ses œuvres porteront la trace, en fera la cible de l’affection trop étouffante de sa mère. Il en parlera dans L’Herbe rouge, et plus encore dans L’Arrache-cœur.

>  Il obtient un baccalauréat philosophie, avec option mathématiques.

Il fréquente les cafés de Saint-Germain-des-Prés qui rassemblent des intellectuels et artistes de la Rive Gauche : Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Miles Davis…

Le jazz est sa passion. En 1939, il assiste à un concert de Duke Ellington : c’est une révélation.

>  Son premier roman célèbre (signé sous le pseudonyme de Vernon Sullivan) est J’irai cracher sur vos tombes, (1946). Le roman est très controversé, notamment parce qu’il est retrouvé sur les lieux d’un crime passionnel. Boris Vian est condamné pour outrage aux bonnes mœurs.

> Après l’échec de L’Arrache-cœur (1953), il abandonne la littérature pour se consacrer à la musique.

> Passionné de jazz, il joue de la trompette de poche dans les clubs de Saint-Germain-des-Prés. Il est également chroniqueur pour la revue Jazz Hot .

> Son œuvre connait un immense succès public posthume, notamment pendant les événements de mai 68. Les jeunes de la nouvelle génération redécouvrent Vian, l’éternel adolescent, dans lequel ils se retrouvent.

>  Il a écrit onze romans (dont L’écume des jours) quatre recueils de poèmes, des pièces de théâtre, des scénarios de films et plus de quatre cents chansons.

2. CONTEXTE HISTORIQUE :

En 1954, la France est sous la IVe République et le peuple vient d’élire un nouveau président : René Coty (qui succède à Vincent Auriol).  La France est en guerre en Indochine (1946-1954) et s’apprête, la même année, à entrer dans un autre conflit en Algérie (1954-1962). Tout juste sortie de la Seconde Guerre Mondiale, la France enchaîne les conflits armés et meurtriers avec ces guerres d’indépendance des colonies françaises

 > Article sur le Déserteur 

Article sur histgeobox

3. ANALYSE DU CHANT :

> Les paroles

>  Le texte écrit par Boris Vian n’est pas autobiographique car il n’a jamais pu faire la guerre en raison de son état de santé (cœur fragile). Il écrit ces paroles en se mettant à la place de tous ces hommes appelés à la guerre.

>  Il s’agit d’un texte strophique comportant 12 quatrains en rimes embrassées (ABBA) et épistolaire (rédigé sous forme de lettre). .

>  C’est une lettre argumentative dans laquelle on retrouve tous les procédés pour convaincre : des répétitions (anaphores), des phrases injonctives et une stratégie argumentative.

1ère strophe : On comprend qu’il s’agit d’une lettre ouverte adressée à « Monsieur le Président » (le président à cette époque est René Coty) par un homme ayant reçu un ordre de mobilisation militaire en raison d’un conflit armé Un.  Il révèle son intention de déserter.

2ème strophe : L’homme y explique qu’il ne veut pas partir à la guerre, et justifie sa décision par les décès survenus dans sa famille à cause de la guerre, et par le fait qu’il ne veut pas tuer des personnes innocentes.

> 3ème strophe, L’homme incite les gens à suivre son exemple car il prône la non-violence, c’est un appel à la paix. On constate à ce moment-là que l’interlocuteur change, il ne s’adresse plus au Président mais au peuple. Il est également conscient que son acte aura de lourdes conséquences, car déserter est passible de la cour martiale ; il ne fuit pas et s’attend à être arrêté ou bien tué. « Vous pourrez dire à vos gendarmes, que je n’aurai pas d’arme et qu’ils pourront tirer« .

> La musique

Formation vocale : Une voix masculine soliste.

Formation instrumentale : Un Jazz Band (petit orchestre de Jazz : piano, contrebasse, batterie (jeu avec les balais), guitare acoustique, hautbois, clarinette). Le choix d’un accompagnement instrumental très léger (peu d’instruments et dans une nuance piano/mezzo-forte) permet de rendre audible le texte qui porte un message important, lequel doit être entendu et compris par tous.

Tonalité : Do Majeur. Le choix d’une tonalité neutre permet de porter une mélodie facile à retenir, et  avec simplicité, un message difficile à entendre et à faire accepter : « Je m’en vais déserter ».

Structure (Forme strophique) : Introduction / Strophe 1 / Transition / S2 / Transition / S3 / Coda

Introduction et Coda : Mélodie jouée au hautbois. Le tempo lent et le caractère grave,solennel pourraient évoquer des funérailles militaires.

Strophe 2 : L’accompagnement instrumental change pour illustrer musicalement les paroles (on parle alors de figuralisme) : « Quand j’étais prisonnier, on m’a volé ma femme, on m’a volé mon âme et tout mon cher passé« , L’accompagnement n’est plus mélodique mais au contraire très rythmique. En effet, les instruments jouent tous en homorythmie (=même rythme) et le batteur n’utilise plus les balais mais les baguettes pour marquer le rythme et accentuer la nuance forte. Cet accompagnement renforce le texte qui évoque la détention, la souffrance physique, affective et morale de cet homme qui a souffert des précédentes guerres et qui ne veut plus revivre ces moments-là.

 

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> REPRISES DU DESERTEUR

- Ce chant fut repris par de nombreux artistes dont la militante pacifiste Joan Baez pendant la guerre du Vietnam.

- Marcel Mouloudji (écouter) : 1ère interprétation avec modification du texte original

- Serge Reggiani  (Dormeur du val + Déserteur) (écouter) - Après la levée de la censure, il popularise ce chant en l'associant au poème d'Arthur Rimbaud.

- Peter, Paul and Mary (écouter) : Groupe américain qui a interprété ce chant pour dénoncer l'absurdité de la guerre du Vietnam en 1964. Les paroles sont chantées en français et en anglais.

- Leny Escudero (écouter) - Marc Robine (écouter) - Les Sunlights (écouter) - Les Sans Culottes (écouter) - Esther & Abi Ofarim (écouter) - Nadim (écouter) Richard Anthony (écouter)

- Renaud (écouter) : Déserteur (1983) extrait de l'album « Morgane de toi ». Sa reprise (titre paroles) est fortement inspirée de la chanson de Boris Vian mais la mélodie est entièrement différente. Les paroles sont beaucoup plus familières mais la contestation et le message de non violence restent conservés. Le texte est un appel à la paix et à l'amour "Je n'suis qu'un militant du parti des oiseaux, des baleines, des enfants, de la Terre et de l'eau".

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POUR ALLER PLUS LOIN : CHANSONS ENGAGEES ANTIMILITARISTES

Dossier : La chanson engagée (Bibliothèque Municipale de Bordeaux)

> Article présentant des chansons engagées

Voici un récapitulatif de chansons antimilitaristes (opposées aux idéologies militaires, donc contre la guerre) pour chacun des conflits du 20ème siècle :

> Première Guerre Mondiale 1914-1918 : La chanson de Craonne (1915-17 - Paul Vaillant-Couturier/Charles Sablon)

> Seconde Guerre Mondiale 1939-1945 : Enola Gay (1980 - OMD)

> Guerre froide 1945-1991 : 99 Luftballons (1983 - Nena)

> Guerres d'indépendance des colonies françaises (Indochine 1946-1954 / Algérie 1954-1962)Le déserteur (1954 - Boris Vian/Harold Berg) / Quand un soldat (1952 - Francis Lemarque)

> Guerre du Viêtnam 1964-1975 : Imagine (1971 - John Lennon)

> Conflit Nord-irlandais 1968-1998 : Sunday, bloody, sunday (1983 - U2) / Zombie (1994 - The Cranberries)

> Guerre d'indépendance du Kosovo 1999 : No bravery (2004 - James Blunt) Chanson présentée dans l'article "Art et Guerre"

 

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