Henri Poincaré : prince des mathématiques

30 octobre 2012

 

 

Il fut le dernier savant universel de son temps : en plus d’être un mathématicien de tout premier plan, dont les découvertes sont loin d’avoir été toutes exploitées, Henri Poincaré a contribué de manière décisive à toutes les branches de la science du début du XXème siècle. Il fut un ingénieur, un philosophe, un brillant pédagogue, et un citoyen engagé. Ses  erreurs scientifiques furent fécondes et sources de nombreuses nouvelles découvertes. Sa mort en 1912, nous emmène maintenant à son centième anniversaire de mort, cette année. De nombreuses manifestations lui rendent hommage à cette occasion.

 

Le nom Poincaré, est aussi connu grâce à son cousin Raymond, qui s’illustre lui aussi, comme président de la République française sous la Première Guerre Mondiale. Henri entre major à Polytechnique en 1873, il intègre l’École des mines en 1875. Ingénieur des mines à Vesoul, il passe son doctorat ès sciences mathématiques en 1879, puis est en charge du cours d’analyse à Caen. Sa thèse sur l’Intégration des équations aux dérivées partielles à un nombre quelconque de variables undépendantes pouvait fournir matière à plusieurs bonnes thèses. Nommé ensuite maitre de conférences puis, dès 1886, chaire de physique mathématique et calcul des probabilités à Paris. Il avait entretemps présenté pour le Grand Prix des sciences mathématiques de 1880 un mémoire visant à décrire « comment intégrer toutes les équations différentielles linéaires à coefficients algébriques » , imaginant pour cela les fonctions fuchsiennes et kleinéennes.Un « monstre de mathématiques »

 

 

Un physicien éclectique

On lui doit de nombreux travaux sur la mécanique céleste, en particulier un mémoire sur le problème des trois corps. Au fur et à mesure, on se presse à ses cours, où de manière originale, il présentait une grande partie de ses propres découvertes, sur des sujets aussi divers que « Potentiel et mécanique des fluides », « Capillarité », et bien d’autres… Ses objets d’études étaient, eux-mêmes, très variés : les théories de Maxwell, les oscillations hertziennes, la télégraphie dans fil, la polarisation par diffraction ou la théorie des quanta que venait de concevoir Planck. Il délaisse en 1890, sa chaire de physique mathématique pour celle d’astronomie mathématique à la Sorbonne. En tant que travailleur infatiguable, il publie de nombreux volumes tout au long de sa vie. Il devient ensuite membre de nombreuses sociétés savantes. Il s’occupe de la chaire d’astronomie générale de l’École polytechnique… Remettant en cause les idées reçues, il jette les bases de la théorie du chaos, préfigurant celle de la relativité en ne faisant plus du temps un paramètre fictif, mais une variable relative, mettant en évidence l’invariant x² + y² + z² – c²t². On comprend ensuite que Einstein et Poincaré ont été très proches dans leurs recherches puisqu’ils arrivent tous les deux aux mêmes équations : c’est quand même Poincaré qui trouve e=mc².

Poincaré est également un philosophe reconnu puisqu’il publia de nouveaux volumes, carnets et livres à ce sujet. On peut donc dire que dans ses ouvrages, Henri Poincaré s’interroge sur la science de son temps. Sa culture est immense, universellen et sa compréhension des phénomènes physiques est profonde. Mieux : ses réfléxions restent accessibles, et souvent d’actualité.

 

 

Sources :

photo : annales.org et texte : revue Tangente n°147 juillet-aout 2012.

 

Elise et Charlotte, 1ère S1.

 

 

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