Poincaré, sa vie, ses citations…

11 novembre 2012

Sa vie,

Poincaré, de son prénom Henri, naquit en 1854 à Nancy. Dès son plus jeune âge ses raisonnements et sa logique son impressionnants…  A l’âge de 23 ans il sort ingénieur du corps des Mines; puis 2 ans plus tard il obtient son doctorat en mathématiques… Il enseigna 2 ans à l’université de Caen, puis enseigna jusqu’à sa mort à la Sorbonne.

Mathématicien hors pair, on a dit qu’il était le dernier savant universel susceptible de connaitre la totalité des mathématiques de son temps.

Il rédigea plus de 500 mémoires traitant de toutes les sciences de son temps, il traita la philosophie, la physique, les mathématique, l’astrologie, la politique…

Il fut le premier à constater le comportement chaotique de certaines fonctions et à proposer une manière de visualiser ce comportement appelé « plan de Poincaré » et permettra de formaliser la théorie du chaos.

D’autant plus impressionnante, il énonce les propriétés, avec Lorenz, du groupe Poincaré-Lorenz qui conduiront à l’article d’Einstein sur la relativité !

Un des plus grands « combat » mathématique de sa vie fut sans doute sa conjecture en 1904, sur la topologie, comme quoi la sphère est le seul espace en 3 dimensions fermé dépourvu de trous… Sa conjecture d’une extrême complexité ne fut démontrée qu’en 2002-2003 par le savant russe Grigori Perelman… Signe qu’Henri Poincaré fut un scientifique extraordinaire.

Henri Poincaré trouva la mort en 1912 à Paris à l’âge de 58 ans. Son décès est l’occasion de funérailles nationales : Ce n’est pas seulement la communauté scientifique, mais toute la société française qui a perdu un grand homme !

 

Quelques citations de Poincaré,

Poincaré reste une source inépuisable de pensées et de réflexions, à la fois profondes et frappées de bon sens, et s’exprimant de manière emblématique dans des citations brèves et percutantes.

 

 

« Douter de tout ou tout croire, ce sont deux solutions également commodes, qui l’une et l’autre nous dispensent de réfléchir. »

La Science et l’Hypothèse, 1901

« Le savant doit ordonner ; on fait la science avec des faits comme une maison avec des pierres ; mais une accumulation de faits n’est pas plus une science qu’un tas de pierres n’est une maison »

La Valeur de la Science, 1905

« La faculté qui nous apprend à voir, c’est l’intuition. Sans elle, le géomètre serait comme un écrivain qui serait ferré sur la grammaire, mais qui n’aurait pas idée. »

Science et Méthode, 1908

– Romain & Alexandre –

 
 

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Une Response to “Poincaré, sa vie, ses citations…”

  1. Bien… j’arrive un peu tard pour vous féliciter, mon collègue et ami Alexandre Moatti ayant déjà fait l’essentiel.. Mais j’ai envie de vous communiquer malgré tout mon admiration devant ce beau travail… Alors j’ai choisi la page « citations »… Et je vais y aller moi aussi d’un emprunt à Poincaré avec une petite histoire déjà racontée ailleurs. En 1911, dans un livre pour adolescents des classes primaires supérieures, il tente, vous le savez je crois, de vulgariser la science auprès de ces jeunes personnes et il leur parle des astres, de la gravitation, de la chaleur et de l’énergie, de l’industrie électrique, mais aussi des mines et des conditions difficiles des pauvres mineurs sans cesse exposés à des dangers mortels.. Avez-vous étudié Emile Zola et son « Germinal »? Et bien Poincaré écrit aussi bien, et son texte sur l’exploitation des mines est par endroits très émouvant… Et je me suis rendu compte qu’il y avait une raison personnelle à cela: un traumatisme qu’il avait lui-même vécu trente ans plus tôt alors qu’il était jeune ingénieur des mines justement… Peut-être que je vous raconterai cela un de ces jours, qui sait?
    Ma citation du grand bonhomme, je vais plutôt l’emprunter au texte qu’il consacre aux astres… Parce qu’il y est quand même plus rigolo… Si vous aimez l’astronomie comme lui, n’allez surtout pas habiter sur Vénus ou Jupiter, il vous aura prévenus:  » Dans Vénus et Jupiter, on ne voit guère que des nuages; s’il y a des habitants, ils ne doivent pas pouvoir faire d’astronomie ».
    Mais bon.. Moi, ce qui me plaît chez Poincaré, c’est qu’avec lui la philosophie n’est jamais loin, quel que soit le sujet qu’il traite… Et voilà une belle introduction à un débat sur le déterminisme en cours de philo (bon, j’adore les sciences et la philo… c’est indissociable pour moi):  » La pluie et le beau temps par exemple nous semblent se succéder comme par hasard », écrit-il..; « C’est que nous n’avons pas encore réussi à en débrouiller les lois, mais nous sommes sûrs que ces lois existent, et le jour où on les aura reconnues, on prédira les orages avec une absolue certitude… ». Cent ans plus tard, nos météorologues lui ont-ils donné raison? Ou avait-il une croyance exagérée en la science et son pouvoir de prédiction? Zut, je suis en train de poser un sujet de philo du bac.. je m’arrête donc sinon je vais me faire des ennemis… Mais je vous rassure: je me suis pris un fracassant orage sur la tête l’autre jour alors qu’on m’avait annoncé un grand beau temps, donc j’ai une partie de la réponse… même si mon cerveau a dû être un peu endommagé… Bravo encore à tous pour ce beau travail sur Poincaré! Amicalement. Christian Gerini.

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