UNE HISTOIRE DE ZEP

8 02 2008

              ZONE D’EDUCATION PRIORITAIRE…

Zone…quel drôle de nom. Zone franche ou Zone interdite ? Zone à risques ou Zone infranchissable.  Zone, Zoneur, zoner. Vraiment, quel nom curieux. Pourquoi pas Zona. Zona Sida. Zona Paria. Paranoïa. Digression mentale, vertige des mots, maladie d’amour.

 Et pourtant, savez-vous qui j’ai vu là-bas ?  J’y ai aperçu Paul Eluard, il se promenait entre deux tours jumelles ; j’y ai croisé Marcel Proust, infatigable, à la recherche d’une rose de bitume ; et Boris Vian aussi, allongé sur un banc, juste là, là où coule la Seine ; j’y ai entendu Pierre Perret qui chantonnait, insolent, à la barbe de Charlemagne, les cancreries de Monsieur Prévert ; et Molière encore, récitant le loup et l’agneau sur les quais de la Marne ; j’y ai surpris Mozart apprenant le Rapp et le Slam sur la Grande Place Victor Hugo, au carrefour Marivaux. Et tant d’autres encore.

Oui, ils sont bien là. Ils sont tous là, fantômes évanescents, en quête de passeurs, de transmetteurs, de télécopieurs. A l’affût d’un cartable où se glisser, d’une main d’écolier à qui se raccrocher.  On peut lire sur leurs lèvres, et discerner le murmure de leurs voix : 

Où cultive-t-on les jolis textes ? Où dessine-t-on les palais à l’imparfait ? Où la musique cache-t-elle ses partitions ? L’école, où est l’école, la petite école, avec sa petite cour et ses marronniers, avec ses petits élèves et ses grands espoirs? Cherche école désespérément. Cherche culture obstinément.

                      Cherche lien social opiniâtrement

Cliquer avant d’entrer: (  Une école, des écoles )

 

                                       Et si nous réformions nos esprits…

                              Sans vendre notre âme

                 Sans renier qui nous sommes

Juste en reliant les hommes