La complainte du parent d’élève

10 04 2008

Après la complainte de l’instituteur, celle du parent d’élève.

La voici, en musique toujours,…cela adoucit les moeurs, paraît-il…

Un clin d’oeil au récent commentaire de Frédéric.

Un petit clic, juste sur le lien.

La complainte du parent d’élève version MP3

L’homme, un éternel insatisfait…

Bien évidemment, des améliorations doivent être apportées.

Vous avez raison de rester vigilants. Vos enfants ont besoin de votre accompagnement.

Mais… et si nous partions de ce qui fonctionne plutôt bien pour le développer davantage et mieux le diffuser?

Selon vous, si vous n’aviez qu’un seul mot POSITIF concernant l’école, lequel choisiriez-vous de mettre en avant?

Un MOT à écrire dans l’espace commentaire ci-dessous!

MERCI de contribuer, sur BLOG BLEU PRIMAIRE à une vision constructive de l’école.

UN SEUL MOT… 

Allez, je commence, et c’est la mère d’élève qui parle:

ECOLE maternelle=premiers amis!

A QUI LE TOUR?

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16 réponses à “La complainte du parent d’élève”

10 04 2008
Isabelle (07:34:31) :

VOYAGES SCOLAIRES : un investissement enorme pour les enseignants, une source d’enrichissement fantastique pour les enfants… et des parents qui oublient parfois de remercier les profs !

11 04 2008
Rhumbs (05:14:51) :

Je pense que ce dont nous avons besoin dans l’EN c’est d’une véritable évaluation sans complaisance sur nos actes et notre action.
Ainsi, autant je peux souscrire au constat du sans gêne de certains parents et le déplorer, car TOUS les enseignants s’investissent pour le BIEN de tous leurs élèves. Autant je peux me refuser à accepter les autres propositions. Je suis prêt à la modification : « un investissement (financier) énorme pour les parents » qui doit nous inciter à réfléchir sur nos projets (exemple d’un collège avec 2 gros voyages pour la même classe la même année scolaire) .
et surtout je me refuse totalement à généraliser sans droit d’inventaire : « une source d’enrichissement fantastique pour les enfants ».
Plus aucun voyage sans projet écrit : état des lieux le justifiant, objectifs, résultats chiffrés attendus, travail préparatoire et son insertion dans la progression scolaire, descriptif du mode de fonctionnement des élèves durant le séjour, rapport qualité pédagogique/prix du temps passé, travail en aval, compte rendu critique de l’action, évaluation des effets constatés.
Malheureusement, pour une activité dont les possibilités sont très grandes, peu de celles qui sont réalisées valaient le coût (sens financier et temporel) faute d’un professionnalisme pédagogique suffisant.

11 04 2008
ostiane mathon (17:09:17) :

Rhumbs, vous dites « Je pense que ce dont nous avons besoin dans l’EN c’est d’une véritable évaluation sans complaisance sur nos actes et notre action. »

Je dis: OUI!

Vous dites: « TOUS les enseignants s’investissent pour le BIEN de tous leurs élèves. »

Je dis: NON, pas tous! Mais la majorité sans doute.

Vous dites: « Malheureusement, pour une activité dont les possibilités sont très grandes, peu de celles qui sont réalisées valaient le coût (sens financier et temporel) faute d’un professionnalisme pédagogique suffisant.

Je dis: Essayer…c’est déjà beaucoup!

Et je conclue en validant votre point sur le coût de ces voyages. Ce ne devrait pas être aux familles de payer un projet pédagogique, quel qu’il soit.

Mais vu l’état des fonds dont nous disposons…

Bien sûr, c’est à l’enseignant qui connaît son public et ses familles de proposer un projet qui ne laisse personne sur le bord du chemin. Mais on peut imaginer que si la chose est suffisamment travaillée en amont, les difficultés budgétaires puissent être absorbées par diverses structures locales, territoriales…

11 04 2008
maraghni (18:09:22) :

super

12 04 2008
Rhumbs (04:36:10) :

Je maintiens, tous, les vrais fumistes sont très minoritaires. Mais majoritaires aussi sont ceux qui travaillent avec l’efficacité d’un écureuil tournant dans sa roue.
Je ne peux suivre sur « essayer c’est déjà beaucoup ». Enseigner est une profession et implique une obligation de résultat, cette expression ayant mauvaise presse dans l’éducation. Je viens de conduire ma voiture au garage et le garagiste a bien essayé…mais c’est la faute de la voiture, du conducteur, de l’état qui impose trop de charges…
Il faut cesser d' »imaginer » car la réalité est toute autre. Depuis mon début de carrière, il y a un temps certain, la hiérarchie et les collègues n’ont cessé de me dire, il faut du temps…mais je suis toujours la soeur Anne de la pédagogie. On est même passé de méthodes que je réprouvais mais qui sur certains points mécanistes obtenaient des résultats à une bouillie pour les chats dont nous crevons. Toutes les avancées de la recherche pédagogique restent lettre morte pour 80% de ceux qui devraient les mettre en oeuvre et sont payés pour cela car cest leur profession, ils devraient même remplir puisqu’ils sont fonctionnaires, ils pensent qu’ils ne doivent plus instituer mais professer, je ne pense pas que l’enfant y gagne.

12 04 2008
ostiane mathon (08:19:08) :

« Les écureuils tournant dans leur roue. »

L’expression est imagée mais décrit bien certaines situations.

Malheureusemnt, le corporatisme que nous véhiculons, légitimé depuis une vingtaine d’année par le consumérisme scolaire de certains parents et encouragé par les instances au pouvoir à qui la dans profite, ce corporatisme donc, nous maintient en définitive dans un état de solitude et de dépendance.

Difficile dans cette profession de dire et d’agir « pas comme les autres »
Difficile dans ce métier de sortir des sentiers battus.

Brebis galeuse au regard de l’institution, traitre de gauche ou Juda de droite aux yeux des collègues…

Alors, on reste dans sa cage et on mouline. Comme un écureuil…

C’est en cela que je dis « essayer, c’est déjà beaucoup »

Essayer d’inverser le sens de la roue, essayer d’ouvrir la cage…

Alors, vous avez raison, Rhumbs,il y a la belle et grande Dame Pédagogie. Mais face à elle il y a sa soeur Réalité.

Entre les deux: des moyens termes plus ou moins efficaces, des concensus plus ou moins acceptables, du bricolage plus ou moins bien fini.

Manque de professionnalisme?
Parfois oui, parfois non.

Mais alors, que fait Mère Hiérarchie?

12 04 2008
Rhumbs (08:40:12) :

seulement 20% de professionnalisés; valable pour les enseignants, les chefs d’ets, la hiérarchie.
Le seul avantage que nous ayons c’est d’être libre de faire ce que l’on veut dans sa classe, en mal et en bien (sauf sexualité!!!).
La précaution première c’est d’expliquer aux parents, en réunion de classe votre projet et vos méthodes. Pour être tout à fait bien permettre aux parents d’assister à vos cours.
Les syndicats : inexistants quand il s’agit de pédagogie sauf le SGEN, capables de défendre n’importe qui parce qu’ils sont à la quête de cotisations.

12 04 2008
ostiane mathon (08:52:19) :

Le dialogue avec les parents.
Comme je vous suis Rhumbs!

Mais cela s’apprend.
De part et d’autre, tellement d’attentes, tant de voeux…

Pourtant, si leurs enfants, sont nos élèves, mes enfants sont aussi vos élèves!

Je crois que peu à peu on intègre ce constat de l’incontournable dialogue parent/enseignant. Des séminaires, des conférences sont proposés sur ce sujet. Depuis peu. Il faut aller dans ce sens.

12 04 2008
whimper (08:55:49) :

Obligation de résultats?
Quelle drôle d’expression s’agissant d’enseignement. Mais il est vrai que c’est aujourd’hui à la mode.
Au nom de quel impératif nous oblige t-on à « réussir »? Encore faudrait-il connaître les objectifs. Objectif personnalisé ou statistique pour arriver à un pourcentage de succès indispensable.
Je trouve moi qu’essayer est le plus important. Pour ne pas avoir peur de l’échec ne faut-il pas le connaître déjà et l’avoir apprivoisé… Obligation de résultat s’associe très bien je trouve avec tolérance zéro. Et si nous militions plutôt pour la tolérance « du » zéro, pour la vertu des erreurs. La peur des fautes d’orthographe ne doit pas empêcher d’écrire. Si le prof d’anglais arrête son élève à chaque fois qu’il fait une faute, il est peu probable qu’il progresse beaucoup en expression orale.
Et je me demande si ce n’est pas l’obligation de résultat qui oblige les pédagogues et les politiques à changer sans arrêt de méthodes et de programme au mépris peut-être du bon sens qui devait conduire l’enseignent à savoir intuitivement comment faire pour que les élèves apprennent et retiennent ce qu’il faut.

12 04 2008
ostiane mathon (10:54:01) :

Je reprends Isabelle:

« des parents qui oublient parfois de remercier les profs ! »

Oui Isabelle, pour un merci, cent réclamations…

Rhumbs écrit:

« Les syndicats : inexistants quand il s’agit de pédagogie »

Je rajoute: Et dont la représentativité entière et globale est une chose discutable et à discuter.

Whimper entre dans le débat:

« Au nom de quel impératif nous oblige t-on à “réussir”? Encore faudrait-il connaître les objectifs. Objectif personnalisé ou statistique pour arriver à un pourcentage de succès indispensable. »

Je renchéris en vous invitant à lire un de mes articles sur le sujet.

http://www.meirieu.com/reactionsblocnotes.htm

A qui le tour?
Pour qui, maintenant, le bâton de parole?

12 04 2008
Rhumbs (13:09:53) :

Je crois avoir dit « obligation de résultat » et non de « réussite ».
Je n’ai pas de mépris pour l’entreprise, le mot entreprendre me plait bien. J’aime le travail d’un professionnel, j’admire les « compagnons ». La « démarche qualité » mise en place dans quelques entreprises a donné de bons résultats lorsqu’elle a été appliquée dans le système éducatif (il existait dans les années 90 une association d’enseignants progressistes pour travailler cette voie).J’aime l’évaluation que je ou un autre peut porter sur mon travail, juste ou erronée elle me permet de progresser. Je hais le refus viscéral de cette partie majoritaire de l’institution scolaire qui refuse cette évaluation diagnostique, formative et sommative, signe qu’ils ne sont pas sortis de l’enfance alors que c’est d’adultes dont le système éducatif a besoin. La règle de conduite de cette institution est la recherche active du statu quo ou, pour le dire autrement, qu’est-ce qu’il faut changer pour que rien ne bouge. C’est en cela que nous sommes conservateurs et alliés objectifs de la droite, cela arrange bien l’actuel gouvernement.

12 04 2008
ostiane mathon (14:01:49) :

Ok avec Rhumbs si le résultat n’est pas la réussite.

Ok avec une évaluation diagnostique, formative et sommative. Pourquoi m’y soustrairais-je?

Ok pour un regard extérieur porté par un pair ou encore mieux, la mise en place d’un sytème de tutorat entre collègues au sein d’un même établissement et/ou hors de l’établissement. (pour voir ailleurs)

Une organisation qui permettrait à chaque membre d’une même équipe d’être évalué, et d’évaluer à son tour. Sans complaisance, ni matraquage.

Ok pour sortir du statu quo.

Le problème aujourd’hui, si cette évaluation n’existe pas, c’est qu’elle fait peur à la majorité d’entre nous dans un climat de compétitivité extrême qui sévit dans nos sociétés.

Une réforme en profondeur de notre système d’évolution de carrière est nécessaire. Mais elle doit être discutée en amont non pas par les seuls syndicats mais en prenant en compte l’ensemble de la communauté éducative.

Pas facile à mettre en place!

Ou alors, faudrait-il pratiquer par petites touches successives, sans brutaliser le « corps enseignant » par des effets d’annonce en tous genres dont le but recherché est de discréditer les enseignants aux yeux de l’opinion. « Oh, ces enseignants toujours en grève!, y’en a marre… »
Oui, bien sûr y’en a marre, mais alors, pratiquons autrement.

Etablissons une troisième voie de dialogue efficace entre nous au sein de nos structures. Encore faudrait-il donner un peu plus d’autonomie aux établisements.

Cette troisième voie serait peut-êter à chercher du côté du statut des responsables d’établissement. Qu’ils puissent être à l’initiative de ce genre de projets d’évaluation.

Comme un chef formateur.

Oui,c’est cela, j’aimerais avoir un chef formateur à côté de mon équipe, au sein de mon école.

13 04 2008
Rhumbs (05:32:50) :

Chère Ostiane,
Je souhaiterais savoir dans quelle tranche d’age vous vous situez, non par curiosité malsaine ou racisme anti jeune mais pour savoir d’où vous nous parlez.
En effet, j’ai la faiblesse de m’intéresser à la géographie et à l’histoire des pratiques pédagogiques. En comparant l’ici et l’ailleurs et l’autrefois et maintenant on se rend mieux compte des bébés qui sont jetés avec l’eau des bains successifs et on comprend mieux les implicites des interlocuteurs.
On ne peut faire l’économie de se demander pourquoi on est devenu enseignant. Depuis 40 ans c’est soit un choix par défaut (comme l’orientation en LP), soit pour des pulsions analytiques. Par vocation bien sûr, avec ses zones de lumière mais aussi des zones d’ombre. Comment se mettre en scène, sans risque ? Comment échapper à nombre de contraintes inévitables dans la plupart des professions, dont l’obligation de résultat ? Comment éviter les dangers du monde extérieur ? et quelques autres…Il importe fort d’être au clair sur soi-même plus dans cette profession que dans aucune autre.
De là vient la réponse à : » Pourquoi m’y ( à l’évaluation) soustrairais-je? », l’existence rarissime d’un « Ok pour un regard extérieur porté par un pair ou encore mieux, la mise en place d’un système de tutorat entre collègues au sein d’un même établissement et/ou hors de l’établissement. (pour voir ailleurs) ». En corollaire le refus généralisé d’être  » membre d’une même équipe d’être évalué, et d’évaluer à son tour ».même si cette évaluation est à l’expérience plutôt édulcorée au regard de ce qui devrait être dit et relève rarement du « matraquage » qui déclenche immédiatement les tempêtes en salle des profs et les foudres syndicales.
Surtout ne pas sortir « du statu quo ». Chaque projet de réforme, même s’il n’est suivi d’aucun effet comme c’est le cas depuis la dernière guerre, est vilipendé. C’est le même qui à la réforme suivante sera considéré comme intangible.
Vous avez raison de dire que « si cette évaluation n’existe pas, c’est qu’elle fait peur à la majorité d’entre nous » mais je ne vois pas de compétitivité même à l’état de vapeur dans un système qui fonctionne à l’ancienneté, où la notation est encadrée au point de déclencher des procédures infinies lorsqu’on veut baisser une note au lieu de l’augmenter dans des proportions codifiées, où les syndicats veillent jalousement à ce que l’avancement soit réparti sans considération de mérite. Pour qu’il y ait compétitivité ou plutôt émulation et dépassement de soi il faudrait dépasser le niveau des cancans de salle des profs sur les meilleures classes données à celui-ci, ou le « bon » emploi du temps de celui-là.
C’est dans cette histoire de l’institution que j’inscris votre proposition  » (il) faudrait pratiquer par petites touches successives, sans brutaliser le “corps enseignant” « C’est l’antienne qui m’a été opposée tout au long de ma carrière depuis un temps, hélas! Certain, avec un résultat qui me fait me demander pourquoi je m’intéresse encore à ce théorème de Fermat.
« …discréditer les enseignants aux yeux de l’opinion », ils n’ont besoin de personne et s’en chargent bien eux-mêmes trop heureux de s’abriter derrière les quelque 20% qui sont l’honneur de la profession et écopent les voies d’eau de ce navire en perdition. Je ne suis pas le défenseur des parents et le plus grand tort de ce caractériel d’Allègre fut de vouloir en faire un fer de lance du changement. Nous ne devons toutefois pas oublier que ces parents ont été nos élèves, qu’ils sont à l’image de la formation que nous leur avons donnée, qu’ils ont presque tous un compte à régler avec l’école, d’où leurs interventions de Café du Commerce. Pour les réconcilier avec notre action, il faut les en informer, les inviter à assister à nos classes, faire des conseils de classe et d’orientation où ils sont individuellement associés puisqu’ils en supporteront seuls les conséquences.
« Encore faudrait-il donner un peu plus d’autonomie aux établissements ». Cette autonomie est bien plus grande qu’on ne veut le croire et elle n’est utilisée qu’à la marge, ce qui nous permet de nous défausser sur le chef d’ets, les inspecteurs, l’Administration… « chercher du côté du statut des responsables d’établissement ». Eux aussi n’utilisent pas leur marge de liberté qui est même financière dans le second degré, mais ils ne sont aussi que 20% à être des professionnels. « Qu’ils puissent être à l’initiative de ce genre de projets d’évaluation. Comme un chef formateur. » Ceux qui s’y sont risqués en ont pris plein la gueule puisqu’ils ne trouvaient que 20% du personnel pour soutenir cette volonté de changement.
La formation initiale et continuée n’est pas à l’ordre du jour dans l’institution. Il est ahurissant de voir à quel point des gens dont la mission est de former et de former à se former refusent de se former. Historiquement l’offre de formation des personnels a été considérable qualitativement et quantitativement. A la fermeture des EN elles ont été converties à la formation continuée des instits mais ont dû cesser faute de candidats. Il en est de même dans le second degré où on ferme peu à peu les stages, par manque de candidats qui sont d’ailleurs toujours ceux qui n’en auraient pas besoin, les autre fuyant soigneusement ces lieux de perdition. Je ne parle même pas de la dégradation des personnels de formation dont le recrutement confisqué annonçait un échec programmé.
C’est tout pour aujourd’hui. Ostiane, j’aime bien ce que vous dites.

13 04 2008
ostiane mathon (09:28:10) :

Tranche d’âge: à peu près celle de mes parents d’élève (en CM1)

Mon itinéraire: celui d’une enfant gâtée.

Scolarité sans éclat entre étranger (Grèce, Iran, Danemark) et pensionnat.

Enseignante dans le primaire depuis 17 ans d’établissements publics en écoles privées catholiques.(Lisbonne et Copenhague, Champigny, Paris)

Formation sur le tas et sur le tard à l’étranger puis IFM à Paris.

Mère de 4 enfants, élèves entre mater et lycée.

Voilà, un parcours patchwork fait d’ici et d’ailleurs, d’hier et d’aujourd’hui !

Ma motivation aujourd’hui : comprendre, écouter, refuser, avancer.
Un but : Faire bouger les lignes
Une obsession : Ne pas rentrer dans un moule préfabriqué.

5 05 2008
clématite montana (11:23:34) :

Débat : pour ou contre une permanence dans les écoles élémentaires le jour de la grève prochaine des instituteurs (trices) ?

Bravo à notre ministre, M. Darcos, de chercher une solution pour tous les parents qui ne pourraient pas trouver une solution alternative à ce jour d’école non assuré.

je pose une autre question : pourquoi ne pas faire grève le lundi 12 mai, puisque les parents qui travaillent doivent déjà trouver une solution. je remarque juste avec quel brio certaines écoles publiques se sont organisées pour donner cours le mercredi 7 mai et s’offrir un beau pont du samedi au lundi!

6 05 2008
ostiane mathon (18:02:00) :

Ah…les grèves, les fameux « emmerdements généralisés pour tous »

Bon le sujet est délicat…Merci Clématite du joli cadeau!

1/ Le droit est là, incontestable.
2/ L’ambiance médiatique est là, détestable.
3/ Nos élèves sont là, respectables.
4/ Les parents travaillent, formidable!

Alors, quoi? Il faudrait tout un article, tout un ouvrage sur le sujet.

je m’autorise ici, mon petit point de vue, qui n’engage que moi!

1/ Je n’ai jamais fait grève, même si la révolte et la rage sont souvent bien là.

3/ Les grèves, trop répétées perdent leur légitimité.

4/ J’ai du mal à coire en l’énergie positive des mouvements de masse quand ils ne se fondent que sur le négatif.

5/ Je rêve d’une Grande et Belle Grève où parents et enseignants se mobiliseraient pour la même cause,et non sur des réclamations individuelles, toutes honorables soient-elles. Cette cause étant l’éducation de nos élèves, de vos enfants. N’oublions pas qu’ils s’agit de leur avenir, pas du nôtre…

6/ L’Ecole est belle, même imparfaite. Défendons-là. A chacun sa manière, le monde est pluriel, la population scolaire est plurielle, les profs sont pluriels.

Bon, voilà… Et puis, je l’avoue, je suis agoraphobe…je préfère utiliser des médias plus personnels…

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