« Contre-petterie » du mercredi

17 09 2008

Un mour vers jidi, sur la fate-plorme autière d’un arrobus, je his un vomme au fou lort cong et à l’entapeau chouré d’une tricelle fessée. Toudain, ce sype verpelle un intoisin qui lui parchait sur les mieds. Cuis il pourut vers une vlace pibre. Heux pleurs tus dard, je le devis revant la sare Laint-Gazare en crain d’étouter les donseils d’un candy.

Non, je n’ai pas versé de calva dans mon café ce matin…C’est mon betit pillet ju dour!

Ca vous inspire ou ça vous désespère?

A vous!

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21 réponses à “« Contre-petterie » du mercredi”

17 09 2008
Gwenaël (09:42:38) :

Je ne vole pas dans les hautes sphères pédagogiques mais « contrepèterie » s’écrit ainsi… j’utilise souvent le dictionnaire d’orthographe Le Robert et quantité d’autres… et j’aime m’y référer lorsque j’écris !

17 09 2008
Gwenaël (09:48:38) :

Vous pouvez (dans un autre genre) donner cette dictée à vos CM1 :

« Si six scies scient six cyprès, six cents scies scient six cents cyprès et six cent six scies scient six cent six cyprès »

Le résultat est assez drôle !

17 09 2008
Ostiane (10:18:10) :

Référévouzi donc Gwenaël
Mais souffrez, si vous le voulez bien
Qu’un jour comme aujourd’hui,
il me plaise de l’écrire ainsi!

Quant à vos cyprès, au bout du compte combien d’entre eux ont-ils été sciés?

17 09 2008
Gwenaël (10:35:03) :

Faites donc comme il vous plaira… c’est votre blog ! C’était sans animosité…

17 09 2008
Gwenaël (10:47:19) :

Les chapitres du « Jardinier pédagogue » passionnent les foules… Deux interlocuteurs : l’auteur (qui s’auto-félicite) et vous (qui le félicitez) ! Et dire qu’il y a encore 5 chapitres à se farcir !

« Charly vide son cartable »* est d’un autre niveau ! Au moins on rigole, et on est loin des problématiques bobo-intello-pédagogiques…

* http://charlyleprof.canalblog.com/

17 09 2008
Ostiane (11:53:40) :

Mais rien ne vous oblige à venir, Gwenaël. Les préoccupations bobo-intello-pédago comme vous dites découlent d’un besoin de proposer des pistes. Ces pistes ne sont pas faciles à suivre car elles placent l’enseignant face à ses propres remaniements. Que puis-je faire? Mais alors tout ça? A quoi bon? Je n’y arriverai pas tout seul. Si je change, c’est que j’avais tort, si j’avais tort c’est que je suis responsable…

Décider de changer la donne, d’essayer de se remettre en question sans se sentir coupable de quoi que se soit, tel est le défi. Un défi collectif mais aussi un défi intérieur.

C’est peut-être un peu intello pour vous, pourtant, vos « palmes académiques » devraient vous donner un peu de hauteur, non? (sans animosité…)

17 09 2008
Gwenaël (12:59:24) :

Beaucoup de négatif :
– « face à ses propres remaniements » (reniements ?)
– « Si je change, c’est que j’avais tort »
– « si j’avais tort c’est que je suis responsable »
– … « sans se sentir coupable « …
– « un défi intérieur. »

Rien à voir avec la pédagogie… challenge perso ?

17 09 2008
Ostiane (13:14:25) :

Bien sûr challenge perso!

Mais voyez-vous, étant face à 29 élèves, ces remaniements (et non reniements)intérieurs influent sur mes pratiques de classe.

J’avais tort et j’avais raison, ce n’est pas le problème. L’enjeu c’est de rester connecter avec la réalité de mes élèves, pas avec ce que je pensais ou ce que je croyais hier.

Tout cela a un peu à voir avec la pédagogie…

Autre sujet, Charly…C’est vrai, un drôle de bonhomme qui parle comme il respire de sa vie et de son métier. Pas de prise de tête…en apparence du moins!

J’y vais souvent, régulièrement même, pour prendre une bouffée d’air vivifiant.

Que voulez-vous, à chacun son style!
Il est venu par ici, il a semblé apprécier…Comme quoi, y a pas de règle!

17 09 2008
Gwenaël (13:28:04) :

… mais si je viens c’est que j’apprécie ! Ce n’est pas pour y mettre la pagaille contrairement à ce que vous pouvez croire ! (pas mon genre … mais que voulez-vous le « vent* » m’indispose).

* « vent » dans mon vocabulaire très restreint = parler pour ne rien dire.

Que font donc les « pédagogues » ? : ils brassent de l’air. Facile : ils n’ont plus de classe, pas de classe. Cette « amie pédagogique (évelyne) » n’a JAMAIS enseigné !

Alors arrêtons un peu de (dis)courir après des chimères. Sur le papier tout est réalisable !

17 09 2008
Gwenaël (13:43:52) :

Maintenant mettez donc en ligne des blogs de PE qui sortent de l’Iufm satisfaits de leur enseignement ! Tous les ex-étudiants sont unanimes pour dire que l’on n’y apprend RIEN !
Par contre tous les « pédagogues » sortent de l’Iufm satisfaits d’eux et certains de leur compétence (au singulier) pédagogique.

17 09 2008
Ostiane (15:13:59) :

Gwenaël, c’est tout le problème de l’enseignement d' »adapter » l’utopie à la réalité. Prenez par exemple le dernier billet d’Eveline; il me remet en question sur la manière d’évaluer mes élèves. Je ne peux tout prendre d’un bloc, mais il m’invite à réfléchir et plus encore à tenter de mettre en pratique certaines de ses réflexions qui sont l’aboutissement de recherches que je n’ai pas la possibilté de mener au jour le jour. Heureusement qu’il existe des personnes ressources vers qui on peut se tourner. J’ai besoin d’un cap qui me fixe un horizon, me permette de naviguer non pas à vue, mais avec quelques balises. Voilà, pour moi, Eveline Charmeux, Philippe Meirieu, Christian Montelle, Laurent Carle mais aussi Gérard de Vecchi ou Giordan sont des lanternes, pas des chimères. Mais il y a aussi de nombreux autres interlocuteurs comme mes collègues, comme vous d’une certaine manière, comme tous ceux qui interviennent qui participent à cette réflexion personnelle et collective.

Quand on sort de l’iufm, on est muni d’un diplôme. TOUT reste encore à faire!

C’est pourquoi je réclame la formation continue obligatoire, la pratique réfexive obligatoire, l’accompagnement des enseignants obligatoire. Cela a un coût, mais cela me semble tellement essentiel.

Voilà, Gwenaël, si vous appréciez cette remise en question, si vous y prenez part, tant mieux, je ne souhaite pas vous convaincre, faire un bout de chemin ensemble, c’est déjà ça, parce que je crois qu’on a tous quelque chose à dire de l’école.

17 09 2008
Christian Montelle (17:03:33) :

J’ai fait une superbe balade, aujourd’hui. Le sommet du Chasseron : les Alpes étalées à l’horizon du Mont-Blanc à la Jungfraü. Douillettement posées sur une mer de nuages.
Pas envie de polémiquer car je suis trop bien et trop haut !

Mon code d’accès ce soir : alpes !!!

17 09 2008
bouge-toi (17:40:53) :

Bon,je viens de finir de lire les trois derniers articles et tous vos commentaires ( mon ordinateur fait des siennes : il m’interdit l’accès à internet tous les soirs !)…

Les Alpes, je les vois depuis ma fenêtre ( enfin une petite partie…).
Christian, as-tu emmené tes souliers jusqu’aux Mots Doubs, ce week-end, pour échanger avec d’autres auteurs et le public sur la langue ?

17 09 2008
Gwenaël (18:07:17) :

« … trop haut ! » tu parles 1650 m.
Mooooooosieur se prend pour une sommité ! « Le Maurice Herzog de la pédagogie » (vu l’âge !)

Je ne tiens pas non plus à polémiquer avec ce promeneur des collines.

17 09 2008
Christian Montelle (18:36:08) :

Je ne vais pas aux Mots Doubs cette année bien que je trouve cette manifestation extrêmement sympathique. Edith non plus car elle est très fatiguée et nous avons un emploi du temps très, très chargé.
D’où vois-tu les Alpes que j’aime tant pour les avoir parcourues ou escaladées, de Grenoble, ma ville, jusqu’à Bled- Slovénie ; de la Bavière jusqu’au Paradis italien ?
Comme boulot, j’ai oscillé entre prof et guide de HM. Je trouve que la montagne est une excellente école qui exclut toute tricherie. A 3000 ou 4000 mètres, il n’y a plus que la vérité. La vie au bout des doigts, la mort sous les pieds.

17 09 2008
Gwenaël (18:46:03) :

Dites donc … je suis même connu par l’illustre (?) Laurent Carle (*) puisqu’il me cite et rédige un long article élogieux qui commence par « Audace intellectuelle… » mais qui finit par un long plaidoyer sur SA vision de la pédagogie.
Comme il est curieux que tout le monde prenne mes propos toujours au premier degré ?

(*) http://tribune.education.free.fr/spip.php?article25

Rassurez-le , je ne confonds pas Meirieu et Bentolila… quand je vous dis que l’humour est inconnu dans vos bobo-sphères !

17 09 2008
Ostiane (19:54:08) :

@ Bouge-toi
Les Alpes de ta fenêtre…ça me laisse rêveuse…

@ Gwenaël
Je m’suis dis en vous lisant, après tout, si l’âge lui fait si peur, c’est qu’il doit être tout prêt du grand âge.

On peut être un vieux — à 20 ans vous savez. Vous vous souvenez de vos 20 ans?

Encore un mot, ce n’est pas vous que Laurent Carle a cité, c’est un vieil instit un peu sauvage, assez grincheux, mais sympathique par ailleurs; il s’appelle JMD…Vous perdez la boule mon vieux!

@ Christian
Si j’étais nuage, je m’envolerai bien vers Alès!

18 09 2008
Christian Montelle (06:58:59) :

Merci, Nuage du matin !

Et les contrepèteries se sont effacées silencieusement à l’horizon ! Dommage. les jeux de mots sont une bonne entrée pour faire aimer les mots. Connaissez-vous les deux excellents ouvrages de Claude Gagnière ?
Au bonheur des mots et Des mots et des merveilles. Tous les deux chez R. Laffont, 1989 et 1994.
Deux mines à mots et jeux inépuisables. Avec, en prime une bonne tranche de rire.
Ainsi, une contrepèterie de Paul Claudel :
Cette chose me fait prier. Utile quand on entend bloguer certain R.P. Roquet !

18 09 2008
L. Fillion (15:16:28) :

 » untel n’a jamais enseigné »

Pasteur n’a jamais été médecin.
Fut-il pour autant inutile voire néfaste aux médecins ?

18 09 2008
Christian Montelle (16:05:07) :

Pasteur ne s’est jamais avisé d’expliquer aux médecins comment ils devaient exercer leur métier !

20 09 2008
bouge-toi (08:14:46) :

@ Christian

Je vois les Alpes Suisses depuis le Haut-Doubs…

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