Pipi, caca, dodo, prout!

22 09 2008

                              

                                   Pipi, caca, dodo, prout…

                                      

                           La tout’ dernière chanson, à la mode, à la mode,

                           Au coin de la rue d’ Grenelle, ma belle, ma belle,

                           Sur le net, en vidéo, sur les ondes, jolie blonde,

                           Un unique refrain, une seule ritournelle…

 

                                   Caca, dodo, pipi, prout!

                                     

                          Une comptine, une berceuse, une ode, quelle ode!

                          En hommage à nos tendres maternelles, éternelles,

                          Dans tous les magazines branchés, poubelle! poubelle!

                          Jusqu’au très prisé JT, entendez la ritournelle…

 

                                   Dodo, pipi, caca, prout!

                                     

                          Comme un dernier refrain, une ultime ritournelle…

                          En hommage à nos bientôt regrettées maternelles…

                          Nous n’irons plus au bois, les feuilles se ramassent à la pelle

                          Nous n’irons plus à la selle, Adieu, jolies maternelles!

                                                   

   

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7 réponses à “Pipi, caca, dodo, prout!”

22 09 2008
Ostiane (13:46:41) :

ça ne date pas d’hier, mais si c’est pour demain, mieux vaut se pencher sur le sujet dès aujourd’hui!

http://www.mediapart.fr/club/blog/sebastien-rome/110708/x-darcos-va-supprimer-l-ecole-maternelle

Une analyse de Sébastion Rome ( enseigant et directeur d’école en ZEP ) qui vaut le détour. Commentaires compris.

22 09 2008
Christian Montelle (15:32:07) :

Eh oui, Rome a raison. Il existe une volonté de destruction de l’école publique et les enseignants se laissent endormir. Le réveil sera rude !
Nico Hirtt tire depuis longtemps la sonnette d’alarme, en Belgique :
http://www.decitre.fr/livres/Les-nouveaux-maitres-de-l-ecole.aspx/9782930402185

Plus près que nous de Bruxelles, il renifle mieux le danger.

22 09 2008
CecileRay (16:33:44) :

Bonsoir à tous,

Ostiane, CHristian, vous ouvrez une nouvelle boîte de Pandore, danger !

Maintenant, je profite de l’aubaine pour formuler une rapide réaction à la lecture des textes de Christian et de ceux qui les ont commentés, dans les rubriques « jardinier » qu’Ostiane a récemment ouverts.

En un mot, je suis EFFONDREE.

Je suis mère, je suis également salariée et le hasard a voulu que je sois fille/nièce/…. d’enseignants. AU quotidien, je tente d’éduquer, j’anime des équipes, je recrute parfois aussi…… et dans chaque circonstance, je ne peux que m’interroger sur le monde éducatif aujourd’hui.

L’une de mes convictions est que l’enseignement doit servir à l’élève pour l’aider à décoder puis à participer au monde qui l’entoure. Comme celui-ci va de plus en plus vite, je permets de rêver à un enseignement qui apprenne la curiosité, l’inventivité, l’analyse, la critique, l’enthousiasme aussi, le travail en équipe, l’adossement des forces de chacun, pour réduire les faiblesses individuelles…

Malheureusement, rares sont les professeurs que je connais qui savent aussi aller dans ce sens (derniers propos entendus, en vrac : « éduquer votre fils est un combat de chaque instant » ; « je vous interdis d’utiliser les cartes heuristiques »,…. j’en passe et des meilleures).

Rares aussi sont les candidats à l’embauche (…. ou les stagiaires, dès la troisième, que j’accueille en mes équipes) qui présentent ces caractéristiques….. à croire que sortis de l’enseignement, ils sont sclérosés, muselés, nivelés, ……

En venant chez toi, Ostiane, et en apportant quelques modestes contributions, je trouve un espace de très haut niveau d’intérêt sur cette pédagogie.

Mais quelle n’est pas ma surprise de constater, en lisant les réactions de ceux qui te lisent aussi, que le monde de l’éducation semble toujours égal à lui-même : fait de combats internes sur le thème de « qui sera le plus fort que l’autre en matière de vérité ».

Les textes de Christian me semblent d’une richesse incroyable (j’apprécie tout particulièrement ses propos sur la cohésion d’équipe).

Les ruptures du gouvernement me semblent certes risquées, mais prises dans une logique systémique, ne m’apparaissent pas foncièrement dangereuses.

Pour autant, quand je lie vos réactions, à tous (les pour, les contre), chaque fois vous tombez dans le piège du nombrilisme.

Je ne connais plus suffisamment les modes de fonctionnement internes du monde de l’éducation…..

Mais pourquoi ces débats internes faits de guerres intestines ?

Quelle place faites vous aux représentants de ceux que vous devez servir quand vous livrez clés en mains un élève « éduqué », j’entends le monde du travail, j’entends aussi le citoyen français ?

Toqueville, en sa « lecture » de la révolution et plus tardivement d’Iribarne avaient raison : la révolution n’a été que façade. Dans les faits, la France n’est toujours que noblesse de rangs…….

Vous n’avez pas le privilège du « savoir » en matière de pédagogie.

Sur ce Ostiane, continue :)))

Buenas Tardes

22 09 2008
Christian Montelle (17:51:11) :

Mais oui, les privilèges de la « noblesse » loin de disparaître sont devenus plus exorbitants et insolents que jamais. Transférés de la noblesse de terre à la noblesse de robe t à la bourgeoisie.
Péages, passe-droits, dénis de justice, exemptions de charges (impôts, maintenant), on pourrait remplir une page de tout ce que la révolution a voulu supprimer et qui est revenu au galop. Avec en prime le résurgence de religions redevenues obscurantistes et rétrogrades.

Pour le reste, je suis rouge de confusion devant votre éloge. Et je vous en remercie du fond du cœur.

22 09 2008
sylvie (21:18:08) :

Je ne vous comprends pas vraiment, Madame, vous souhaitez (et je l’ai souhaité pour mes enfants aussi)
« un enseignement qui apprenne la curiosité, l’inventivité, l’analyse, la critique, l’enthousiasme aussi, le travail en équipe,… »
et vous dites ensuite: « …Les ruptures du gouvernement me semblent certes risquées, mais prises dans une logique systémique, ne m’apparaissent pas foncièrement dangereuses… »
la logique systémique est celle de la rentabilité des services aux personnes donc du service public. La curiosité, l’inventivité… n’est évaluable qu’à posteriori donc ne rentrent pas dans cette logique. Par conséquent le gouvernement (très logique) à fait des coupes sombres dans les nouveaux programmes (2h de découvertes du monde!) recommandations qui se traduiront par des injonctions lors des inspections sur les progressions par année au lieu de cycles….
beaucoup d’enseignants pensent comme vous: que tout cela n’est pas bien grave. Je pense que cette politique renforce dans leurs pratiques les enseignants que vous dépeignez, les détenteurs du Savoir et de la Vérité. Ils ont certainement une bonne idée de ce que vous appelez livrer « clé en main » « un enfant éduqué ». Les autres, ceux qui œuvrent pour éduquer un enfant à devenir un adulte « libre » n’ont pas ces certitudes. Ils s’efforcent de leur donner un maximum d’outils pour qu’ils puissent choisir leur avenir.
Voilà ce que vous appelez des « guerres intestines ».
Je n’ai pas du bien vous comprendre et je réagis un peu brutalement, je m’en excuse.

23 09 2008
Julos (07:51:41) :

En tout cas moi je vous comprends, Sylvie, car comme vous, j’ai du mal à saisir la logique du discours de Cécile.
Peut-être faudrait-il se mettre d’accord sur certains termes ? Par exemple « pédagogie ». Lorsque Cécile écrit : « Vous n’avez pas le privilège du “savoir” en matière de pédagogie.  » que veut-elle dire et à qui s’adresse cette assertion en forme de reproche ?

Pour moi la pédagogie, avant d’être un savoir, est un savoir-faire, somme toute assez artisanal, qui a pour but d’accompagner l’élève vers les savoirs. Par ailleurs, le pédagogue dispose de multiples sources de savoirs scientifiques pour éclairer et étayer sa pratique (neuro, psycho, didactique, linguistique, socio etc…. C’est, à mon sens, l’articulation entre ces deux versants pratique/théorique qui fonde le métier de pédagogue.
Suggérer que tout le monde est pédagogue me paraît donc abusif et même relever d’un contresens. Par contre, nous sommes tous des éducateurs, là est le point de rencontre indispensable entre enseignants et non-enseignants, il me semble.

23 09 2008
Christian Montelle (12:14:31) :

Parfait cadrage du pédagogue et de l’éducateur, Julos !
Peut-être faudrait-il napper ces deux versants pratique et théorique de la pédagogie d’un peu de bon sens et de sagesse et d’une bonne couche d’humanisme et de culture.
Cela donnerait un maître : j’aime ce mot pour désigner mon ex-métier.
Ma petite fille me téléphonait fréquemment lorsqu’elle était à l’école, ou au collège : « Grand-père, j’ai un problème ! » Et elle disait à son père, un peu vexé : « Tu comprends, c’est un maître ; alors, il sait tout ! »
Quelle merveilleuse confiance. C’est cette confiance qui faisait la force des enseignants, autrefois. C’est la perte de cette confiance qui les place dans une position très difficile.
L’intervention de CecileRay se comprend dans cette évolution du stattut du professeur. Chacun s’estime expert. Le roi est nu.

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