Octobre

1 10 2008

                  « OCTOBRE », Francis Cabrel, 1994

                   Le vent fera craquer les branches
                   La brume viendra dans sa robe blanche
                   Y aura des feuilles partout
                   Couchées sur les cailloux
                   Octobre tiendra sa revanche
                   Le soleil sortira à peine
                   Nos corps se cacheront sous des bouts de laine

http://www.dailymotion.com/video/x1h1qp

                          Perdue dans tes foulards
                          Tu croiseras le soir
                          Octobre endormi aux fontaines
                          Il y aura certainement,
                          Sur les tables en fer blanc
                          Quelques vases vides et qui traînent
                          Et des nuages pris aux antennes
 

 

                                            Je t’offrirai des fleurs
                                   Et des nappes en couleurs
                                   Pour ne pas qu’Octobre nous prenne
                                   On ira tout en haut des collines
                                   Regarder tout ce qu’Octobre illumine
                                   Mes mains sur tes cheveux
                                   Des écharpes pour deux

                                   Devant le monde qui s’incline


            Certainement appuyés sur des bancs
            Il y aura quelques hommes qui se souviennent
            Et des nuages pris aux antennes
            Je t’offrirai des fleurs
            Et des nappes en couleurs
            Pour ne pas qu’Octobre nous prenne
 

              
                               Et sans doute on verra apparaître
                               Quelques dessins sur la buée des fenêtres
                               Vous, vous jouerez dehors
                               Comme les enfants du nord
                               Octobre restera peut-être.
                               Vous, vous jouerez dehors
                               Comme les enfants du nord
                               Octobre restera peut-être.
      

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2 réponses à “Octobre”

1 10 2008
Julos (16:31:04) :

« CRÉPUSCULE D’OCTOBRE

Quand revient l’heure tranquille où le ciel s’illumine
Alors que tintent au loin les tout derniers grelots
D’un troupeau alangui et qui cherche le repos
Je parcours la campagne et au loin je devine
Les premiers feux charmants du village qui m’inclinent
A revenir bien vite pour retrouver le chaud
De ma maison où brûle en me disant des mots
Ma cheminée garnie des arbres qui m’avoisinent.

Une belle journée d’octobre peu à peu se termine
Tous mes pas que j’allonge semblent être les bourreaux
De pauvres feuilles jaunies qui firent les arbres si beaux
Et décorent désormais le sentier qui décline
Déjà Vénus brillante à l’horizon dessine
Sous les cimes dégarnies son clairvoyant halot
Avant que lune montante ne ressurgisse tantôt
Peut-être aurai-je vécu une trace d’amour divine

10/12/05 ROBERT CASANOVA

6 10 2008
Christian Montelle (08:35:38) :

Pour évoquer les sensations infiniment douces et subtiles qui accompagnent nos rencontres avec la nature, j’aime beaucoup les haïkus. Celui-là est saisissant :
Telle la main droite
D’une sage-femme
La feuille d’érable en automne
Samboku, 17ème siècle
http://nezumi.dumousseau.free.fr/japon/jap4saisons.htm#autom

Ces petits poèmes constituent une bonne entrée dans l’écriture poétique. Leur brièveté, l’obligation de l’effet de contrepoint entre le début et la terminaison ouvrent les chemins de la métaphore, de la surprise, de l’écart. Leur mise en forme prosodique (et on peut essayer, comme au Japon, une mise en forme graphique) initie à la musique du poème.

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