Le jardinier pédagogue (suite et fin…à planter et à semer!)

4 02 2009

CONCLUSION

« C’est le rôle essentiel du professeur

d’éveiller la joie de travailler et de connaître. « 

Albert Einstein (Comment je vois le monde)

Pour reprendre ma comparaison horticole du début, je pourrais dire que :

– la spécificité organique du corps correspond à la nature du terrain du jardin : siliceux, calcaire, volcanique, montagnard, maritime ? Chaque enfant à sa morphologie, ses hormones, un certain développement des systèmes musculaires et perceptifs. L’interface est importante : l’enfant voit-il bien ? Entend-il correctement ? Se sent-il apaisé ou nerveux ? Est-il capable d’une attention soutenue ? Est-il fatigable ? On ne peut considérer une classe comme un groupe de clones identiques et interchangeables. Ce qui diffère :

– le profil psychologique correspond aux préférences de chaque plante, rustique ou délicate, avide de soleil ou mieux à l’ombre, aimant la fraîcheur et l’humidité ou préférant le torride de la rocaille. Un groupe d’enfants est un kaléidoscope de caractères : l’audacieuse, la timide, le coq, le poussin, la coquette, la studieuse, l’intrépide, le timoré, l’entreprenant, la bricoleuse, le gnafron, la généreuse, la caqueteuse, le muet. Il est nécessaire de chercher à connaître chaque individu pour proposer à chacun des stratégies adaptées et des possibilités d’évolution, de transformation par mimétisme ou par rejet.

– les soins donnés à la culture et à l’épanouissement des enfants qui correspondent à l’ensoleillement, à l’arrosage, aux soins raisonnés et respectueux quand ils s’avèrent malgré tout nécessaires. Évaluation formative et non exclusivement normative. Politesse absolue et langage parfait avec tous les enfants. Justice totale pour distribuer compliments et reproches, (plus de compliments que de reproches). Enthousiasme sans faille pour aborder le travail avec les élèves. Variation des approches et des méthodes de façon à ce que chacun trouve sa voie vers le savoir et sa voix pour le partager.

– l’acquisition des compétences de base nécessaires à un développement physique et psychologique heureux, à la poursuite harmonieuse d’études et à une intégration réussie dans la société correspond au minutieux travail de préparation du sol : analyse chimique, bêchage, sarclage, ratissage, tracé des planches, enrichissement organique et hormonal par des engrais biologiques, choix des emplacements de plantation…

Quelques propositions :

Transmettre dans des récits oraux, puis écrits le plus de mots qu’il est possible, de tournures grammaticales et stylistiques, de contenus de toutes sortes.

Être chaque jour un professeur de langue, un professeur de mots, donnés dans des contextes qui permettent leur rétention.

Aider les enfants de construire leur parole qui est leur interface principale avec autrui.

Développer sans relâche les capacités logiques, de raisonnement, taxinomiques, heuristiques. Faire pratiquer des démarches d’observation rigoureuse, d’expérimentations sérieuses et menées selon des procédures scientifiques.

Ouvrir les portes du symbolique et de l’interprétation du monde et des mots.

Initier au monde de la technique, y compris les techniques modernes de communication : en particulier apprendre aux enfants à taper à dix doigts, à utiliser les logiciels de base, à explorer intelligemment Internet et à tirer profit des la formidable base de données qu’il offre

Parcourir avec les enfants les champs infinis et si jouissifs de tous les arts, avec des visées aussi bien vers le patrimoine classique que vers l’art contemporain afin de leur permettre de devenir de vrais amateurs, ceux qui aiment plus que ceux qui connaissent.

Leur permettre d’acquérir, par des récits, les valeurs humaines essentielles qui nous différencient des animaux : la solidarité et non le challenge, l’amour de la justice, le respect de la vie et du faible, l’accueil de l’étranger ou du différent, dans le respect et l’hospitalité amicale. La liste est longue : elle constitue l’éthique d’une religion laïque. Religion étant pris dans son sens de ce qui relie les êtres humains.

Respecter et renforcer son corps dans des activités physiques de plaisir en accord avec les rythmes cosmiques et naturels, non dans des courses à la performance traumatisantes pour certains enfants. Exiger le fair-play et le respect de l’adversaire dans les sports de combats ou collectifs.

Faire réaliser des travaux d’équipe, pour apprendre aux enfants que rien de valable ne peut se faire contre les autres et que l’union est la force des groupes humains.

La meilleure façon de lutter contre l’échec scolaire n’est pas de programmer des procédures de type skinnérien pour faire entrer de force le contenu d’un programme dans des têtes rétives, mais de rechercher les failles psychologiques, les insuffisances langagières, les blessures intimes qui rendent impossible l’entrée dans le monde de la culture, du savoir, du vivre-ensemble.

Si l’on ne prépare ni ne répare ce terrain-là, les efforts entrepris pour aider l’enfant demeurent soit vains soit de peu d’effet ; on sème sur des cailloux et on ne récolte que vent et tempête. Les enfants se recroquevillent sur eux-mêmes ou cherchent des exutoires dans la violence puisqu’on leur demande des tâches impossibles. Souvent l’ironie, les sanctions non formatives sont utilisées face au refus de la réalisation de tâches dont les enfants ne peuvent pas s’acquitter parce qu’en fait on ne leur a pas donné les outils nécessaires. Ces erreurs entraînent l’humiliation des enfants, leur colère, leur révolte ce qui ne tarde pas à empêcher tout travail sérieux. On assiste à un retour d’un autoritarisme qui ne peut qu’envenimer les rapports entre maîtres et élèves en difficulté, au préjudice de l’efficacité. L’autoritarisme, cela s’impose : l’autorité, cela se mérite !

Tout ne dépend pas du milieu scolaire, bien sûr, et la responsabilité de la dégradation des conditions d’enseignement doit beaucoup à l’idéologie de la société de consommation qui détruit les valeurs du travail, de l’effort, du mérite, qui vise à transformer tous les êtres humains, en consommateurs effrénés, en pousse-caddies décervelés. Certains croient pouvoir résister à cette glissade vers le néant par un retour en arrière magique dans un passé idéalisé de discipline rigide et d’objectifs cadrés. Réduire l’enseignement aux apprentissages de bases selon les méthodes d’antan est une pure illusion qui ne fera que renforcer les fractures et les échecs.

Il est peut-être plus opérationnel d’unir toutes les forces au-delà des querelles stériles pour aborder les problèmes sans a-priori. J’ai indiqué quelques pistes qui s’intéressent au terrain à préparer pour que la culture s’enracine, sans mettre en cause tous les progrès qui ont été réalisés dans les domaines didactiques, pédagogiques, psychologiques, sociologiques, cognitifs et autres.

Je pense simplement que toutes ces démarches ne peuvent trouver une efficacité réelle qu’à la condition que l’on considère chaque enfant comme un individu unique et que l’on s’emploie, avant de tenter de lui remplir la tête, de l’aider à se fonder en tant qu’être humain. De développer aussi un faisceau de compétences premières indispensables pour affronter des cursus scolaires de plus en plus chargés, en raison des progrès immenses que l’humanité a accompli dans les sciences et dans les techniques. De penser au bonheur dispensé par les jouissances artistiques, dans le développement harmonieux et serein des possibilités corporelles. De lui transmettre les valeurs qui permettent une vie avec autrui conviviale et exempte de conflits. Je n’ai qu’égratigné ces différentes démarches et ébauché des propositions d’interventions. J’en ai omis certainement et des plus importantes. Je propose une orientation différente, une orientation moins technocratique ou scientiste et plus humaniste, plus humaine pourrais-je dire plus simplement. Également des approches pluridirectionnelles afin d’éviter le travers de beaucoup de chercheurs qui ne voient midi qu’à leur porte.

Que ce soit en application préventive, dès le plus jeune âge, ou en urgence curative pour les enfants en échec, cette préparation du terrain, ce travail sur le fond sont indispensables si l’on veut réellement et sincèrement lutter contre le fléau de l’échec scolaire.

Christian Montelle est professeur de français et formateur à la retraite. Il a publié un ouvrage consacré à l’échec scolaire, cité en référence dans le texte ci-dessus.

Quelques aspects de ses propositions peuvent être trouvés sur Internet, en particulier celles concernant l’apprentissage de la lecture, qui n’ont pas été reprises ici bien que ce soit aussi une compétence première. La lecture comprise dans son sens le plus large : lecture de tous les signes et surtout leur interprétation.

La lecture

http://www.charmeux.fr/montellelect.html

La haute langue orale

http://www.meirieu.com/FORUM/montelle2.pdf

Les récits fondateurs

http://www.charmeux.fr/montellerecitsfond.html

Présentation de livre

Christian Montelle, La parole contre l’échec scolaire/La haute langue orale, l’Harmattan, 2005

http://www.sauv.net/montelle.php


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8 réponses à “Le jardinier pédagogue (suite et fin…à planter et à semer!)”

4 02 2009
Ostiane (13:44:25) :

Ces 11 pistes concrètes que tu proposes là aux enseignants me semblent intéressantes à mettre en équation avec les 7 piliers du socle commun de compétences et de connaissances qui fixent eux les acquis attendus des élèves en fin de collège; dernier texte de loi en vigueur, il faut le souligner.

Un petit rappel de ces 7 piliers:

* la maîtrise de la langue française

* la pratique d’une langue vivante étrangère

* les principaux éléments de mathématiques et la culture scientifique et technologique

* la maîtrise des techniques usuelles de l’information et de la communication

* la culture humaniste

* les compétences sociales et civiques

* l’autonomie et l’esprit d’initiative.

De nombreuses synergies existent je trouve entre tes propositions et ce texte datant de 2005

Maintenant reste à transformer les mots en actes, à adapter les nouveaux programmes conformément au texte de loi du socle et à continuer de se former pour évoluer dans sa pratique.

Merci Christian pour ta précieuse contribution et pour cette chronique spécialement mise en ligne depuis la rentrée 2008.

4 02 2009
Christian Montelle (17:58:51) :

« De nombreuses synergies existent je trouve entre tes propositions et ce texte datant de 2005 »
Nous sommes évidemment d’accord sur les objectifs ; le problème est d’atteindre ces objectifs ! l’originalité de mes propositions basées sur l’expérience d’une longue carrière est d’utiliser un corpus très sous-utilisé, celui des récits de la tradition orale. Je pense que les récits (oraux, puis écrits) devraient être vraiment au centre de tous les travaux pédagogiques. Ils sont des amorces qui suscitent l’intérêt en donnant une « identité narrative aux objets du savoir. Ils transmettent des notions et des valeurs avec un fort coefficient de rétention.
Tu pourrais peut-être proposer à la lecture de nos sympathiques blogueurs le texte que je t’ai envoyé sur les récits fondateurs.

S’il y a des amateurs pour une suite, je peux fournir quelques contributions sur la pédagogie du récit, l’enseignement de la grammaire, celui de l’orthographe. Et aussi la poésie, le conte, l’oral, la lecture.

Je n’ai pas eu autant de retours qu’espéré et je voudrais bien plus de dialogue, de critiques, de propositions, de prolongements.

4 02 2009
bouge-toi (20:16:11) :

Petite anecdote :
Lors d’un travail sur les massifs montagneux d’Europe, un de mes élèves en voyant le nom « Les Carpates » nous dit :  » C’est là où est né la légende de Dracula !!! »
Je précise que mes élèves participent à l’opération Livre Elu et que parmi les récits à lire, deux concernent des vampires…
En trois secondes, le cours de géographie s’est transformé en un récit oral de cette légende ,enrichi par les connaissances sur ce sujet de plusieurs élèves…

 » Et si on recherchait d’autres contes ou légendes issus de différents pays d’Europe ? » Nouveau projet imprévu au départ, mais choisi avec les élèves , c’est tellement mieux !

Nous ne sommes pas partis d’un récit, c’est la géographie qui nous a amené au récit…
Comme quoi !

« rechercher les failles psychologiques, les insuffisances langagières, les blessures intimes qui rendent impossible l’entrée dans le monde de la culture, du savoir, du vivre-ensemble. »

Le plus difficile n’est pas toujours de trouver ces blessures, mais de faire en sorte qu’elles ne soient plus un obstacle…
Un élève de ma classe ( CE2/CM1) a
été pris en charge l’an passé par le RASED, puis par une orthophoniste : les échanges entre la famille, le rééducateur, l’orthophoniste, l’élève et moi-même ont été très enrichissants et cet élève qui n’arrivait pas se concentrer longtemps, qui fatiguait assez vite, qui terminait rarement son travail et se montrait parfois violent envers les autres dans la cour, a énormément progressé : il commence à prendre plaisir à lire, s’applique davantage, a envie de réussir et est plus calme même si rester sur sa chaise sans se basculer est quasi impossible… Et pourtant il y a une semaine à peu près, son comportement est redevenu plus que rêveur : il n’était plus en classe avec nous, mais ailleurs !
Pourquoi ? Il s’est avéré qu’un conflit avec deux de ses amis le préoccupait tant qu’il n’arrêtait pas d’y penser !
Il a suffit d’une discussion entre eux en ma présence pour résoudre le problème…Ouf !

Tout cela pour dire qu’un seul petit grain de sable peut bloquer le flot de savoirs qui se présente à la porte de l’enfant.

Dans ce cas, le dialogue a permis de résoudre bien des soucis…
Malheureusement, parfois cela ne suffit pas…

Christian, c’est avec plaisir que je lis tes contributions, alors elles seront toujours les bienvenues.
Tiens d’ailleurs, je suis tombé sur un ouvrage que tu as réalisé avec les élèves du club de poésie du collège de Morteau … Est-ce que tu interviens dans des classes ? Si un détour par mon école t’intéresse…

4 02 2009
Christian Montelle (21:29:55) :

@ Bouge-toi
Je te donne mon mail et je suis sur l’annuaire d’Ornans. Je ne serai pas ici de dimanche à mardi.
[email protected]
La poésie est aussi une interface extraordinaire entre l’enseignant et les enfants (comme les contes).

Tu as vu qu’à la fin de l’ouvrage de poèmes (1000 exemplaires vendus en 15 jours pas le Foyer !)), il y a le « mode de création » des poèmes. Je peux t’en donner d’autres. Pour une intervention, on en discutera ‘je suis un vieil arrière-grand-père et je suis maintenant un peu loin des enfants, mais je serais heureux de te rencontrer et de transmettre mon expérience !). J’ai donné des conférences sur l’écriture poétique et j’ai animé des ateliers.
J’adore la poésie !

4 02 2009
bouge-toi (22:14:07) :

Oui, j’ai lu avec attention cette partie « mode de création » des poèmes, et je compte bien m’en servir. Je te contacterai dès que possible car là je suis un peu surbouquée… Juste le temps de mettre quelques commentaires ici avant ou après mes préparations pour l’école…
A bientôt donc!

14 02 2009
Laurent Carle (15:09:35) :

J’applaudis votre travail de webmestre, j’admire votre courage, votre projet
et la qualité de votre site… J’aime les contes et légendes. Mais j’avoue que
l’unanimité pour la sacralisation de la « Haute Langue Orale » et la
communion œcuménique autour de l’autel dressé par l’auteur de la thèse me
flanquent une trouille philosophique. La thèse et l’évangile qui
l’accompagne sont joliment torchés, mais leur vertu esthétique et leur
charme littéraire ne feront pas de l’école un lieu d’éducation collective.
L’apprentissage des savoirs ne se prescrit pas comme un médicament, car les
apprentissages scolaires ne sont qu’un des volets de l’éducation globale.
Pour une école éducative, il faut d’abord changer les mœurs, changer les
pratiques, changer l’école. Enrichir ou appauvrir le menu, lui ajouter ou
lui retrancher un plat, ne guérit pas les troubles du comportement
alimentaire. Ce n’est pas le fond qui pèche, c’est la forme, ce n’est pas le
menu, c’est la cuisine, le service et le couvert. C’est le protocole.
Magnifier une discipline ou un contenu d’enseignement ne change ni le statut
de l’écolier, ni la relation enseignant-enseigné, ni les « règles du jeu »
(les pratiques et usages formels hérités du passé). Il ne s’agit plus de
faire mieux ou de faire plus, mais de penser autrement et de faire
autrement. Ce n’est pas la défaillance d’un enseignement « médiocre » qui
aurait renoncé à être « ambitieux et de qualité » qui fait l’échec scolaire,
le malheur de beaucoup d’écoliers et de quelques enseignants, c’est
l’idéologie dominante du chacun pour soi, la moralisation de la réussite, la
pathologisation, la médicalisation et la marchandisation des difficultés
scolaires, l’instrumentalisation et la réification des enfants scolarisés.
Trop de conservatisme, d’immobilisme, de résistance au changement, trop
d’intérêts égoïstes de classes ou de corporations, trop de lobbies en
concurrence, trop d’argent à gagner ! Pour la pédagogie traditionnelle et
moraliste, aujourd’hui encore, l’entraide et la solidarité sont des délits,
le chacun pour soi, une vertu. Il fallait centrer l’école sur l’enfant, on a
préféré centrer nos préoccupations sur la réussite et l’échec. Pas de quoi
s’étonner ! dans le système capitaliste, qui sert de modèle à l’école, les «
concurrents » gagnent ou font faillite tous les jours.

Bien amicalement

14 02 2009
Ostiane (18:13:19) :

Plusieurs choses dans votre commentaire cher Laurent.

Tout d’abord il n’est pas question ici de sacraliser ce que Christian nomme la Haute Langue Orale. Je vois, pour ma part, dans le travail et la réflexion de Christian un apport extrêmement riche. Sans exclure l’écrit de la culture scolaire, il semble effectivement urgent de redonner toute sa place à l’oral. En voulant réduire l’échec scolaire on croit parfois bon, dès la Maternelle, de remplir le cerveau de nos petits élèves non pas de vrais écrits, mais d’apprentissages diverses et multiples centrés sur un objectif constant, la pré-écriture et la pré-lecture. Exercices systématiques et séances d’entraînements envahissent peu à peu le temps scolaire, en mettant de côté la maîtrise ou l’épanouissement de la langue orale et l’apprentissage de la culture partagée. On voudrait inculquer une culture purement scolaire alors qu’il me semble que c’est à l’école également d’accueillir la culture, les cultures, en son sein.

Tant l’écrit que l’oral ont leur place dès les premiers mois de la vie, mais une fois scolarisés, nos petits élèves sont employés à devenir de parfaits scripteurs lecteurs. Une seule chose importe, dès l’entrée en petite section: préparer de bons petits CP. Je vois là comme une possible dérive qui va à l’encontre de la maturation affective et intellectuelle des jeunes très personnes qui nous sont confiées.

Lorsque vous dites « Il fallait centrer l’école sur l’enfant, on a
préféré centrer nos préoccupations sur la réussite et l’échec. » Je suis totalement d’accord avec vous!

Alors, repartant de là, il m’apparaît légitime d’entrevoir, dans le travail et les pistes de réflexion de Christian, non pas un remède à l’échec scolaire, mais plutôt une voie, parmi d’autres, qui permettrait de se recentrer sur l’enfant, en le nourrissant et non en le forçant prématurément à ingurgiter certains plats des plus indigestes.

Ici, le jardinier pédagogue, là d’autres apports; ce qui est nécessaire, pour l’enseignant au quotidien, pour moi, c’est de comprendre les erreurs ou les insuffisances du système et de découvrir, grâce à l’éclairage de la diversité des expériences et des intelligences, d’autres voies possibles.

Sans sacralisation mais avec beaucoup de respect!

Merci Laurent d’être revenu débattre pour ce dernier chapitre.

14 02 2009
Ostiane (23:01:24) :

Insatisfaite de mon commentaire précédent, écrit trop rapidement avant de quitter mon poste, je l’ai donc légèrement repris…

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