Portraits de mères

7 06 2009

D’après Laurent De La HYRE

1642

Copie estampillée 1992

« Vierge à l’enfant »

Musée du Louvre

« Et dans un tableau je voudrais dire quelque chose de consolant comme une musique. Je voudrais peindre des hommes ou des femmes avec ce je ne sais quoi d’éternel »

Van GOGH

1888

« Portrait de la mère de l’artiste »

Collection privée

Mary CASSATT

1902

« Jeune mère cousant »

Métropolitain Muséum of Art

New York

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9 réponses à “Portraits de mères”

7 06 2009
sophie (08:46:43) :

Histoire de colliers de nouille…

j’en ai offert des colliers de nouille et des boîtes à camenbert grossièrement, amoureusement collées de coquillages, de perles et mille autre colifichets ramassés ca et là et disposés comme un inventaire à la Prévert …
Elles ont bercé mon enfance et celle de mes copines en liberty. Des colliers de perles de verroterie dont le lien sciait le cou et dont le bleu colorait avec persistance le décolleté de traînées outremer et fushia…. des petits pots de terre peints de nuances criardes pour fleurs sans eau… des heures de travail appliqué avec la bienveillance de maîtresses motivées.

LA FETE DES MERES !!! Jour de paix, d’harmonie en famille. Ces jours-là comme ceux des anniversaires de mariage, des anniversaires tout court étaient ceux de l’apparence entre mes parents qui consentaient à une trêve sourde. Nous, tous leurs enfants étions agités de l’excitation naturelle d’un week-end de fête et nous nourissions autour d’eux de ces moments de grand bonheur.

Ma mère quitta mon père peu de temps après tous ces anniversaires. L’anniversaire de ses 40 ans. Finalement usée par la dictature des apparences. Cad par ses mensonges cad par ses maîtresses. Ses maîtresses du bureau : pas celles des enfants, évidemment…

J’ai gardé de ces célébrations une appréhension, sans doute un goût amer. Etrangement, j’ai remarqué combien elles continuent d’enchanter les enfants parce qu’ils sentent parfaitement combien ces fêtes suspendent le temps pour un moment.

Profitons de ces arrêts sur image : c’est écrit dans les calendriers….

sophie

7 06 2009
christophe (09:18:13) :

Très bonne idée cet article.
Le tableau de la mère de Van Gogh me touche particulièrement !

7 06 2009
Ostiane (09:56:26) :

@Sophie, une citation:

« Avec l’amour maternel, la vie vous fait à l’aube une promesse qu’elle ne tient jamais. » Romain Gary

@ Christophe,
Curieusement on trouve peu de portrait de mères peints par les artistes eux-mêmes. C’est pour ma part ce qui rend le portrait de Van Gogh si touchant.

7 06 2009
cdilyceemonnet (10:56:12) :

Merci pour cet hommage !

7 06 2009
sophie (13:30:07) :

Merci pour cette belle citation !

dans cette histoire c’est plutôt père qui avait une « difficulté » avec une certaine sorte de promesse ! un grand classique de la quarantaine du père de famille.

joyeuse fête des mères

7 06 2009
sophie (13:32:05) :

merci pour cette belle citation !
dans cette histoire, c’est père qui avait une difficulté avec une certaien sorte de « promesse » !
classique de la quarantaine.

joyeuse fête des mères

8 06 2009
Julos (14:14:00) :

« J’ai gardé de ces célébrations une appréhension, sans doute un goût amer. Etrangement, j’ai remarqué combien elles continuent d’enchanter les enfants parce qu’ils sentent parfaitement combien ces fêtes suspendent le temps pour un moment. »(Sophie)

******************

J’aurai 60 ans dans quelques mois, ma mère en a 20 de plus. A l’âge adulte j’ai longtemps négligé cette fête des mères, que je considérais ringarde, commerciale, néo-pétainiste etc… les réticences habituelles quoi.

Depuis une dizaine d’années, et surtout depuis que je suis père de famille, je ne manque pas une fois de marquer l’évènement par un geste de tendresse, un coup de fil, une carte, un cadeau… A ma maman chérie.

Retour en enfance ou retour d’enfance ?

😉

10 06 2009
Ostiane (08:11:54) :

Ci après, un poème extrait d’un ouvrage prêté par une maman d’élève…
« Qui a piqué les poèmes de la fête des mères? »

Maman chérie,

Je ne t’offrirai pas un Picasso
J’ai pas gagné au loto
Je ne t’offrirai pas un Rubens
Mon portefeuille est trop mince
Je ne t’offrirai pas un Rembrandt
Faudrait que j’emprunte 1000 ans
Je ne t’offrirai pas un Matisse
J’ai pas fait assez d’bénéfice
je ne t’offrirai pas un Gauguin
J’ai plus un frifelin.
Je ne t’offrirai pas un Kandinsky
Ma tirelire n’est pas assez remplie
Je ne t’offrirai pas un Chagall
A 100 briques ça fait trop mal
je ne t’offrirai pas un Magritte
J’ai pas envie de faire faillite
Je ne t’offrirai pas un Dali
La banque ne me fait pas crédit.
Je ne t’offrirai pas un Derain
A moins de devenir Arsène Lupin
Non! Le seul dessin que je peux t’offrir
Vient de moi, ta petite fille chérie
Et peut-être que dans les années à venir,
Moi célèbre, il n’aura pas de prix!

Juanita BLO

P.S. ( De toutes façon, je te signale que tu es obligée de l’aimer parce que comme le dit la maîtresse « ça vient du coeur »)

Merci à la maman d’Emilie pour le prêt de cet ouvrage rempli d’humour…

11 06 2009
christian Montelle (05:54:05) :

Un texte glané sur le Net : un regard plus grave. De mère à mère.

« A ma mère
Tu me disais: « Quand je ne serai plus là, ne sois pas triste. Je ne veux pour toi que du bonheur ».
Mère, tu me laisserais croire que les larmes n’existent pas, que la douleur n’est pas fille de la joie?
Insensé, celui qui tient la douleur éloignée. Sage, celui qui l’apprivoise avec tout ce que la vie lui a laissé d’intact: l’amour du temps qui passe, l’amour d’un regard, l’amour des désirs, l’amour des enfants qui naissent et qui croissent, l’amour des nuits où l’on n’est pas seule.
Mère, ton absence fait partie du temps qui passe et je t’aime aujourd’hui, réconciliée avec la douleur apaisée, dans les premiers rayons de soleil d’un printemps tardif.
Me revoilà vibrante à d’autres échos, sans jamais oublier le bruit de ta voix ou l’odeur de ta peau.
Je ne serai plus jamais l’enfant de personne, mais être la mère de mes enfants comble ce manque.
Il n’y a pas de vide où tu n’es pas, mais plein de souvenirs où s’écrit dans mon regard la caresse de tes lèvres, la douceur de tes mains dans mes cheveux.
Etre grande un jour sans toi. Voilà la promesse que la vie nous exige à tenir face à la mort, sentinelle patiente qui éloigne avant de les rapprocher ceux qui s’aimeront éternellement. »
Elisabetha

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