Une école pour les enfants…impensable? Vraiment?

27 05 2010

Une école faite pour les enfants? Un rythme adapté à leurs besoins? Des apprentissages favorisant la responsabilité et l’engagement?

La pédagogie Montessori apporte depuis bien longtemps des éléments de réponse dont l’école aurait bien avantage aujourd’hui à s’inspirer. A l’heure des réformes et des états généraux en tout sens, à la lecture des rapports d’études comme celui de la Cour des Comptes ou de l’Institut Montaigne, au moment de la remise en question par notre Ministre, Luc Chatel des rythmes scolaires, oser aller voir ailleurs comment cela se passe relève de la responsabilité de chacun: enseignants, formateurs, inspecteurs, recteurs et autres responsables de programmes. Ailleurs, ce n’est pas seulement en dehors du territoire, en Allemagne, en Scandinavie ou en Grande Bretagne; ailleurs, c’est aussi chez nous mais au delà des structures de l’Éducation nationale. Bien des écoles Hors contrat mettent en place des pédagogies nouvelles qui font leur preuve mais restent pourtant inaccessible à la majorité des élèves tant les établissements qui les pratiquent proposent des coûts de  scolarité inabordables pour les familles.

Freinet, instituteur novateur a dû démissionner de l’Éducation nationale et fonder sa propre école. Maria Montessori, également novatrice, a fait bien des émules, mais là encore hors de l’Éducation nationale…Serait-ce donc notre propre système et les acteurs qui y participent qui s’entêteraient à promouvoir des cadres d’apprentissage et des programmes d’enseignement entraînant élitisme d’un côté et échec scolaire de l’autre? Le système travaillerait-il pour lui même pour reprendre le titre du dernier billet d’Eric Le Boucher dans les Echos ? Telle est la question qu’on est en droit de se poser…et que je pose aujourd’hui.

apprentissage

activité

rythme

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Alors…une école pour les enfants, impensable? Vraiment?


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3 réponses à “Une école pour les enfants…impensable? Vraiment?”

31 05 2010
Christian Montelle (16:18:53) :

Tes questions trouvent une réponse dans les pistes suivies par le ministère pour réduire encore le personnel scolaire !
Mesdames et messieurs les enseignants, voilà la sauce à laquelle vous allez être mangés l’an prochain. Bon courage ! Souhaitons que vous compreniez enfin comment on lutte efficacement contre l’iniquité des cyniques.

« Le ministère de l’Education nationale a diffusé aux recteurs une douzaine de pistes pour supprimer des postes de 2011 à 2013, dans le cadre de la politique de non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, selon des documents internes.

Selon ces documents, révélés lundi par le site internet Le café pédagogique (www.cafepedagogique.net) et le quotidien L’Humanité, le ministère demande aux recteurs de « quantifier, à partir de leviers d’efficience identifiés, les marges de manoeuvre par académie, notamment pour 2011 et 2012 ».

Et ce, « sans dégrader les performances globales » du système éducatif.

Pour cela, le « schéma d’emplois 2011-2013 » énumère une douzaine de pistes, déclinées en autant de fiches thématiques.

En primaire, il s’agirait d’augmenter les effectifs par classe, de continuer à diminuer la scolarisation des enfants âgés de deux ans en maternelle, d’augmenter le nombre de professeurs vacataires (non-titulaires) pour faire des remplacements courts ou encore de transférer la formation continue des enseignants, « principale variable d’ajustement du remplacement », en dehors du temps scolaire (mercredi après-midi et vacances).

A l’école élémentaire (six-onze ans), la suppression d’environ « un millier d’emplois » d’intervenants extérieurs en langue vivante et d’assistants étrangers est évoquée, ce qui « devrait être sans conséquence sur l’enseignement des langues », selon le ministère.

Et toujours dans le premier degré, concernant les enseignants spécialisés dans la lutte contre l’échec scolaire (dits « Rased »), le document évoque trois scénarios dont un de suppression totale de leurs postes, tout en notant « les difficultés rencontrées » dans la mise en oeuvre de cette politique en 2009.

En collèges, le ministère prône aussi d’examiner « la taille des classes », et de continuer à fermer des petits établissements; en lycées, il est proposé de « rationaliser » l’offre scolaire et la carte des formations.

Ce « dialogue » entamé début mai entre le ministère et les académies doit aboutir le 15 juin à élaborer le « schéma d’emplois » pour les rentrées 2011 à 2013. Environ 40.000 postes ont déjà été supprimés dans l’Education nationale entre 2008 et 2010.

Le site internet du Café pédagogique

31 05 2010
Ostiane (18:50:16) :

Oui, Christian, j’ai lu l’Expresso du Café…et comment te dire…tout cela est si triste et si lamentable.
Quel avenir nous prépare-t-ils, ces hommes politiques dont l’avenir pour eux est tout tracé?
Quelles perspectives envisager dans de pareilles conditions pour l’école démocratique?

Y aura-t-il dans les années à venir des enseignants assez motivés pour continuer de croire en l’éducation active, en l’auto-formation, en la réflexion, en la pédagogie?

Y aura-t-il des familles assez averties pour contourner les ficelles d’un système de plus en plus autoritaire et élitiste?

Y aura-t-il des élèves assez solides pour tenir bon face à une école de moins en moins accueillante, de plus en plus éloignée de ce qu’est un enfant.

Pourtant, des voix s’élèvent un peu partout, des audits sont mis en place, des rapports produits…mais rien n’y fait. La surdité est la première qualité de nos dirigeants politiques semble-t-il…

Une vidéo pour terminer…où il est question de pédagogie, de coopération de centration sur l’enfant. le point de vue d’un jeune économiste, Yann ALGAN

http://www.dailymotion.com/video/xdfqh7_yann-algan-centrer-l-effort-sur-la_news#from=embed?start=0

1 06 2010
Christian Montelle (03:24:18) :

Y-aura-t-il…. ?….Y-aura-t-il…. ? Y-aura-t-il…. ?
Il y aura si les enseignants et les parents s’unissent pour lutter contre l’injustice. Rien n’est donné, tout est conquis. Tout droit gagné, par les luttes des anciens, est perdu s’il n’est pas défendu par les forces démocratiques unies.
Oui, nous faisons un grand bond en arrière parce qu’une idéologie individualiste a été patiemment distillée par les forces dominantes qui se sont rendu maîtresses des consciences.
Mais un jour l’iniquité est trop grande et les forces du peuple se réveillent. Il faut préparer ce jour pour que la révolte ne soit pas destructrice mais féconde de projets. Entretenir inlassablement chez les enfants qui nous sont confiés une exigence de justice sociale, de solidarité, de fraternité, d’égalité dans l’accès aux biens travail de tous et à la culture.
C’était l’idéal visé par le Conseil national de la Résistance que les sangsues qui nous ruinent se sont appliquées à détruire de mille manières sournoises. Il est impossible de faire quoi que ce soit sans une conscience politique, sans une visée éthique.
Le salut de l’école ne viendra pas de méthodes pédagogiques, comme nous en avons eu l’illusion, mais de choix politiques.

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