L’horloge

17 03 2011

Carême pédagogique

Jour 8

Pensée 8


Pour vous j’ai capturé sur la toile,

une fraction d’instant,

un fragment de temps.

Il est à vous, là, ici, maintenant,

l’instant d’un moment,

d’une pause, d’une pensée, d’un recueillement.

Respirez-le, goûtez-le, savourez-le,

partagez-le, offrez-le,

tant qu’il est encore temps,

avant que l‘horloge ne s’éteigne

emportant avec elle,

la lune, le soleil, les étoiles

et toutes ces choses si belles

dont la vie nous fait don

à chaque inspiration.

Je n’ai que trop parlé

Il est grand temps à présent

de l’écouter vous murmurer

son mystérieux secret …

juste sur l’horloge

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6 réponses à “L’horloge”

17 03 2011
Ostiane (10:42:57) :

La maîtrise du temps, la gestion du temps, la prise en compte des différents rythmes d’apprentissage, la course contre l’emploi-temps, l’anticipation, la pédagogie du détour, autant de notions où le temps règne en maître et qui nous rappelle que le temps de l’apprentissage n’est pas un temps linéaire mais spiralaire, qu’il est fait de temps d’accélération, de maturation, de saturation, de stagnation, de ralentissement.
Quel temps consacrons-nous avec nos élèves à ce temps suspendu? à ces nécessaires pauses? à cette essentielle « perte de temps »?
temps d’absorption
temps d’intimité
temps d’apaisement
temps de repos
temps de silence
temps suspendu
temps de réserve
temps de méditation
temps de re-création
temps de retour sur soi pour mieux sortir de soi.
Quel temps consacrons-nous à ce temps là?

17 03 2011
christian Montelle (12:29:38) :

Tous ces temps fondateurs mériteraient un échange !
Je crois, avec Paul Ricœur (Temps et récit, I, II, III, Seuil, Paris) que leur dénominateur commun est le récit. Si, la réalité nous est inaccessible, il en est de même du temps, dans son essence. Le seul moyen que nous ayons de l’appréhender est le récit, les récits, toutes les sortes de récits. Nous structurons le chaos existentiel par les récits que nous nous en faisons. C’est dire l’importance du récit dans la fondation de l’humain dans l’homme ! Je ne parle pas du récit en tant qu’objet de consommation, mais d’une pédagogie du récit solide qui en permet la maîtrise de lecture et de production.

17 03 2011
Ostiane (21:18:27) :

Ma fille en CE2 est rentrée de classe l’autre soir, toute fiérote. Tu sais quelles sont les 3 changements apportés par découverte du feu dans la vie des hommes? La chaleur, la lumière et la connaissance.
La connaissance?
Oui, le soir à la veillée, au coin du feu, ils ont commencé à se raconter des histoires. Tu te rends compte? comment ils faisaient avant sans histoire??

Serait-ce donc l’Homo erectus le grand inventeur de la pédagogie du récit 😉

18 03 2011
christian Montelle (08:04:14) :

Oui, l’homo erectus est devenu humain quand il a commencé à raconter des histoires. C’est-à-dire quand il a pu convoquer le passé à l’aide de mots qui sont des symboles remplaçant la réalité et pouvant être modelés et remodelés de façon à donner à cette réalité un profil où la solidarité, l’amour, la fidélité, la sécurité existent. Où existent aussi l’égoïsme, la cupidité, la jalousie, la perfidie… Mais grâce aux mots, nous avons le choix : la liberté de choisir une morale.
Ce qui distingue l’homme de l’animal, c’est la mémoire qui tire le passé dans le présent; permettant ainsi d’échapper au pur déterminisme et de prévoir le futur.
Le mouvement anti-narration qui a envahi la littérature – et la pédagogie – dans les années soixante a été un pur désastre. La télé-réalité qui aboutit au présentisme en est l’ultime conséquence mortifère. Les « séries » en sont une manifestation.

19 03 2011
David Batch. (13:45:55) :

L’homo erectus ne connaissait rien à rien… simple chaînon manquant il fût.
Parlons plutôt de l’homo sapiens sapiens en tant qu’humain…
Ah, quand ces littéraires se mêlent de sciences !

19 03 2011
Ostiane (21:30:27) :

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