De la créativité à l’école

26 03 2011

Carême pédagogique

Jour 16

Pensée 16

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D’après certaines études, il apparaîtrait que 95 % des personnes les plus créatives auraient en dessous de 5 ans…

Pourquoi 5 ans?

Cela donne à réfléchir tout de mêmeL’école serait-elle passée par là?

Il se trouve qu’hier, en vue de notre prochaine commande,  j’ai reçu le tout dernier ouvrage scolaire édité concernant l‘étude de la langue

pour le cycle 3, niveau CM1.

Et bien savez-vous ce que j’y ai trouvé?

  • Plus de mille exercices d’application. (Si si, c’est même l’accroche du livre!)
  • Un magnifique Cédérom avec tout plein d’autres exercices pour la mise en place de la différentiation. ( C’est bien connu, différencier, c’est refaire à l’identique en passant par un autre support, ici l’ordinateur…)
  • Des centaines de fiches-synthèses. Comme ça ni les profs, ni les élèves n’auront plus à se poser de questions ni sur le fond, ni sur la forme. (Les questions, ça dérange, ça désorganise, et puis, ça fait perdre du temps au groupe!)
  • Un catalogue lexical reprenant les multiples sous-items des tout derniers programmes 2008 (…qui entre nous devraient bientôt changer…chhhut).
  • Des programmations toutes faites et balisées jour par jour et semaine par semaine, histoire de ne pas se perdre en chemin. (Sait-on jamais? si un enfant rebelle était amené à  proposer une autre voie, ou un enseignant sauvageon à imaginer d’autres détours…)
  • Une banque dévaluations livrées clés en main à l’efficacité prouvée! (nous assure la quatrième de couverture…)
  • Des rubriques classées par couleur (Oh chouette un peu d’art!): bleu pour orthographe, vert pour grammaire, rouge pour conjugaison, orange pour vocabulaire.

Et pas un seul poème! (oui, vous avez bien lu, pas un seul!)

Pas une seule illustration digne de ce nom. (mais tout plein de logos façon dessin animé)

Pas une seule situation d’apprentissage concrète, ni de référence à quelque objectif ou compétence que ce soit (mais des entêtes de chapitres bien claires: j’apprends, j’applique, je révise…)

Pas une seule allusion à la trans- ou l‘interdisciplinarité.

Pas une seule invitation à la créativité.

La quoi?? La créativité? C’est français ce mot là?

J’enrage…

Et après on s’étonne que « les enfants s’emmerdent à l’école« , mais et les enseignants? vous croyez quoi? qu’ils puisent dans ce genre d’outil et de ressource de quoi développer leur propre créativité? leur propre sens de l’initiative? leur propre capacité à faire vivre la culture et le savoir?

Oui, ce matin, j’enrage, excusez-moi.

Ce doit être le fruit de la tentation,

nous sommes au jour 16 de notre Carême…

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15 réponses à “De la créativité à l’école”

26 03 2011
Christian Montelle (07:22:36) :

Hélas ! ainsi se met en place notre société.
L’en-haut bénéficiera d’écoles privées à dimension humaine, largement subventionnées, avec enseignement humaniste, art, poésie, littérature, maîtrise parfaite des langues étrangères, haut niveau scientifique, préparant aux grandes écoles.
L’en-bas se contentera d’un enseignement public purement utilitaire et minimaliste, juste de quoi programmer des domestiques (pardon : des agents d’aide à la personne), des réassortisseurs de gondoles de grands magasins, des livreurs à domicile, des éboueurs … et des cerveaux disponibles et dociles. Les fameuses classes charter, avec directeur productiviste, personnel tenu à la bride.
Programmation implacable des contenus et des méthodes à la minute près, réduction d’horaires et de moyens, augmentation du nombre d’élèves par classe : tout se met en place insidieusement, progressivement. Tout déviant pédagogique viré sur l’heure, comme aux USA.
Il ne semble pas qu’il y ait grand-monde pour s’en inquiéter quand on voit le nombre d’enseignants mobilisés dans les manifs.
Pour les uns Fauchon, pour les autres Leader Price.
Tout l’acquis des années qui ont suivi la deuxième guerre mondiale, éducation populaire, éducation pour tous…, est balayé avec toutes les autres réformes du Conseil National de la Résistance. Ainsi va un pays vers le sous-développement, la fracture sociale, le malheur pour le grand nombre.

INDIGNEZ-VOUS ! Ce n’est pas une « tentation », c’est un devoir humain et civique.

26 03 2011
fabien (08:25:42) :

Il y a bien longtemps que je n’utilise plus de manuels ou autre support bien pensé !
je commence mes cours par demander à mes élèves comment ils vont, puis je leur propose de réfléchir ensemble sur une problématique, pour ensemble construire et déconstruire des notions. Je finis par les remercier de leur présence et de leur écoute et de leur participation, et leur dis à bientôt…

26 03 2011
Ostiane (08:41:35) :

Merci Fabien…ça fait du bien…
Mais combien de profs s’autorisent-ils cela? Combien? Je sillonne depuis quelques temps les écoles et les centres de formation et je suis stupéfaite de constater à quel point l’évaluationite fait des ravage. Il ne s’agit plus de comprendre ce qui est en jeu dans les apprentissages mais de penser immédiatement en mode d’évaluation et de notation.
Si je fais ça, comment vais-je évaluer?
Si je leur laisse faire ça, comment vais-je les évaluer?
Ça ne rentre pas dans les cases, ça n’est pas inscrit au programme, etc.
Je ne jette pas la pierre aux enseignants, je « nous » demande juste de ne pas perdre de vue l’essentiel…
La semaine dernière j’ai animé un atelier sur l’autonomie et la prise d’initiative en classe. J’ai donc proposé aux enseignants inscrits des situations où je les mettais en situation d’autonomie, de créativité et de prise d’initiative. Un grand nombre d’entre eux n’ont pas compris pourquoi je faisais cela…C’est dire!
Et je les comprends, on les encercle de toute part, on les engrillage avec des tableaux de croix à remplir, on les somme d’évaluer tout et n’importe quoi…
Oui, Christian, ce matin je m’indigne!!

26 03 2011
do (09:05:17) :

bof, l’élévation du niveau de culture suit l’élévation du niveau de vie (temps, argent…) et aussi de la capacité à apprendre, raisonner, etc…
c’est pas en balançant des poèmes forcés à l’école qu’on aidera, au contraire. les poésies n’ont rien à faire dans le corpus des objectifs, ça devrait jamais être du forcing: or si on les évalue, ça en devient. idem pour l’art.
laissez l’école être l’école, au lieu de la vider de son contenu, et les gens iront tout seuls à l’art, de proche en proche, comme ça s’est toujours fait.
là, on se met à évaluer les capacités créativo-artistiques d’enfants qu’on dégoûte tout simplement, et en plus, on juge simplement leur niveau de vie avec ça, et on recrée les différences qu’on voudrait gommer.

Il faut simplement que tout le monde s’élève ensemble, peu à peu, et commencer par réfléchir à la gratuité des échanges sur internet, pour que tout le monde ait accès à toutes les formes d’art. Pour ça, il faut ouvrir la capacité de critiquer à tout le monde, et accepter les goûts de chaque personne, même ordinaire.
Mais en France, l’intelligentsia artistique est restée fermée sur elle même, hyper riche et snob, à protéger son fric, et elle a fermé l’art aux autres.

Prenez donc exemple sur la créativité en Haïti! Ils payent pas des bus aux gamins -et, si! c’est très cher, et c’est juste pas possible- mais ils ne jugent pas ceux qui débutent et qui tâtonnent, qui du coup se retrouvent à s’exprimer chacun comme il l’entend à chaque coin de rue, librement, sans une batterie de critiques bobos qui font du fric sur leur dos.

La poésie à l’école, ça a donné les fables de La Fontaine récitées par coeur, raide comme un manche à balai après avoir passé la soirée à essayer de l’apprendre en se faisant engueuler, merci bien! foutez nous la paix avec la créativité, c’est le seul moyen de la faire advenir réellement.

26 03 2011
Christian Montelle (11:26:41) :

Dans les écoles « charter » qui se développent aux Etats-Unis, vous n’auriez pas le droit de mettre en œuvre votre propre pédagogie, sous peine de renvoi immédiat. Il vous faudrait utiliser les fiches programmées et évaluées grâce à des QCM. C’est cela qui se met en place.
Nos collègues états-uniens manifestent désespérément contre ce système, mais sans grand succès.

26 03 2011
Ostiane (11:50:59) :

Merci à Dvorah, qui vient de m’envoyer ce magnifique lien. « Ostiane, va voir ça, ça rend le moral » 😉
Et c’est vrai, l’art de rien, ça fait un bien fou au moral!
http://artsvisuelsecoleprimaire.over-blog.com/article-un-peu-de-lecture-70199649.html

26 03 2011
Ostiane (13:56:16) :

@Do: je reprends une partie de votre propos: « c’est pas en balançant des poèmes forcés à l’école qu’on aidera, au contraire. les poésies n’ont rien à faire dans le corpus des objectifs, ça devrait jamais être du forcing: or si on les évalue, ça en devient. idem pour l’art.
laissez l’école être l’école, au lieu de la vider de son contenu, et les gens iront tout seuls à l’art, de proche en proche, comme ça s’est toujours fait. »

Vous posez là le grand paradoxe de l’obligation scolaire. De temps à autre, et je n’ai pas encore statué sur cette question, je me dis: C’est pas en balançant des programmes faits pour une minorités d’enfants qu’on aidera, au contraire. Apprendre, ça devrait jamais être du forcing, c’est simplement naturel. On vit, on apprend. Laissons à chacun la possibilité de s’instruire et d’éduquer, et les gens iront tout seuls à l’instruction et à l’éducation, de proche en proche comme ça s’est toujours fait ici et là.

Votre avis sur cela m’intéresse.

26 03 2011
catherine muller (19:49:51) :

Bonsoir Ostiane, je lis votre « coup de sang » , et je vous comprends.
Cependant , je vous parie que ce « manuel » va faire un tabac!C’est rassurant , linéaire et simple.C’est ce qu’on nous demande quand on démarre dans l’enseignement en primaire (cf ma nouvelle expérience.) Point de pédagogie de projet , ni d’innovation !Ca fait peur , c’est plus ou moins maîtrisable , justifiable(?) , en tout cas cela fait craindre la pagaille: vous ne savez pas où vous allez, vos élèves non plus. Et alors? La réelle difficulté c’est ,à mon avis, de maîtriser suffisamment les programmes et les compétences exigées pour partir un peu à l’aveuglette quand on lance une discussion , une problématique, une nouvelle forme de travail. Mais c’est aussi accepter de fournir une grande quantité de travail (puisque l’on travaille à « flux tendu ».

Pas évident, non vraiment pas évident pour le commun des mortels.
Et très inquiétant pour des parents et pour des supérieurs hiérarchiques.

26 03 2011
David Batch. (19:50:27) :

Premièrement je vais me démarquer des positions politiques de Christian Montelle.
Je reprends votre commentaire.
Vous avez reçu un ouvrage « up to date » pour promouvoir l’ensemble des connaissances en français…
Ce n’est pas nouveau. Quel éditeur, depuis des décennies, n’a pas cherché à créer un tel ouvrage?
Le pédagogue moyen s’appuie-t-il sur un seul ouvrage?
Non.
Qu’il manque la partie poésie. Où est le problème ? Il existe d’autres livres dont on peut s’inspirer…
Franchement je ne vois pas où est le problème… La pédagogie est avant tout un problème personnel. Certes les orientations existent, mais quand bien même, au sein d’un même objectif les exercices, les notions prioritaires ne seront pas les mêmes…
800 000 enseignants… 800 000 pédagogies différentes…
L’art à l’école : 100 % d’accord. Je m’y suis fortement intéressé ; mais mon voisin de classe l’était-il aussi ? J’ai organisé nombre d’expos dans ma commune… j’étais le seul car motivé.
Dans vos articles, beaucoup de bonnes choses mais il faut toujours faire des choix…

26 03 2011
David (19:58:32) :

NB « j’ai organisé nombre d’expositions avec ma classe »…

27 03 2011
Ostiane (06:13:10) :

Bonjour Catherine, vous avez raison, c’est simple linéaire et rassurant. Et je ne juge pas les enseignants qui on besoin de cette aide là. Comme me disait hier une amie numérique sur un autre « mur » que celui-ci, de nombreux adultes n’ont pas cette capacité à innover, créer, à faire preuve d’autonomie. Je le conçois tout à fait. C’est pourquoi, là encore il me semble que le choix de ressources et de manuels devrait être le fruit d’un consensus en équipe et que c’est également en équipe qu’on devrait élaborer de nouveaux outils, mutualiser nos pratiques, échanger sur nos pédagogies, nos pratiques, nos projets, etc. La formation ayant fondu comme neige au soleil, cet espace-là de co-formation est devenu plus que jamais primordial.

David, s’il est vrai qu’un grand nombre d’enseignants utilise un panel élargi de ressources pour élaborer leur progression, je trouve néanmoins inadmissible que dans un ouvrage dédié à « l’étude de la langue » il n’y ait pas un seul texte poétique proposé! Dans ce livre, tout est balisé et si on le suit à la lettre, linéairement, en toute confiance, il ne reste guère de temps pour aller au musée ou s’octroyer le droit d’aller à la quête d’autres références. Pas le temps, pas le temps, pas le temps, c’est un refrain scandé dans toutes les salles de profs et les lieux de formation.
Mais bon sang, le temps ça se prend!

Petit retour d’expérience: cette année, j’ai opté pour un nouveau projet baptisé « Une semaine sans cartable mais avec toute sa tête ». Il s’agit de partir à la conquête de notre environnement, de sortir de l’école pour aller chercher le savoir là où il se trouve, c’est à dire à l’extérieur. Nous sommes ainsi partis à la découverte du quartier de Montmartre, y avons croisé Saint-Denis qui portait sa tête, un grand nombre d’artistes et de lieux incongrus, nous avons même aperçu le Passe-Muraille! Nous avons sillonné l’Ile de la cité, le marché aux fleurs, la Conciergerie, la Sainte-Chapelle, le musée Cluny, le Louvre médiéval. Nous avons croisé le regard de la Joconde, la Victoire de Samothrace, la belle Vénus, Napoléon, le Sphinx. Nous avons pique-niqué face à l’église Saint-Eustache après avoir déambulé dans les ruelles historiques du quartier des Halles. Nous avons pris le temps d’observer puis de dessiner l’ossature extérieur de Beaubourg,etc. Et ce n’est pas fini, il nous reste encore deux journées pleines consacrées à cette semaine sans cartable. Certains collègues me disent mais et ton programme? Comment trouves-tu le temps de boucler le programme? Je leur réponds. Je fais des choix, certains points du programme attendront bien! L’école n’est-elle pas aussi et peut-être avant tout un lieu de vie et d’acculturation?

Vous avez raison, 800 000 profs, 800 000 pédagogies différentes. Et c’est tant mieux dans un certain sens.

27 03 2011
Christian Montelle (09:01:38) :

Mes observations sur les charter schools ne sont pas spécialement politiques, mais plutôt techniques. Si vous voulez vraiment vous informer sur les enjeux actuels de l’éducation, lisez cet article de American Educator de l’été 2010 :
Lire, en particulier l’article de Diane Ravitch, pages 10 et suivantes. Je ne peux résumer l’historique et la description en quelques lignes. Mais vous reconnaîtrez facilement la problématique actuelle de nos écoles.

http://www.aft.org/pdfs/americaneducator/summer2010/ae_summer10.pdf

Vous constaterez que tout le travail souterrain des ministres actuels de l’éducation nationale tendent à instaurer ce système d’application des critères de rentabilité industriels à l’éducation. Les charter schools sont au programme du Front national, de manière claire, elles sont l’objectif caché de l’UMP.

Autres sites :

Publicité

http://www.charterschoolsusa.com/

Nombre :

http://www.edreform.com/charter_schools/maps/

Allez, au boulot, David ! Suffit pas de causer ou vitupérer !!! Faut argumenter.

28 03 2011
Christian Montelle (10:16:11) :

« Il s’agit de partir à la conquête de notre environnement, de sortir de l’école pour aller chercher le savoir là où il se trouve, c’est à dire à l’extérieur. »
J’aime beaucoup cette démarche.
J’y ajouterais une découverte des arbres, des animaux de Paris… et il y en a beaucoup. Et aussi l’histoire et les légendes locales qui donnent sens aux lieux (partir du nom des rues, par exemple). Perte de temps ? Quelle niaiserie ! C’est par une expérience sensible et pleine d’affects, de vécu, de partagé que l’on découvre des milliers de mots, des milliers de rapports entre les gens et les choses. Avant d’apprendre, il faut savoir écouter et voir.
Tant que l’on ne connaît pas son environnement, on est un barbare en son pays.

28 03 2011
Christian Montelle (12:18:46) :

Traduction d’un passage de l’article de: American Educator :
C’est Diane Ravitch qui parle :
« Néanmoins, dans la décennie suivante mon bref passage en tant que secrétaire adjointe au Département américain de l’éducation sous la présidence de George HW Bush, j’ai soutenu que les charters et la responsabilisation devraient aider à réformer nos écoles. Les enseignants et les écoles seraient jugés sur leurs performances, ce qui est un principe fondamental dans le monde des affaires. Les écoles qui auraient failli, seraient fermées, tout comme une société ferme une succursale qui produit continûment des rendements médiocres. Après avoir été immergée dans un monde de prosélytes au ministère, j’ai été influencée par leurs idées. Je me suis laissée convaincre que les penseurs du genre business avant tout étaient sur quelque chose d’important.
Aujourd’hui, après avoir vu ces idées en action, je vois les inconvénients à la fois du choix de la mobilité et de celui de la responsabilisation. Ils ne sont pas des solutions à nos dilemmes éducatifs.

Les mécanismes du marché
Les écoles charter plaisent à un large spectre de personnes de la gauche, à la droite, et au centre, qui tous voient ces écoles charter (comme d’autres ont déjà considéré les bons-vouchers) comme l’antidote à la bureaucratie et la stagnation et comme le changement décisif qui pourrait révolutionner le système éducatif américain et de façon spectaculaire améliorer les résultats scolaires. Les charter shoots constituent, plus que toute autre chose, un effort concerté pour déréglementer l’éducation publique, avec peu d’obligations sur la pédagogie, les programmes, la taille des classes, la discipline, ou d’autres éléments de leur fonctionnement.
Les écoles charter ont-elles atteint les promesses de leurs promoteurs? Étant donné la grande diversité des écoles charter, il est difficile de parvenir à un jugement global à leur sujet. En termes de qualité, les écoles charter couvrent toute la gamme. Certaines sont excellentes, d’autres sont affreuses, et la plupart se situent quelque part entre les deux. C’est dans la nature des marchés que certains réussissent, d’autres sont médiocres, et d’autres échouent.
À l’origine dans l’esprit de leurs concepteurs, les écoles charter étaient destinées à ne pas concurrencer les écoles publiques, mais à les aider. Les écoles charter étaient censées être des laboratoires de recherche et de développement pour découvrir de meilleures façons d’éduquer des enfants difficiles à éduquer. Elles n’étaient pas destinés à siphonner les élèves les plus motivés et leurs familles dans les communautés les plus pauvres, mais à résoudre certains des problèmes les plus urgents des écoles publiques. »
Diane Ravitch n’est pas une pédagogo gauchiste, mais une secrétaire adjointe de l’éducation de George HW Bush. Dans son ouvrage sur l’éducation, elle montre que les écoles charter, tout comme les écoles voucher sont utilisées pour organiser la ségrégation scolaire et la réduction des enseignants à un rôle de simple manœuvres. Toutes les mesures prises actuellement au ministère visent à « chartériser » le plus d’écoles qu’il est possible. On supprime postes moyens et formation dans l’enseignement public. Celui-ci s’écroule.
– Quelle chance ! Nous avons la solution : la privatisation de l’enseignement !

Ce n’est pas une polémique : c’est un choix de société à débattre. Si on en prend conscience, sinon tout se fait sous le masque de la liberté, de l’efficacité…

28 01 2012
clovis simard (15:49:15) :

Description : Mon Blog(fermaton.over-blog.com),No-20, THÉORÈME FIGARO. – La créativité c’est mathématiques.

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