Voeux de partage à partager sans modération!

3 01 2011

« Si ceux qui ne possèdent rien avaient un peu du peu que beaucoup possèdent… Et si ceux qui sont beaucoup et qui possèdent peu avaient un peu du beaucoup que possède un petit nombre, il y aurait moins de difficultés. »

Quino

Très joyeuse année 2011!

😉

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Education et optimisme

24 10 2010

Les optimistes ont toujours raison

Auteur: Madeleine DANIELOU (1880-1956)

Source: Les cahiers de l’éducation

La largeur d’esprit, l’optimisme, sont communs à tous les vrais éducateurs. Ils seront souvent surpris par les enfants; ils rencontreront une extrême variété de tempéraments, jamais leur expérience ne sera terminée, leur liste close. Pour pénétrer dans ces terres inconnues, ils devront quitter leur propre patrie, se détacher de leur façon personnelle de penser et de sentir, ne pas rester prisonniers de leur génération, des maîtres qu’ils ont aimés, d’un certain art, d’un certain goût. Il y a là en réalité un grand dépouillement: il faut rester disponible, s’intéresser, sympathiser vraiment avec des enfants qui ne nous ressemblent pas, qui peuvent nous décevoir, mais qui peuvent aussi nous dépasser et nous ouvrir des voies nouvelles. Ils prendront des chemins qui ne sont pas ceux que nous aurions tracés pour eux. […]L’éducateur n’a pas le droit de vieillir, d’être le témoin pétrifié d’un autre âge, de s’attendrir sur les temps passés; son influence est au prix de sa jeunesse, d’une puissance de compréhension et de sympathie toujours vivante et chaude. […]

Les pessimistes n’ont rien à faire avec les enfants, ils ne les aiment pas et ne s’en font pas aimer. Les enfants grandissent dans la confiance et la joie. En chacun d’eux il est un trait charmant, une grâce propre, un petit génie; c’est à cet élément positif et plein de promesses qu’il nous faut nous attacher. Ne nous décourageons pas trop vite, une longue patience voit mûrir son fruit. Ne portons pas de jugements définitifs, laissons la porte ouverte à une nature dont les ressources sont très grandes, à une grâce dont nous ne pouvons sonder la richesse. Tentons l’interprétation la plus favorable de chaque caractère, nous ne nous tromperons pas de beaucoup, nous l’aiderons à triompher. Les optimistes ont toujours raison, ils créent l’atmosphère favorable, ils aident à vivre ce à quoi ils croient.

Madeleine Daniélou

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Vous avez dit: école?

31 08 2010

Quiz de Culture Générale

7 auteurs, 7 citations…

1/ « L »école fait des réformes, la médecine fait des progrès. »

2/ « De toutes les écoles que j’ai fréquentées, c’est l’école buissonnière qui m’a paru la meilleure. »

3/ « Si les écoles cessaient d’être obligatoires, quels élèves resteraient-ils au professeur pour exercer son autorité? »

4/ « L’expérience est une école où les leçons coûtent cher, mais les sots ne s’instruisent que là. »

5/ « Ce qui est le plus négligé dans nos écoles est justement ce dont nous avons le plus besoin dans la vie. »

6/ « Écoles: établissements où l’on apprend à des enfants ce qui leur est indispensable de savoir pour devenir des professeurs. »

7/ « Autrefois les illettrés étaient ceux qui n’allaient pas à l’école. Aujourd’hui ce sont qui y vont. »

a- Yvan ILLICH

b– Sacha GUITRY

c- Paul GUTH

d- Monica GATHER THURLER

e- Anatole FRANCE

f- Benjamin FRANKLIN

g- Herbert SPENCER


Alors…qui à dit quoi?

😉


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Les vacances, l’école de la vie

10 07 2010

 » L’adolescent aime la nature : on le parqua dans des salles closes. L’adolescent aime voir son activité servir à quelque chose : on fit en sorte qu’elle n’eut aucun but. Il aime bouger : on l’obligea à se tenir immobile. Il aime manier des objets : on le mit en contact avec des idées. Il aime se servir de ses mains : on ne mit en jeu que son cerveau. Il aime parler : on le contraignit au silence. Il voudrait raisonner : on le fit mémoriser. Il voudrait chercher la science : on la lui sert toute faite. Il voudrait s’enthousiasmer : on inventa les punitions. Alors les adolescents apprirent ce qu’ils n’auraient jamais appris sans cela. Ils surent dissimuler, ils surent tricher, ils surent mentir « .

Adolphe Ferrière (1879-1960)

Je souhaite à tous les enfants qui partent mais également à ceux qui restent, un temps de vacances au plus proche de la nature et de ses rythmes,  riche en activités nouvelles et en rencontres inattendues. Un temps pour se réjouir, découvrir, bouger, explorer, méditer, échanger, apprendre…autrement.

😉

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De l’imprimerie à l’usage du blog scolaire

14 04 2010

« Quand les enfants écrivent pour être lus, par d’autres enfants, mais aussi par leurs parents et par tous ceux qui accèdent au journal scolaire, ils ne rechignent pas à travailler longuement et patiemment. Ils savent qu’ils s’inscrivent dans une grande chaîne et que leurs textes participent à la construction du monde. Le journal devient ainsi le moteur d’une activité intellectuelle et collective. Toutes les autres tâches scolaires s’en trouvent vivifiées. »

Célestin FREINET, L’imprimerie à l’école

Dans la citation suivante il suffirait de remplacer le mot journal par le mot blog…et nous redonnerions vie à cet illustre instituteur…C’est sûr, si Célestin avait enseigné au XXI ème siècle ce novateur anti -conformiste se serait certainement emparé bien avant tout le monde de l’usage du blog scolaire!


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Albert Camus, une certaine idée de l’école

19 01 2010

Le 4 janvier dernier marquait le cinquantième anniversaire de la disparition d’Albert Camus, homme de lettres, homme d’idées, homme engagé, homme révolté, homme avant tout et par dessus tout. Ce billet est un hommage à son humanité et son humilité et à une certaine idée qu’il se faisait de l’école, de l’éducation, du savoir. Voici la lettre qu’il adressa à son instituteur au lendemain de son prix Nobel: (discours en lien)

19 novembre 1957

Cher Monsieur Germain,

J’ai laissé s’éteindre un peu le bruit qui m’a entouré tous ces jours-ci avant de venir vous parler de tout mon cœur. On vient de me faire un bien trop grand honneur, que je n’ai ni recherché ni sollicité. Mais quand j’en ai appris la nouvelle, ma première pensée, après ma mère, a été pour vous. Sans vous, sans cette main affectueuse que vous avez tendue au petit enfant pauvre que j’étais, sans votre enseignement, et votre exemple, rien de tout cela ne serait arrivé.
Je ne me fais pas un monde de cette sorte d’honneur. Mais celui-là est du moins une occasion pour vous dire ce que vous avez été, et êtes toujours pour moi, et pour vous assurer que vos efforts, votre travail et le cœur généreux que vous y mettiez sont toujours vivants chez un de vos petits écoliers qui, malgré l’âge, n’a pas cessé d’être votre reconnaissant élève. Je vous embrasse de toutes mes forces.

ALBERT CAMUS

Dans son roman posthume « Le Premier homme » auquel travaillait Albert Camus au moment de mourir, l’auteur évoque avec tendresse et émotion ses souvenirs d’enfance, comme s’il n’avait encore que 6 ans ou 11 ans…Ce n’est qu’en 1994 que le texte sera publié sous sa forme initiale de brouillon inachevé rendant ainsi encore plus palpables les accents autobiographiques.

Morceaux choisis:

(…) Ensuite c’était la classe. Avec M. Bernard, cette classe était constamment intéressante pour la simple raison qu’il aimait passionnément son métier. Au-dehors, le soleil pouvait hurler sur les murs fauves pendant que la chaleur crépitait dans la salle elle-même pourtant plongée dans l’ombre des stores à grosses rayures jaunes et blanches. La pluie pouvait aussi bien tomber comme elle le fait en Algérie, en cataractes interminables, faisant de la rue un puits sombre et humide, la classe était à peine distraite. Seules les mouches par temps d’orage détournaient parfois l’attention des enfants. Elles étaient capturées et atterrissaient dans les encriers, où elles commençaient une mort hideuse, noyées dans les boues violettes qui emplissaient les petits encriers de porcelaine à tronc conique qu’on fichait dans les trous de la table. Mais la méthode de M. Bernard, qui consistait à ne rien céder sur la conduite et à rendre au contraire vivant et amusant son enseignement, triomphait même des mouches. Il savait toujours tirer au bon moment de son armoire aux trésors la collection de minéraux, l’herbier, les papillons et les insectes naturalisés, les cartes, qui réveillaient l’intérêt fléchissant de ses élèves. Il était le seul dans l’école à avoir obtenu une lanterne magique et, deux fois par mois, il faisait des projections sur des sujets d’histoire naturelle ou de géographie. En arithmétique, il avait institué un concours de calcul mental qui forçait l’élève à la rapidité d’esprit. Il lançait à la classe, où tous devaient avoir les bras croisés, les termes d’une division, d’une multiplication ou parfois d’une addition un peu compliquée. Combien font 1267 + 691. Le premier qui donnait le résultat juste était crédité d’un bon point à valoir sur le classement mensuel. Pour le reste, il utilisait les manuels avec compétence et précision… Les manuels étaient toujours ceux qui étaient en usage dans la métropole. Et ces enfants qui ne connaissaient que le sirocco, la poussière, les averses prodigieuses et brèves, le sable des plages et la mer en flammes sous le soleil, lisaient avec application, faisant sonner les virgules et les points, des récits pour eux mythiques où des enfants à bonnet et cache-nez de laine, les pieds chaussés de sabots, rentraient chez eux dans le froid glacé en traînant des fagots sur des chemins couverts de neige, jusqu’à ce qu’ils aperçoivent le toit enneigé de la maison où la cheminée qui fumait leur faisait savoir que la soupe aux pois cuisait dans l’âtre. Pour Jacques, ces récits étaient l’exotisme même. Il en rêvait, peuplait ses rédactions de descriptions d’un monde qu’il n’avait jamais vu, et ne cessait de questionner sa grand-mère sur une chute de neige qui avait eu lieu pendant une heure vingt ans auparavant sur la région d’Alger.


(…) Seule l’école donnait à Jacques et à Pierre ces joies. Et sans doute ce qu’ils aimaient si passionnément en elle, c’est ce qu’ils ne trouvaient pas chez eux, où la pauvreté et l’ignorance rendaient la vie plus dure, plus morne, comme refermée sur elle-même; la misère est une forteresse sans pont-levis.


(…) Non, l’école ne leur fournissait pas seulement une évasion à la vie de famille. Dans la classe de M. Bernard du moins, elle nourrissait en eux une faim plus essentielle encore à l’enfant qu’à l’homme et qui est la faim de la découverte. Dans les autres classes, on leur apprenait sans doute beaucoup de choses, mais un peu comme on gave les oies. On leur présentait une nourriture toute faite en les priant de vouloir bien l’avaler. Dans la classe de M. Germain , pour la première fois ils sentaient qu’ils existaient et qu’ils étaient l’objet de la plus haute considération: on les jugeait dignes de découvrir le monde. Et même leur maître ne se vouait pas seulement à leur apprendre ce qu’il était payé pour leur enseigner, il les accueillait avec simplicité dans sa vie personnelle, il la vivait avec eux, leur racontant son enfance et l’histoire d’enfants qu’il avait connus, leur exposait ses points de vue, non point ses idées, car il était par exemple anticlérical comme beaucoup de ses confrères et n’avait jamais en classe un seul mot contre la religion, ni contre rien de ce qui pouvait être l’objet d’un choix ou d’une conviction, mais il n’en condamnait qu’avec plus de force ce qui ne souffrait pas de discussion, le vol, la délation, l’indélicatesse, la malpropreté (…)

D’autres extraits:




Humeur du jour

16 01 2010

« Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin »
Proverbe africain

Et vous, quel est votre slogan du jour?

Avez-vous une devise personnelle ou un dicton préféré?




Différenciation, mais encore…

4 12 2009
  • « Le premier des moyens (pour la prise en charge des élèves en difficulté) est la différenciation pédagogique dans la classe pendant les 24 heures d’enseignement dues à tous les élèves. » Circulaire « aménagement du temps scolaire »BO du 19/06/08
  • « La différenciation, c’est un effort de diversification méthodologique susceptible de répondre à la diversité des élèves ». Louis Legrand
  • « Il n’y a pas de méthode unique, il doit y avoir une variété de réponses au moins égale à la variété des attentes. » André de Peretti
  • «Différencier, c’est rompre avec la pédagogie frontale, la même leçon, les mêmes exercices pour tous; c’est surtout mettre en place une organisation du travail et des dispositifs didactiques qui placent régulièrement chacun dans une situation optimale. La pédagogie différenciée pose le problème d’amener les élèves non pas à un point déterminé (comme nous le faisons en fonction de nos programmes actuels) mais chacun à son plus haut niveau de compétence.» Philippe Perrenoud
  • « C’est une philosophie de l’élève comme sujet, une pédagogie de l’autonomie comme capacité de piloter soit même progressivement ses propres apprentissages, une conception de rapport sociaux comme devant être à la fois reconnaissance de la diversité et recherche de solidarité». Philippe Meirieu

Petite synthèse bleu primaire

Etant donné que…

  1. le modèle d’intelligence unique et universel n’existe pas,
  2. l’intelligence ne peut en aucun cas se confondre avec une somme de connaissances,
  3. nos classes sont le reflet de cette hétérogénéité naturelle
  4. le développement des compétences semble désormais reconnues légalement comme essentiel dans le processus d’apprentissage,
  5. l’objectif de l’école obligatoire telle qu’elle existe aujourd’hui reste pourtant de fournir un programme unique, national et commun à chacune des tranches d’âge…

alors l’enseignant avisé n’a bien qu’une seule possibilité d’action s’il veut faire face à ces contradictions…

la diversification et la différentiation...

Une fois qu’on a dit cela, qu’on pense cela, que l’on croit à cela, la tâche reste pourtant ardue. Quand on veut on peut?

Je ne sais pas…parfois oui, parfois non…L’important étant sans doute le plus souvent possible de faire coïncider valeurs personnelles et éthique professionnelle en lien étroit avec le respect de ce qu’est UN enfant…

CET enfant là, à ce moment là.

Pas plus qu’un autre je n’ai de recette, pas mieux qu’un autre je ne fais face aux difficultés de gestion de groupe. Ce que je sais c’est que seuls une solide formation initiale et continue, de réguliers apports théoriques eux-même questionnés par des échanges de praticiens  en poste fournissent à l’enseignant novice ou déjà chevronné un accompagnement qui lui permet de ne pas complètement lâcher prise…

Alors, soit dit en passant…et en guise de mise en débat…deux ou trois questions en relation avec la réforme annoncée de la formation des maîtres…

Comment les enseignants de demain, formés en Master universitaire  mono (ou bi)-disciplinaire vont-ils être en mesure d’affronter cette complexité due à la réalité du terrain?

La pédagogie, la psychologie, la sociologie, la formation professionnelle ne sont-elles donc plus l’affaire de l’enseignement?

Et comble de la situation, on apprendrait donc à nos élèves qu’à l’école il faut apprendre pour réussir tout assumant ce drôle de paradoxe que le métier d’enseignant, lui, ne s’apprendrait pas et qu’il semblerait donc inutile pour ce même enseignant d’apprendre à apprendre?!

Bizarrerie du système, vous ne trouvez pas…




Etablissement formateur…késako?

24 11 2009

Qu’est-ce qu’un établissement formateur ou une organisation apprenante? Un petit tour d’horizon en quelques citations.

« …les élèves apprennent mieux si l’enseignant lui-même est en démarche d’apprentissage et de recherche , si l’établissement est un établissement apprenant »
André Blandin, interview pour Projecture

« …tout, dans un établissement, est formateur. Absolument tout : de la manière dont les élèves sont accueillis le matin à la porte jusqu’à la façon dont est organisé le self, en passant, bien sûr, par le règlement intérieur, le rapport avec les personnels de service, l’accueil des parents, les relations avec l’environnement, etc. L’éducation des élèves ne se réduit pas à la juxtaposition d’enseignements : elle se construit dans un établissement où le moindre geste fait sens, où l’ensemble de ce qui se fait est mis en cohérence, ressaisi dans un projet (…) C’est là où se jouent, à la fois, le sort de chaque élève et notre destinée commune. » Philippe Meirieu, postface à Diriger autrement un établissement scolaire

« L’établissement formateur met constamment tout en œuvre pour que tous ses collaborateurs puissent bénéficier d’une facilitation de l’émergence, de la reconnaissance et de la valorisation de leurs compétences et d’une facilitation du développement et de l’accroissement de celles-ci. » Odile Brouet

« l’organisation du travail doit être une ressource pour développer le pouvoir d’agir de ceux qui sont en première ligne »
Yves Clot, CNAM

Les organisations apprenantes … sont des « organisations à l’intérieur desquelles les divers acteurs élargissent continuellement leur compétence à produire les effets qu’ils souhaitent » Monica Gather Thurler

« une organisation apprenante est un système d’action, de conduite de l’action et d’apprentissage collectif, qui apprend en permanence, capitalise ses connaissances, ses savoir-faire et ses compétences pour les transmettre et se transformer volontairement pour atteindre ses objectifs, en fonction des évolutions de son environnement, de ses ressources, de la culture et des représentations des groupes d’acteurs » Alain Bouvier

Merci à Nicole Priou pour ces interventions à la fois riches et porteuses de projets à bâtir…

Et pour terminer 7 verbes qui interrogent nos structures actuelles

accueillir

informer

accompagner

observer

conseiller

former

évaluer


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Méditation…

19 07 2009

« Traitez les gens comme s’ils étaient ce qu’ils devraient être, vous les aiderez à devenir ce qu’ils peuvent être. » GOETHE

 

 




« On ne naît pas homme, on le devient. »

24 06 2009

A l’heure des choix d’orientation, des conseils de classe et des diplômes à valider, il est bon de lire et relire certaines paroles. Des paroles d’éducateurs, de pédagogues, de philosophes, mais avant tout des paroles d’hommes. C’est là l’essentiel.

« Si l’école est un lieu où l’homme est aimé pour lui-même, dès ses commencements, il faut que les éducateurs soient eux même au large de leur propre humanité pour éveiller le goût du large. En effet, si l’école est un service préférentiel de l’homme, sa mission ne peut pas se réduire à la seule exécution d’un programme de conformité sociale ou d’efficacité économique. Elle a bien évidemment des responsabilités économiques et sociales décisives, et il est vital pour des jeunes de pouvoir envisager des études comme ce qui les prépare effectivement et efficacement à vivre leur vie d’adultes: leur avenir est une chose sérieuse, ils n’ont que faire d’érudition vaine et de dilettantisme intellectuel. Mais c’est normal aussi qu’un professeur ou un éducateur soient toujours un peu démunis quand on leur demande: » A quoi ça sert les Pensées de Pascal? A quoi ça sert un poème? » A quoi servent les semences? Seul le fruit répondra, longtemps après…Pour qu’un homme puisse appareiller vers son humanité tout entière, il faut entrouvrir une porte vers l’intériorité et la gratuité, qui préserve le rapport de la conscience à la vérité et prépare son rapport à l’absolu. »

Marguerite LENA

« Éduquer c’est, précisément promouvoir l’humain et construire l’humanité…et cela dans les deux sens du terme, indissociablement: l’humanité en chacun de nous comme accession à ce que l’homme a élaboré de plus humain et l’humanité entre nous tous comme communauté où se partage l’ensemble de ce qui nous rend plus humain. C’est pourquoi décider ou même accepter de priver délibérément, ne serait-ce qu’un seul individu de la possibilité d’accéder aux formes les plus élevées du langage technique et artistique, à l’émotion poétique, à l’intelligence des modèles scientifiques, aux enjeux de notre histoire et aux grands systèmes philosophiques, c’est l’exclure du cercle de l’humanité, c’est s’exclure soi-même de ce cercle. C’est, en réalité, briser le cercle lui-même et compromettre la promotion de l’humain. »

Philippe MEIRIEU

 » On ne naît pas homme, on le devient. » ERASME




l’utopie

27 04 2009

« L’utopie n’est pas l’irréalisable mais l’irréalisé »

Théodore MONOD (1902-2000)




Ce cher Woody!

13 03 2009

« L’intelligence artificielle se définit comme le contraire de la bêtise naturelle. »

W.Allen

Une amusante façon de jouer avec les mots en classe; à partir d’un groupe nominal, créer un effet miroir déformant en utilisant une comparaison inversée!

Efficace, rapide et ludique!




Dicton de saison

2 03 2009

« Quand Mars entre comme un mouton,

il sort comme un lion »




Superstitions

13 02 2009

Vendredi 13…

« Les êtres humains sont probablement plus proches de la vérité centrale par leurs superstitions que par leur science. » Henry Davis Thoreau

« Les superstitions ne sont, pour la plupart, que les ombres de grandes vérités » Tryon Edwards

« La superstition, l’idolâtrie et l’hypocrisie ont des salaires substantiels, mais la vérité mendie encore. » Martin Luther King

« La vérité est comme le soleil. Elle fait tout voir et ne se laisse pas regarder…La science est asymptote de la vérité, elle l’approche sans cesse et ne la touche jamais…La raison, c’est l’intelligence en exercice; l’imagination, c’est l’intelligence en érection…où le pied ne va pas, le regard peut atteindre, où le regard s’arrête, l’esprit peut continuer. » Victor Hugo




Ecologie ou philosophie

15 12 2008

A la Une du webpédagogique cette semaine, un dossier sur l’eau et le développement durable…Pour cette occasion, voici ma contribution…dont la source d’inspiration découle directement d’un « petit » livre que je recommande à tous…Nouvelle petite philosophie, Albert Jacquard. Ed. Stock, coll. Livre de Poche. 2005

 » Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson capturé, alors seulement vous vous apercevrez que l’argent ne se mange pas. » Un indien Cree

                                Entretient avec Albert Jacquard

En orange des extraits de l’ouvrage du philosophe, en bleu, des interprétations personnelles, mais égalemnt en vrac, les questions de mes enfants ou celles de mes élèves.

Il s’agit de prendre enfin en considération la petitesse et la fragilité de notre planète, sa finitude […] Il y a un début et une fin à tout. On naît, on meurt. Et si nous, les hommes, nous étions responsables, durant notre court passage sur Terre, de maintenir notre planète en vie? Pour les suivants…Cette planète, c’est un peu comme notre mère à tous, notre maison, notre source de vie. Aujourd’hui, faible et malade, n’est-il pas temps de lui rendre ce qu’elle nous a donné sans compter depuis des milliards d’années? Ca paraît si simple à comprendre!

Aujourd’hui que nous sommes six milliards d’humains, nous devons admettre qu’il n’y a plus d’ailleurs […] Lorque nous aurons asséché les ressources de notre planète, irons-nous vivre sur Mars? C’est bien d’explorer les confins de l’univers, mais peut-être faudrait-il commencer par donner à boire aux enfants privés d’eau, ici, à côté de nous ou un peu plus loin? Un peu plus loin, c’est juste à côté finalement…Plus nous sommes nombreux, plus forts nous devrions être, non?

La lucidité est le point de départ de la sagesse. Malheureusement, le changement en profondeur des comportements n’est obtenu qu’avec retard, longtemps après la généralisation de la lucidité, elle-même décalée par rapport aux constats faits par le scientifiques […] Il y a des adultes qui disent que c’est trop tard, mais si c’est trop tard pour eux, ce n’est pas trop tard pour nous! Les grandes personnes se plaignent, elles font de grands discours, mais elles ne bougent pas. Elle ne font rien en réalité. Elles passent, elles consomment, elles s’en vont. « Après moi le Déluge! ». Bon, les enfants, on se calme…

Il faut dès l’école donner un sentiment de culpabilité à celui qui se permet de gaspiller un bien épuisable […] La culpabilité, ça ne sert à rien. Et puis, c’est pas à nous de nous sentir coupables. Nous, nous sommes responsables de l’avenir, pas du passé! C’est toujours comme ça. Les adultes n’assument pas. Oui, bon, question suivante!

L’eau, peut-être même avant le pétrole, pourrait devenir cause de conflit. A qui appartient l’eau du Jourdain? La réponse ne peut être proposée que par des instances mondiales. Celles-ci devront affimer non seulement le droit des nations, mais aussi le droit des peuples[…] Et pourquoi pas élire un super président planétaire responsable de l’eau? Avec les satellites et les super équipements technologiques qui existent aujourd’hui, que manque-t-il pour agir? Un peu de C.O.U.R.A.G.E et de G.E.N.E.R.O.S.I.T.E

Mais la générosité, c’est comme un miroir… »L’autre passe avant moi, je suis pour l’autre » Emmanuel Lévinas

Des sites pour en savoir plus:

La cité des sciences

Le CI EAU Junior

Le CNRS

Jeux d’eau

Eau Junior

Aqua Junior

Votre goutte d’eau

Et voilà pour ma petite revue du web! C’est tout pour aujourd’hui!

On termine par un petit diaporama?




Enseignants d’ailleurs

14 11 2008

                                         

« Je m’engage à mettre toutes mes forces et toute ma compétence au service de l’éducation de chacun des élèves qui me sera confié. « 

Tel est le « Serment de Socrate » que nos jeunes collègues belges proclament solennellement en entrant dans la profession.

C’est François Muller qui me l’a appris. Premier jour de formation…recadrage…

Pour ce qui me concerne, je trouve l’idée et les fondements de cette déclaration tout à fait d’actualité. Plus que jamais, dans l’incertitude du devenir de notre formation initiale, nous portons cette responsabilité de nous interroger et de nous engager devant les autres et devant la « loi ».

                                        

Nous le faisons de manière plus ou moins consciente et individuelle…Mais le proclamer haut et fort devant tous…c’est une autre affaire…

QU’EN PENSEZ-VOUS?




De l’action et de la réflexion en politique

5 11 2008

« Whenever you find yourself on the side of the majority, it’s time to pause and reflect. »          Mark TWAIN

  chaque fois que vous vous retrouvez du côté de la majorité, il est temps de faire une pause et de réfléchir]

 

Entre blog d’Histoire, site d’analyses et chroniques d’actualité, vous trouverez heure par heure, l’incroyable scénario de cette folle « nuit américaine » sur Les échos d’une heure, le blog de Bruno Sentier.

 




Einstein à l’honneur

13 05 2008

BLOG BLEU PRIMAIRE

Un esprit plutôt littéraire

Certains me l’ont doucement fait remarquer

D’autres me l’ont gentiment reprocher

Alors, ce matin, pour me faire pardonner…

C’est grâce à Christian Montelle que je vous propose ce petit prélude…

La partie animée est un petit clin d’oeil de ma part, mon côté très PRIMAIRE!

Évidemment, nous sommes bien tous d’accord, la citation ne fait pas l’esprit, tout comme l’habit ne fait pas le moine…

Mais voilà une manière d’entrée en matière.

Pour tous les petits curieux, les vieux, les grincheux, les matheux, les heureux, ouvrons donc un colloque bleu primaire sur l’esprit scientifique.

Le mode d’emploi est simplissime, vous lisez, vous aimez…ou pas, vous rebondissez… de mots en mots, comme à saute-moutons!

Einstein à l’honneur donc, mais n’hésitez pas pour compléter le débat à m’envoyer vos suggestions, vos textes et vos envies en utilisant la « Boîte à textes » située sur la barre transversale ou sur le menu latéral du blog.
 

1/ L’imagination  est plus importante que le savoir .

 

2/ C’est le rôle essentiel du professeur d’éveiller  la joie de travailler et de connaître .

 

3/ Rare est le nombre de ceux qui regardent avec leurs propres yeux et qui éprouvent avec leur propre sensibilité.

 

4/ Le plus beau sentiment du monde, c’est le sens du mystère. Celui qui n’a jamais connu cette émotion, ses yeux sont fermés.

 

5/ La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre.

 

6/ Les machines un jour pourront résoudre tous les problèmes, mais jamais aucune d’entre elles ne pourra en poser un ! 

 

7/ La connaissance s’acquiert par l’expérience, tout le reste n’est que de  l’information.

 

8/ La théorie, c’est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c’est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi. Ici, nous avons réuni théorie et pratique : Rien ne fonctionne… et personne ne sait pourquoi !

 

9/ Pour être un membre irréprochable parmi une communauté de moutons, il faut avant toute chose être soi-même un mouton.

 

10/ Un problème sans solution est un problème mal posé.

 

11/ C’est le devoir de chaque homme  de rendre au monde au moins autant qu’il en a reçu.

 

12/ La folie, c’est se comporter de la même manière et s’attendre à un résultat différent.

13/ Si vous ne pouvez expliquer un concept à un enfant de six ans, c’est que vous ne le comprenez pas complètement.

 

14/ L’école  devrait toujours avoir pour but de donner à ses élèves une personnalité harmonieuse , et non de les former en spécialiste.

 

15/ Le problème aujourdhui n’est pas l’énergie atomique, mais le coeur des hommes.

16/ Rien n’est plus proche du vrai que le faux.

 

17/ Je sais pourquoi tant de gens aiment couper du bois. C’est une activité où l’on voit tout de suite le résultat.

18/ Le mental intuitif est un don sacré et le mental rationnel est un serviteur fidèle. Nous avons créé une société qui honore le serviteur et a oublié le don.

19/ Quiconque prétend s’ériger en juge  de la vérité et du savoir s’expose à périr sous les éclats de rire des dieux puisque nous ignorons comment sont réellement les choses et que nous n’en connaissons que la représentation que nous en faisons.

 

20/ Ce n’est pas que je suis si intelligent, c’est que je reste plus longtemps avec les problèmes.

 

21/ Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal , mais par ceux qui les regardent sans rien faire.

                                                                                   

                                                                                         [Albert Einstein] 

Les commentaires sont ouverts!

Comme aux courses, choisissez votre TIERCE gagnant!

A vous!

                                                                                              




Ce que d’autres ont dit…(suite)

19 03 2008

3° sur la réalité du métier : 

« De même que la pédagogie nouvelle est fondée sur cette pensée qu’il importe bien plus de faire trouver à l’enfant le principe ou la règle que de les lui donner tout faits, de même, Messieurs, l’administration de l’instruction publique, telle que je la comprends, doit s’occuper essentiellement de susciter l’énergie des maîtres et mettre partout en jeu leur initiative et leur responsabilité. » Jules Ferry, Réunion annuelle des sociétés savantes, Pâques 1880. 

« Quoique vous fassiez, vous ferez mal. » Sigmund Freud (1856-1939

« Qui ne continue pas à apprendre est indigne d’enseigner » Gaston Bachelard (1884-1962) 

«  L’esprit original n’est pas celui qui découvre une chose nouvelle ; mais celui qui aperçoit et fait voir sous un aspect nouveau une chose vue et connue de tous. » Nietzsche (1844-1900) 

« La fièvre, la toux, les vomissements sont pour le médecin ce que le sourire, la larme, les joues rouges sont pour l’éducateur. Il n’y a pas de symptômes sans signification. Il faut tout noter et tout soumettre à la réflexion, rejeter ce qui est dû au hasard, lier ce qui est similaire, chercher des lois fondamentales…chercher ce qui manque à l’enfant, ce qu’il a en trop, ce qu’il exige, ce qu’il peut donner…l’école est un terrain d’analyse, une clinique d’éducation. »  Janusz Korczak (1878-1942) « Les moments  pédagogiques»  

«S’il est librement choisi, tout métier devient source de joies particulières, en tant qu’il permet de tirer profit de penchants affectifs et d’énergies instinctives.» Sigmund Freud (1856-1939) 

« La pédagogie traditionnelle suppose un auditoire homogène…heureusement cette classe homogène n’existe que dans l’imaginaire des pédagogue et des politiciens…Chacun connaît la réalité : égaux en droit, les enfants comme les hommes sont différents et, dans chaque classe les forts sont dits bons et satisfaisants, les faibles sont des mauvais, insatisfaisants, insatisfaits, débiles, caractériels : inadaptés scolaires »  Fernand Oury (1920-1998)             

« Il faut se garder de chercher dans les différentes doctrines pédagogiques des solutions toutes faites qui pourraient, telle quelles, s’appliquer aujourd’hui…Le pédagogue est un inquiet, non par faiblesse ou par manque de repères, mais parce qu’il s’obstine à regarder en face des réalités souvent difficiles. Parce qu’il ne veut pas renoncer à sa passion de transmettre, mais qu’il ne veut pas non plus enseigner au forceps. » Philippe Meirieu

« La pédagogie est l’ensemble des principes, des démarches, des méthodes, des techniques et des procédés visant à faciliter l’acquisition et l’intégration d’une connaissance (déclarative, procédurale, expérientielle) ou d’un domaine de connaissance. » Georges Adamczewski, 2006 

4° sur le devoir et l’urgence d’éduquer: 

«Nos jeunes aiment le luxe, ont de mauvaises manières, se moquent de l’autorité et n’ont aucun respect pour l’âge. À notre époque, les enfants sont des tyrans.» Socrate (470-399 Av JC) 

«L’homme naquit pour travailler, comme l’oiseau pour voler.» 

« Ignorance est mère de tous les vices » François Rabelais (1495-1553)                          

« Hé, mon ami, tire-moi de danger Tu feras après ta harangue. » Jean de La Fontaine (1621-1695) « L’enfant et le maître d’école.»            

« Si l’on se relâche tantôt en une chose, tantôt en une autre, pour petite que  soi  la chose, à la fin, tout est corrompu. »  Vauvenargues (17151747)                             

« Il nous faut tous les jours entendre un peu de musique, lire quelques bonnes poésies, regarder un excellent tableau, et, si l’occasion s’en présente, dire aussi quelques paroles réfléchies ; sinon nous tombons bien vite  dans la vulgarité à laquelle nous sommes si aisément enclins. Notre faculté de comprendre le beau et d’y être sensible s’émousse si facilement qu’il nous faut la défendre et la conserver par tous les moyens » Goethe (1749-1832)  

« Les vrais hommes de progrès sont ceux qui ont comme point de départ un respect profond du passé. Tout ce que nous faisons, tout ce que nous sommes est l’aboutissement d’un travail séculaire. » Ernest Renan (1823-1892

« Ma prétention est de vous montrer que l’égalité d’éducation n’est pas une utopie ; que c’est un principe, qu’en droit elle est incontournable et qu’en pratique cette utopie apparente est dans l’ordre des choses possibles »  

«  Je me suis fait un serment : entre toutes les nécessités du temps présent, entre tous les problèmes, j’en choisirai un auquel je consacrerai tout ce que j’ai d’intelligence, tout ce que j’ai d’âme, de cœur, de puissance physique et morale, c’est le problème de l’éducation du peuple ». Jules Ferry (1832-1893)  

« Ne tardez pas à vous occuper des jeunes, sinon ils ne vont pas tarder à s’occuper de vous ! » Don Bosco (1815-1888) discours de 1883 

«Les stimulant les plus fort pour l’édification de l’âme humaine émanent de la toute première enfance.» Alfred Adler (1870-1937)                                                                                                                                                       

« Tout ce que vous avez pu recevoir de plus que les autres : santé, talent, enfance heureuse, condition de vie familiale harmonieuse, relations, vous ne devez rien prendre pour vous comme un bien qui va de soi ; c’est une chance dont vous devez faire profiter les autres » Albert Schweitzer (1875-1965)                                                                                                                                 

«Un enfant n’a jamais les parents dont il rêve. Seuls les enfants sans parents ont des parents de rêve.»                     

«Le paradoxe de la condition humaine, c’est qu’on ne peut devenir soi-même que sous l’influence des autres.» Boris Cyrulnik « Les nourritures affectives »            

« En aidant vos enfant, exigez qu’ils s’aident eux-mêmes. La mère oiselle donne la becquée à ses enfants, mais elle leur apprend à voler de leurs propres ailes » Anonyme 

« Apprends-moi à grandir ! » Le petit prince Saint-Exupéry (1900-1944) 

«Les enfants sont les symptômes des parents.» Françoise Dolto (1908-1988)  

Ces paroles d’hier et d’aujourd’hui sont les témoins du temps qui passe. Les jours, les siècles et les millénaires défilent, mais l’homme demeure avec ses doutes, ses interrogations, ses exigences intellectuelles, philosophiques, religieuses, politiques.

Penser ou agir, faut-il choisir ?

A vous de me dire!

Laissez-nous ici-bas vos pensées, celles qui guident vos actes, celles qui inspirent vos actions.

Merci d’enrichir cette petite anthologie perso de vos propres citations, là, en cliquant sur la bulle commentaire