Bloguer en famille

7 04 2008

« Mais non, je blogue ! » D’Astrid de Roquemaurel

Et moi je ne blague pas. C’est en bloguant que je suis tombée sur cet article. J’ai consulté le livre d’Astrid. Après d’inépuisables discussions avec mes enfants au sujet d’internet, après avoir écouté les 1000 questions et réponses de mes élèves sur le même thème, je vous invite tout naturellement et bien volontiers à lire l’article et à visiter le site. Parents non initiés,, éducateurs suspects, enseignants inquiets…ce livre est à mettre entre toutes les mains. Parole d’instit’!

 SOMMAIRE
 

« … Grâce à ce petit livre ludique et pédagogique, les jeunes internautes pourront créer facilement leur blog, tout en respectant les règles de publication, d’échange et de sécurité sur Internet. Abondamment illustré, il fourmille de trucs et astuces pour bloguer comme un vrai pro. Cet ouvrage s’adresse également à tous ceux qui souhaitent en savoir davantage sur ce nouveau moyen de communiquer : parents, enseignants, éducateurs… En fin d’ouvrage, retrouvez toutes les bonnes adresses pour créer votre blog ou consulter ceux qui s’adressent plus particulièrement aux enfants. Et pour échanger sur ce thème, connectez-vous sur le blog officiel du livre : www.maisnonjeblogue.com Pour consulter le sommaire, cliquez ici (document PDF) Mais non, je blogue !par Astrid de Roquemaurel, illustré par Delphine Vaufrey. Milan jeunesse Prix : 7,50 euros. »

3 questions à Astrid de Roquemaurel, auteur de Mais non, je blogue ! L’interview sur le site de l’UNAPEL

Consultez le livre animé!




Spectacle en famille

5 04 2008

SAMEDI, jour de culture, de connivence, de loisir et de vie de famille.

Aujourd’hui, je laisse ma souris à un grand-père heureux et partenaire d’une vision intergénérationnelle de l’éducation et de la transmission, dans l’action partagée. BRAVO!

 » Ce spectacle du LUCERNAIRE est un régal pour ceux qui aiment les textes qui jouent avec les mots, comme Jean Tardieule fait si bien. Comme le font aussi les six comédiens embarqués dans cette aventure langagière avec un entrain et une joie de jouer communicatifs. Une excellente leçon de français et de théâtre. Une soirée  tout à la fois divertissante  et fort pédagogique.

Cliquez sur  » je t’avais dit, tu m’avais dit «   ( c’est le titre du spectacle ) vous en saurez plus .

Au fait, je l’ai vu  l’autre jour avec deux de mes petits fils (15 et 14 ans ) : ils étaient ravis. »

Merci pour nous Louis, et merci pour eux!




L’orthographe d’hier: Analyse d’erreurs

4 04 2008

Le 6 otobre 1915

je vai vou donné un peu de mais nouvél que je me porte toujou trèbien pour le momen je vou di que jais resu votre letre a vec un manda de 10 fran et pui je vou di que vou a vé mal qompri maletre qar je ne sui pas blésé les autre on eu du mal mais mais moi jais pas eu du mal cher feme je vais vou dire que mon camarade Bilien Sébastien ai more il ai tué par un cou de canon il ai tisi toupré de moi a 4 metre vous pou vé dir a sais paran sai trite sais son tour au joudui et a d’autre demin nou some tou les jour au feu de pui 10 jour san dormire je vou di au si que le Pape Frasiboi porte bien toujour doné nouvél a sa feme au cher feme la gaire est trite jai fini an vou an brasan de loin a vec mais deupeti anfan ne vou fait pa tro de bil a vec moi toujour plin de courage

Jacque

cité dans « Paroles dePoilus » page 122 Librio

Et maintenant analysons ensemble:

1/ SYNTAXE

  • grammaire textuelle (paragraphe, connecteurs, ponctuation, cohérence)
  • grammaire phrastique (sujets, verbes compléments, phrases simples et complexes)

2/ VOCABULAIRE

  • répétitions ( travail sur les anaphores)
  • registre de langue ( lexique et expression)

4/ CONJUGAISON

  • présent ( valeur temporelle et situation d’énonciation)
  • passé composé (concordance des temps)

5/ ORTHOGRAPHE

  • lexicale (correspondances phonème/graphème, doubles consonnes, lettres muettes, mots invariables)
  • grammaticale (accords en genre et en nombre dans le groupe nominal, terminaisons des verbes sous leurs formes conjuguées ou infinitives)

Alors…comment « noter »?

Que « vaut » donc cette production d’écrit?

Pour ma part, et en dépit d’une absence visuelle d’indices orthographiques et syntaxiques, j’accepte volontiers ce texte comme appartenant à notre littérature. Oui, le mot sacré est prononcé. LITTÉRATURE. J’irai même plus loin. Un morceau d’anthologie de notre littérature.

Cette dernière ne doit-elle pas, en effet, avant toute chose, refléter la pensée de l’homme et sa culture ?

Cette lettre bien que totalement dysorthographiée  ne demeure-t-elle pas un poignant témoignage du passé, de la guerre, de l’illettrisme, de la condition éphémère de l’homme dans le temps et dans l’espace?

Peu importe, j’imagine, les accords et les concordances de temps, lorsque vous êtes dans une tranchée.

A MÉDITER… suite à la polémique à propos d’hier… un niveau scolaire plus élevé qu’aujourd’hui…

Je ne veux rien prouver. J’essaie juste de sortir de l’impasse du « toujours mieux hier qu’aujourd’hui. »

Parfois oui, souvent non.

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Avril en poésie

1 04 2008
  
AVRIL
Entrez, Avril la folle
Qui rit entre ses pleurs,
Mais dont le cœur s’envole
Dans le pollen des fleurs.
Entrez ! Sur la pelouse,
Dansez, mois gais, mois purs.
Mais le reste des douze
Est trop vieux ou trop mûr.
Entrez les enfantines
Minutes du matin
Qui tournez argentines
Au fond du vieux jardin.
Sautons dans l’herbe brune
Ou rose avec le vent,
Et sautons dans la lune
Si nous passons devant !
Marie NOËLUne adresse pour découvrir d’autres poésies, au rythme des clics et des mots clés!



Ce que d’autres ont dit…(suite)

19 03 2008

3° sur la réalité du métier : 

« De même que la pédagogie nouvelle est fondée sur cette pensée qu’il importe bien plus de faire trouver à l’enfant le principe ou la règle que de les lui donner tout faits, de même, Messieurs, l’administration de l’instruction publique, telle que je la comprends, doit s’occuper essentiellement de susciter l’énergie des maîtres et mettre partout en jeu leur initiative et leur responsabilité. » Jules Ferry, Réunion annuelle des sociétés savantes, Pâques 1880. 

« Quoique vous fassiez, vous ferez mal. » Sigmund Freud (1856-1939

« Qui ne continue pas à apprendre est indigne d’enseigner » Gaston Bachelard (1884-1962) 

«  L’esprit original n’est pas celui qui découvre une chose nouvelle ; mais celui qui aperçoit et fait voir sous un aspect nouveau une chose vue et connue de tous. » Nietzsche (1844-1900) 

« La fièvre, la toux, les vomissements sont pour le médecin ce que le sourire, la larme, les joues rouges sont pour l’éducateur. Il n’y a pas de symptômes sans signification. Il faut tout noter et tout soumettre à la réflexion, rejeter ce qui est dû au hasard, lier ce qui est similaire, chercher des lois fondamentales…chercher ce qui manque à l’enfant, ce qu’il a en trop, ce qu’il exige, ce qu’il peut donner…l’école est un terrain d’analyse, une clinique d’éducation. »  Janusz Korczak (1878-1942) « Les moments  pédagogiques»  

«S’il est librement choisi, tout métier devient source de joies particulières, en tant qu’il permet de tirer profit de penchants affectifs et d’énergies instinctives.» Sigmund Freud (1856-1939) 

« La pédagogie traditionnelle suppose un auditoire homogène…heureusement cette classe homogène n’existe que dans l’imaginaire des pédagogue et des politiciens…Chacun connaît la réalité : égaux en droit, les enfants comme les hommes sont différents et, dans chaque classe les forts sont dits bons et satisfaisants, les faibles sont des mauvais, insatisfaisants, insatisfaits, débiles, caractériels : inadaptés scolaires »  Fernand Oury (1920-1998)             

« Il faut se garder de chercher dans les différentes doctrines pédagogiques des solutions toutes faites qui pourraient, telle quelles, s’appliquer aujourd’hui…Le pédagogue est un inquiet, non par faiblesse ou par manque de repères, mais parce qu’il s’obstine à regarder en face des réalités souvent difficiles. Parce qu’il ne veut pas renoncer à sa passion de transmettre, mais qu’il ne veut pas non plus enseigner au forceps. » Philippe Meirieu

« La pédagogie est l’ensemble des principes, des démarches, des méthodes, des techniques et des procédés visant à faciliter l’acquisition et l’intégration d’une connaissance (déclarative, procédurale, expérientielle) ou d’un domaine de connaissance. » Georges Adamczewski, 2006 

4° sur le devoir et l’urgence d’éduquer: 

«Nos jeunes aiment le luxe, ont de mauvaises manières, se moquent de l’autorité et n’ont aucun respect pour l’âge. À notre époque, les enfants sont des tyrans.» Socrate (470-399 Av JC) 

«L’homme naquit pour travailler, comme l’oiseau pour voler.» 

« Ignorance est mère de tous les vices » François Rabelais (1495-1553)                          

« Hé, mon ami, tire-moi de danger Tu feras après ta harangue. » Jean de La Fontaine (1621-1695) « L’enfant et le maître d’école.»            

« Si l’on se relâche tantôt en une chose, tantôt en une autre, pour petite que  soi  la chose, à la fin, tout est corrompu. »  Vauvenargues (17151747)                             

« Il nous faut tous les jours entendre un peu de musique, lire quelques bonnes poésies, regarder un excellent tableau, et, si l’occasion s’en présente, dire aussi quelques paroles réfléchies ; sinon nous tombons bien vite  dans la vulgarité à laquelle nous sommes si aisément enclins. Notre faculté de comprendre le beau et d’y être sensible s’émousse si facilement qu’il nous faut la défendre et la conserver par tous les moyens » Goethe (1749-1832)  

« Les vrais hommes de progrès sont ceux qui ont comme point de départ un respect profond du passé. Tout ce que nous faisons, tout ce que nous sommes est l’aboutissement d’un travail séculaire. » Ernest Renan (1823-1892

« Ma prétention est de vous montrer que l’égalité d’éducation n’est pas une utopie ; que c’est un principe, qu’en droit elle est incontournable et qu’en pratique cette utopie apparente est dans l’ordre des choses possibles »  

«  Je me suis fait un serment : entre toutes les nécessités du temps présent, entre tous les problèmes, j’en choisirai un auquel je consacrerai tout ce que j’ai d’intelligence, tout ce que j’ai d’âme, de cœur, de puissance physique et morale, c’est le problème de l’éducation du peuple ». Jules Ferry (1832-1893)  

« Ne tardez pas à vous occuper des jeunes, sinon ils ne vont pas tarder à s’occuper de vous ! » Don Bosco (1815-1888) discours de 1883 

«Les stimulant les plus fort pour l’édification de l’âme humaine émanent de la toute première enfance.» Alfred Adler (1870-1937)                                                                                                                                                       

« Tout ce que vous avez pu recevoir de plus que les autres : santé, talent, enfance heureuse, condition de vie familiale harmonieuse, relations, vous ne devez rien prendre pour vous comme un bien qui va de soi ; c’est une chance dont vous devez faire profiter les autres » Albert Schweitzer (1875-1965)                                                                                                                                 

«Un enfant n’a jamais les parents dont il rêve. Seuls les enfants sans parents ont des parents de rêve.»                     

«Le paradoxe de la condition humaine, c’est qu’on ne peut devenir soi-même que sous l’influence des autres.» Boris Cyrulnik « Les nourritures affectives »            

« En aidant vos enfant, exigez qu’ils s’aident eux-mêmes. La mère oiselle donne la becquée à ses enfants, mais elle leur apprend à voler de leurs propres ailes » Anonyme 

« Apprends-moi à grandir ! » Le petit prince Saint-Exupéry (1900-1944) 

«Les enfants sont les symptômes des parents.» Françoise Dolto (1908-1988)  

Ces paroles d’hier et d’aujourd’hui sont les témoins du temps qui passe. Les jours, les siècles et les millénaires défilent, mais l’homme demeure avec ses doutes, ses interrogations, ses exigences intellectuelles, philosophiques, religieuses, politiques.

Penser ou agir, faut-il choisir ?

A vous de me dire!

Laissez-nous ici-bas vos pensées, celles qui guident vos actes, celles qui inspirent vos actions.

Merci d’enrichir cette petite anthologie perso de vos propres citations, là, en cliquant sur la bulle commentaire


 




Ce que d’autres ont dit…

18 03 2008

1° Sur le respect:

« La première instruction que je donnais à mes professeurs fut qu’ils ne devaient jamais et sous aucun prétexte battre les enfants, ni les menacer par la moindre parole ni le moindre geste, ni employer un langage injurieux ; mais qu’ils devaient au contraire leur parler avec une expression agréable et sur un ton aimable. » Robert Owen (1771-1858)

« Il faut démolir cette fatale barrière de méfiance et lui substituer une confiance cordiale. Que l’obéissance guide l’élève comme la mère guide son petit enfant. » Don Bosco (1815-1888)

« Les enfants ne sont pas des personnes de demain, mais des personnes d’aujourd’hui ». 

 « Il faut se mettre sur la pointe des pieds pour se hisser à leur hauteur. » Janusz Korczak (1878-1942) 

 « La quasi-totalité de la soi-disant action éducative se fonde sur l’idée qu’il faut obtenir l’adaptation directe -et donc violente- de l’enfant au monde adulte : une adaptation fondée sur une soumission incontestable et sur l’obéissance absolue qui conduit à la négation de la personnalité de l’enfant. Une négation qui fait de l’enfant l’objet de jugements injustes, d’insultes et de punitions que l’adulte ne se permettrait jamais vis-à-vis d’un autre adulte. Cette attitude est si profondément ancrée qu’elle prévaut en famille, même vis-à-vis de l’enfant le plus aimé, pour ensuite s’intensifier à l’école qui le plus souvent, reste, elle, le lieu où l’on met en œuvre de manière méthodique l’adaptation directe et précoce de l’enfant aux exigences du monde des adultes. » Maria Montessori (1870-1952)            

«Tout groupe humain prend sa richesse dans la communication, l’entraide et la solidarité visant à un but commun : l’épanouissement de chacun dans le respect des différences.» Françoise Dolto (1908-1988) 

2° Sur les apprentissages : 

«Les gens qu’on interroge, pourvu qu’on les interroge bien, trouvent d’eux-mêmes les bonnes réponses.» Socrate (470 -379 Av JC) 

« Il n’y a pas de vent favorable pour celui qui ne sait où il va » 

« Etudie, non pour savoir plus, mais pour savoir mieux » Sénèque (4-65) 

«C’est une belle harmonie quand le dire et le faire vont ensemble.»

« …plutôt la tête bien faite que bien pleine. » Michel de Montaigne (1533-1592    )

«Nos premiers maîtres de philosophie sont nos pieds, nos mains, nos yeux. Substituer des livres à tout cela, ce n’est pas nous apprendre à raisonner, c’est nous apprendre à nous servir de la raison d’autrui.» Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) « Emile ou de l’éducation » 

« Il faut surtout se garder de rien apprendre aux enfants qu’ils ne seraient plus tard forcés de désapprendre, la chose la plus difficile au monde. » Robert Owen (1771-1858) 

« Tel livre où l’on n’ avait rien trouvé d’utile, lu avec les yeux d’une expérience plus avancée, portera leçon. » Eugène Delacroix (1798-1863) 

 « Oui, il est possible qu’au bout d’un an ou deux nos petits enfants soient un peu moins familiers avec certaines difficultés de la lecture ; seulement, entre eux et les autres, il y a cette différence : c’est que ceux qui sont forts sur le mécanisme ne comprennent rien à ce qu’ils disent, tandis que les nôtres comprennent. Jules Ferry (1832-1893)

« Il est parfois plus important de poser les problèmes que de les résoudre » Bergson (1859-1941

« Que l’importance soit dans ton regard et non dans la chose regardée » André Gide (1869-1951) 

« Le génie, ne vous y trompez pas, c’est 10% d’inspiration et 90% de transpiration » Einstein (1879-1955) 

« Mettre de l’ordre dans ses représentations mentales est une activité si indispensable au développement de l’esprit qu’aucune éducation digne de ce nom n’en devrait frustrer les enfants. »  Roger Cousinet (1881-1973

« Le langage est aux postes de commande de l’imagination » 

« Plus l’esprit est délié, moins l’irrationnel est compact » 

« La connaissance s’élabore contre une connaissance antérieure » 

« Rien ne va de soi. Tout est donné. Tout est construit. » Gaston Bachelard (1884-1962)

« L’acquisition d’une information se traduit par une « perturbation » qui va entraîner chez l’individu un « déséquilibre » du champ cognitif et exiger un travail de synthèse pour assimiler, intégrer, critiquer, admettre, ajouter cette nouvelle dans un champ cognitif alors enrichi. » (1940)

 « On ne connaît un objet qu’en agissant sur lui et en transformant. »Jean Piaget (1896-1980)

 « Ce que l’enfant est en mesure de faire aujourd’hui à l’aide des adultes, il pourra l’accomplir seul demain ». Vigotsky (1896-1934) 

 « Dans la conception bancaire…l’éducation est l’acte de déposer, de transférer, de transmettre des valeurs et des connaissances…Si l’éducateur est celui qui sait, si les élèves sont ceux qui ne savent rien, il revient au premier de donner, de livrer, d’apporter son savoir aux seconds. Et ce savoir n’est plus celui de l’expérience vécue, mais celui de l’expérience racontée. » Paolo Freire (1921-1997) 

« Il y a des cas où l’intelligence tourne à vide sans embrayer sur le réel » André Maurois (1885-1967)  

« Pour apprendre, il faut garder l’esprit libre. Voir. Si l’on veut apprendre, il faut rétablir la liaison entre les cinq sens et l’intelligence. Lire. L’art d’apprendre, c’est, partant de n’importe quoi, de se faire une idée personnelle sur ce qu’on a appris. Avoir de la culture, cela consiste à garder, classées dans sa tête, des données assez générales pour concevoir (pour situer) de façon suffisamment claire une chose nouvelle qu’on vous dit ou qu’on lit. » Pierre Mille (1864-1941)  

….A SUIVRE…DEMAIN… Deux autres paragraphes…

Mais et vous, quelle est votre maxime préférée, votre citation fétiche, votre petite ritournelle?




Kafka au Théo Théâtre

16 03 2008

Une idée de sortie originale pour les classes de collège et lycée.

Un enseignant sur scène, dans un petit théâtre intime et intimiste.

Un auteur à découvrir pour certains, à redécouvrir pour les anciens.

Un texte initiatique…

L’affiche en un clic!

( LA METAMORPHOSE )

BON SPECTACLE!

Sur le même sujet lire ci-après l’article ) paru le 17 février.

Et puisque nous sommes dimanche, et que vous avez le temps, allez donc 3 secondes participer au « QUIZ DU MOIS », juste au-dessus, dans mes crayons de couleurs.

L’école, l’affaire de tous…Alors, prononcez-vous!




Concert exceptionnel pour cause humanitaire…

25 02 2008

Hier, dans ma « boîte à textes », le message d’un contributeur engagé pour la cause de l’enfance, au sein d’une association que je lui laisse le soin de présenter lui-même.

Écoutons donc Louis Amigues, administrateur et référent pour l’action dans le monde:

« Depuis 60 ans le CENTRE FRANCAIS DE  PROTECTION DE L’ENFANCE est engagé aux côtés des enfants en difficulté et de leur famille en France et dans le Monde .

L’éducation et l’aide à la parentalité ( relation parents-enfants) sont notamment au coeur de son projet .

Celui-ci s’articule autour de deux grands axes :

 1  la création et l’animation ( Paris et région parisienne ) de lieux d’accueil pour les enfants – des touts-petits aux adolescents –  et , même, dans certains cas, de leurs parents ;

  

 2 le développement de formules de parrainage; cette forme d’action étant , depuis son origine, la marque distinctive de l’association.

     – En France, le parrainage de proximité concerne environ 300 enfants en Ile de France, Picardie, région Nord, et bientôt Bretagne;

     – A l’étranger, dans une vingtaine de pays, plus de 13 000 enfants sont aidés dont 7 OOO sont parrainés individuellement .

A l’occasion de ses soixante ans, rejoignez le ( CFPE ! )

Pour fêter cette date anniversaire, je vous invite,en l’Eglise Notre-Dame Des Champs, à Paris 75006, le 9 avril 2008, à 20H30, pour une soirée exceptionnelle, où cuivres et orgues joueront pour le plaisir des mélomanes et le bonheur d’enfants trop souvent oubliés. Un beau concert pour un plus bel avenir.

                                      (  AFFICHE CONCERT  )

Un petit clic pour grande cause! Et Merci à tous ceux qui contribuent ici ou ailleurs à la solidarité éducative.« 

Et surtout, Merci à Louis, et longue vie à son association!

              




Situation problème à la Prévert

13 02 2008

                                 L’addition

Le client -Garçon, l’addition!

Le garçon – Voilà. (Il sort son crayon et note)Vous avez…deux oeufs durs, un veau, un petit pois, une asperge, un fromage avec beurre, une amande verte, un café filtre, un téléphone.

Le client – Et puis des cigarettes!

Le garçon (Il commence à compter)

– C’est ça même…des cigarettes…

…Alors ça fait…

Le client – N’insistez pas, mon ami, c’est inutile, vous ne réussirez jamais.

Le garçon – !!!

Le client– On ne vous a donc pas appris à l’école que c’est ma-thé-ma-ti-que-ment impossible d’additionner des choses d’espèces différentes!

Le garçon – !!!

Le client (élevant la voix)– Enfin, tout de même, de qui se moque-t-on?…Il faut réellement être insensé pour oser essayer de tenter d’additionner un veau avec des cigarettes, des cigarettes avec un café filtre, un café filtre avec une amende verte et des oeufs durs avec des petits pois, des petits pois avec un téléphone…Pourquoi pas un petit pois avec un grand officier de la Légion d’honneur, pendant que vous y êtes! (Il se lève)

Non, mon ami, n’insistez pas, ne vous fatiguez pas, ça ne donnerait rien, vous entendez, absolument rien…pas même le pourboire!

(Et il sort en emportant le rond de serviette à titre gracieux.)

                                     Jacques Prévert, Histoires, Ed. Gallimard, 1963.

Et dire, qu’aujourd’hui, en plus d’être ma-thé-ma-ti-que-ment impossible, un pareil texte ne serait ni po-li-que-ment, ni mo-ra-le-ment acceptable…CENSURE pour cause de consommation illicite de produits douteux!

Voilà donc un texte d’anthologie à garder pré-ci-eu-se-ment, en souvenir d’un temps révolu…

Au risque de me répéter…vous avez voté? Oui, vous savez, mon petit sondage du 10 février…dans « L’Heure de Vérité 1 »Juste un clic, retour et votez, et en plus, c’est anonyme, promis!