Pour les gourmands, petits et grands…

27 02 2009

L’éducation au goût, qu’est-ce que c’est?

Commençons par un petit état des lieux…

http://www.dailymotion.com/video/x8fq3v

http://www.dailymotion.com/video/x8b83z

Voilà, ces vidéos ont été tournées l’été dernier en partenariat avec le CIV et le web pédagogique. J’ai eu la chance avec mon collègue Fabien Crégut de participer à l’élaboration des scénarios pédagogiques, ce fut une fois de plus l’occasion d’ un partage très enrichissant! Je vous invite à découvrir la « une » du web de cette semaine, vous y découvrirez une foule de renseignements concernant la nutrition, le goût, l’agriculture, l’élevage, d’hier à aujourd’hui!

Tout est là!

Bon, il presque midi, faut que j’aille faire mon p’tit marché et garnir mon panier des fruits et des légumes de saison! Vous auriez, par hasard, des idées à me suggérer?




Rythmes scolaires

5 02 2009

1 pas en avant, deux pas en arrière

Trois pas sur l’côté

Trois pas d’l’aut’ côté…

C’est la nouvelle rengaine à la mode, à la mode!

Et oui, in fine, la semaine de 4 jours…c’est pô top..

Les enfants sont fatigués?…ben oui, fallait s’y attendre…

Tous en parlent:

Les parents

Le ministre

Alors on fait marche arrière…et on réintègre ici et là le mercredi matin?

Ben non! justement, c’est le moment de présenter une vraie réforme du temps scolaire!

Réduire la journée scolaire, mieux répartir le temps de classe sur la semaine, rééquilibrer sur l’année les périodes de congés…

Suggestions:

– sur 5 jours mais avec une journée moins lourde?

9H-15H les L/M/J/V

mercredi 9H 12H

– un temps de déjeuner moins long?

1 heure avec possibilité de panier repas pour les non demi-pensionnaires?

– des ateliers périscolaires au sein ou hors des établissements à partir de 8h et après 15H ainsi que le mercredi après midi et le samedi matin?

sport, arts, théâtre, parcours personnalisés

– des temps de vacances réorganisés?

6 semaines l’été et un découpage annuel réaménagé…

– et bien d’autres possibilités à envisager, à décliner…

Bon, pour ceux qui fréquentent ce blog depuis une petite année, vous aurez remarqué que je ne suis pas très copine avec les chiffres… La comptabilité des heures ou des annuités, ce n’est pas vraiment mon fort et je laisse volontiers ce décompte subtil, légitime, rigoureux et indispensable à d’autres experts budgétaires incontournables. Ce petit panorama n’est qu’un cadre général. De nombreux spécialistes se sont penchés sur cette question car elle demeure centrale à toute proposition de réforme, à partir du moment où l’on parle de vraie réforme. Une réforme qui servirait avant toute chose les intérêts de l’enfant. (Et oui, c’est mon job que voulez-vous, je suis indécrottable…) Une réforme qui aurait pour principale finalité de replacer l’enfant dans un espace temps conçu avant tout pour lui.

Alors inévitablement, ça déplaira à d’autres! Bien sûr et je le comprends, mais notre petit confort d’adulte ne passe-t-il pas juste après les besoins fondamentaux pour ne pas dire vitaux des enfants? C’est en terme de besoins essentiels qu’il faut réfléchir et agir non en terme de privilèges, de confort, d’habitudes, de réalités économiques qui ne sont en fin de compte réelles que parce qu’on les a crée parfois -souvent- artificiellement.

Le besoin, lui, est inné, qu’il soit d’ordre psychologique, physiologique, biologique.

Ne pas respecter ces besoins spécifiques, c’est nier la personne de l’enfant et maltraiter l’adulte qu’il deviendra…

Maintenant il est vrai, pour que tout cela soit possible, une répartition des tâches entre tous les acteurs de la petite enfance est nécessaire: institution scolaire évidemment mais également, services municipaux, collectivités locales, associations de quartiers, les parents, etc

Bon, maintenant je vais vite me cacher…avant de me faire luncher!

Non d’ailleurs, je ne vais pas me cacher, j’attends plutôt vos réactions, vos contributions, vos propositions, vos réflexions, vos expériences dans ce domaine. Peut-être avez-vous déjà expérimenté ici ou à l’étranger différentes situations qui peuvent favoriser l’élaboration d’un projet concerté?

Pour en savoir, voici quelques lectures sur un sujet de société:

Un collectif de scientifiques: Etudes Inserm

Un rappel des cas possibles et le témoigage d’une directrice de Maternelle

Un regard de l’OCDE sur ce qui ce fait ailleurs

Ce qu’en Hubert Montagner, spécialiste en la matière

L’avis du Professeur François Testu

Une désynchronisation risquée annonce le Pr Yvan Touitou

 




Micro trottoir…

29 01 2009

– Bon, et ta fille alors, elle a classe ou pas?

– Non, enfin je sais pas, j’verrai bien.

– Mon fils lui ira au collège en trottinette, il a une heure de cours ce matin, et puis une autre l’après-midi. Pas de service de cantine mais je lui prépare un sandwich.

– L’école de ma fille? Pas de problème, elle est dans le privé.

– Et alors? C’est pas une histoire de privé pas privé! ça concerne tout le monde!

– C’est vrai à l’école Saint Martin, certains font grève d’autres pas, mais tous ont signé une lettre de solidarité et de soutien à ce grand mouvement.

– C’est bizarre ça, soit on soutient, soit on soutient pas. La demi-mesure c’est du 100% bidon.

– Oui t’as raison, enfin non, bon, c’est pas si simple, à leur place, honnêtement, je ne sais pas ce que je ferai.

– Pour nous, c’est différent, l’école est ouverte mais y’a pas de ramassage scolaire. Donc, pas de moyen pour les y envoyer!

– Moi, j’ai pris ma journée comme ça, je gère au coup par coup.

– Prendre ma journée, tiens, je vais expliquer ça à mon boss, y va en faire une tronche!

– Je pensais aller au bureau en « vélib » mais finalement tous les bus et les métros circulent, c’est bizarre !

– Au fait, tu connais les raisons de cette grève? On entend tellement de trucs et tout le monde s’en mêle!

– Les enseignants nous ont expliqué vaguement. Mais tu sais, y a qu’à lire les infos, c’est vraiment pas folichon ce qui se prépare dans l’éducation.

– Oui, enfin, les profs, ils défendent l’éducation ou l’Education Nationale?

– C’est quoi cette question?

– Tu sais les syndicats, le pouvoir, les réformes, le contre-pouvoir, finalement rien ne bouge quoi!

– En tous cas, aujourd’hui, il fait un froid de canard! Allez à plus, je rejoins le cortège, après tout, papa, prof ou pas, je me sens concerné!

– C’est vrai ça, on se gèle! Bon, ben bonne manif’, moi, j’vais bosser, tu me raconteras?!

-….




Evaluer…un mot à la mode

19 01 2009

Évaluer: estimer, donner de la valeur…vraiment?

Pourtant, bien souvent, l’évaluation se concrétise en classe par la notation, le verdict, la sanction, la mesure selon un barème identique pour tous là où les besoins sont toujours individuels. Quel élève peut affirmer qu’il en sort, non seulement valorisé, mais également davantage conscient de la trajectoire qu’il lui reste à suivre? Quel parent peut réellement percevoir les progrès effectués ou les difficultés précises qui subsistent? Quel enseignant peut réaliser, à partir de la seule note, les grands axes à définir pour mettre en projet chacun de ses élèves?…Pas grand monde en définitive…et certainement pas les fameux 15 % d’élèves en échec scolaire à la sortie du primaire!

Non, pour être honnête, personne ne peut se satisfaire d’un pareil outil de triage.

Oui, pour être honnête, j’ai été élève, je suis maîtresse, je suis maman, et je peux vous avouer une chose: les notes ne m’ont jamais éclairée sur le « comment avancer ». Car c’est bien cela qui doit primer, n’est-ce pas ?

Élève, elles me terrorisaient ou me glorifiaient mais ne m’aidaient nullement à prendre conscience du chemin parcouru et des étapes suivantes à franchir. Parent, elles m’exaspèrent ou me flattent mais ne me parlent ni de mon enfant, ni de ses capacités, ni de ses compétences ni des manques qui persistent. Enseignante, elles me font perdre du temps et ne me permettent  aucunement d’accompagner et de guider efficacement mes élèves.

Alors, pourquoi je continue de noter???

 » -…car j’ai été élevée ainsi, car le système est ainsi fait, car mes collègues le font, car curieusement les parents et les enfants le demandent, car je n’ai encore rien trouvé ou expérimenté de plus simple, de plus efficace, de plus parlant.

– Mais enfin, Ostiane, me hurle Gimini Criquet dans le tréfonds de ma conscience, rien n’est simple en pédagogie, tu le sais bien, alors ne te cache pas derrière de fausses bonnes mauvaises raisons!

– Aïe, tu me fais mal aux oreilles, ne crie pas ainsi, je ne suis pas sourde, et puis tu te répètes… »

Évidemment, vous me direz et je serai en accord avec vous, chacun a besoin de repères clairs et définis afin de visualiser les objectifs et les notions en jeu, de comprendre les besoins et de se projeter vers des objectifs ciblés et pertinents. Oui. Évidemment. Et l’enseignant éprouve ce même besoin, cette même nécessité! Mais ne peut-on enfin penser la classe autrement? Ne peut-on enfin écouter les chercheurs et s’inspirer des méthodes qui existent ça et là. Tout le monde en parle! Cette question de l’évaluation est omniprésente en formation continue, en salle des profs, sur le trottoir, à la sortie des classes, et même ces dernières semaines, dans les médias!

Quand aurons-nous le courage et l’honnêteté de nous y atteler, en conscience, en pensée, en action et en équipe!

Malheureusement, on ne pourra sereinement ni envisager ni parler d’évaluation positive en classe tant que persisteront, venues de l’extérieur des pressions infondées et inopérantes mettant en place des mécanismes sinon de compétitivité, du moins de comparaisons malsaines.

Alors quoi?

Quand, comment, pourquoi évaluer?

Qui ou quoi évaluer?

Voici, en guise de modeste conclusion, quelques mots-clés qui permettent, au quotidien de donner un sens à l’évaluation. Car s’il n’a jamais été question de la supprimer, il est grandement temps de la penser autrement.

1/ pertinence/transparence/compréhension: le contenu d’une évaluation doit être en étroite relation avec le contenu travaillé en classe; il doit être explicite pour l’élève et pour les parents; la forme et les consignes ne doivent pas être sources d’incompréhension

2/ régulation/adaptation/différenciation: les résultats d’une évaluation doivent permettre à l’enseignant de réguler les apprentissages et leurs rythmes en fonction des différents besoins révélés

3/ communication/progression/construction: en aval et en amont de toute évaluation, il y a le souci permanent d’échanger, de mettre en lumière les points d’appui et les points à travailler, de mettre en projet un élève, un groupe, un enseignant

Pour terminer, je souhaite partager avec vous, comme une invitation à la réflexion, quelques exergues venus d’ailleurs.

« Il faut que l’enfant sache ce qu’on attend de lui » COUSINET

« L’évaluation doit rester un outil de régulation, intervenir lorque rien n’est joué, qu’on peut encore agir. » PERRENOUD

« L’évaluation est moins un problème de mesure que de dialogue. » CARDINET

Sur ce sujet, quelques textes et sites à visiter, riches en matière (réflexion/action)

http://www.pedagopsy.eu/dossier_evaluation.htm

http://www.charmeux.fr/evaluer.html

http://francois.muller.free.fr/diversifier/index.htm

http://www.meirieu.com/ECHANGES/pepinster_evaluation_pratiques.pdf

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2009/01/19012009Accueil.aspx

http://www.cahiers-pedagogiques.com/article.php3?id_article=4204


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Quiz « Que savez-vous des blogs? »

17 11 2008

Je blogue, tu blogues, nous bloguons, et vous…que savez-vous des blogs?

            10, 9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1…Partez!

Allez, encore un petit?

Et maintenant, si vous souhaitez découvrir d’autres quiz, n’hésitez pas, rendez-vous ici!

De nombreux domaines, pour tous les niveaux de classe, pour les parents et pour les profs!

Merci qui?

Merci le Web pédagogique!




Question de maman

13 10 2008

Je dînais l’autre soir avec une jeune maman dont le fils aîné est en maternelle, dans une école que je ne connais pas.

Une maman super active avec des horaires très compliqués.

Une maman véritablement concernée par la scolarité de son fils.

Une maman soucieuse de trouver un juste équilibre entre boulot et maison.

Une maman d’élève débutante, hésitante, ne sachant pas très bien quels sont ses droits et ne connaissant que très peu les us et coutumes d’usage à l’école.

Bref, une maman comme des milliers d’autres qui, même « invisible » aux yeux de l’école, existe bel et bien.

Mais une maman à qui on n’a même pas pris la peine de dire que oui, elle peut à tout moment demander à être reçue par la maîtresse. Le b et a ba du premier pas totalement éclipsé!

Cela nous paraît évident, à nous autres enseignants, que les parents peuvent solliciter un rendez-vous s’ils le souhaitent. Mais cette évidence est loin d’être évidente pour certains parents qui, au quotidien, n’ont pas la possibilité d’être là à 8h20 ou à 16h30, leur emploi du temps imposant un rythme décalé par rapport au rythme scolaire.

Pour ces parents, comment établir le contact si l’enseignant lui-même ne vient pas au devant?

Comment s’y prendre? Vers qui se tourner? A qui s’adresser? Quel jour et à quelle heure?

Sans cahier de liaison, c’est sûr, il n’est pas évident de correspondre! Sans explication claire sur ce sujet lors de la réunion de début d’année, c’est certain, on peut même en déduire que le sujet n’est pas d’actualité…

VRAIMENT, l’école, vis à vis des parents a encore de vraies questions à se poser et de sérieuses réponses à trouver. ( Une belle occasion d’échanges entre les deux parties sur les besoins des uns et des autres, les insuffisances existantes, les améliorations à suggérer…)

Comment accueillons-nous nos familles?

Qu’attendons-nous d’elles?

Quel type de relation cherchons-nous à établir?

Comment les intègrons-nous au projet d’école?

Quelle place leur accordons-nous dans la vie de classe?

Je suggère une piste pour les prochaines formations des enseignants…mettre en place un module spécial « dialogue et communication entre l’école et les familles pour repenser la relation enseignants-parents »




Du nouveau en CM1

8 10 2008

Pas de classe verte, ni de classe de neige, ni de classe poneys…mais une « classe internet! »

Oui, cette année mes élèves seront de joyeux blogueurs. Ils blogueront leurs découvertes livresques, leurs aventures littéraires, leurs rencontres fictionnelles, leurs personnages fétiches, leurs décors irréels.

Des mots pour blogger les livres, les textes, les histoires.

Un espace entre forum et bibliothèque.

Un blog pour blogger la classe à leurs parents, avec leurs parents.

Un blog pour rapprocher les uns des autres,  comme une porte d’entrée dans la classe…

Un blog pour partager les goûts et les dégoûts: pour dire j’ai aimé et je n’ai pas aimé.

Un blog comme un projet à construire et à faire vivre. Le projet d’une année scolaire.

Du livre à la lecture.

De l’histoire lue chez soi à l’histoire racontée en classe. De l’oral à l’écrit. Du papier au numérique…

Venez visiter leur BIBLIO-Blog! Et surtout, n’hésitez pas à les encourager…la tâche est rude et s’ils ne manquent ni d’ardeur, ni d’ingéniosité ils auront certainement besoin du soutien bienveillant de lecteurs exigeants!

Le site est en construction…les livres tournent de cartable en cartable, on attend l’accès à la salle des machines…ce devrait être le vendredi, une semaine sur deux…c’est déjà un grand privilège généreusement consenti par nos amis collégiens!

 




Une histoire de cartable…

18 09 2008

Mais pourquoi n’y a-t-il JAMAIS ce qu’il faut dans ton cartable!?

Dans chaque classe, chaque année j’ai une irréductible, un réfractaire du cartable, un « jaipamoncahiermaijaifaimontravail » une « ilèrestésurmonburo »…Et ça, ça me rend folle parce que je sais que cela va durer toute l’année…

Je ne parle pas des oublis naturels, des problèmes de gestion de garde alternée, ou des actes manqués bien ficelés, non, non. Je parle de cet élève ou de cette enfant qui a TOUS LES JOURS un truc qui manque. La trousse, le livre, l’agenda, la règle, la tenue de sport…

On a beau apprendre en classe à faire son cartable, on a beau accompagner de loin ou superviser de près, on a beau lister en couleur le matériel nécessaire selon le jour, on a beau avertir les parents pour qu’ils soient vigilants…non, cet élève là ne veut pas de cette règle du jeu. Il s’obstine inconsciemment. Elle refuse inlassablement.

Et pourtant, ce n’est pas par plaisir. Ce n’est pas par défi. Ce n’est pas par mauvaise volonté. Leurs petits ongles sont souvent rongés jusqu’au sang; derrière leur sourire de façade l’angoisse ne les lâche pas car ils savent dès qu’ils arrivent à l’école qu’il leur manquera quelque chose…

Pour ces enfants, chaque jour est une lutte, et pour moi, un constat d’impuissance…Alors j’essaie de penser à autre chose…Et je me dis, comme pour me consoler que dans leur cartable, au moins, il y a…             

                     Mon cartable

                                Mon cartable a mille odeurs,
                                      mon cartable sent la pomme,
                                           le livre, l’encre, la gomme
                                                  et les crayons de couleurs.

                                   Mon cartable sent l’orange,
                                         le bison et le nougat,
                                               il sent tout ce que l’on mange
                                                           et ce qu’on ne mange pas.

                                      La figue et la mandarine,
                                           le papier d’argent ou d’or,
                                                      et la coquille marine,
                                                              les bateaux sortant du port.

                                       Les cow-boys et les noisettes,
                                                la craie et le caramel,
                                                     les confettis de la fête,
                                                             les billes remplies de ciel.

                                          Les longs cheveux de ma mère
                                                   et les joues de mon papa,
                                                            les matins dans la lumière,
                                                                      la rose et le chocolat.

Pierre Gamarra

 

 




Teaser de rentrée

27 08 2008

Comme promis, une petite production artisanale sur le thème « l’Ecole expliquée aux parents », à paraître sous forme de série à partir du 4 septembre.

L’entrée à La Grande Ecole, au Collège ou au Lycée suscite bien des inquiétudes chez les enfants…mais aussi chez leurs parents. S’il peut s’avérer utile d’être inquiet, au sens de « en attente », la peur elle, peut vite générer des angoisses voire même dégénérer en phobies scolaires. Une fois encore, je crois aux vertus du dialogue. Il assainit les relations et ouvre la voie à une meilleure compréhension des autres et de soi-même.

Une manière directe, moderne et conviviale de nouer un lien avec les familles. Quelques enseignants triés sur le volet…(je blogue…je blague quoi!) se sont livrés à l’exercice avec comme objectif de répondre à des questions pratiques sur la vie scolaire, les enjeux éducatifs, les problématiques relatives à L’Ecole, au Collège, au Lycée.

Aujourd’hui, un petit avant goût avec cette bande annonce tournée avec Fabien et Marc en juillet en collaboration avec:

Merci Vincent pour cette chouette idée!

5-4-3-2-1 Silence…ça tourne!

http://www.dailymotion.com/video/x65mrb



Métiers de parents

30 06 2008

Lundi, mardi…l’école jusqu’au bout du bout pour quelques courageux, et mercredi, jeudi, vendredi, pour les derniers d’entre vous qui fréquentez Blog Bleu Primaire. Après quoi…un repos mérité, enfin…repos relatif mais mérité quand même!

Pour clore le forum des métiers, je vous propose aujourd’hui dans la série IV, les épisodes 6 à 10…

6/ Attention, attention…

…Voilà un Monsieur très important pour un travail très important mais assez peu connu en réalité: « inspecteur des douanes »… Le papa de Sébastien a fait sensation. Douane, police, gendarmerie, tout cela se mélange dans les esprits des uns et des autres et les feuilletons télévisés n’arrangent rien à l’affaire. Allez, un peu d’ordre s’il vous plaît…Nous avons découvert la notion d’espace territorial et de règles de transport des marchandises. Les enfants ont posé de nombreuses questions relatives à la contrebande, au commerce de la drogue, à la contre-façon. C’est incroyable de voir ces jeunes de 9/10 ans se soucier à ce point des fléaux qui règnent dans nos sociétés…Maintenant, ils sont avertis et comme dit le proverbe « un homme averti en vaut deux »!

Merci monsieur Ottaviani!

7/ Maman est « antiquaire »! me présente fièrement Sébastien.

Valérie est donc venue à l’école. Certains enfants la connaissent bien. Le marché Biron aussi! Ah la belle vie des objets. Vestiges de passés mystérieux, porteurs de secrets indicibles, les objets, les vieux objets racontent de belles histoires. Si on sait les regarder et les écouter…Que de beaux objets et que de métiers à découvrir: ébéniste, tapissier, vernisseur, brocanteur. Les artisans à l’école. Tiens ça existe encore? Et oui, on peut les voir du côté de la Bastille, autour du Faubourg Saint-Antoine, mais aussi dans de nombreux petits villages, au fond de petites boutiques adossées aux églises et cachées derrière des vitrines un peu vieillies par temps. Mais ils sont bien vivants ces artisans, pour encore combien de temps?

8/ – Et si on parlait « marketing »?

– Marc et qui??

La maman de Thomas est arrivée en classe, ce matin là, avec un sac rempli de choses tout à fait banales mais pour nous proposer une activité pas banale du tout. La classe s’organise en ateliers, chaque groupe reçoit « un produit ». « Bon, et maintenant, qu’est-ce qu’on fait? » « Vous devez vendre votre produit. » 4 étapes vont alors se succéder pour réfléchir aux questions suivantes: quoi? à qui? comment? combien?…quelques temps plus tard…

« Le riz sera donc expédié par gros sacs aux pays africains. Plus la quantité sera grande moins le prix sera élevé. Et pour 2 sacs achetés, un 3è offert! »

« Le caleçon d’homme sera vendu par deux et la publicité en sera faite dans des magazines féminins car ce sont les femmes qui achètent pour les hommes… »

« Les pommes BIO seront distribuées dans des petits commerces de proximité, et à l’unité, pour permettre aux personnes âgées de se les procurer facilement. »

« Le stylo bille, présenté aux grandes entreprises par un négociant qui se déplace avec sa mallette, sera vendu en grande quantité pour tout le personnel de la société! Un stylo pas très cher, mais dont la qualité est fiable! Enfin, tout dépend du soin qu’on y porte… »

Décidément, ils ne manquent pas d’idées ces enfants!

9/ Après le marketing, la publicité bien sûr…

Et là, c’est le papa de Jules qui est venu. Fallait voir Jules…tellement content…Il ne boudait pas son plaisir. Pour lui avant tout, MERCI Monsieur Ardjal! Alors là, difficile de vous raconter. La Pub, du cinéma muet, ou presque, à nos jours…Nous avons visionné une dizaine de petits films publicitaires. Les années défilent, les images ne se ressemblent pas, du noir et blanc, nous sommes passés à la couleur et aux effets spéciaux. Mais ce qui reste inchangé, c’est l’envers du décors.

La PUB, à quoi ça sert? Où ça se trouve? Qui l’a inventée? Pourquoi on aime ça? Qui la fabrique? Est-ce que la  pub, c’est vrai? Peut-on montrer n’importe quoi? Finalement, la PUB…elle est partout, elle n’est ni bonne ni mauvaise, il faut juste savoir se poser les bonnes questions pour ne pas être pris au piège. Belle prestation! Et bravo pour les montages vidéos!

10/ Et pour finir…

Un sujet que les enfants connaissent mais dont ils ne se lassent pas: les dents! Cours de médecine à l’école primaire en compagnie des maman de Lydia et Paloma. Des mots bizarres: racine, collet, couronne, émail, dentine, pulpe, calcium, fluor, incisive, prémolaire, canine, molaire, bactérie, gingivite, carie, tartre…aïe, aïe…ça fait mal docteur!

Et oui, c’est pour éviter les problèmes, qu’il faut absolument suivre quelques petites règles de base: Bien se nourrir, se rendre chez le dentiste régulièrement pour contrôler, bien se nettoyer quotidiennement les dents, changer sa brosse 4 fois par an (1 couleur par saison!) Mais ça vaut la peine, car une dent, quand elle meurt, elle ne repousse plus…

Voilà, le forum s’arrête là pour cette année, mais j’attends avec impatience l’année qui s’annonce et les nouveaux projets à mettre en place avec les nouveaux parents. Car il est à mon avis essentiel d’ouvrir l’école aux familles, d’ouvrir les classes à autre chose que le « purement » scolaire. Alors je peux imaginer certains d’entre vous se demander. Oui mais alors, la division et le passé composé, vous l’étudiez quand?…Ils les ont étudiés…demandez-leur…mais faites-le vite car les vacances sont comme une grande vague qui déferle et emporte bien des souvenirs. Heureusement le phénomène des marées est là…ça s’en va et ça revient…

Pour mémo, voici les articles précédents

http://lewebpedagogique.com/ostiane/2008/05/17/ouverture-du-forum-des-parents/

http://lewebpedagogique.com/ostiane/2008/05/30/les-cm1-ont-fait-leur-cinema/

http://lewebpedagogique.com/ostiane/2008/06/28/forum-des-metiers/




Forum des métiers

28 06 2008

Suite et presque fin du Forum de métiers mis en place ces deux derniers mois …

Je souhaite, avant toute chose, exprimer mon immense gratitude à tous les parents qui ont pu y participer et dire, à tous ceux pour qui cela n’a pas été possible, qu’ils ont d’une manière ou d’une autre été associés à ce projet. Les parents qui ont témoigné ont d’une certaine façon fait entrer tous les parents dans la classe. Oui, c’est le monde un peu opaque et lointain des adultes qui s’est frayé un chemin entre les tables d’écoliers et le tableau blanc…MERCI, chers parents, MERCI pour eux d’abord et puis pour l’école en général.

Le temps étant compté en cette fin du mois de juin, je vais tenter lors de deux prochains articles de résumer les faits.

Je vous avais déjà raconté nos deux premiers épisodes: « chef d’orchestre » et « scénariste ».

Depuis, de nombreuses, diverses et riches expériences ont vu le jour en classe. Reprenons donc où nous en étions restés…à l’épisode…

3/ Le papa de Carmen…

Le papa de Carmen, « comédien » est venu nous parler de la scène, du métier, de la sincérité de l’acteur, de ce qu’est la présence scénique. Il nous a parlé du conservatoire, du théâtre classique, des textes modernes. Il nous a « dit », le verbe est faible, un poème improbable sur les saisons et les douze mois de l’année. Et puis surtout il nous a offert en avant-première un petit scénario top secret que nous nous sommes amusés à lire en classe. Y a-t-il un volontaire? 32 mains levées…Merci Jean-Pierre!

4/ Grâce au papa d’Eva, « machiniste » et à toute son équipe, nous avons eu le privilège de visiter le grand centre de dépôt des BUS parisiens à Auvervilliers.

http://www.gifsmaniac.com/gifs-animes/vehicules/autobus/vehicules-autobus-4.gif

Promenade unique et sur mesure au coeur de la RATP, en bus bien sûr, mais un bus vert rien que pour nous, qui se souviendra longtemps des nos chants animés…Le bus des CM1 direction Gare centrale: ateliers de mécanique, machines à laver gigantesques, odeur de soudure. La bus attitude, maintenant, on connaît, et surtout on comprend! Merci Monsieur Lopez!

5/ Le papa d’Emilien, « constructeur ferroviaire » nous a raconté les premiers chemins de fer, les chevaux de feu, la révolution industrielle, l’épopée des ponts, des viaducs et des constructions métalliques…La tour Eiffel…Nous avons remonté le temps puis l’avons redescendu…jusqu’à la toute dernière ligne de TGV « Paris Strasbourg ».

http://www.gif-anime-gratuit.com/gif-anime-gratuit/moyens-de-transports/trains/train011.gif

Un film pour terminer, un voyage extraordinaire, au centre de la terre, je veux dire, quand tout le monde dort et que Paris respire enfin, nous sommes entrés sous terre, à l’heure et là où un autre monde s’éveille, celui des équipes de maintenance et de surveillance du réseau métropolitain….Vous auriez vu les yeux incrédules des enfants. « Hein! Il se passe tout cela, toutes nuits sous Paris? » Eh oui, leur a répondu Monsieur Bertrand!

6/ 7/ 8/ 9/ 10…à paraître dans un prochain article. Gardez l’oeil ouvert, l’école n’est pas tout à fait terminée…




Appel pour « une autre école »

26 06 2008

Hier, dans ma boîte mail, un message de Bernard Collot que je m’empresse de communiquer. Il s’agit d’un appel pour « une autre école ». Que l’on soit concerné directement ou non, que l’on se retrouve totalement ou partiellement dans cette lettre, il me semble que chacun, père, mère, enseignant, éducateur en somme, doit prendre le temps de lire cet appel et d’en profiter pour se poser un certain nombre de questions relatives à l’école, et surtout aux finalités auxquelles est doit ou devrait se vouer.

L’école n’est-elle que ce maillon utilitaire au service de la société? Maillon essentiellement économique et financier? Dans ce cas alors, résultats, productivité et compétitivité sont les maîtres mots en matière éducative. Une école pour former des futurs consommateurs et selectionner les purs esprits capables de concevoir les futurs produits marchands?

Ou bien peut-on imaginer l’école comme un espace de vie, de découvertes, de coopération, d’échanges en vue de l’épanouissement intellectuel, social et humain. Une école pour révéler les talents de nos élèves et les aider à prendre part aux formidables et multiples défis qui leur tendent les bras?  Travail et réflexion, travail et humanisme, travail et entraide sont alors des binômes qu’il serait urgent de mettre en place dans nos écoles. Ce sont nos enfants, les vôtres qui la côtoient, quotidiennement.

Que voulons-nous faire de nos enfants?

Il est temps de nous pencher ensemble sur ces questions, et non, chacun de son côté, à la seule lumière de son petit quant à soi.

Je laisse maintenant la parole à Bernard Collot, et je vous invite une nouvelle fois à découvrir le riche sommaire de son site.

« Faire croiser des parents et des enseignants qui ont des aspirations d’une autre école pour leurs enfants. Faire connaître aux uns et aux autres la réalité à laquelle les uns et les autres se heurtent. De cette confrontation, celle des faits, de cette recherche de compréhension, peut-être faire naître ce qui pourrait être commun… pour une autre école. Tel est l’objectif de ce groupe de recherche en constitution.

Pouvez-vous diffuser cette information dans vos réseaux ? Merci. Bernard COLLOT.

Une nouvelle liste de diffusion pour « une autre école » vient d’être lancée par les CREPSC. Elle s’adresse aux parents et aux enseignants. Vous trouverez sa définition ci-dessous. Pour vous y abonner, aller à :

http://listes.marelle.org/sympa/info/pourune.autreecole

Dans le bandeau de gauche, cliquez sur « abonnement »

Dans la partie centrale indiquez votre adresse de messagerie et validez.

Sans quitter le site, allez voir dans votre messagerie, le robot vient de vous envoyer un message avec un mot de passe. Copiez-le, retournez dans le site, collez-le et cliquez sur « abonnement ». C’est fait.

Définition de la liste :

– Vous êtes parents, futurs parents, anciens parents.

Dans l’école actuelle*, telle qu’elle est conçue, vous trouvez:

que les enfants ont du mal à s’épanouir,

qu’elle constitue un ghetto dont vous êtes exclus,

qu’elle provoque des dégâts, de la violence, des comportements face auxquels vous êtes impuissants,

qu’elle ne conduit pas les enfants et les ados à devenir des citoyens actifs.

Bref, vous aspirez pour vos enfants, pour les enfants, pour toute la société, à « une autre école ».

* Il s’agit de l’école en général, peut-être vos enfants ont la chance d’être dans une classe qui dénote. Votre apport est alors tout aussi intéressant.

– Vous êtes enseignants.

Sur le terrain, vous vous débattez aussi,:

pour atténuer les conséquences du vieux cadre scolaire,

pour tenter d’y faire autrement malgré les pressions, les contraintes, la coercition hiérarchique,

pour permettre aux enfants de quand même s’y épanouir, de s’y construire comme futurs citoyens,

pour travailler dans une autre approche,

vous avez aussi des envies, des idées, d’une « autre école ».

– Cette liste est faite pour en parler, échanger, évoquer ce sui se passe pour les enfants, les adolescents, les difficultés rencontrées, les obstacles sur lesquels vous buttez les uns et les autres, les pressions voire les mesures de rétorsion subies, les essais, les tâtonnements faits par les uns et les autres, la réalité quotidienne des uns et des autres, qu’est-ce qu’on peut faire dans l’immédiat,…. vers quelle autre école vous voudriez aller.

– Connaître, faire connaître, comprendre, se comprendre, résister, construire. « 

MERCI BERNARD!

Et maintenant…à vous!




Fête de la musique

21 06 2008

  Hier , un début de soirée festif, un apéritif coloré entre grands et petits, une douce veille d’été au parfum léger, une cour de récré transformée en estrade géante, et des enfants partout, des parents partout, des enseignants partout! Bref, un début de soirée comme on en souhaite davantage à l’école…

Fête de la musique, bien sûr, mais surtout fête des talents…

Mandoline, guitare, piano, flûte traversière, trompette, tambour, luth mais aussi de nombreuses partitions chantées à capela.

Et puis des duos, des valses à quatre mains, des versions rock revisitées, des mamans au micro, des papas à la guitare électrique, des petits jupons hauts comme trois pommes, des collégiens qui sortent à peine de l’enfance.

                                                       

                                                  

Une touche d’organisation, une pincée d’improvisation, le tout mélangé avec une bonne dose de participation active…Bravo à tous ceux qui y ont participé, en live ou dans les coulisses…

                           

La fin d’année se prête à ses regroupements festifs. Nous sommes tous fatigués, nous sommes tous impatients de retrouver le bonheur des vacances toute proches…Se quitter sur un joli moment de partage, c’est un sourire à l’année passée et un clin d’oeil à l’année qui suit!




L’autorité…une histoire d’équilibres

19 06 2008

Joli mot ou vilain tabou?

Ce soir, pas envie de disserter en bonne et due forme.

Juste le plaisir de susciter des pistes via un petit dialogue sans prétention fait de bric et de broc à partir de petites phrases que tout le monde a entendues ou prononcées au moins une fois…

– Oui, mais toi, tu as l’autorité naturelle.

– Ah, tiens donc la fée bleue se serait-elle penchée sur mon berceau? Et hop! une maîtresse, une!

– Aujourd’hui, l’autorité n’est plus à la mode à l’école, il vaut mieux être un prof sympa, ça passe mieux aux yeux des élèves.

– C’est drôle, les miens me trouvent plutôt sévère et les parents me disent exigeante. Et ils ont certainement raison. Ce qui me dérangerait c’est qu’ils me trouvent injuste ou inabordable.

– L’autorité, c’est comme les règles d’orthographe, ça ne se discute pas.

– Parfois oui, souvent non…Ca dépend de mon degré de fatigue ou de mon niveau d’incompétence. Le « taisez-vous » ou le « c’est comme ça » sont directement reliés à ces deux facteurs.

– Faire autorité ou être autoritaire, deux formules pour le prix d’une.

– Il y a pourtant ces 2 verbes bien  distincts « faire » et « être ». L’un suggère l’action et le consensus, le second évoque plutôt l’auto-proclamation et l’injonction. Pour moi, ce sont bien deux concepts éducatifs radicalement différents, voire opposés. A la maison ou en classe, je peux passer mon temps à crier « je suis la référence », « je suis l’autorité », « je suis ta mère »…si je ne convaincs pas en actes, mes paroles risquent de se perdre en échos de plus en plus lointains. 

– L’autorité, une histoire d’expérience.

– Comme tout dans la vie, je crois. On a des prédispositions dans tel ou tel domaine, et puis à force de questions, de recherches, d’erreurs surtout, on avance, on met en place des rituels, des trucs, des savoirs-faire…L’éducateur, maître ou parent n’échappe pas à ce corps à corps avec les réalités de l’existence. L’enfant ou l’élève évolue lui aussi, d’un groupe à l’autre, d’un âge à l’autre. Il serait vain de penser que l’autorité, une fois acquise, n’est jamais remise en question…

– Un maître qui sait ce qu’il dit est mieux respecté. Sans savoir, pas de respect. 

– Ce qui me paraît incontournable c’est la reconnaissance de part et d’autre d’une espèce de partenariat autour de l’idée de compétences. Mon élève ou mon enfant possède des talents, un potentiel plus ou moins révélé, je le lui reconnais et je lui permets de l’accroître ou de le développer. Il peut l’accepter ou le refuser, c’est alors que l’adulte doit faire preuve de distance.

– Savoir dire « stop ». Imposer le « non » inconditionnel, c’est aussi cela l’autorité.

– Là aussi, combien de fois ai-je proféré ce « non » sans appel et non négociable. Et puis, derrière ce non, un autre se profilait immédiatement, et de non en non, on passe son temps à contenir, à exiger, à refuser. L’autorité passe par le jugement. Savoir choisir les « oui » légitimes fera passer les « non » tout aussi légitimes. J’essaie toujours de comprendre mes motivations personnelles et les enjeux éducatifs auxquels je ne peux me soustraire. C’est un peu l’explication du titre de cet article, « L’autorité…une histoire d’équilibres ».

Pour terminer, quelques concepts synonymes: travail accompagé, auto-régulation, respect mutuel, autonomie, bienveillance exigeante, réciprocité, mise en évidence du sens, complémentarité éducative…

Bon, ça suffit pour aujourd’hui, à vous de livrer vos trucs, astuces, préceptes, idées, expériences…les commentaires sont ouverts!




Les CM1 ont fait leur cinéma!

30 05 2008

Dans le cadre de notre forum des métiers, nous avons reçu cette semaine le papa de Cléo, qui travaille pour une chaîne de  télévision, au service des achats de scénarios.

Il revenait de Cannes, alors, bien sûr, nous étions tous très impatients!

Des stars, des potins, des rumeurs, des paillettes?

Pas du tout, les enfants ne sont pas comme les adultes. Ils n’ont pas besoin de cela pour rêver.

Nous avons appris tellement de choses.

Pour que le film arrive en salle, il a fallu qu’il traverse toute une longue chaîne  d’étapes.

Que de métiers différents, que d’hommes et de femmes invisibles et méconnus du grand public.

Scénariste, réalisateur, distributeur, acteur, décorateur, costumier, éclairagiste, preneur de son, cameraman, monteur, maquilleur, cascadeur…

Une grande foire aux mots: générique, doublure, court métrage, image rush…

Et puis surtout, la prise de conscience que fiction n’est pas réalité.

– Mais le Titanic, c’est une histoire vraie!

– Quand la balle traverse son coeur, on voit le sang, comment ça marche?

– Et Quand le monstre se transforme?

– Les flammes dans l’incendie, elles sont réelles! On voit la tour qui s’effondre!

Il était très intéressant de voir ces jeunes spectateurs prendre conscience qu’un film, ça se fabrique, qu’il faut souvent plusieurs années entre le projet initial et la sortie du film.

Nous avons décidé d’élaborer dans le cadre de nos productions d’écrit, 6 scénarios et de les soumettre à un comité de lecture.

6 ateliers de 5 élèves.

Il nous reste peu de temps…mais grâce à leur motivation, je suis certaine qu’ils y parviendront.

Souhaitons-leur BONNE CHANCE!

Et surtout MERCI au papa de Cléo d’avoir donné un peu de son temps et beaucoup de son expérience!




La fête des voisins

27 05 2008

Et si l’école s’y mettait…

Dans les quartiers,

Dans les couloirs,

Dans la classe,

Si nous fêtions les voisins…

Voisins de table, voisins d’étage, voisins de rue…

On est tous le voisin de quelqu’un, non?

Et si justement, histoire de voisiner un peu,

vous envoyiez cet article à un voisin ou deux…

Un parent d’élève, un collègue, un professeur?

A vos clics, partez!




Parents enseignants…un contact délicat

23 05 2008

Parents – enseignants : améliorer le contact

Un entretien à lire sur le site du Café Pédagogique

Ma petite contribution sur leur forum…

Cette thématique de la relation Ecole Famille me paraît, plus encore aujourd’hui qu’hier, fondamentale et incontournable. Merci à vous d’ouvrir ici un espace de réflexion sur ce sujet. Pourtant, je suis surprise de constater le peu, pour ne pas dire l’absence totale de réaction à votre entretien. 

Est-ce là le reflet du malaise que cette problématique génère? Et pourquoi cette timidité? J’ose proposer quelques axes de réflexion. 

1 / De très nombreux discours négatifs sur l’école et le rôle des enseignants circulent depuis quelques années dans TOUS les médias et diffusent au quotidien, auprès des parents et des élèves, un message pessimiste et destructeur. A force de lire et d’entendre: TOUT VA MAL A L’ECOLE…on finit par y croire…puisque tout le monde le dit! Premier paradoxe: on croit ce que l’on entend plus facilement que ce que l’on vit réellement.  Les enseignants, par instinct de survie, se raidissent donc et n’ont plus qu’à bien se tenir: moins ils font de bruits, mieux tout le monde se porte…La politique de l’autruche…

 2/ Les enseignants, peu habitués à la relation à l’adulte, reçoivent mal cet appel au dialogue avec les familles. Notre formation ne nous a pas ouverts à cette dimension relationnelle HORS CLASSE. On nous a appris à gérer le groupe classe, on nous a informé sur la relation pédagogique maître- élève. On nous a appris à réfléchir sur les pratiques et les théories des auteurs et des penseurs. On nous a enseigné les grands courants pédagogiques. Bref, on nous a appris à rester EN classe, au sein de l’institution. SURTOUT ne pas en sortir, ni ne laisser ENTRER personne. Alors, du jour au lendemain, vous imaginez, « affronter » les parents d’élèves…c’est un peu s’affronter soi-même…Et cela est loin d’être facile. Je dirais même plus, cela s’apprend.  

3/ Les seuls contacts existants à l’heure actuelle, entre l’école et les familles, sont essentiellement d’ordre administratif ou « répressif ». Règlements scolaires, conseils d’établissement, rendez-vous de mauvais augures, mots à l’encre rouge sur les cahiers de correspondance, etc… Comment, dans un contexte pareil de suspicion d’une part et de formalisation à l’extrême de l’autre, comment donc est-il imaginable de construire les prémices d’un début d’un envisageable vrai PARTENARIAT? 

Pourtant… 

1 / Partout où les écoles et les familles élaborent de VRAIS PROJETS éducatifs avec au centre, l’enfant-élève, on voit les tensions disparaître, et les premiers bénéficiaires en sont forcément les élèves, les enfants donc. Puis, par effet de dominos, les parents et les enseignants. La chaîne est bouclée et chacun est entré dans la danse. La communication passe par la coopération. PARLER pour FAIRE. DIRE pour AGIR. Ces expériences restent pourtant limitées pour tout un tas de raisons, dont la plus simple à évoquer ici, reste celle des horaires. Pendant que les élèves sont à l’école, bien souvent, les parents travaillent. 

2/ Un deuxième axe peut alors être exploité, celui des TICE. L’Internet au service de la relation école-famille. Par le biais de Site Web d’école ou par celui de blog d’enseignant ou de parent, nous voyons là émerger un nouveau mode de communication sur lequel il me semble très intéressant de réfléchir. Pas de contraintes d’horaire, pas de délocalisation, pas d’angoisse du face à face direct. Un moyen rapide et efficace donc mais qui ne doit pas se substituer à la relation « physique » entre l’école et les familles. C’est un outil de plus à la communication. Il ne doit pas devenir un ECRAN de plus entre les uns et les autres. Et cela s’apprend également… 

Pour terminer je dirais que l’école ne peut plus faire l’impasse d’une réflexion en profondeur sur cette dimension relationnelle et contractuelle.  A l’heure où de nombreuses familles se trouvent légitimement en attente d’éducation et d’enseignement, où les discours démagogiques et « catastrophistes » débordent de tous médias, où la société peine à trouver des valeurs communes, où les individualismes prônent sur les projets coopératifs; il me paraît incontournable d’envisager autour de l’enfant, de l’élève un véritable PARTENARIAT d’EDUCATION. Un partenariat positif, concret, citoyen, réaliste et porteur de vraies promesses pour les élèves. A chacun de le définir en fonction des attentes et des besoins qu’il rencontre dans son quartier et son école. A nous, enseignants de saisir à bras le corps ce formidable défi. Je pense que tous, nous y gagnerions, en reconnaissance et en confiance réciproque. 

Ostiane Mathon

Et si nous continuions ce petit débat ici…avec vous…entre partenaires bleu primaire!




Allô maman bobo!

22 05 2008

Quand récréation

rime avec hospitalisation…

Qui n’a pas connu ce coup de fil en pleine réunion…allô, bonjour Madame, alors ne vous affolez pas, ici l’école de votre fils, avez-vous une bonne mutuelle?

Non, je blogue, enfin je blague, enfin pas vraiment!

Cette année…et c’est la maman qui parle…mâchoire supérieure, petit doigt de pied, clavicule…ça commence toujours de la même manière…Ostiane, c’est pour toi, téléphone! Tu prends sur la ligne 0? Oui, merci, tu peux m’appeler un taxi en urgence? Aujourd’hui, 1 bus sur 3….Et je crois que je vais en avoir besoin…

L’école: la cour de récré, les couloirs, les portes, les escaliers, les jeux de cache-cache, la course poursuite…etc

Accidents de la vie, petits et gros bobos.

Comment vivre ces moments avec l’enfant, avec l’école, avec le camarade responsable ou non. Tiens, le voilà le mot: RES-PON-SA-BI-LI-TE

Dans un monde où la faute n’est plus acceptable, où l’erreur est mal vécue, où l’imprévu est rayé du vocabulaire, où la responsabilité est légalement engagée à tous les échelons de la vie, où la législation régie toutes les situations  quotidiennes, etc…comment faire accepter chez les jeunes et les moins jeunes, cette notion de risque pourtant tellement nécessaire, tellement formatrice, tellement vitale.

C’est la faute à…

Qui est le coupable?

Qui est le responsable?

A l’école, et là c’est l’instit’ qui reprend la parole, nous vivons directement et de plein fouet cette généralisation du législatif dans la vie scolaire.

Organiser une sortie devient parcours du combattant, proposer un voyage scolaire relève de mission impossible, proposer l’intervention d’un professionnel non labellisé éducation nationale est un acte illégal, laisser aller les enfants aux toilettes, sans surveillance est passible de pénalité, partager un goûter peut dégénérer en psychose allergisante….etc

Alors pour en revenir à mon sujet de départ… »Qui surveillait la cour? A quel endroit précis a eu lieu l’impact entre les deux enfants? Où se trouvait très exactement le référent adulte? A quelle heure a-t-il pris son service? Combien d’enfants jouaient dans le même espace au moment du sinistre…. »

L’école, lieu de vie, de collectivité, d’énergies contradictoires avec ce que cela engendre comme risques encourus?

Ou bien espace aseptisé, lisse, hyper formaté, du type école sur papier glacé…

Qu’en pensez-vous?

Quelle place dans nos vies pour la prise de risque et l’acceptation de la non maîtrise des événements?  Quel équilibre entre nécessaire sécurité et absolu contrôle? Et surtout quelle incidence sur nos comportements, nos réactions et nos mentalités?

Bon, ce sera tout pour aujourd’hui…Je vous laisse la parole…Qui se risquera à s’exprimer en premier?




16h30…sortie de classe

20 05 2008

PARENTS, CHERS PARENTS…C’est quoi, pour vous l’heure de la sortie?

Le compte rendu, heure par heure, de la journée d’école?

Le décompte anxiogène des bonnes et mauvaises notes?

Un instant convivial où vous retrouvez d’autres parents?

L’occasion de glisser un message à l’enseignant?

Un rendez-vous avec votre enfant, petit goûter et sourire en coin?

La possibilité de voir la tête de ses camarades?

Une grand moment de solitude car vous ne pouvez pas y être?

Un passage obligé mais franchement, vivement qu’il rentre seul à la maison!

POUR MOI CE SOIR, UN MOMENT DE GRANDS DOUTES ET DE REMISE EN QUESTION.




Retard scolaire

19 05 2008
Retard scolaire :Respectons le développement de l’enfant  
Pour un tiers des élèves, l’école commence trop tôt et progresse trop vite. Les enseignements doivent s’adapter à leur divers niveaux de maturité, sous peine de les faire courir à l’échec. C’est ce qu’explique le pédiatre Guy Vermeil qui travaille, depuis longtemps, avec des enfants en maternelle et en primaire, dans son ouvrage Le retard scolaire. Retard vrai ou maturité décalée (Ed. Ellipses).

Pour tous, un entretien à (re)lire.

Pour les enseignants, un sujet à approfondir.

Pour les écoles, un projet concret à imaginer.

Pour les parents, des pistes à suivre.

Pour les élèves, un espoir de mieux grandir!

De la théorie, à la pratique, il n’y a qu’un pas.

La fin d’année approche…conseil de classe, concertation, passage, maintient…et si on se posait la question autrement?

Éclairez-nous de vos expériences, de ce que vous et/ou votre enfant avez vécu entre le moment de l’annonce, la concrétisation du redoublement, et le résultat in fine un an plus tard.

Pour vous, une année de plus dans le même niveau, ce fut une bonne ou une mauvaise décision?