Haïku pour Hatsuharu

21 03 2011

Carême pédagogique

Jour 11

Pensée 11

Certains sujets sont difficiles à envisager avec une classe de jeunes élèves. Non pas qu’ils ne soient pas en capacité de les appréhender, mais plutôt qu’il reste très délicat pour un enseignant de se mettre à la portée de leurs attentes, de leurs besoins, de leurs peurs, de leurs représentations, de leurs questions,  sans risquer de les brusquer, de les heurter, de les plonger un peu plus dans le chaos qui envahit les ondes et les écrans. Pour autant, on ne peut rester muet, impassible, faire comme si de rien n’était. Ainsi j’ai choisi de partir avec ma classe à la découverte du patrimoine poétique japonais et de leur proposer de rédiger à l’intention d’un enfant, incarné par un prénom, un court poème sur le modèle des Haïkus.

Le haïku est une forme classique de la poésie japonaise, à forte composante symbolique, qui contient environ 17 syllabes et  fait référence à un élément de la nature, nature qui porte en elle la beauté et l‘éphémère.

Au Japon, chaque prénom est porteur d’un sens, d’une signification. Ici, en choisissant de mêler deux prénoms féminins Hatsu et Haru, j’obtiens un prénom composé Hatsuharu qui signifie Premier Printemps. Hommage au printemps bien sûr, mais surtout hommage à cette petite fille, à ce nouveau-né qui vit le jour au pays du Soleil Levant, à l’aube d’un tsunami dévastateur.

Haïstu pour Hatsuharu

Les eaux noires de tes grands yeux

vaporeux

s’éveillent au Soleil Couchant

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L’opéra à l’école

22 01 2011

Mozart (1756-1791) n’a que 12 ans lorsqu’il compose cet opéra en un seul acte: Bastien et Bastienne.

  • les personnages: Bastien, Bastienne la bergère et Colas le magicien
  • les thèmes: l’amour, la magie,

  • l’histoire en quelques mots: Bastienne aime Bastien, mais Bastien semble en aimer une autre. Alors Bastienne se tourne vers Colas le magicien et lui demande de lui venir en aide…
  • le passage: l’extrait choisi ici, 10 ème Aria et 2ème air de Colas, se situe à la scène IV, au centre de l’opéra, moment pivot où le magicien entame une inquiétante incantation de formules magiques…

Diggi, Daggi, schurry, murry!

Image de prévisualisation YouTube


Hier matin, sans trop savoir où je mettais les pieds, (mais avec quelques petites idées derrière la tête…) j’ai proposé à mes élèves de découvrir cette œuvre du patrimoine lyrique, œuvre de jeunesse d’un compositeur hors normes: Mozart.

Et vous savez quoi? Ils en redemandent!

dessin d’élève

Proposons du beau, de l’insolite, de l’inattendu à nos élèves et ils nous surprendront par leur curiosité, leur envie, leur intérêt, leur motivation…

@ suivre 😉

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Un blog de classe pour quoi faire? (partie 1)

17 11 2010

Un blog de classe pour quoi faire? La question peut paraître saugrenue pour les uns, impertinente pour d’autres, sans intérêt pour certains. Travaillant depuis tout  juste trois ans avec ce type de support numérique, j’avais envie d’en donner un feed-back non exhaustif mais ancré dans ma réalité quotidienne de vie de classe.

Alors, notre Cuturo-blog de classe, que permet-il d’autre qui ne soit pas possible sans lui? Qu’offre-t-il de différent de ce qu’offre déjà la classe? Voici quelques éléments de réflexion que je soumets volontiers à vos propres réflexions, analyses et expérimentations.

  • s’exprimer dans et hors de la classe,

Qu’il s’agisse de relation pédagogique, de relations entre pairs ou de relations aux savoirs, la dimension relationnelle se révèle essentielle et incontournable dans une vie de classe. On parle beaucoup d’individualisation dans le milieu de la formation; j »aime de moins en moins ce mot, je l’avoue bien volontiers. Il efface la personne et contourne le collectif. Au terme d’individualisation je préfère nettement celui de personnalisation. On y reconnaît davantage l’existence de la personne en lien avec l’existence du groupe auquel elle appartient. On apprend toujours seul mais jamais sans les autres est un des leitmotivs de Philippe Carré. Je l’expérimente pour ma part chaque jour en classe avec mes élèves. Le blog de classe permet à cette personnalisation de la relation de se poursuivre dans un espace-temps autre que celui de la classe. La relation ainsi que l’expression de cette relation sont au cœur du dispositif d’apprentissage; elles sont au cœur même de l’acte d’apprendre.  Qu’elle soit orale ou écrite, l’expression est un des modes relationnels qui favorise la mise en place d’un apprentissage dynamique, évolutif, vivant, incarné. Développer et organiser cette expression au sein de la classe est une des choses les plus délicates à  gérer pour un enseignant. Qui questionne? Qui répond? Qui propose? Qui exprime et s’exprime? Bien souvent…ce sont toujours les mêmes, avec en exergue la parole de l’enseignant trônant sur l’estrade.

Lorsque la première année j’ai mis en ligne notre premier blog de classe, j’ai progressivement vu s’établir de nouveaux flux de communication, de nouvelles formes d’interaction, de nouveaux espaces d’expression plus propices pour certains à l’expression de soi. Soi et les autres. Soi au sein d’un collectif numérique, mais non moins réel pour autant. Un collectif moins intimidant, moins impressionnant sans doute pour certains enfants plus timides, plus inhibés, moins confiants. Quelle que soit l’importance de l’enjeu éducatif, on ne peut forcer un enfant ni à apprendre, ni à entrer en relation, ni à s’exprimer. On ne peut que l’y inviter, lui tendre chaque jour la main, lui exprimer notre présence et lui signifier son existence. Et puis, peut-être, sans doute, sans aucun doute, un jour, on le verra entrer dans la danse. C’est ce que j’ai pu en effet constater et expérimenter via le blog de classe. J’y ai vu, lu et entendu des enfants qui peinaient à s’exprimer en tant qu’élève et qui peu à peu, à leur rythme, via un espace autre que celui de la classe, de l’école, du cadre institutionnel, se sont autorisés à se construire une identité d’élève . Le blog de classe a cette particularité de représenter la classe sans pour autant en imposer le cadre. Ni obligation de lieu, ni obligation d’horaire, ni obligation de contenu, ni obligation de résultat, ni obligation de présence. Et pourtant…ils sont là, ils y reviennent, ils en redemandent. Intéressant je trouve…

  • établir un lien entre l’école et la maison

Véritable portfolio numérique, le blog de classe, est une porte ouverte sur ce qui se vit et se fait en classe. Les parents, les amis, la famille peuvent ainsi prendre part à un espace-temps généralement clos et mystérieux qui leur est de fait interdit par des contraintes tant exogènes qu’endogènes: disponibilité des uns, emploi du temps des autres, règlement intérieur des établissements, architecture spatiale limitée, sont autant d’obstacles à la mise en place de lieux ouverts propices aux échanges entre les familles et l‘institution. Le blog de classe, lui,  permet cet autre lieu, il permet une relative perméabilité entre deux sphères généralement considérées par l’une comme par l’autre comme territoires infranchissables, inatteignables, voire non autorisés.

Le blog de classe établit ce que j’appelle une passerelle virtuelle. C‘est sans doute mon petit côté claustrophobe, je n’ai jamais aimé les portes fermées, mais c’est davantage évidemment. Derrière cette idée de passerelle, il y a la conviction, là encore, qu’une meilleure communication entre l’école et la famille ne peut que favoriser la confiance réciproque, première pierre d’un pacte éducatif à double entrée. Triple entrée devrais-je dire car l’enfant-élève est un des co-signataires de ce contrat éducatif. Le blog de classe permet ainsi non seulement d’éclairer les contours de la boîte noire que représente la classe, en y laissant entrer un peu de transparence et de couleur mais également il permet aux enfants d’être eux-mêmes au carrefour de ce lieu de transition et de transfert des savoirs. Ce sont eux les passeurs, les transmetteurs; ce sont eux qui gèrent, en fonction de leurs souhaits, le débit et le contenu de ce qu’ils considèrent comme utile, lisible, audible et recevable. Rien n’est imposé. C’est un principe de base et qui fonde de plus en plus, là encore je l’avoue bien volontiers, l’essence de ma pédagogie.

  • créer une identité de classe

Le blog de classe, tel que nous le pratiquons depuis trois ans, peut être assimilé à ce que l’on nomme également un portfolio de présentation. Notre blog, c’est nous, c’est notre classe toute entière et c’est chacun de ses éléments en particulier, lié entre eux dans une entreprise collective. C’est une galerie numérique et permanente de travaux et d’échanges incarnant à la fois le travail de chacun mais aussi la réalisation d’un projet collectif co-construit tout au long de l’année. Chaque année, les groupes-classe se font et se défont au gré des répartitions, des déménagements, des nouvelles inscriptions. Chaque année, il faut reconstituer une nouvelle dynamique de groupe, retrouver un nouvel élan propre à chaque profil de classe, chercher et trouver un projet particulier qui fera sens pour les élèves et donnera du sens à leur quotidien.  Sans  ce sens, il est bien difficile de trouver la motivation et l’appétence nécessaires à l’engagement scolaire.

Le blog de classe, de ce point de vue a largement dépassé mes espérances. Non seulement il génère l’adhésion de tous, mais il va bien au-delà puisque les années passant, les anciens élèves continuent de s’y sentir chez eux même lorsqu’ils ont changé d’établissement! Certes d’une année sur l’autre le blog évolue, en lien avec les besoins particuliers et le caractère propre à la classe, caractère qui chaque année diffère de la précédente. C’est ce qui fait la saveur de ce métier. Rien n’est jamais pareil. Le blog de notre classe, c’est notre travail, c’est notre fierté, c’est notre identité commune. Cette identité de classe est fondamentale pour envisager la mise en place des apprentissages. La classe est d’abord un lieu de vie et c’est parce qu’elle est un lieu de vie qu’elle peut devenir un lieu d’apprentissage. De cela, je reste convaincue.

  • valoriser le travail des élèves

Sur un blog de classe, on ne publie pas n’importe quoi, n’importe comment. En amont, un travail personnel de lecture, de rédaction, de présentation, de choix et de sélection des travaux est co-constitué par les enfants et l’enseignant. A l’heure où l’on parle de développement des compétences autant que des savoirs, à l’heure où l’échec scolaire est quotidiennement affiché aux yeux des élèves qui eux, tentent avec ardeur de donner le meilleur de ce qu’ils peuvent, la valorisation de leur travail et de leur réussite me semble la moindre des choses. Croire en ses élèves, en leurs capacités de progrès, en leurs facultés encore toute naissantes n’est-ce pas une posture fondamentale pour tout enseignant, pour tout éducateur? C’est une question de respect, d’éthique et de solidarité envers eux. La motivation entraîne l’envie; le goût entraîne le plaisir; la reconnaissance entraîne l’engagement, la réussite entraîne la réussite…Le blog de classe, parce qu’il donne à voir le fruit de leur travail permet ce cercle vertueux, pourquoi s’en priver?

Dans un très prochain article, j’aborderai d’autres aspects qui font la particularité du blog de classe. J’y évoquerai, entre autre, la validation du B2I en situation, les activités en lien avec la maîtrise de la langue française, le rapport incontournable aujourd’hui entre les apprentissages et l’usage du numérique. Nous savions déjà que les intelligences étaient multiples. Nous découvrons aujourd’hui, avec l’apparition du numérique qui nous condamne à être intelligent pour reprendre les mots de Michel Serre, que nos rapports à la connaissance et aux modes d’apprentissage s’en trouvent complexifiés et sans aucun doute démultipliés. L’école peut-elle restée sourde, aveugle, muette?

@ suivre 😉

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Séquence d’histoire cycle 3

17 10 2010

Un article en guise de synthèse et de récapitulatif des grands concepts historiques abordés depuis le début d’année; concepts qu’il me semble incontournable d’appréhender dès le primaire afin de mettre en place chez le jeune enfant une posture de dé-centration, d’investigation et de questionnement. L’histoire se transmet, certes, mais elle interroge l’homme et son environnement proche et lointain, dans le temps, comme dans l’espace.

Discipline transversale par nature, l’histoire touche à ce que l’homme vit, a vécu et sans doute vivra, chacun d’entre nous étant une parcelle de l’humanité en devenir, chacun d’entre nous étant inscrit sur cette incommensurable frise historique, marquée elle-même par une multitudes d’événements allant de la micro situation anecdotique jusqu’au le fait majeur et historique.

1/ travail collectif de recueil des représentations en histoire.

Pour vous, c’est quoi l’histoire?

Quelques exemples donnés par les enfants et récoltés sur le tableau:

  • Christophe Colomb
  • les hiéroglyphes
  • les châteaux forts
  • les Romains
  • Léonard de Vinci
  • -500 avant Jésus Christ
  • la deuxième guerre mondiale
  • les silex
  • La Grèce
  • le Moyen Âge
  • Charlemagne
  • la Préhistoire
  • etc…

2/ clarification, organisation sur feuille de cette collecte et classification en 8 grands concept-clés

  • les périodes
  • les époques
  • les dates
  • les événements (ou faits)
  • les personnages historiques
  • les peuples et civilisations
  • les vestiges
  • les lieux

3/ mobilisation de ces données dans des activités de lecture-recherche

4/ travail sur les durées et le calendrier

  • le siècle et leur écriture en chiffres romains
  • le millénaire
  • l’ère
  • les différents calendriers (chrétien, musulman, juif)

5/ reformulation, formalisation et illustration par le biais d’une fiche-outil de référence

6/ méthodologie de l’exposé sous forme de carte mentale (schéma heuristique)

  • comment mener une recherche?
  • quels type de document utiliser?
  • où trouver les différentes sources historiques?
  • comment varier les types de support (carte, frise, schéma, objet, témoignage, etc)
  • comment analyser et exploiter des documents? (date, titre, sujet traité, etc)
  • comment présenter un thème (titre, paragraphe, sous-paragraphe, etc)

7/ rendez-vous sur le blog de classe pour une petite séance vidéo.

A suivre…


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Réunion de parents

18 09 2010

AgendaTraditionnel rendez-vous de début d’année, la réunion de parents constitue un deuxième élan pour consolider la bonne mise en route de la vie de classe.

Réunion d’information certes,  mais également point d’ancrage d’un partenariat éducatif essentiel à la réussite des élèves et à la cohésion du groupe. Il s’agira d’aborder les points suivants:

  • présentation personnelle et professionnelle
  • composition de la classe et accueil des nouvelles familles
  • retour général sur la première prise de température du groupe-classe
  • emploi du temps hebdomadaire et organisation d’une journée type
  • premiers rituels mis en place
  • consignes d’ordre méthodologique
  • explicitation des règles de vie
  • aperçu du panorama des points de programme
  • projets particuliers et sorties envisagées
  • type de pédagogie utilisé
  • mode d’évaluation
  • espaces réservés à l’accompagnement personnalisé des élèves
  • disponibilités pour les entretiens individuels avec les familles
  • conseils relatifs à l’aide attendue des parents
  • autres, divers, questions…

Des mots-clés: soutien, confiance, contrat, travail, groupe, apprentissage, autonomie, régularité, rythme, ambiance, exigence, respect, partenariat.

Pour ce qui me concerne, ma réunion aura lieu mardi soir et l’essentiel des échanges portera sur le nouveau mode d’évaluation des élèves; en effet, nous passons d’un bulletin scolaire assorti de moyennes chiffrées à un guide de suivi des acquis des élèves. Plus de notes donc mais un repérage précis des différentes compétences à acquérir au cours de l’année. Ce nouvel outil de lecture du parcours scolaire de l’enfant devrait permettre à chacun (enseignant-parent-enfant) de mieux suivre et comprendre les progrès réalisés et les difficultés persistantes dans une logique de construction progressive des savoirs.

Sur ce sujet, lire également l’article « Évaluer, un mot à la mode »

Et vous, votre réunion de début d’année, vous l’envisagez de quelle manière?

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Mon voilier

9 09 2010

Le  voilier

Mon   voilier

Il est de neige, mon voilier
Vogue, vogue mon joli rêve
Il est de neige, mon voilier
Parmi les oiseaux en allés

Vous le verrez si vous rêvez
Vogue, vogue, joli voilier
Vous le verrez  si vous rêvez
La tête au chaud sur l’oreiller

Au ciel vous le verrez passer
Vogue, vogue, rêve étoilé
Au ciel, vous le verrez passer
Avec la lune à son hunier

Maurice Carême

Musique: Charles Scharrès

Interprète: Geneviève Schneider

CD Paprika, enfance et musique

Pour écouter un extrait, cliquez sur ce lien

😉


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Paroles d’enfant

5 09 2010

« Alors, maîtresse, si j’ai bien compris et pour résumer ce que nous venons de dire et d’écrire, les ficelles du Français, ça fonctionne un peu comme la chaîne alimentaire.

– C’est à dire, Sylvain?

– Et bien tout est relié d’une manière ou d’une autre. Si on enlève un élément, tout est perturbé! ça modifie le système! »

système

Et voilà…que dire de plus?

La synthèse de la matinée tiendra dans ces quelques mots que nous afficherons en classe pour le reste de l’année!

Mots d’enfant ou  paroles d’expert?

Je sens que cette rentrée est pleine de promesses…

😉


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Pour se présenter

2 09 2010

photo-portrait par David Batch

Se présenter n’est pas chose aisée, loin s’en faut!

Ni pour l’enfant ni pour l’adulte d’ailleurs!

Que dire de soi? Qui l’on est? Ce que l’on fait? D’où l’on vient?

Que ce soit lors d’un entretien professionnel, d’un dîner chez des amis,  d’un stage ponctuel ou tout simplement, restons d’actualité, d’une rentrée des classes, on est souvent bien embrassé pour trouver les mots justes qui vont dire, en quelques secondes, l’essentiel de soi…Et lorsqu’on entend un peu partout qu’on n’a pas deux fois l’occasion de faire une première bonne impression, on comprendra tout de suite l’énorme vertige provoqué par ces quelques mots anodins…

« Voudriez-vous en quelques mots vous présentez s’il vous plaît? »

En classe, lors des premiers jours, c’est l’occasion de se redécouvrir les uns les autres ou d’accueillir de nouveaux venus. Il existe un grand nombre d’entrées plus ou moins ludiques, formelles, traditionnelles voire culturelles pour ce type d’exercice. Car il s’agit bien d’un véritable  exercice tant il mobilise des compétences à la fois fines et complexes qui relèvent du registre de la langue (choix des mots, syntaxe, sens, etc) comme de celui du champ psycho-socio-affectif (soi face aux autres).

Cette année j’ai décidé d’opter pour une activité nouvelle que je n’ai encore jamais testée en classe mais que j’ai vécue récemment dans le cadre d’une formation animée par Isabelle JACOB à laquelle j’ai eu la joie de participer.

En voici une fiche pédagogique qui me permet d’inaugurer sur le blog une nouvelle rubrique intitulée « Cahier journal ».

Cycle: 3 (enfants de 8, 9 et 10 ans)

Activité: se présenter en quelques phrases à l’aide d’un support imagé

Dispositif:

  • 6 groupes de 5 élèves dans un premier temps
  • grand groupe collectif dans un 2ème temps

Domaine d’étude: Langage oral

Compétences:

  • être capable de (se) raconter et (se) décrire
  • demander et prendre la parole à bon escient

Matériel: 31 cartes images (1 par personne présente + l’enseignant)

Organisation spatiale: petits paquets de 5 chaises en vis-à-vis (en classe ou dans la cour selon le temps)

Déroulement:

1er temps: 25/30 minutes environ

  • faire piocher à chaque enfant  une image face cachée (en piocher une soi-même)
  • laisser un temps à chacun pour découvrir et s’approprier l’image
  • en petit groupe et à tour de rôle dire en quoi cette image parle de vous
  • laisser chacun s’exprimer sans interrompre ni poser de question en retour

2ème temps: 15/20 minutes environ

  • revenir au grand groupe en classe
  • demander à 1 volontaire par groupe de venir raconter l’expérience vécue dans le petit groupe
  • laisser la possibilité au groupe classe de poser des questions

Dernier temps: l’enseignant se livre à l’exercice à son tour. Variable: il pourra commencer la séance par sa propre présentation en guise d’exemple.

Et voilà, demain, je vous raconterai via les commentaires le résultat de l’opération!

@ 2 mains donc 😉


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Fenêtre ouverte sur salle de classe

18 08 2010

Les parents à l’honneur

Comment associer la première communauté éducative que sont les parents au projet éducatif et pédagogique des enseignants ? Comment donner du sens au projet de vie de l’enfant-élève en intégrant dans nos structures scolaires des échanges authentiques entre les familles et les enseignants ? Comment préparer l’orientation des jeunes en étroite collaboration avec leurs histoires personnelles et la multiplicité des réalités professionnelles ? Comment faire travailler ensemble parents, enseignants et jeunes avec le souci de favoriser le développement des compétences collectives ?

Voici un ensemble de questions qui posent à nouveau la question du sens de la coopération entre l’école et les familles. Enseignante au cycle 3 de l’école primaire, et mère de 4 enfants scolarisés en élémentaire, au collège, au lycée et à l’université, je me suis toujours interrogée sur les modalités et les dispositifs à mettre en place au sein des établissements du premier comme du second degré pour favoriser ce nécessaire partenariat éducatif. En ce presque début d’année scolaire, je souhaitais, une nouvelle fois, témoigner d’une expérience mise en place dans ma classe il y a de cela deux ans et qui ne demande qu’à être pérennisée et renouvelée au primaire comme au secondaire. Des parents m’en ont refait la demande, des élèves m’ont sollicitée, des collègues souhaitent s’y associer. De quoi s’agit-il exactement ? D’un forum des métiers entièrement géré par les parents volontaires.

  • Comment ça marche:

Sur la base d’un calendrier à remplir par les parents, j’ai proposé à chaque famille la possibilité de venir témoigner en classe de leur métier, d’une activité, d’une passion ou d’une expérience de vie particulière.

  • Objectifs de cette démarche :

– Associer le parent, non comme « parentdélève » mais comme adulte témoin, acteur et passeur de savoirs et de compétences

– Ouvrir le champ des connaissances en matière de réalités externes à l’institution scolaire

– Favoriser une coopération active entre parents et enseignants

– Ouvrir l’école sur son environnement proche

– Responsabiliser les adultes dans une démarche de co-éducation

– Mettre en projet des jeunes en fin d’école primaire

  • Dispositif proposé :

– Périodicité d’une présentation hebdomadaire entre mars et juin

– Créneau moyen d’une heure trente pour chaque intervention

– Possibilité de grouper deux ou trois parents dont les activités professionnelles sont complémentaires

  • Cahier des charges à respecter :

Associer présentation du métier et mise en activité des enfants (avec aide de la maîtresse si besoin !)

  • Nombres de participants : 11 volontaires sur un total de 32 familles

  • Métiers présentés :

– Chef d’orchestre

– Scénariste

– Comédien

– Machiniste

– Constructeur ferroviaire

– Inspecteur des douanes

-Brocanteur

– Responsable de Marketing

– Publiciste

– Dentiste et orthodontiste

  • Effets produits chez les élèves :

Curieusement, de nombreux enfants n’ont pas idée de l’activité professionnelle de leurs parents. Papa est au bureau, maman est au travail…Les jeunes n’ont pas conscience des réalités concrètes qui se cachent derrière cet espace-temps qu’ils ne partagent pas et dont ils n’ont aucune vision précise. Où disparait maman après m’avoir déposé au portail ? Où va papa lorsqu’il part en voyage ?

Le fait d’entendre, de partager et de vivre des études de cas précis en classe leur aura permis de découvrir non seulement des facettes de la vie professionnelle en général mais plus encore de nouvelles facettes identitaires de leurs parents. Découverte et fierté entremêlées…Et pour certains, invitation au rêve et au voyage…Quand je serai grand, je serai…

  • Retour des parents :

– Plutôt favorables à l’idée de participer à ce moment de vie authentique

– Heureux de voir la classe de l’intérieur

– Surpris de découvrir leur enfant sous un angle différent

– Satisfaits d’être pris au sérieux pour ce qu’ils sont et non pour ce qu’on attend qu’ils soient…

  • Témoignage en direct : Paroles de papa

Il y a 2 ans Mme Mathon, institutrice de ma fille Eva, a exprimé la demande suivante :

« Souhaitez-vous présenter votre métier à la classe de votre enfant ? ».

Je dois avouer que j’ai été tout d’abord un peu réticent, ne voyant pas d’emblée l’intérêt que comporterait la présentation de mon métier.

A la réflexion, et après avoir discuté avec ma fille, il m’a paru intéressant pour des jeunes écoliers de découvrir la panoplie des différents métiers existant et surtout de les leur présenter, sous toutes leurs facettes, et pas seulement la 1ère perception qu’ils pourraient en avoir.

Afin de me préparer, je me suis rapproché d’un collègue qui effectue ce type de présentations aux écoliers, collégiens et lycéens de quartier difficiles et je l’ai invité à y participer.

Le jour de la rencontre avec la classe de ma fille, j’appréhendais cette présentation comme un écolier qui passe un examen. Bien que préparé, au moment venu, saurais-je répondre à toutes les questions, de façon complète et compréhensible ? Ne vais-je pas les ennuyer ? Et très vite les « pourquoi-comment » ont démarré. Un peu surpris au départ par la précision des demandes, cette demi-journée s’est finalement très bien passée, j’ai été impressionné de l’intérêt qu’ont porté les écoliers sur mon métier et mon entreprise. Quant au collègue qui m’accompagnait, il n’a trouvé que des éloges à faire pour la classe. Il était lui aussi impressionné par la discipline, l’écoute, le respect et la sincérité de ces écoliers.

J’ai trouvé cette expérience intéressante et enrichissante, non seulement pour les enfants dans leur connaissance du monde du travail, mais encore pour moi-même, pour prendre conscience de leurs attentes ou de leurs perceptions parfois erronées.

Je pense que ce type d’expérience mérite d’être renouvelée et espère que de nouveaux parents, dans des professions très diverses, accepteront d’y participer.

Monsieur Guillermo LOPEZ

Ce que ne dit pas Monsieur Guillermo dans ce beau retour d’expérience, c’est la nature de ce fameux métier qu’il est venu nous présenter et l’aventure extraordinaire qu’il nous a fait partager. Machiniste à la RATP, non seulement Monsieur Guillermo nous a magnifiquement exposé son entreprise mais pour aller plus loin encore, il nous a embarqué au fil des rues de Paris dans un bus spécialement réservé pour la classe jusqu’au Terminus d’Aubervilliers. Là, nous avons visité les ateliers de remise en état, les entrepôts de matériel et les bureaux. Nous avons vu les bus par-dessous et par-dessus, en pièces détachées et en rénovation. Nous avons pénétré dans l’envers du décor…Oui, c’était un moment rare, exceptionnel. Pour sa fille, pour tous les enfants et pour moi-même. Merci Monsieur Guillermo. Merci pour cette passionnante et instructive demi-journée.

  • Bilan personnel de cette expérience:

Il est apparu, durant ce troisième trimestre, période de ce forum des métiers, une nouvelle cohésion de classe, une nouvelle ambiance, une nouvelle dynamique. Les vendredis, d’habitude si redoutés, sont devenus des points de rendez-vous attendus et appréciés de tous, et sur les trottoirs de l’école, on entendait des parents échanger sur leur expérience vécue en classe. Pour eux, comme pour moi, une autre manière d’envisager l’école et le partenariat éducatif venait d’émerger. Un partenariat fondé sur le partage des savoirs et des pouvoirs, sur la complémentarité des différents acteurs, sur la coopération entre les personnes, sur la base d’un co-apprentissage.

Parallèlement à cette initiative, ici même sur Blog Bleu Primaire, je donnais à voir les différentes expériences vécues en classe au fil du temps. Une façon pour moi de prolonger les échanges hors du cadre scolaire et de valoriser les interventions des parents. Investis d’un nouveau pouvoir d’agir, les parents et les enfants se sont associés à ce nouveau projet…qui demeure encore d’actualité.

J’ai été impressionnée de voir à quel point les parents se sont engagés dans leurs actions. Chaque intervention était ponctuée d’activités riches, diverses, concrètes et actives. Travail en petits groupes, mise en situation, jeux de rôles, activités créatrices…J’ai découvert des parents pédagogues…Et j’ai appris une foule de choses ! Tant de métiers, tant de talents, tant de compétences

  • Quelques exemples d’activités proposées, gérées et assumées par les parents :

Le forum des métiers s’est ouvert en la majeur…Avec le papa de Paul, chef d’orchestre nous avons parcouru les lignes d’une partition manuscrite géante, tenu la baguette et battu la mesure. Rythme et tempo se sont invités en classe et chaque enfant a pu s’essayer à l’exercice de ce métier « social » pour reprendre les termes de Monsieur Pellivani. Ecoute musicale bien sûr mais aussi et surtout discussion autour du métier de « chef ». Être chef, c’est accorder les yeux, les gestes, les oreilles et les cœurs de chacun pour offrir la plus belle interprétation possible. Belle leçon d’éducation musicale certes, mais plus encore, magnifique témoignage du vivre ensemble. Paul était fier et heureux de la présence de son père parmi nous. Très souvent en tournée autour du monde, ce matin là, il était en tournée à l’école, dans son école, dans sa classe. Un beau cadeau.

D’autres actions sont à découvrir en suivant ce lien: Forum des parents.

  • Limites de l’expérience :

De nombreux parents vivent des situations personnelles et professionnelles très complexes, certains sont au chômage ou ont décroché depuis plus ou moins longtemps de la sphère sociale et professionnelle. D’autres enfin ne maîtrisent pas suffisamment le français pour oser franchir la frontière scolaire et venir témoigner. Il est de la responsabilité de l’institution de trouver et d’inventer des passerelles qui leur permettront, eux aussi, de prendre la parole, d’exister, de valoriser ce qu’ils sont. En leur redonnant ce « pouvoir-être », on leur permettra à nouveau de se saisir de leur autorité éducative, de leur légitimité à éduquer, à accompagner leurs enfants, à jouer pleinement leur rôle de parent. Les parents n’ont pas déserté la sphère éducative. C’est l’image négative et dépréciative qu’on leur renvoie d’eux-mêmes qui les en éloigne peu à peu et pour certains les en exclue totalement. Un père sans activité professionnelle, une mère célibataire, une famille immigrée s’interdisent bien souvent d’exercer leur droit, leur devoir, leur pouvoir parental sous prétexte qu’ils se perçoivent comme illégitimes au regard des normes sociales, culturelles, scolaires…Ils pratiquent alors bien involontairement ce que je qualifierais  l’inconsciente autocensure éducative . En associant ces familles à des actions de co-éducation, en cessant de les exclure ou de les infantiliser, on travaille à resserrer les liens entre parents, enfants et enseignants et on offre aux jeunes un exemple de cohésion adulte et constructive, condition essentielle pour la confiance, le bien-être et la réussite des élèves…

  • Conclusion :

Avant même de parler d’orientation au second degré, il paraît incontournable de mener dès les petites classes des actions de découvertes, d’invitation, d’incitation. On apprécie souvent la saveur des choses après les avoir goûtées plusieurs fois…Comment peut-on imaginer choisir une voie professionnelle du jour au lendemain, sous prétexte qu’il est l’heure, qu’on a 16 ans et que l’institution a décidé pour vous que c’était  le moment? La vie professionnelle est une course au long court. Si elle se construit sur le tas chaque jour davantage, elle se prépare bien avant  l’âge limite requis . Attention, il n’est pas question ici de s’agiter dès le primaire autour de l’idée d’une pré-orientation précoce, ce serait se tromper à la fois d’objectif et de stratégie et faire fi de ce qu’est un enfant. Plutôt, il faut considérer cette période  primaire , comme une période privilégiée car propice à l’émerveillement et au questionnement ouvert et sans limite et s’en saisir ainsi pour multiplier les occasions d’éveil à l’environnement et d’incitation au rêve. La capacité d’ouverture du jeune enfant âgé de 7 à 11 ans est bien supérieure à celui de l’adolescent, focalisé quant à lui sur d’autres centres d’intérêt qui lui réclament alors toute son énergie…

Enfin, pour conclure ce témoignage j’insisterais à nouveau sur cette idée qu’on ne peut, qu’il s’agisse de la simple découverte des métiers au primaire et plus tard, de l’orientation au collège et au lycée, faire l’impasse ni sur la mutualisation des compétences collectives ni sur l’histoire personnelle de chacune des familles. C’est pourquoi il m’a paru utile de témoigner de ce type de dispositif impliquant les parents eux-mêmes. Dispositif très simple à mettre en place et fort éclairant dans de nombreux domaines. On y apprend des enfants, on y apprend des parents, on y apprend des autres et de soi-même.

On apprend à l’école, oui, mais on n’apprend pas qu’à l’école et surtout il est grand temps que l’école accepte, elle aussi, d’apprendre des autres…

C’est ce que j’ai tenté de faire vivre dans mon ouvrage

« Un projet pour repenser les relation parents-enseignants »

D’autres ressources sur le thème des relations parents-profs

1/ Le site de Jacques Nimier:

2/ Le réseau d’échanges de pratiques pédagogiques E.P.P.E.E

3/ Le magazine Psychologie.com

4/ Une vidéo de Philippe Meirieu sur Curiosphère

5/ Une interview de Jean-Louis AUDUC

6/ Un dossier complet sur le site EduScol

7/ Le site « Mieux vivre ensemble à l’école »

8/ Des liens sur EducaSource

9/ …A vous de nous signaler vos pratiques, vos questions et vos ressources

😉

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Apprendre en histoire, c’est chercher

19 06 2010

Hier sur le tableau noir de la classe

Vendredi 18 Juin 2010

Histoire


CHARLES DE GAULLE

….


  • Une heure plus tard, après un travail collectif et interactif ou chacun proposait des éléments de réponse, émettait  des hypothèses, échangeait ses sources d’information, argumentait à propos d’une date ou d’un événement, interprétait, réfléchissait,  justifiait, revenait en arrière, effaçait, validait plus ou moins partiellement…voilà à quoi ressemblait notre tableau noir devenu tout coloré, tout fléché, tout dessiné, tout annoté…

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  • Après ce premier braimstorming, j’ai effacé le tableau, tout en ayant pris soin d’en garder une trace, puis nous avons fait une pause de 20 minutes.
  • De retour en classe, je leur ai distribué une feuille de classeur et leur ai demandé le travail individuel suivant:

A partir de la séance précédente, vous allez lister:

1/ Ce que vous pensiez savoir sur Charles de Gaulle

2/ Ce que vous avez appris sur Charles de Gaulle

3/ Les questions que vous vous posez encore

  • Une fois collectées les dernières questions qui restaient en suspend, nous sommes partis en salle informatique où, en équipe les élèves étaient chargés de rechercher de nouvelles informations, de les sélectionner, de citer leurs sources et de répondre sur une feuille de route aux dernières questions posées…Ainsi nous avons pu éliminer et valider certaines hypothèses restées sans réponse.

Il me semble qu’enseigner lhistoire, c’est partir des représentations de l’enfant et le placer dans des situations de communications et de recherches actives pour l’emmener à déplacer ses représentations, à les dépasser pour ainsi construire de nouveaux concepts historiques, de nouvelles échelles, de nouveaux repères spatio-temporels; c’est permettre au jeune, en partant de ce qu’il pense ou croit connaître, d’acquérir de nouveaux savoirs; c’est lui donner l’occasion de mener et d’expérimenter des démarches d’appropriation de ce savoir.  C’est ce que m’ont appris des auteurs comme Giordan ou De Vecchi. C’est également ce que m’enseignent mes élèves depuis 20 ans.

En focalisant l’enseignement sur le développement d’attitudes et d’aptitudes, on fait le pari d’une éducation durable qui prend alors appui sur l’acquisition de compétences transférables et mobilisables à tout moment par l’élève dans d’autres contextes, sur d’autres domaines d’apprentissage.

Apprendre, en histoire, tout comme en sciences, c’est donc avant tout adopter une démarche d’investigation. Dans ce contexte, c’est se saisir de cette histoire, la prendre en charge intellectuellement, la questionner, la revisiter, la réécrire pour mieux la comprendre et… l’apprendre.

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Press-book!

9 05 2010

Gloriole du jour…

Le CULTURO-blog de mes élèves est inscrit ce mois-ci au sommaire du magazine

« La Classe »

Extraits en direct de ce bel article de deux doubles pages intitulé:

« Concilier lecture, rédaction et pratique de l’internet« 

« Afin d’initier ses élèves, sans viser le B2i pour le B2i, Ostiane Mathon a donc conçu un blog de classe, sur lequel ses élèves de CM1 rendent compte de leurs lectures »

« Lancé en 2008, ce projet s’est développé […]et à l’unanimité, ils (les élèves) ont souhaité poursuivre l’aventure en CM2. Pour l’année 2009-2010 le blog a été l’œuvre de plusieurs classes de cycle 3. »

« Ce type de réalisation croise plusieurs domaines d’apprentissages, ce qui décuple la motivation des élèves. La lecture se trouve investie de nouveaux enjeux. »

« Plusieurs étapes précèdent la publication des textes sur le CULTURO-Blog.« 

« Tous les articles postés sur le blog résulte donc du travail des élèves, supervisé par leur professeur. »

« Ce projet ménage une progression personnelle […] autour d’une création commune […] et d’une identité de classe. »

« Ce blog, sorte de  portfolio numérique […] donne aux parents un aperçu du travail de leur enfant et de la classe en général. »

« Ce projet a été l’occasion d’une réflexion sur les usages d’internet« 

Un dossier réalisé par Aurélie DJAVADI

Je n’ai plus qu’à conclure ce billet du jour en félicitant mes élèves pour leur énergie, leur travail et leur engagement contagieux

et en leur souhaitant « bonne chance » pour le tout prochain concours InterTICE 2010 auquel ils participent cette année et pour lequel ils viennent d’être nominés par le jury pour figurer parmi les finalistes sélectionnés!

Derniers votes en cours…(si le cœur vous en dit) et remise des résultats mardi soir prochain au CNIT de la Défense


😉


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Astronomie en ligne

10 04 2010

http://www.decitre.fr/images/genere-miniature.aspx?ndispo=/gi/grande-image-non-disponible.jpg&img=/gi/68/9782745906168FS.gif&wmax=155&hmax=239&loupe=true

 » Ce livre documentaire publié chez MILAN Jeunesse explique l’univers. Il parle du Soleil, de la Terre, de la Lune notre satellite et du système solaire. Il parle des autres planètes: Mercure, Vénus, Mars, Jupiter, Saturne et des planètes lointaines Uranus, Neptune, Pluton. « 

Si vous voulez en savoir plus à propos de chacune des planètes de notre système solaire, rendez-vous sur le CULTURO-blog des CM1-CM2 pour découvrir la suite de l’article de Paul, passionné d’astronomie 😉


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Eloge du désordre

18 02 2010

Demain, dernier jour de classe et accueil de stagiaire en observation…Bon, alors, là il y a les progressions de français, ici sous le 1er tas de droite face à la pile du bas, les évaluations de maths. Dans le coin supérieur gauche sous le fichier de conjugaison, vous trouverez les dernières productions d’écrits en phase de réécriture et juste en dessous les comptes rendus d’expériences…Bon ben, je crois que tout est là…

Bienvenue chez les CM1!

http://farm4.static.flickr.com/3290/2755583015_eb209fc401.jpg

Gérer l’ordre et le désordre, une véritable compétence à acquérir pour exercer pleinement  le métier d’enseignant

😉




Expo en ligne

9 02 2010

Travaux d’artistes et compétences techniques

Venez admirer les œuvres des élèves sur leur Culturo-Blog!

Une expo intitulée « Forêt de gratte-ciel »

En cliquant ici…bon voyage!

Et si le cœur vous en dit…laissez-leur un petit message 🙂





Poème des mois

4 01 2010

Pour commencer cette nouvelle année, voici un poème écrit par un drôle de papa. Un papa poète, un papa interprète, le papa de Carmen!
Je vous laisse savourer ce petit texte taquin, plein d’humour de trouvailles et de poésie…

POÈME DES MOIS

Janvier…ton sort

Février…tes yeux dans les miens

Mars…moi pas sur les pieds!

Avril…toi sous mon parapluie

Mai…pas ta main dans mon slip!

Juin…l’utile à l’agréable

Juillet…dit:

Août…toi de là que j’m’y metee!

Septembre…sur l’herbe

Octobr’iquet marche mal!

Novembre pas sous la peau de l’ours avant de l’avoir tué!

Décembre…à la cave

Jean MALIGNON

Je vous souhaite un mois de janvier 2010 à l’image de ce texte..

rieur, mutin,

joueur, calin

plein de petits bonheurs

et de très gais matins!

😉




Dictée N°1

10 12 2009

Ça y est…nous sommes prêts! Noël arrive et en guise de cadeau de fin de trimestre, notre première dictée aura lieu vendredi! Dictée d’apprentissage donc puisqu’il s’agit d’une première fois cette année, mais dictée d’évaluation également car elle couronne trois mois de pratiques orthographiques diverses et variées. Il faudra donc tenir compte de ces deux paramètres lors de l’analyse des erreurs et des réussites.

Pourquoi si tard? s’interrogeront certains.

Pourquoi?

Je répondrais par cette autre formule: une dictée…pour quoi faire?…

Au stade où en sont les élèves, il s’agit de:

  • évaluer certains apprentissages précédents considérés comme « pré-requis »
  • transférer quelques-unes des notions travaillées en activités décrochées
  • valider l’acquisition de premiers réflexes orthographiques
  • proposer une nouveauté pédagogique (si si! Les élèves l’attendent avec impatience!)
  • rebondir sur d’éventuels problèmes persistants
  • découvrir de nouveaux défis linguistiques ou organisationnels…et mettre au point une méthodologie de relecture (outil transversal indispensable à construire avec eux)

Le texte d’une petite dizaine de lignes maximum (5 pour certains 10 pour d’autres) mobilisera les points de programme suivants:

Conjugaison: le présent de l’indicatif des verbes des trois groupes, utilisation de la forme pronominale

Grammaire: la ponctuation, les types et formes de phrase, l’accord sujet/verbe dans la phrase simple et dans la phrase complexe (juxtaposition et coordination).

Orthographe lexicale: lettre muette en fin de mot

Champ lexical: l’école et la récréation

Nous avons déjà travaillé ensemble en guise de préparation sur les attendus notionnels de l’exercice. Les élèves sont donc au courant de ce qui sera évalué. Pas de surprise ni de piège afin de limiter ni l’écart entre le réalisable et l’évaluable.

Organisation de la séance:

  • étape 1: Qu’est-ce qu’une dictée? A quoi ça sert? Comment s’y prend-on? Il essentiel de mettre les élèves en projet d’apprentissage en leur donnant la possibilité de verbaliser l’action à venir et d’envisager les critères de réussite.
  • étape 2: Lecture du texte, validation de la compréhension globale et fine. On ne peut demander à un élève d’écrire un texte qu’il ne comprend pas. Imaginez-vous prendre sous la dictée un texte de Chinois ou de Tchèque!
  • étape 3: Mise en situation. Chaque phrase sera lue en entier puis découpée en unités syntaxiques  mémorisables. J’écoute, je comprends, je saisis, j’écris. La dictée n’est pas une course contre la montre mais une reconstruction textuelle.
  • étape 4: Relecture orale en fin de dictée. Vérification de la ponctuation et des mots oubliés ou transformés.
  • étape 5:  Travail de réécriture.  A cette étape là, tout reste à faire….De nombreuses compétences se trouvent simultanément activées. Il faut se donner le temps de tricoter, détricoter et re-tricoter les mailles du texte.
  • étape 6: Auto ou co-évaluation. Certains pourront appréhender seuls cette étape, d’autres auront besoin de négocier leurs propositions avec un camarade ou avec l’adulte. Cette phase est une véritable phase de recherche.
  • étape 7: Je vous raconterai la suite dans un prochain épisode!



Différenciation, mais encore…

4 12 2009
  • « Le premier des moyens (pour la prise en charge des élèves en difficulté) est la différenciation pédagogique dans la classe pendant les 24 heures d’enseignement dues à tous les élèves. » Circulaire « aménagement du temps scolaire »BO du 19/06/08
  • « La différenciation, c’est un effort de diversification méthodologique susceptible de répondre à la diversité des élèves ». Louis Legrand
  • « Il n’y a pas de méthode unique, il doit y avoir une variété de réponses au moins égale à la variété des attentes. » André de Peretti
  • «Différencier, c’est rompre avec la pédagogie frontale, la même leçon, les mêmes exercices pour tous; c’est surtout mettre en place une organisation du travail et des dispositifs didactiques qui placent régulièrement chacun dans une situation optimale. La pédagogie différenciée pose le problème d’amener les élèves non pas à un point déterminé (comme nous le faisons en fonction de nos programmes actuels) mais chacun à son plus haut niveau de compétence.» Philippe Perrenoud
  • « C’est une philosophie de l’élève comme sujet, une pédagogie de l’autonomie comme capacité de piloter soit même progressivement ses propres apprentissages, une conception de rapport sociaux comme devant être à la fois reconnaissance de la diversité et recherche de solidarité». Philippe Meirieu

Petite synthèse bleu primaire

Etant donné que…

  1. le modèle d’intelligence unique et universel n’existe pas,
  2. l’intelligence ne peut en aucun cas se confondre avec une somme de connaissances,
  3. nos classes sont le reflet de cette hétérogénéité naturelle
  4. le développement des compétences semble désormais reconnues légalement comme essentiel dans le processus d’apprentissage,
  5. l’objectif de l’école obligatoire telle qu’elle existe aujourd’hui reste pourtant de fournir un programme unique, national et commun à chacune des tranches d’âge…

alors l’enseignant avisé n’a bien qu’une seule possibilité d’action s’il veut faire face à ces contradictions…

la diversification et la différentiation...

Une fois qu’on a dit cela, qu’on pense cela, que l’on croit à cela, la tâche reste pourtant ardue. Quand on veut on peut?

Je ne sais pas…parfois oui, parfois non…L’important étant sans doute le plus souvent possible de faire coïncider valeurs personnelles et éthique professionnelle en lien étroit avec le respect de ce qu’est UN enfant…

CET enfant là, à ce moment là.

Pas plus qu’un autre je n’ai de recette, pas mieux qu’un autre je ne fais face aux difficultés de gestion de groupe. Ce que je sais c’est que seuls une solide formation initiale et continue, de réguliers apports théoriques eux-même questionnés par des échanges de praticiens  en poste fournissent à l’enseignant novice ou déjà chevronné un accompagnement qui lui permet de ne pas complètement lâcher prise…

Alors, soit dit en passant…et en guise de mise en débat…deux ou trois questions en relation avec la réforme annoncée de la formation des maîtres…

Comment les enseignants de demain, formés en Master universitaire  mono (ou bi)-disciplinaire vont-ils être en mesure d’affronter cette complexité due à la réalité du terrain?

La pédagogie, la psychologie, la sociologie, la formation professionnelle ne sont-elles donc plus l’affaire de l’enseignement?

Et comble de la situation, on apprendrait donc à nos élèves qu’à l’école il faut apprendre pour réussir tout assumant ce drôle de paradoxe que le métier d’enseignant, lui, ne s’apprendrait pas et qu’il semblerait donc inutile pour ce même enseignant d’apprendre à apprendre?!

Bizarrerie du système, vous ne trouvez pas…




Labyrinthe d’une journée d’école

29 11 2009

As-tu passé une bonne journée?

Euh, une « bonne » journée…c’est quoi exactement quand de toute façon on est obligé d’aller à l’école….et qu’on n’aime pas le poisson de la cantine et que les dans les toilettes y a pas de papier et que dans la cour y a les grands qui font la loi et que Louis y veut pas être mon amoureux et que dans l’escalier y a trop de bruit et que le directeur il a un placard à cancres où il enferme les enfants pas sages…et que si je vous disais tout ça, ça ne changerait rien à mon affaire puisque l’école est obligatoire! Une bonne journée?! franchement quelle drôle de question!

Oui, bon, c’est vrai, la question est un peu biaisée. Alors faisons un jeu; tentons de nous y prendre autrement. Voici un labyrinthe fléché. On entre par la grosse flèche bleue de départ et on ressort en bas à droite. Pas de panique, tout le monde sort vivant et personne ne reste coincé dans le placard!

Le but du jeu, un peu comme à la marelle, sauter de case question en case question; il y en a 10 en tout. Puis répondre le plus honnêtement possible à la question. 2 réponses sont proposées pour chaque question.

Chaque oui vous permet d’avancer dans le labyrinthe.

Chaque « bof, hum ou non » vous donne accès à un ticket-conseil qui vous permettra de revenir sur vos pas et de continuer votre chemin….Personne ne reste coincé, personne ne perd…Et c’est un jeu qu’on peut faire chaque jour en rentrant de l’école, ou le soir avant de se coucher…pour se préparer mentalement pour le lendemain.

Bonne navigation!

1O questions pour une journée (d'école) réussie

Pour avoir une carte plus nette…cliquez sur l’image, elle apparaîtra en format d’origine et vous fournira une mini loupe adaptée aux besoins de chacun! Chaque clic produit un effet zoom.

Voilà ma petite version primaire  d’un petit scénario auto-évaluatif à destination des élèves de cycle 2 ou 3 voire même de 6è et 5è…

D’après une idée originale de Cyroul  « 10 questions pour un blog réussi ».




Orthographe et phonologie

23 11 2009

Si j’avais une maîtresse
J’aimerais qu’elle soit coquette,
Avec de belles fossettes.
Elle et moi,
On ferait le tour de la terre
A dos de dromadaire.
Ou en hélicoptère
Comme des reines!


Alors…d’après vous, de quel son est-il ici question?

Je vois…j’entends…et vice et versa. Pas toujours facile à transcrire…





Les droits de l’enfant

14 11 2009

Le 20 Novembre prochain, le monde entier verra célébrer le vingtième anniversaire de la Convention internationale des Droits de l’enfant. Une date, une reconnaissance, un texte…une Convention qui au delà du devoir d’être lue et connue de tous exige avant tout un engagement au quotidien de chacun de nous, qu’on soit père, mère, professeur ou tout autre adulte-citoyen responsable. Il y toujours un enfant quelque part tout près de nous ou plus loin dans notre entourage; l’enfant d’un voisin, celui d’un ami, l’enfant d’à côté, celui qu’on croise le matin ou qu’on aperçoit dans la cage d’escalier…N’est-ce pas à lui prioritairement que ce texte s’adresse?

Lire la suite de l’article sur mon autre blog…

http://lewebpedagogique.com/images/ostiane3.jpg