Philosopher à l’école

6 04 2010

Ce soir, envie de partager avec vous l’expérience philosophique à l’école selon Oscar Brennifer, Docteur en philosophie et philosophe praticien.

Depuis quelques semaines, suite à un billet intitulé Osons philosopher rédigé sur mon autre blog « Enquêtes pédagogiques » , et m’interrogeant sur les modalités et les enjeux de la pratique philosophique avec les jeunes enfants, j’ai décidé de l’expérimenter moi-même…pour voir, pour comprendre et qui sait…pour apprendre.

Apprendre quoi? Apprendre à penser mieux? Apprendre à écouter mieux? Apprendre à l’autre à se penser et penser l’autre

« Chercher à raisonner plutôt qu’à avoir raison » O. Brennifer

Toujours est-il que pour trouver un début de réponse à un prochain possible projet de classe, je me suis inscrite à un cycle d’ateliers dont vous trouverez le descriptif en lien sur le site de l’institut de pratiques Philosophiques.

Entre mars et juin donc, 8 méthodes seront abordées autour de 8 auteurs et de 8 textes. Je viens de vivre les 3 premières rencontres. Expériences pour le moins enrichissantes tant d’un point de vue personnel que professionnel. C’est pourquoi dans ce billet, je vous propose une petite mise en bouche façon formation initiale et continue puisque je vous présente aujourd’hui la première partie d’une série de 5 épisodes retraçant une conférence d’Oscar Brennifer en personne en IUFM il y a de cela deux ans.

A raison d’une par semaine, nous aurons le temps  d’ici la fin de l’année scolaire, d’aborder un certain nombre de points d’ordre méthodologique et de soulever quelques-uns des problèmes issus d’une telle pratique…Alors prêts pour l’ouverture de la session? N’hésitez pas à rebondir sur ce que vous aurez entendu ou à partager vos propres pratiques via les commentaires…

http://video.google.com/videoplay?docid=-613787090980124894

Séduits?

A paraître très prochainement sur BLOG BLEU PRIMAIRE

l’épisode 2!

😉


Partager




Oh la vache!

26 02 2010

http://www.coloriages-enfants.com/rubrique-animaux/images/gifs-animes/vaches/vaches-13.gif

Cliquez sur l’image pour avoir le son!

Et pour les petits curieux qui souhaitent réviser avant de se rendre au salon de l’agriculture, suivez le guide! Pascal Pick historien paléontologue nous raconte l’évolution de la biodiversité, du premier chien domestiqué à notre amie la vache! Sur mon autre blog…

Séquences pédagogiques

😉




Le sentiment amoureux

13 02 2010
Image de prévisualisation YouTube

Un article à consulter en ces jours amoureux sur le blog de mes Séquences pédagogiques…l’amour à l’école, drôle d’idée?

Et pourquoi pas 😉

http://lewebpedagogique.com/images/ostiane3.jpg




Albert Camus, une certaine idée de l’école

19 01 2010

Le 4 janvier dernier marquait le cinquantième anniversaire de la disparition d’Albert Camus, homme de lettres, homme d’idées, homme engagé, homme révolté, homme avant tout et par dessus tout. Ce billet est un hommage à son humanité et son humilité et à une certaine idée qu’il se faisait de l’école, de l’éducation, du savoir. Voici la lettre qu’il adressa à son instituteur au lendemain de son prix Nobel: (discours en lien)

19 novembre 1957

Cher Monsieur Germain,

J’ai laissé s’éteindre un peu le bruit qui m’a entouré tous ces jours-ci avant de venir vous parler de tout mon cœur. On vient de me faire un bien trop grand honneur, que je n’ai ni recherché ni sollicité. Mais quand j’en ai appris la nouvelle, ma première pensée, après ma mère, a été pour vous. Sans vous, sans cette main affectueuse que vous avez tendue au petit enfant pauvre que j’étais, sans votre enseignement, et votre exemple, rien de tout cela ne serait arrivé.
Je ne me fais pas un monde de cette sorte d’honneur. Mais celui-là est du moins une occasion pour vous dire ce que vous avez été, et êtes toujours pour moi, et pour vous assurer que vos efforts, votre travail et le cœur généreux que vous y mettiez sont toujours vivants chez un de vos petits écoliers qui, malgré l’âge, n’a pas cessé d’être votre reconnaissant élève. Je vous embrasse de toutes mes forces.

ALBERT CAMUS

Dans son roman posthume « Le Premier homme » auquel travaillait Albert Camus au moment de mourir, l’auteur évoque avec tendresse et émotion ses souvenirs d’enfance, comme s’il n’avait encore que 6 ans ou 11 ans…Ce n’est qu’en 1994 que le texte sera publié sous sa forme initiale de brouillon inachevé rendant ainsi encore plus palpables les accents autobiographiques.

Morceaux choisis:

(…) Ensuite c’était la classe. Avec M. Bernard, cette classe était constamment intéressante pour la simple raison qu’il aimait passionnément son métier. Au-dehors, le soleil pouvait hurler sur les murs fauves pendant que la chaleur crépitait dans la salle elle-même pourtant plongée dans l’ombre des stores à grosses rayures jaunes et blanches. La pluie pouvait aussi bien tomber comme elle le fait en Algérie, en cataractes interminables, faisant de la rue un puits sombre et humide, la classe était à peine distraite. Seules les mouches par temps d’orage détournaient parfois l’attention des enfants. Elles étaient capturées et atterrissaient dans les encriers, où elles commençaient une mort hideuse, noyées dans les boues violettes qui emplissaient les petits encriers de porcelaine à tronc conique qu’on fichait dans les trous de la table. Mais la méthode de M. Bernard, qui consistait à ne rien céder sur la conduite et à rendre au contraire vivant et amusant son enseignement, triomphait même des mouches. Il savait toujours tirer au bon moment de son armoire aux trésors la collection de minéraux, l’herbier, les papillons et les insectes naturalisés, les cartes, qui réveillaient l’intérêt fléchissant de ses élèves. Il était le seul dans l’école à avoir obtenu une lanterne magique et, deux fois par mois, il faisait des projections sur des sujets d’histoire naturelle ou de géographie. En arithmétique, il avait institué un concours de calcul mental qui forçait l’élève à la rapidité d’esprit. Il lançait à la classe, où tous devaient avoir les bras croisés, les termes d’une division, d’une multiplication ou parfois d’une addition un peu compliquée. Combien font 1267 + 691. Le premier qui donnait le résultat juste était crédité d’un bon point à valoir sur le classement mensuel. Pour le reste, il utilisait les manuels avec compétence et précision… Les manuels étaient toujours ceux qui étaient en usage dans la métropole. Et ces enfants qui ne connaissaient que le sirocco, la poussière, les averses prodigieuses et brèves, le sable des plages et la mer en flammes sous le soleil, lisaient avec application, faisant sonner les virgules et les points, des récits pour eux mythiques où des enfants à bonnet et cache-nez de laine, les pieds chaussés de sabots, rentraient chez eux dans le froid glacé en traînant des fagots sur des chemins couverts de neige, jusqu’à ce qu’ils aperçoivent le toit enneigé de la maison où la cheminée qui fumait leur faisait savoir que la soupe aux pois cuisait dans l’âtre. Pour Jacques, ces récits étaient l’exotisme même. Il en rêvait, peuplait ses rédactions de descriptions d’un monde qu’il n’avait jamais vu, et ne cessait de questionner sa grand-mère sur une chute de neige qui avait eu lieu pendant une heure vingt ans auparavant sur la région d’Alger.


(…) Seule l’école donnait à Jacques et à Pierre ces joies. Et sans doute ce qu’ils aimaient si passionnément en elle, c’est ce qu’ils ne trouvaient pas chez eux, où la pauvreté et l’ignorance rendaient la vie plus dure, plus morne, comme refermée sur elle-même; la misère est une forteresse sans pont-levis.


(…) Non, l’école ne leur fournissait pas seulement une évasion à la vie de famille. Dans la classe de M. Bernard du moins, elle nourrissait en eux une faim plus essentielle encore à l’enfant qu’à l’homme et qui est la faim de la découverte. Dans les autres classes, on leur apprenait sans doute beaucoup de choses, mais un peu comme on gave les oies. On leur présentait une nourriture toute faite en les priant de vouloir bien l’avaler. Dans la classe de M. Germain , pour la première fois ils sentaient qu’ils existaient et qu’ils étaient l’objet de la plus haute considération: on les jugeait dignes de découvrir le monde. Et même leur maître ne se vouait pas seulement à leur apprendre ce qu’il était payé pour leur enseigner, il les accueillait avec simplicité dans sa vie personnelle, il la vivait avec eux, leur racontant son enfance et l’histoire d’enfants qu’il avait connus, leur exposait ses points de vue, non point ses idées, car il était par exemple anticlérical comme beaucoup de ses confrères et n’avait jamais en classe un seul mot contre la religion, ni contre rien de ce qui pouvait être l’objet d’un choix ou d’une conviction, mais il n’en condamnait qu’avec plus de force ce qui ne souffrait pas de discussion, le vol, la délation, l’indélicatesse, la malpropreté (…)

D’autres extraits:




La philo à l’école…une drôle d’idée?

8 01 2010

L’enfant, intuitivement et ce dès le plus jeune âge, se pose les premières questions métaphysiques qui fonderont son rapport à la vie, à la mort, à autrui, à lui-même… Le fameux âge des “pourquoi” en témoigne : “Dis maîtresse, pourquoi la jalousie ? Dis maman, pourquoi la séparation ? Dis papa, pourquoi grandir ?” Dis… pourquoi et non comment… telle est la question philosophique !

Pour lire la suite de ce billet hebdo consacré cette semaine aux ateliers philo et écouter Gérard Philippe déclamer cette liberté si chère à Eluard…rendez-vous sur mon autre blog…en cliquant sur l’image ci-dessous!

Bonne fin de semaine 😉




Les droits de l’enfant

14 11 2009

Le 20 Novembre prochain, le monde entier verra célébrer le vingtième anniversaire de la Convention internationale des Droits de l’enfant. Une date, une reconnaissance, un texte…une Convention qui au delà du devoir d’être lue et connue de tous exige avant tout un engagement au quotidien de chacun de nous, qu’on soit père, mère, professeur ou tout autre adulte-citoyen responsable. Il y toujours un enfant quelque part tout près de nous ou plus loin dans notre entourage; l’enfant d’un voisin, celui d’un ami, l’enfant d’à côté, celui qu’on croise le matin ou qu’on aperçoit dans la cage d’escalier…N’est-ce pas à lui prioritairement que ce texte s’adresse?

Lire la suite de l’article sur mon autre blog…

http://lewebpedagogique.com/images/ostiane3.jpg




Story-box

12 11 2009

Connaissez-vous

la Story-Box?

Une boîte qui parcourt le monde…


Grâce à Nathalie JENDLY, ambassadrice du projet, nous avons participé cette année à l’incroyable aventure de cette boîte à histoires globe-trotteuse. Nos messages-pliages sont partis ce matin…

Hop! Dans la boîte aux lettres…destination la Suisse où le 20 novembre prochain seront célébrés les 20 ans de la Convention des Droits de l’enfant. Puis, de là, nos drôles de messages-origamis repartiront pour l’Iran, où des enfants les recevront pour à leur tour les partager en y ajoutant leurs propres productions…

Voilà, le petit train de nos prénoms s’est envolé pour un grand voyage. Vers quels visages? Là n’est pas la question; nos mots ont pris le chemin de la fraternité et ce partage n’a de visage que celui de la liberté. Souhaitons-leurs Bon voyage!


Une boîte qui parcourt le monde…

Quelle formidable idée!

Une boîte à lettres vagabondes,

une boîte à secrets voyageurs,

une boîte à idées trotteuses,

une boîte à images multicolores,

une boîte à rêves universels,

une boîtes à histoires mobiles…

Des mots, leurs mots, les mots des enfants.

Nos enfants!
Si la Terre est une boîte, chaque enfant est un écrin.

Si la Terre est un écrin, chaque enfant est un trésor.

Si la Terre est un trésor, chaque enfant est un

CADEAU!

Si vous aussi vous cherchez des idées à partager pour fêter cet anniversaire pas comme les autres, je vous propose un petit détour vers mes  «  Séquences pédagogiques » vous savez..mon autre blog!

Chaque lundi, y est publié un article à destination d’enseignants en quête de séquences pédagogiques. Un thème par semaine décliné par niveau, de la maternelle au lycée.




Au fil du WEB

14 10 2009

Naissance d’un nouveau blog

Le thème de la semaine…

Histoire de l’Art avec RENOIR

La citation du jour…

« Un jour l’un de nous manquait de noir, se servit du bleu: l’impressionnisme était né. »

Je vous invite à découvrir ce nouvel espace de publication hebdomadaire sur mon autre blog, juste en cliquant sur l’image ci-dessous.