La météo du moral…

26 08 2009

« Demain maman, il fera soleilleux! »

espace soleil espace soleil 8 gif

Et bien c’est une bonne nouvelle ça ma fille!




Rentrée 2009, J-8

26 08 2009

Gif ecole crayon 104101

Pour réussir un nouveau départ, rien ne vaut quelques bonnes résolutions…

Étape du jour: révision, conjugaison, action!

Gif ecole punaise 105471– ranger, nettoyer, trier, organiser, garder, jeter, : verbes d’action appartenant au 1er groupe en « -ER »

Gif ecole punaise 105471– définir, choisir, s’investir, réfléchir, grandir, mûrir: verbes du 2ème groupe…finissant par « -issant » au participe présent

Gif ecole punaise 105471– vouloir, prévoir, promouvoir, recevoir, concevoir, pouvoir: verbes du 3ème groupe en « -OIR »

Gif ecole punaise 105471–  croire, produire, lire, s’instruire, écrire, rire : verbes du 3ème groupe en « -RE »

Gif ecole punaise 105471– découvrir, accueillir, ouvrir, appartenir, soutenir, offrir: verbes du 3ème groupe en « -IR »

Gif ecole punaise 105471– attendre, apprendre, comprendre, entreprendre, entendre, répondre: verbes du 3ème groupe en « -DRE »

Gif ecole punaise 105471 Sans oublier ÊTRE et DEVENIR, 2 verbes d’état fondamentaux!

Et vous?…vos résolutions




Rentrée 2009, J-9

25 08 2009

Ah, les vacances…Les journées qui n’en finissent pas, les longues soirées partagées toutes générations confondues dans la tiédeur du soir, les bains de minuit et les réveils à midi, les repas qui ne savent plus très bien s’ils s’appellent déjeuner,  goûter ou dîner et que l’on savoure autour d’une grande tablée, les emplois du temps improvisés, les promenades improbables au petit jour, les rythmes décalés qui nous entraînent au bout du monde et de la nuit! Oui, c’est un peu cela les vacances! Et comme c’est bon de se laisser vivre, d’arrêter montres et horloges et de se laisser porter au gré d’un éternel présent!

Plus de limite à l’espace et au temps…Maman, regarde les étoiles qui s’éteignent là haut…raconte-moi le ciel…c’est quoi une étoile?

etoiles rose

Une étoile mon chéri? laisse-moi réfléchir un peu…une étoile, c’est cet instant magique que l’on partage ensemble, ici, toi et moi, côte à côte…Une étoile, c’est une musique d’eau, un souffle dans le ciel, un bruissement d’aile…Une étoile, c’est Dieu qui parle aux hommes, c’est la signature d’un peintre un peu fou qui cherchait ses couleurs dans la nuit…

Dis, maman, on est bien là, hein? J’aimerais que cette étoile ne s’éteigne jamais!

Chhut, écoute…elle chante…

etoiles rose

Oui, c’est cela les vacances, c’est cette proximité retrouvée avec soi et les autres, avec le ciel et la terre. Tellement nécessaire, tellement essentiel! Faire le plein de ce temps retrouvé, c’est faire le plein vital d’une énergie inépuisable…

Oui, mais voilà…Tic-Tac, Tic-Tac, j’entends au loin le gardien du temps qui revient et qui s’approche à pas feutrés. Tic-Tac, Tic-Tac…Septembre apparait sur la ligne d’horizon, avec son grand cadran chronométré…

Tic-Tac…Il est 10 h, il est 9, il est…bientôt l’heure…

L’heure de se remettre à l’heure, à l’heure du monde et de sa réalité. Doucement, sans se presser, le temps organisé se réinstalle dans nos vies. C’est ainsi, les vacances sont bientôt finies…Il nous reste quelques jours pour nous remettre au temps du jour mais quoi qu’il arrive, nous garderons au fond de nous la saveur inestimable de ce temps partagé.

A DEMAIN!

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Rentrée 2009 J-10

24 08 2009

A 10 jours de la rentrée des classes, le calendrier égraine ses heures et notre beau château de sable, à chaque coucher du soleil, semble fondre un peu davantage. Le temps des coquillages, peu à peu, laisse la place à Septembre qui nous rappelle cruellement à notre réalité…

C’est pourquoi ce matin, en guise de douce transition, je vous propose main dans la main, une tranquille promenade vers les rivages du grand retour…Dès à présent et jour après jour, ensemble, imaginons un petit itinéraire tout en rondeur qui tranquillement nous conduira sur le chemin des écoliers…Rien ne sert de courir, il suffit de partir à point…Vous vous souvenez?

J-10 donc: étape numéro 1

Savoir dire « au revoir »

Partir c’est mourir un peu disait Alphonse Allais…

Mais partir, ce peut être aussi pour mieux revenir!

Se dire au revoir, c’est un peu chanter qu’on se reverra bientôt, ici, là-bas, ailleurs, quelque part…

Version nostalgie…

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En plus kitch…

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Façon Baden Powel…

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En Love song…

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A la manière de cartes postales…

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A demain!




Une rentrée sous « haute surveillance »

20 08 2009

Une rentrée sans école…Saison 1

Nouvelle réforme ?

Dispositif avant-gardiste ?

Expérimentation pour une éducation du futur ?

ou

Scénario catastrophe du tout prochain Reality Show télévisuel ?

Chers élèves, Charlemagne est mort ! Oui, vous le saviez déjà, c’est vrai. Mais là, je veux dire qu’il est définitivement mort, assassiné, rayé des livres d’école. Notre ancêtre à la barbe fleurie avait selon la légende inventé l’école ? Aujourd’hui, l’école ne veut plus de lui, ni de personne d’ailleurs. L’école est fermée. Ses portes seront bientôt closes, par décret, officiellement. Légalement. Il en va de la santé d’une nation, d’un continent, voire de la planète toute entière.  La pandémie nous guette.  Il nous faut réagir. Le compte à rebours est-il lancé ?

Oh…chers enfants, camouflés derrière la panique des hommes, je devine déjà vos sourires espiègles s’épanouir à mesure que l’automne approche. Je sens d’ici le battement surexcité de vos petits cœurs croître alors même que le temps semble échapper aux grands de ce monde. L’automne arrive… Oui, j’entends vos soupirs de soulagement et vos chants  de victoire se mêler à ceux de notre désespoir.  L’automne est là ! Et derrière lui, dit-on, son cortège de toux, de fièvre et de miasmes morbides.

Alors, ça y est…ce rêve honteux dont  chacun de nous, au creux d’un lit encore ensommeillé, s’est fait un jour l’écho silencieux, ce désir inavouable  inscrit au plus profond de nos peurs de cancre et de nos colères de gosse, cette vaine espérance d’un réveil sans cartable, d’une matinée sans note, d’une  semaine sans  tricherie, d’une saison buissonnière, d’une année sans école, ce jour là, ce rêve là, est-il  donc arrivé ? Papa ! Maman ! Il n’y a plus d’école, plus de contrôle, plus de bulletin, plus d’orientation ! Maman ! Papa, vous pouvez  dormir tranquilles, demain sera le plus beau jour de ma vie, enfin je veux dire…de ma vie d’élève ! Une ère nouvelle s’annonce.

Yvan Illich, réveille-toi, ton heure de gloire est là. Tu l’avais souhaité, théorisé, argumenté, écrit… Le tome 2 de ta société sans école est en passe de voir le jour.  Du concept au réel, ses premières lignes s’écrivent à cette heure précise où sur mon clavier court cette rumeur folle d’une rentrée sans école.  Son titre ? De l’école obligatoire à l’interdiction d’école….Rêve ou cauchemar ?

En 1971, tu posais déjà les termes d’un nouveau contrat. Souviens-toi, pour une éducation plus juste, tu appelais de tes vœux un monde déscolarisé où chaque homme sur cette terre serait à la fois enseignant et enseigné, acteur et transmetteur et cela tout au long de sa vie d’homme. Quel était ce projet novateur  que tu nous proposais? Un crédit d’éducation illimité! Sans condition ni promesse intenables. Vivre c’est apprendre. Tu ne voulais d’aucun plan d’ensemble, d’aucune obligation scolaire, démontrant l’implacable logique d’un système qui cessait d’instruire et d’éduquer dès lors qu’il se soumettait aux règles de quelques-uns. Révélant sans concession la face obscure d’un cadre scolaire qui tuait ses propres finalités éducatives, tu nous avais mis en garde contre l’institution elle-même. Une institution qui exterminerait en son sein les valeurs qu’elle promulguait à l’extérieur.  Tu disais alors : « Il nous faut donc trouver d’autres moyens d’apprendre et d’instruire, et que toutes les institutions soient appelées à participer à cet effort en faisant réapparaître leurs qualités éducatives […] Imaginons que les hommes cessent de s’abriter derrière leurs diplômes et qu’ils aient le courage d’élever la voix et d’apporter leurs propres réponses et, par là, de s’assurer le contrôle des institutions auxquelles ils participent. Pour en arriver là, nous devons apprendre à nous rendre compte de la valeur sociale du travail et du loisir par les échanges éducatifs qu’ils permettent. Une participation véritable à « la vie politique », que ce soit dans la rue, sur le lieu de travail, dans une bibliothèque, dans un hôpital, demeure le seul étalon de comparaison qui nous permette de mesurer la valeur des différentes institutions sur le plan de l’éducation.»

Formidable utopie ?

Aujourd’hui, à la veille de cette rentrée 2009, sommes-nous prêts à relever ton incroyable défi ?  Sommes-nous prêts à mettre en place cette impensable utopie? Une éducation sans école est-ce possible ? Un enseignement sans programme, est-ce possible ? Apprendre ailleurs qu’à l’école, est-ce possible ? Pour tous et partout dans le monde ? Pour tous et selon ce libre-arbitre dont tu te faisais à la fois, le juge et l’avocat ? Tu écrivais encore : « l’échange des compétences et les rencontres de partenaires égaux se fondent sur la volonté de donner un sens véritable à l’expression : « l’éducation pour tous ». Il ne faut pas qu’elle soit le prétexte à un enrôlement dans une institution monopolistique, mais qu’elle suscite cette mobilisation générale de la société, de la population  tout entière, qui seule peut conduire à une culture populaire authentique. »

Sommes-nous donc à l’aube de cette mobilisation générale ? Mobilisation forcée, obligatoire, décrétée certes mais mobilisation générale tout de même. Qu’allons-nous en faire ? Qu’allons-nous en tirer ? Un palier de non retour a-t-il été franchi ? Vous, nous, ils… Parents, enseignants, sommes-nous prêts ?

Un dispositif de prévention sanitaire sans précédent remet définitivement en cause le système éducatif existant. Bien sûr il ne s’agit « que » d’une simulation liée au principe de précaution, d’un ultime recours au cas où, d’une mesure d’extrême urgence… Mieux vaut prévenir que guérir…ou mourir ! Cependant, penser l’école hors de l’école, c’est déjà penser au démantèlement de celle-ci  telle qu’elle existe aujourd’hui. Rien ne sera plus après comme il en a été avant. Ainsi, là où tous les pouvoirs se sont heurtés, où toutes les réformes ont avoué leur impuissance, où tous les discours politiques ont avorté, la grippe A, elle, aura vaincu. Le virus H1N1 aura eu  raison du dernier mammouth !

Fermons les écoles ou bien nous périrons tous emportés par la fièvre porcine.

Mais alors, qui s’occupera de nos enfants ? Que deviendront les enseignants ? Comment les parents répartiront-ils leurs temps professionnel ? Quid du bon fonctionnement de nos entreprises désertées ? Lesquels d’entre nous seront chargés de répondre de la bonne éducation de chacun, et de  la juste instruction de tous?

Si la question d’une mise en quarantaine se pose pour l’école, la question de la responsabilité éducative se « re »pose à chacun de nous, à chaque citoyen, salarié ou patron, à plein-temps ou non, à chaque père, mère, voisin, oncle, à chaque homme et femme. Si l’on en a fini de l’institution scolaire, qui prendra le relais ? Pourra-t-on décemment tourner le dos à cette nouvelle redistribution des tâches ? Pourrons-nous sans honte ni vergogne répondre à cet appel par ces mots trop souvent entendus…pas moi, ni moi, ni toi…débrouillez-vous, organisez-vous, mais…sans moi!  Ou bien, parviendrons-nous enfin à poser les premières pierres d’une nouvelle alliance éducative ?

Faut-il craindre le pire et se méfier de « la mise en place d’un système individualisé, empirique et non régulé » comme le prédit Alain BOUVIER, ancien recteur et membre du Haut Conseil de l’Education? Sans doute si nous n’y prenons garde. Sans doute si nous n’en profitons pas pour remettre à plat nos priorités et nos valeurs. Sans doute si nous ne nous saisissons pas de cette opportunité pour repenser nos repères, nos habitudes, et le partage de nos compétences. Sans doute si nous ne faisons plus confiance en nos propres capacités personnelles à transmettre hors d’un contexte scolaire. Sans doute si nous persistons à croire qu’il n’y a de possibilité d’apprendre qu’au travers d’un programme unique et de salut qu’à l’école…

Remplacer l’école obligatoire par la télévision obligatoire transformerait  l’éducation et l’instruction en un curieux produit de consommation. Du programme scolaire au programme télévisuel, il n’y a qu’un pas ! Des acteurs  en guise de profs, il fallait y penser ! Des élèves déscolarisés transformés en téléspectateurs à temps plein, il  fallait oser ! Il est vrai, en temps de crise, on fait face à l’urgence. Sauvons le programme avant tout ! Pour le reste, on verra bien…

Le compte à rebours a-t-il commencé ? Albert Jacquard dans son dernier ouvrage nous avertit… « Non, le pire n’est pas certain mais nous devons nous hâter. »

Hâtons-nous donc de réinventer l’espace éducatif, de re-solidariser les partenaires éducatifs pour ainsi réinjecter  de l’éducation dans chacune des cellules sociales et culturelles qui fonde notre cadre de vie.

Le savoir n’a-t-il de valeur que décliné dans la seule enceinte scolaire?

Il n’y a pas d’école aujourd’hui ? Viens je t’emmène avec moi à l’atelier, tu y découvriras des outils et des gestes séculaires. Il n’y aura pas d’école demain non plus ? Ton père te fera visiter les coulisses de son théâtre. L’école est fermée une semaine ? Une amie du voisin te propose de l’aider à vendanger. L’école ne rouvrira pas tout de suite ? Organisons un nouveau tissu éducatif, retrouvons au quotidien de nouveaux modes de transmission et d’apprentissage. Artisans, chercheurs, ouvriers, banquiers, ministres, et si le temps d’une pandémie nous ouvrions les portes du monde à nos enfants ? Nous avons tous à apprendre quelque chose les uns des autres, nous avons tous quelque chose à enseigner à notre prochain, qu’il soit notre élève, notre enfant ou celui de la voisine !

On n’apprend pas qu’à l’école.

Vivre c’est apprendre.

Profitons de cet automne pour vivre ensemble autrement.

Réapproprions-nous nos capacités intrinsèques d’apprendre et de faire apprendre.

Serions-nous à l’aube d’un vaste processus de déscolarisation de la société ?

Osons le pari d’une mutation à nulle autre pareille. Mais de grâce, ne laissons pas nos enfants s’endormir devant la télé !




Alain, Erwan et nous autres…

26 07 2009

Ce matin, un article en réponse au dernier commentaire en ligne…

Oui, en effet…en plein we de grand départ, qui se souciera du sort d’Alain REFALO?

La sanction est odieuse car pécunière…réduire un peu plus le maigre salaire d’un enseignant qui n’a commis aucune faute professionnelle, ne compte par ailleurs ni ses heures auprès de ses élèves ni ses heures hors temps scolaire, c’est tellement “petit”, tellement indigne!

Une idée en passant…organiser le soutien financier d’Alain en mettant en ligne une collecte:

1 euro symbolique…multiplié par le nombre d’enseignants solidaires…

Utiliser les réseaux sociaux et les différents sites web pour la diffusion de cet appel à solidarité.

Pédagogiquement, professionnellement, humainement, étiquement vis à vis de ses élèves, rien ne peut être retenu contre Alain REFALO. Mais il a ouvertement, publiquement, médiatiquement osé dire et organiser son opposition, son insubordinnation.

Il me semble que c’est sur cette nouvelle forme de contestation que notre collègue a été sanctionné. Insoummission, manquement au devoir de réserve, outrage à fonctionnaire, incitation à la désobéissance collective.

Personnellement, si je reste partagée sur la forme empruntée par le mouvement des désobéisseurs, je demeure totalement solidaire sur le fond.

Une question subsiste alors…

Comment agir sur le fond sans adopter une forme radicalement contestataire?

Comment accorder conscience personnelle, respect hiérarchique et responsabilité civique…

Quelques lectures à ce sujet

http://www.meirieu.com/nouveautesblocnotes.htm

http://www.charmeux.fr/blog/index.php?2009/07/25/121-cette-fois-l-ecole-est-vraiment-en-danger

http://resistancepedagogique.blog4ever.com/blog/lirarticle-252147-1332994.html

http://tvbruits.org/spip.php?article1066

Jusqu’au verdict final j’ai voulu penser, croire, souhaiter que la sanction ne serait que symbolique. Elle est odieuse, disproportionnée et injuste.

Ce que j’aurais aimé entendre de la part des responsables politiques?

Quelque chose du genre….

Monsieur REFALO, nous ne pouvons tolérer qu’ouvertement vous appeliez à l’insubordination collective; nous vous demandons donc de stopper tout appel à la désobéissance; mais au regard de ce que vous mettez en place en classe, nous ne pouvons que constater que vos dispositifs pédagogiques permettent d’aider les élèves à progresser et à apprendre; nous n’appliquerons donc aucune sanction à votre encontre.




Célestin, Maria, John et tous les autres

21 07 2009

En ce mardi 21 juillet 2009, voici quelques réactions à chaud et dans le désordre (c’est les vacances tout de même!) à 2 articles parus ce jour dans le quotidien La Croix.

 

1 Docteur en sciences de l’éducation, Marie-Laure VIAUD explique le manque de succès des pédagogies différentes en France:

http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2382951&rubId=786

 

2 Un article de Jean-François FOURNEL sur la pédagogie FREINET

  

http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2382705&rubId=4076

 

1/ Une centaine d’écoles labellisées Freinet ou Montessori répertoriée sur le territoire, c’est bien entendu beaucoup trop peu ! Cependant il ne faudrait pas oublier le travail d’un grand nombre d’enseignants au niveau du primaire qui, au sein de structures traditionnelles, tentent « frénétiquement » de réinjecter un peu de ce substrat pédagogique. Pas facile du reste d’adhérer à un modèle collaboratif d’apprentissage, où apprendre apparaît comme un processus lié aux interactions entre pairs (je fais ici référence aux pédagogies « institutionnelles »), dans un système où les adultes entre eux peinent souvent à travailler ensemble faute de temps, d’organisation et/ou de motivation.

 

2/ Je ne pense pas que le manque d’ouverture des enseignants soit la principale cause du faible engouement pour ces pédagogies. Encore faudrait-il que les enseignants aient été formés à cela. Freinet comme d’autres pédagogues, s’ils sont « cités » en formation initiale, le sont davantage comme des personnages historiques faisant partie de l’histoire de l’éducation plutôt qu’appréhendés comme de possibles sources d’inspiration concrète. Et demain…comment Pestalozzi, Montessori, Freinet, Dewey, Steiner, Ferrière, Cousinet, Decroly, Oury (et tous les autres!!) vont-ils être intégrés, compris, assimilés au sein des nouveaux dispositifs de formation ? La question demeure ouverte…

 

3/ Ce n’est effectivement pas Mai 68 qui a inspiré Freinet (il est mort en 66) mais plutôt sa traversée du Chemin de Dames et l’indélébile handicap dont il fut victime. La pédagogie n’est pas qu’une technique d’apprentissage, même si pour Freinet cette technique est essentielle ; la pédagogie est avant tout une réflexion d’ordre anthropologique. Il me plait à rêver, croire même que la « crise » que nous traversons actuellement porte en elle les fruits d’une nouvelle réflexion sur l’homme, sa place et son rôle dans la société. Que laisserons-nous à nos jeunes ?

 

 4/ Montessori, une pédagogie de luxe… Si Maria venait à apprendre cela…Mais Montessori, ce n’est pas une méthode ! Montessori, c’est une grande Dame qui s’est toute entière dévouée à l’éducation des plus fragiles, de ces enfants à l’époque considérés comme aliénés, débiles et par voie de conséquence évincés de toute préoccupation éducative. Comment en sommes-nous venus à « marchandiser » sa pensée et son action ?! Il y a là encore quelque-chose qui ressemblerait à cela…

 

Ce dont le système ne veut pas, soit il le pervertit, soit il le rend inaccessible…

 

http://www.dailymotion.com/video/x9tb16

 

Des parents, associés, intégrés, partenaires…ça aussi ça compte!

 




Méditation…

19 07 2009

« Traitez les gens comme s’ils étaient ce qu’ils devraient être, vous les aiderez à devenir ce qu’ils peuvent être. » GOETHE

 

 




Promouvoir une éducation durable

11 07 2009

Dans un article du Figaro daté du 10 juillet 2009, Alain Bentolila, éminent linguiste et principal concepteur des nouveaux programmes, s’intéresse aux relations entre la famille et l’école. De la linguistique au projet éducatif…Il fallait y penser!

Quel bonheur de retouver sous votre plume ces idées qui me sont chères et que je défends sur ce blog depuis sa création.

Je vous cite…

« Il est urgent de repenser les liens entre l’école et les familles…pour créer cet espace commun de coopération culurelle et éducative…il faut qu’un vrai projet soit proposé….afin de ne laisser aucun des enfants de ce pays sur le bord du chemin…Il est grand temps d’agir…il faut que parents et enseignants se décident à définir les termes d’une compatibilité entre école et famille…c’est dans une telle perspective que devraient être créer des « écoles de parents »: on y apprendrait à construire des ponts entre savoirs scolaires et vie familiale…nous ne gagnerons pas la bataille contre l’échec scolaire en dressant parents et enseignants les uns contre les autres…l’avenir de nos enfants mérite que l’on réunisse famille et école dans un même élan républicain sans les confondre ni les opposer…une même intelligence doit proposer aux parents et aux enseignants les termes d’un nouveau pacte qui les rendrait collectivement responsables de porter au plus haut degré d’exigence la formation intellectuelle des élèves-enfants « .

Et bien Monsieur Bentolila, la petite enseignante que je suis se voit très honorée du fait que vous vous fassiez l’écho de ces propos. Il m’avait déjà semblé reconnaître quelques-unes de ces formules dans le dernier chapitre d’un de vos récents ouvrages…Certes, les idées n’appartiennent à personne; elles vont et viennent au gré de ceux qui les énoncent, les traduisent, les interprètent, les adaptent. Qu’un homme de votre renommée reconnaisse (quelques mois après avoir sans doute lu un manuscrit que je soumettais à votre regard critique et dont je n’ai jamais eu de retour) la valeur et l’utilité d’un tel pacte républicain me réjouit!

Est-il utopique de penser que vous auriez pu me répondre, comme d’autres l’ont fait, et non des moindres. J’aurais volontiers échangé en toute humilité quelques idées avec vous. Mais j’imagine aisément qu’un homme de votre stature, régulièrement courtisé et sollicité en permanence, ait à gérer avec soin son agenda et à choisir avec prudence ses interlocuteurs!

C’est pourquoi je ne jouerai pas avec vous la fable du pot de terre contre le pot de fer. Je saisis juste ma souris blogueuse au vol et souhaite que nos idées soient lues, comprises et partagées par le plus grand nombre. Bien évidemment, il reste certains points que vous évoquez dans cet article sur lesquels je reste prudente, notamment lorsque vous affirmez que l’école maternelle fournit aujourd’hui une réponse inadaptée aux besoins des jeunes enfants. Ainsi voilà une nouvelle occasion de nous rencontrer et d’en reparler!

Quand vous le voulez, où vous le souhaitez, je reste solidaire d’un dialogue à construire.

En attendant, c’est avec plaisir que je vous invite à (re)lire mon ouvrage. Et oui, figurez-vous que mon « Projet pour repenser les relations parents-enseignants » est paru en avril dernier, après divers remaniements. En voici la couverture:

Vous y retrouverez un grand nombre des termes et des concepts que vous abordez dans votre article. Dans mon ouvrage, j’ai pris soin de les développer en faisant le pari de cette « éducation durable » à laquelle votre article est dédié.

En vous souhaitant bonne lecture!




C’était la dernière récré

6 07 2009

Ah les amis, qu’elle était chouette cette dernière récré!

Une récré qui n’en finissait plus avec ses jeux d’eau et ses bonbecs à la pelle…hum, et cette odeur de Tagada-Carambar qui ce matin toujours « me colle encore au corps et au coeur »…le temps, comme une cascade de rigolade et le tableau noir transformé en fresque géante. Bonnes vacances maîtresse!

Des rires qui dégringolent les escaliers, des cartables fatigués qui débordent de souvenirs et laissent s’envoler deux ou trois papiers chiffonnés, déchirés, oubliés…Les couloirs qui se vident, les murs qui se dénudent, la dernière cloche qui sonne et les cases orphelines qui déjà attendent la prochaine rentrée…

Au revoir chers enfants, chers parents…

Au revoir et merci, merci, merci!

Merci pour vos dessins, vos mots, vos fleurs

Merci pour vos sourires, vos regards, vos pleurs…

MERCI et…




Veille de vacances!

1 07 2009

http://www.dailymotion.com/video/x2d3xi

Un cahier à feuilleter en hommage à Jacques Prévert

Et vous…qu’allez-vous faire en sortant de l’école??




« On ne naît pas homme, on le devient. »

24 06 2009

A l’heure des choix d’orientation, des conseils de classe et des diplômes à valider, il est bon de lire et relire certaines paroles. Des paroles d’éducateurs, de pédagogues, de philosophes, mais avant tout des paroles d’hommes. C’est là l’essentiel.

« Si l’école est un lieu où l’homme est aimé pour lui-même, dès ses commencements, il faut que les éducateurs soient eux même au large de leur propre humanité pour éveiller le goût du large. En effet, si l’école est un service préférentiel de l’homme, sa mission ne peut pas se réduire à la seule exécution d’un programme de conformité sociale ou d’efficacité économique. Elle a bien évidemment des responsabilités économiques et sociales décisives, et il est vital pour des jeunes de pouvoir envisager des études comme ce qui les prépare effectivement et efficacement à vivre leur vie d’adultes: leur avenir est une chose sérieuse, ils n’ont que faire d’érudition vaine et de dilettantisme intellectuel. Mais c’est normal aussi qu’un professeur ou un éducateur soient toujours un peu démunis quand on leur demande: » A quoi ça sert les Pensées de Pascal? A quoi ça sert un poème? » A quoi servent les semences? Seul le fruit répondra, longtemps après…Pour qu’un homme puisse appareiller vers son humanité tout entière, il faut entrouvrir une porte vers l’intériorité et la gratuité, qui préserve le rapport de la conscience à la vérité et prépare son rapport à l’absolu. »

Marguerite LENA

« Éduquer c’est, précisément promouvoir l’humain et construire l’humanité…et cela dans les deux sens du terme, indissociablement: l’humanité en chacun de nous comme accession à ce que l’homme a élaboré de plus humain et l’humanité entre nous tous comme communauté où se partage l’ensemble de ce qui nous rend plus humain. C’est pourquoi décider ou même accepter de priver délibérément, ne serait-ce qu’un seul individu de la possibilité d’accéder aux formes les plus élevées du langage technique et artistique, à l’émotion poétique, à l’intelligence des modèles scientifiques, aux enjeux de notre histoire et aux grands systèmes philosophiques, c’est l’exclure du cercle de l’humanité, c’est s’exclure soi-même de ce cercle. C’est, en réalité, briser le cercle lui-même et compromettre la promotion de l’humain. »

Philippe MEIRIEU

 » On ne naît pas homme, on le devient. » ERASME




Un jour pas comme les autres

22 06 2009

Un lundi très spécial, une journée pas tout à fait comme les autres.


Hier, je me suis péniblement endormie 25 ans en arrière…nuit agitée où Rousseau, Condorcet et Molière ont visité mes rêves. Et ce matin, je me réveille 25 ans plus tard; mon ainé de fiston passe son bac. Épreuves anticipées de français…

Mais ce matin, c’est aussi la petite dernière qui expérimente pour la première fois les joies et les peines de la séparation. Embrassades embrumées au bout du quai numéro 8…Bon voyage ma fille! Tu verras, tout ira bien…N’oublie pas tes pastilles pour le car…

Ce matin, c’est également pour le troisième, le dernier jour de classe. Demain, grand conseil pour les 5èmes…Quelques heures pour entériner une année de labeur…Bon, mon grand essaie aujourd’hui de laisser derrière toi le meilleur de toi-même…Ni retard, ni reproche, ni bavardage…Allez, je suis certaine que tu en es capable!

Aujourd’hui, décidément, un jour pas comme les autres. Mon second (oui y’en a 4 en tout!) expatrié en Irlande pour quelques semaines de mise à niveau, attend avec un espoir teinté d’angoisse -à moins que ce ne soit une angoisse teintée d’espoir- que la sonnerie de son téléphone lui livre enfin les nouvelles clés de son avenir…Quel lycée, quelle section?

Et moi dans tout ça? Quoi de neuf maîtresse? Et bien de mon côté, un jour très spécial aussi…comme s’il n’était déjà pas assez spécial…Oui, la petite maîtresse aujourd’hui va bien en classe, comme tous les jours, mais aujourd’hui, les élèves seront un peu différents. Aujourd’hui, ses élèves seront de possibles prochains collègues. Oui, ce lundi, je vais éprouver pour la première fois l’honneur d’intervenir auprès d’étudiants déjà confirmés…futurs professeurs des écoles.

Voilà, un lundi…comme une tranche de vie…

Bonne journée à tous!




Lettre à mon père

21 06 2009

Lettre à mon père

Je te cherchais depuis longtemps
tu m’as laissé en t’en allant
un grand paquet de mots d’amour
et ce silence encore si lourd
le souvenir de ces chimères
que tu fuyais pendant la guerre.
Les bateaux, les trains, les camions
les quais de gare et les wagons
la frayeur de ces années noires
je la lisais dans ton regard
avec l’horreur, le désespoir
et le travail obligatoire.


Peut-être un jour si tu m’attends
on parlera de tout ce temps
qu’on a perdu sans rien se dire
ne pas savoir se sourire.
Quand je sentais venir la fin
je me revois tenir ta main
et te parler pendant des heures
en regardant battre ton cœur.


A ta façon, tu nous aimais
mais tous les mots qu’on attendait
restaient enfouis bien trop profond
en souffrance dans leur prison.
De la haut, si tu nous entends
reviens vers nous de temps en temps!
As-tu enfin trouvé la paix?
Et le repos là où tu es?


J’avais tout juste 50 ans
tu m’as légué en t’en allant
ce regard triste et douloureux
un portrait d’enfant malheureux
qui n’a pas pu trouver sa place
enfermé dans sa carapace
et sur qui les fées ni les dieux
n’ont jamais dû poser les yeux.


Après avoir tant bien que mal
grandit à l’ombre d’une étoile
sans pour autant trouvé le nord
il t’a fallu partir encore
marcher de nuit à travers champ
mais dans tes lettres avec le temps
de ces souffrances et de ces peurs
il ne reste que le meilleur.

hum…

A ta façon, tu nous aimais
mais tous les mots qu’on attendait
restaient enfouis bien trop profond
en souffrance dans leur prison.
De là haut, si tu nous entends
reviens vers nous de temps en temps
as-tu enfin trouvé la paix?
et le repos là où tu es?


Toi mon père que j’aimais tant
je te cherchais depuis longtemps
mais tu voyages désormais
près de moi bien plus que jamais.
Repose en paix dans nos mémoires
le plus tendre de notre histoire
se sont les mots qu’on a pas dit
c’est à toi que je les dédie.

Yves DUTEIL

Album Sans attendre




Cruel mois de juin

21 06 2009

Ah le terrible mois de juin…le perfide mois de juin…On se dit, ça y est, l’été est là, on va pouvoir doucement se laisser vivre au rythme des cigales…Le ciel en témoigne, l’heure est à la nonchalance, les oiseaux le matin le crient par dessus les toits, le temps des cerises est arrivé!

Ah le cruel mois de juin…l’hypocrite mois de juin…depuis des mois il nous berce de promesses, nous chante les vertus d’un repos bien mérité…Et lorsque l’horizon tant attendu semble à portée de main, toujours il recule et jamais ne nous laisse approcher; les jours passent et le temps disponible, lui, semble se défiler au fil des jours!

Ah le subtil mois de juin…voyez comme il est juste et généreux…Qu’on soit parent, qu’on soit prof, qu’on soit élève, nul n’est épargné; oui, le mois de juin a cela de juste et bon qu’il n’oublie personne et chante à chacun le même refrain, la même rengaine, le même couplet…

Ho…hisse, allez on rame, encore, plus fort, plus vite, plus loin!!





Le pont Mirabeau

15 06 2009
http://www.dailymotion.com/video/x3kon9

Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu’il m’en souvienne
La joie venait toujours après la peine


Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure


Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l’onde si lasse


Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure


L’amour s’en va comme cette eau courante
L’amour s’en va
Comme la vie est lente
Et comme l’Espérance est violente


Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure


Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passait
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine


Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure

« Le Pont Mirabeau »
Apollinaire, Alcools (1912)




Bon appétit!

13 06 2009

Du bagage héréditaire aux expériences alimentaires…

http://www.dailymotion.com/video/x8fp2u

Le plaisir alimentaire s’apprend, se cultive et s’enrichit…

http://www.dailymotion.com/video/x8fq3v

La vue donne du goût aux aliments!

http://www.dailymotion.com/video/x8ekut

Le trajet multi-sensoriel des aliments…

http://www.dailymotion.com/video/x8foo9

Merci Nathalie pour toutes ces informations et tous ces conseils…Maintenant, à nous de jouer!

Et si nous profitions de l’été et des vacances pour pratiquer l’hédonisme alimentaire…

Mmm, il n’est pas encore midi, mais moi, ça m’a donné envie d’aller faire mon p’tit marché!

BON APPETIT!




Portraits de mères

7 06 2009

D’après Laurent De La HYRE

1642

Copie estampillée 1992

« Vierge à l’enfant »

Musée du Louvre

« Et dans un tableau je voudrais dire quelque chose de consolant comme une musique. Je voudrais peindre des hommes ou des femmes avec ce je ne sais quoi d’éternel »

Van GOGH

1888

« Portrait de la mère de l’artiste »

Collection privée

Mary CASSATT

1902

« Jeune mère cousant »

Métropolitain Muséum of Art

New York

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Un avion, comme un éternel retour…

5 06 2009

A tous ceux qui sont partis un jour

et qu’on n’a jamais revus.

A tous ceux qui attendent toujours

l’adieu qu’ils n’ont jamais reçu

un adieu

comme la promesse d’un éternel retour.

http://www.dailymotion.com/video/x7zono




Venus d’ailleurs

3 06 2009

Les Espoirs de Coronthie

à découvrir…

Profitez-en, en tournée mondiale, ils seront à Paris le Vendredi 2 juin pour un concert unique!

En cliquant sur la photo, vous pourrez savourer quelques-unes de leurs mélodies!

Parmi mes préférées… »Babadi » et « soulier »

Et pour en savoir plus sur le concert, rendez-vous sur…

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