Mémoire et procrastination

14 10 2011

Du rôle essentiel de la procrastination…

Combien de semaines? Combien de nuits blanches ont-elles été nécessaires pour parvenir à coucher sur le papier les toutes premières semences de ce qui devrait un jour donner naissance à ce qu’on appelle, dans le cadre de la formation, un écrit de mémoire professionnel(le)?

Combien d’allers-retours cérébraux, de courts-circuits neuronaux, combien de combats intérieurs auront-ils été nécessaires pour me sentir capable d’affronter ce matin, ce premier face à face physique, concret, réel entre moi et moi? Entre ma mémoire, mon mémoire et moi…

Prendre une feuille vierge, choisir deux, trois ou quatre crayons de couleurs et se laisser porter. Nous sommes vendredi 14 octobre, il est 10h du matin, il fait beau dehors et le soleil inonde mon bureau par la fenêtre entrebâillée.  Enfin, m’y voilà. Portée par qui? par quoi?

 

C’est drôle l’écriture tout de même, voilà des mois et des mois que je griffonne dans ma tête, que je gomme, que je rature, que je recommence, que j’efface, que je déchire, que je jette. Un jour exaltée, le lendemain désespérée. Comment m’y prendre? comment trier? comment commencer…si je ne cesse de recommencer. Tant de sujets m’intéressent, tant de projets m’attendent, et encore tant à apprendre également.

Pourtant, allez savoir pourquoi, ce matin, je suis enfin parvenue à lever ce lourd rideau qui obstruait mon esprit et laisser couler le flot d’images mentales qui se sont, comme par magie, déposées sur le papier sous la forme de mots! La procrastination a fait son œuvre…

Bon, ok, ce n’est qu’un tout tout premier jet de l’ébauche d’une pensée en construction…mais tout de même…Le plus difficile, je crois, c’est de commencer.

Pour commencer, il faut oser, il faut choisir…

Tiens, curieusement, il se trouve que le thème même de ce mémoire portera sur la notion de choix.

En partant de l’hypothèse qu’il ne peut y avoir d’apprentissage sans choix, il faudra nécessairement s’interroger sur la nature de ces choix, leurs différentes fonctions, leurs limites également, puis par effet ricochet, se demander quelle(s) place(s) on lui confère dans notre enseignement et dans nos dispositifs formatifs. Se poser la question de notre propre relation à l’apprentissage demeure centrale, considérant que tout enseignant, comme tout formateur, n’en reste pas moins un apprenant au long cours, un professionnel en formation permanente.

Il faudra bien évidemment tout d’abord cerner ce qu’on entend derrière le terme de choix.

Bon, et bien voilà pour aujourd’hui. Bien entendu, si vous aviez des suggestions de lectures, des propositions d’articles, des contributions personnelles et professionnelles à proposer en lien avec ce sujet, n’hésitez pas à m’en faire part. Je suis preneuse d’idées, de conseils, de pistes méthodologiques, etc.

Au fait, la procrastination, c’est quoi?

C’est un peu ça…

Procrastination from ism studios on Vimeo.

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Du bel usage de l’influence

25 03 2011

Carême pédagogique

Jour 15

Pensée 15

Combien de gens se ferment pour ne pas être influencés! Voilà la véritable peur! Peur, non des autres, mais de soi-même. Peur de perdre son « moi ». Je crois humblement qu’ils se trompent.

L’influence, c’est une rencontre. On ne peut être influencé que par ce qu’on possède déjà en soi. Mieux qu’une rencontre, une reconnaissance. C’est la révélation accélérée de notre propre personnalité grâce à l’expérience d’un autre.

Nous ne pourrions être influencés par quelque chose qui nous est étranger. Les influences sont les effets du hasard qui nous révèlent à nous-mêmes. Nous portions la chose en nous mais à l’état embryonnaire. Nous la rencontrons aboutie. Quel bond en avant! Il faut être bien prétentieux pour ne pas en profiter. Nos aînés ne procédaient pas autrement: Rabelais, La Fontaine, Molière; tous trois cependant étaient des libertaires.

La vie? c’est trente mille jours, avec beaucoup de chance. La vie est courte et la connaissance est l’infini. Il n’y a donc pas de temps à perdre et si quelqu’un m’aide à rencontrer ce que je pressentais vaguement, je gagne du temps pour autre chose que je désire. Ne manquons pas les raccourcis.

Les influences précisent nos contours. Elles ne sont jamais que le résultat de notre choix et de nos capacités.

Jean-Louis Barrault

Enseignant

Passeur de sens?

Éveilleur de conscience?

Accélérateur de talent?

Transmetteur de savoir?

Influenceur?

Mais alors, jusqu’où influencer?

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