Mobilisation éducative

5 09 2009

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AFEV



François Dubet, parrain de cette seconde édition de la journée du refus de l’échec scolaire, donne son opinion sur les enjeux du collège, ses faiblesses et ses forces…
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Enseignants, vous agissez contre l’échec scolaire ? Créez votre blog !

Comme l’année dernière, j’en serai…

parce qu’une bonne liaison Primaire-Collège est essentielle pour la cohésion des apprentissages!

Pour les accros des réseaux, joignez-vous à  l’événement sur FACEBOOK




Médiations éducatives 1

28 05 2009

Traiter la violence comme un symptôme plutôt qu’une cause,

sonder le fond du problème autant que colmater des brèches,

considérer les jeunes comme des révélateurs plutôt que des catalyseurs…

Trois principes essentiels qui permettraient d’entamer un travail en profondeur. Le vrai générateur de violence est ailleurs, au cœur et en amont de la société toute entière et du système scolaire en particulier. C’est avant tout ce système qu’il parait urgent de remettre à plat. Pour cela, il faut du courage et de la volonté politique, professionnelle, citoyenne. Le gouvernement seul n’y parviendra pas, les enseignants seuls n’y parviendront pas les familles seules n’y parviendront pas, la répression seule n’y parviendra pas…

Mais alors par où commencer?

Ayant beaucoup entendu parler du primaire, du lycée et de l’enseignement supérieur cette année, et si nous évoquions un peu le Collège ce matin…Voici quelques réflexions générales que je mettrais volontiers au cœur d’un projet de réforme si j’étais conviée à y réfléchir…

1/ Concevoir l’enseignement au Collège comme un acte pédagogique:

– Injecter de la pédagogie dans la formation initiale des enseignants

– Favoriser la polyvalence disciplinaire

– Renforcer la formation continue

Impact sur la violence?

Davantage de connexions entre les disciplines et de cohésion dans les apprentissages permettent de réduire l’écart entre le savoir et l’élève. En le rendant plus concret il devient plus accessible.  Si le savoir-savant est transformé en savoir mobilisable et disponible, la projection redevient possible, le sentiment d’exclusion intellectuelle et culturelle diminue, la colère diminue, la violence diminue.

Le savoir, médiateur éducatif et prétexte aux mises en relations, un premier pas vers l’apaisement…

2/ Concevoir l’enseignement comme un acte collégial:

– Repenser la mobilité professionnelle et le système de mutation à l’ancienneté.

– Nommer des coordonnateurs pédagogiques externes aux établissements.

– Alléger les mégalopoles scolaires.

Impact sur la violence?

En consolidant l’équilibrage des équipes éducatives, en stimulant la mise en place et le suivi des projets pédagogiques,  en travaillant au sein de groupes humains à taille humaine, on pérennise les efforts, on renforce le statut des adultes aux yeux des élèves, on gagne en légitimité et en force d’action. Plus les élèves sentiront une cohésion forte entre les adultes,  moins ils auront d’occasion de s’engouffrer dans les failles du système.

La cohérence, médiatrice éducative et architecte du cadre scolaire, un deuxième pas vers l’apaisement…

3/ Développer l’idée du partenariat dans l’acte éducatif

– Intégrer les familles les plus isolées

– Mettre en place des jumelages entre établissements

– Développer des réseaux associatifs via les collectivités locales

Impact sur la violence?

Parier sur la complémentarité des compétences et associer les différents acteurs de la société génèrent du lien, du sens, de la solidarité, du respect. A l’école, dans la rue, ou bien à la maison, quand les jeunes sentent qu’une même volonté s’exerce et que chacun est reconnu comme un des maillons de la chaine éducative, ils sont moins sujets à la dérive, à l’absentéisme, à l’exclusion.

La co-éducation, partenaire officielle de la médiation éducative, un troisième pas vers l’apaisement…

Voilà donc en guise d’introduction et pour inaugurer cette série d’articles sur la violence scolaire. Pas de mesures miracles, mais l’ébauche d’une réflexion générale aujourd’hui urgente et incontournable si l’on souhaite entamer un véritable travail sur le moyen et le long terme.

Évidemment, en attendant que tout cela se mette en place, il conviendra de penser des modalités plus immédiates et concrètes pour éviter que les actes de violence se répètent et protéger élèves et enseignants.

4 exemples pour terminer ce billet et illustrer chacune des parties:

1/ Mettre en place des projets pluridisciplinaires centrés sur un travail de recherche collaboratif et des réalisations concrètes. Par exemple, en 3ème, en histoire en abordant la Résistance, faire intervenir les derniers témoins, transférer les apprentissages à la prise d’engagements réels: aider les élèves à collecter des fonds pour permettre à certaines colonies indiennes de racheter des parcelles de territoires. Un travail de mémoire, un travail sur les valeurs humaines, un travail dans l’action, un travail pour la survie de l’espèce et de la planète. DÉJÀ VU et donc TRANSFÉRABLE.

2/ Cesser de placer systématiquement nos jeunes collègues à des postes dont personne ne veut car trop exposés. Le privilège de l’ancienneté réserve aux moins affutés les postes les plus complexes! Quelle incohérence et quelle violence! Violence infligée au enseignants et dont les jeunes s’emparent intuitivement. Lutte des territoires…c’est tellement évident qu’on a du mal à comprendre que ce système fonctionne encore! TROP SOUVENT VU et  pourtant INACCEPTABLE!

3/ Motiver des associations d’étudiants dans les quartiers pour accompagner et soutenir l’aide au devoir ou l’entraide au quotidien. Voir le site de l’AFEV. Favoriser les échanges inter-générationnels. DÉJÀ VU et donc TRANSFÉRABLE.

4/ Et pour commencer, transférer le budget prévu pour l’installation d’un portique de sécurité à celui du recrutement immédiat de personnel d’encadrement éducatif. Surveillant, assistant social ou conseiller principal d’éducation. Voir les 3!

Ce sera tout pour aujourd’hui…

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La journée de la jupe

22 03 2009

LA JOURNÉE DE LA JUPE

Sortie nationale en salle le 25 Mars 2009

La journée de la jupe…qu’est-ce c’est ?

Une plaisanterie loufoque? Une provocation rétro?

Une lubie féministe ?

Non, rien de tout cela.

La journée de la jupe, c’est avant tout un film. Ni un reportage, ni une démonstration politique, ni la condamnation d’une école en échec, mais un très beau film réalisé par Jean-Paul Lilienfeld.

Madame Bergerac, interprétée par une Adjani magistrale dont on salue le retour tant attendu, est professeur de français, pour ne pas dire d’art dramatique…Un collège « difficile », des élèves à la marge des lois, un univers social et culturel où les dieux et les hommes s’affrontent pour exister, se déchirent pour survivre ous’enchaînent pour mourir.

Cru, profond, sans détour ni fioriture, un film rare qui ose…Pas d’amalgame, pas de parti pris, pas de jugement. On est tous responsables, personne n’est coupable. Les innocents versent le sang et les insurgés réclament justice.

Une porte s’ouvre, Molière attend…La scène est prête mais c’est une toute autre pièce qui va s’y dérouler. Un huis-clos aux allures de faits divers. Un coup de théâtre aux accents de prise d’otages. La dramaturgie de la vie l’emporte sur l’équilibre des « unités classiques ». Le temps s’est arrêté, les frontières sont brouillées, les personnages perdus d’avance. Farid, Frédéric, Mehmet, Mouss, Nawel sont les acteurs réels d’un acte unique qui ne s’achèvera qu’au tombé de rideau.

Nawel, qu’on se souvienne d’elle! Oui, Nawel, cette petite beurette par qui tout deviendra possible…car ne nous y trompons pas, si Adjani incarne le personnage central du film, c’est Nawel qui en est la principale héroïne. Sonia Bergerac, son professeur, lui a certes ouvert la voie, mais prise elle-même en otage par sa propre folie, elle ne parviendra pas à garder le contrôle sur une situation qui la dépasse totalement. Nawel, si. C’est elle qui ose, elle qui transgresse les lois du machisme et du sexisme, elle qui impose les nouvelles règles du jeu.

La journée de la jupe, c’est l’histoire de rencontres impossibles entre des opposés qui s’ignorent, se méprisent, s’entretuent.

Jean-Baptiste Poquelin ! Le vrai nom de Molière est Jean-Baptiste Poquelin. Répétez ou je vous tire une balle dans la tête… scande à bout de souffle la prof qui fait cours en jupe.

Loin des clichés simplistes Adjani nous entraîne avec une virtuosité inimitable au cœur d’une des problématiques les plus complexes de la société et du monde éducatif, celle qui règne au cœur de certaines cités, de certains collèges.

Un film sur les limites, un film bouleversant qui pose avec lucidité et force l’incontournable question de l’Education dans ce qu’elle a de plus essentiel : l’absolue nécessité de connaissance de l’Autre. L’Autre fille, l’Autre garçon, l’Autre musulman, l’Autre juif, l’Autre…les autres et soi –même.

Poignant, sincère, terriblement humain.

Le blog d’Isabelle Adjani

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Repenser la relation parents-enseignants

10 03 2009

A Paraître le 15 avril prochain!

Mon tout premier livre!

Oui, je sais… cela veut dire qu’il vous faudra attendre 1 mois…

Mais quand on aime…l’attente fait partie du plaisir!

Disponible dès à présent sur Amazon.fr

Cette collection, dirigée par Gérard De Vecchi aborde les questions d’éducation de façon transversale ou bien par thème. Outre les nécessaires réflexions théoriques sur le sujet, vous trouverez également dans cet ouvrage des pistes pratiques et des outils concrets. En marge du texte, des remarques guident l’utilisateur pour se repérer facilement. De plus, le niveau d’adaptation au cycle de l’école ou du collège est toujours précisé.


Par d’autres auteurs et déjà parus dans la même collection « Un projet pour… »

Philosopher à l’école

Favoriser la relation maître-élèves

Enseigner le travail de groupe

Éduquer à la citoyenneté

Faire vivre des démarches expérimentales

Articuler production d’écrit et grammaire

Enseigner par situations-problèmes

Traiter les programmes avec plus de sérénité

Rendre les élèves acteurs de leurs apprentissages

Mettre les TICE eu service des apprentissages

Travailler l’image et les médias

Éduquer au développement durable

Aborder « le socle commun de connaissances et de compétences »

Enseigner intelligemment l’orthographe

Enseigner le calcul mental

Une collection colorée, vivante, et pratique dont chaque ouvrage fait une petite centaine de pages. Lisible en une soirée!

Plus qu’une collection, un état d’esprit…

J’ai pour ma part eu beaucoup de plaisir à travailler avec Gérard De Vecchi.

Merci Gérard!




Teaser de rentrée

27 08 2008

Comme promis, une petite production artisanale sur le thème « l’Ecole expliquée aux parents », à paraître sous forme de série à partir du 4 septembre.

L’entrée à La Grande Ecole, au Collège ou au Lycée suscite bien des inquiétudes chez les enfants…mais aussi chez leurs parents. S’il peut s’avérer utile d’être inquiet, au sens de « en attente », la peur elle, peut vite générer des angoisses voire même dégénérer en phobies scolaires. Une fois encore, je crois aux vertus du dialogue. Il assainit les relations et ouvre la voie à une meilleure compréhension des autres et de soi-même.

Une manière directe, moderne et conviviale de nouer un lien avec les familles. Quelques enseignants triés sur le volet…(je blogue…je blague quoi!) se sont livrés à l’exercice avec comme objectif de répondre à des questions pratiques sur la vie scolaire, les enjeux éducatifs, les problématiques relatives à L’Ecole, au Collège, au Lycée.

Aujourd’hui, un petit avant goût avec cette bande annonce tournée avec Fabien et Marc en juillet en collaboration avec:

Merci Vincent pour cette chouette idée!

5-4-3-2-1 Silence…ça tourne!

http://www.dailymotion.com/video/x65mrb