Dictée N°1

10 12 2009

Ça y est…nous sommes prêts! Noël arrive et en guise de cadeau de fin de trimestre, notre première dictée aura lieu vendredi! Dictée d’apprentissage donc puisqu’il s’agit d’une première fois cette année, mais dictée d’évaluation également car elle couronne trois mois de pratiques orthographiques diverses et variées. Il faudra donc tenir compte de ces deux paramètres lors de l’analyse des erreurs et des réussites.

Pourquoi si tard? s’interrogeront certains.

Pourquoi?

Je répondrais par cette autre formule: une dictée…pour quoi faire?…

Au stade où en sont les élèves, il s’agit de:

  • évaluer certains apprentissages précédents considérés comme « pré-requis »
  • transférer quelques-unes des notions travaillées en activités décrochées
  • valider l’acquisition de premiers réflexes orthographiques
  • proposer une nouveauté pédagogique (si si! Les élèves l’attendent avec impatience!)
  • rebondir sur d’éventuels problèmes persistants
  • découvrir de nouveaux défis linguistiques ou organisationnels…et mettre au point une méthodologie de relecture (outil transversal indispensable à construire avec eux)

Le texte d’une petite dizaine de lignes maximum (5 pour certains 10 pour d’autres) mobilisera les points de programme suivants:

Conjugaison: le présent de l’indicatif des verbes des trois groupes, utilisation de la forme pronominale

Grammaire: la ponctuation, les types et formes de phrase, l’accord sujet/verbe dans la phrase simple et dans la phrase complexe (juxtaposition et coordination).

Orthographe lexicale: lettre muette en fin de mot

Champ lexical: l’école et la récréation

Nous avons déjà travaillé ensemble en guise de préparation sur les attendus notionnels de l’exercice. Les élèves sont donc au courant de ce qui sera évalué. Pas de surprise ni de piège afin de limiter ni l’écart entre le réalisable et l’évaluable.

Organisation de la séance:

  • étape 1: Qu’est-ce qu’une dictée? A quoi ça sert? Comment s’y prend-on? Il essentiel de mettre les élèves en projet d’apprentissage en leur donnant la possibilité de verbaliser l’action à venir et d’envisager les critères de réussite.
  • étape 2: Lecture du texte, validation de la compréhension globale et fine. On ne peut demander à un élève d’écrire un texte qu’il ne comprend pas. Imaginez-vous prendre sous la dictée un texte de Chinois ou de Tchèque!
  • étape 3: Mise en situation. Chaque phrase sera lue en entier puis découpée en unités syntaxiques  mémorisables. J’écoute, je comprends, je saisis, j’écris. La dictée n’est pas une course contre la montre mais une reconstruction textuelle.
  • étape 4: Relecture orale en fin de dictée. Vérification de la ponctuation et des mots oubliés ou transformés.
  • étape 5:  Travail de réécriture.  A cette étape là, tout reste à faire….De nombreuses compétences se trouvent simultanément activées. Il faut se donner le temps de tricoter, détricoter et re-tricoter les mailles du texte.
  • étape 6: Auto ou co-évaluation. Certains pourront appréhender seuls cette étape, d’autres auront besoin de négocier leurs propositions avec un camarade ou avec l’adulte. Cette phase est une véritable phase de recherche.
  • étape 7: Je vous raconterai la suite dans un prochain épisode!



Conjugaison surréaliste

14 01 2009

René Magritte « The son of man » 1964

 » Dis-moi, petite pomme, quand te dépetitepommeras-tu ?

– Je me dépetitepommerai quand toutes les petites pommes se dépetitepommeront. Or, comme toutes les petites pommes ne se dépetitepommeront jamais, petite pomme ne se dépetitepommera pas non plus!

– Et ton ami le petit pot de beurre?

– Le petit pot de beurre se dépetipodebeurrerisera quand tous les petits pots de beurre se dépetipodebeurreriseront. Or, comme tous les petits pots de beurre ne se dépetipodebeurreriseront jamais, petit pot de beurre ne se dépetipodebeurrerisera pas non plus! »

Il en est et il en sera toujours ainsi qu’il s’agisse de la petite pomme, du petit pot de beurre, ou du petit poulet dodu…à conjuguer au temps qu’il vous plaira!

Pour en savoir plus sur « la pomme »




Dialogue de sages

10 01 2009

De la conjugaison à l’esprit de sagesse, il n’y a qu’un pas

« Va, vis, deviens et surtout ne te retourne pas! »

En direct, voici un savoureux petit dialogue tout droit sorti d’une séance de conjugaison…A l’ordre du jour, vous l’aurez deviné, le présent de l’impératif!

Observation d’écrits, prise d’indices, confrontation, oralisation, tableau récapitulatif, exceptions… STOP! Un doigt se lève.

« Maîtresse pourquoi en Français y a toujours des exceptions? »

Réponse spontanée d’une camarade: « Parce que s’il n’y aurait pas d’exceptions, les règles n’existeraient pas! »

Intervention d’un troisième larron: « Et sans règle, c’est le bazar! »

Et bien voilà, tout est dit! Et la maîtresse n’a pas grand chose à rajouter!

Bien, revenons à notre impératif présent…moins savoureux mais utile tout de même…

Sois patient…

Ayons confiance.

Faites de beaux rêves!