Parents partenaires

13 01 2010
  • Une jolie maison à visiter…Rencontre avec Anne Buisson
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Le site de l’association

Sur les bancs de l’école

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  • Je profite de cet article pour mettre également en avant une autre association qui œuvre pour le lien avec les familles. Il s’agit du Café des parents. De nombreuses rencontres et conférences y sont organisées. A noter dans vos agendas…la soirée du mardi 26 janvier pour mieux cerner les troubles d’apprentissage et le rôle de l’école. Pour en savoir davantage, n’hésitez pas à visiter leur site.






Une bien jolie rencontre

17 12 2008

Il y a des visages qu’on n’oublie pas, des rencontres qui forgent l’expérience, des expériences qui marquent une vie.

Malgré la cavalcade effrénée du mercredi, malgré les trottoirs remplis de gens pressés, malgré les parapluies et les écharpes entrecroisées, une seconde aura suffi pour que nos regards se reconnaissent. 10 années ont passé. Pourtant c’était hier…Charles a dix ans. Il est sourd. Avec déjà un « lourd retard »; c’est un ado rebelle, coléreux, instable disaient certains, inapte à suivre un cursus scolaire , pensait la majorité. Il faut lui trouver une porte de sortie…Nous en sommes en fin d’année scolaire. Charles termine son CE2 en grande difficulté.

Mais c’est quoi un cursus scolaire lambda! Sa maman sans se figer s’interpose. Sa maman, sans nier les difficultés de son fils refuse de l’intégrer dans une institution spécialisée. Sa maman, sans demander la lune, souhaite simplement qu’une chance soit donnée à son fils de poursuivre sa vie d’enfant et d’écolier.

Qu’elle était brave cette petite femme blonde. Qu’elle était soucieuse et désireuse, non pas du meilleur pour son fils, mais du plus juste. Et comme elle avait raison. Oui, comme vous aviez raison!

Charles est entré en CM1. J’ai eu la grande chance de l’avoir comme élève. Merci Charles pour tout ce que tu as apporté au groupe-classe. Sans toi, je serais sans doute passée à côté de mon métier. Tu m’a appris la patience et la fermeté (tu étais comme un jeune animal paniqué). Tu m’as appris le rôle du regard et des gestes (tu ne pouvais pas saisir les mots mais tu lisais sur les lèvres). Tu m’as appris la nécessaire collaboration avec la famille (combien de rendez-vous avec ta maman?).Tu m’as appris l’incontournable relation pédagogique (sans ta persévérance, rien n’aurait été possible).

Voilà, aujourd’hui ta maman m’appris que tu es comptable dans une petite entreprise. Je me réjouis pour toi et te souhaite un parcours riche de rencontres et de promesses d’avenir.

…parce que tu le vaux bien!




Le jardinier pédagogue (Chap.5)

18 11 2008

Le monde technique

« L’homme qui veut dominer ses semblables suscite la machine androïde.

Il abdique alors devant elle et lui délègue son humanité.

Il cherche à construire la machine à penser,

rêvant de pouvoir construire la machine à vouloir, la machine à vivre. »

Gilbert Simondon,

Du mode d’existence des objets techniques (1958)


Le travail manuel a très mauvaise presse dans notre école et dans notre société. Les orientations vers le technique sont considérées comme un pis-aller, une voie de secours pour les cancres. Ce mépris s’est aggravé avec la parcellisation tayloriste du travail qui ôte à ce dernier la presque totalité de sa dignité et de son intérêt. On a bien tenté de lutter contre cette tendance en créant des filières technologiques nobles, mais il faut bien dire que la rémunération du travail manuel est sans commune mesure avec celle du travail intellectuel. Et pourtant, le travail manuel a tout autant de noblesse que son rival, ne demande pas moins de compétences même si elles sont autres pour partie d’entre elles. L’habileté à imaginer la tâche à accomplir, l’intelligence du geste économique et efficace, la ruse pour résoudre toutes les difficultés qui se dressent inévitablement au cours de l’accomplissement de la tâche. Le travail de l’ouvrier ou du technicien ne joue par sur des mots mais sur une réalité impitoyable qui sanctionne immédiatement toutes les erreurs.

Voilà pourquoi le travail concret sur la matière a – ou devrait avoir – autant de valeur, autant de noblesse que le travail intellectuel. Certains enfants montrent un goût et une habileté indéniables dans ces domaines mais il n’en est pas suffisamment tenu compte dans l’appréciation que l’école porte sur eux. La technique est l’enfant pauvre, remplacée par la « technologie » bien différente. Après la seconde guerre mondiale, dans le cadre du plan Langevin-Wallon, des classes expérimentales avaient été mises en place dans certains lycées classiques. En plus des programmes de français, de latin ou de mathématiques, les élèves allaient quatre heures par semaine dans une école technique avec de vrais maîtres de travail manuel pour réaliser de vrais objets industriels sur de vraies machines. Ils apprenaient à scier, dégauchir, raboter, tourner, assembler, polir le bois ; à dresser, percer, tourner, fraiser, forger le fer. Hélas, ces classes dites Nouvelles, puis Pilotes, ont été abandonnées, laissant la place à des travaux manuels ou ménagers, abandonné à leur tour. Et pourtant, elles enseignaient à certains de ces fils de professeurs, de notaires ou de médecins qui fréquentaient les lycées de cette époque qu’il est plus facile de dire que de faire, que les choses résistent et sanctionnent, qu’il faut beaucoup de soin et d’habileté pour réaliser un objet irréprochable, qu’il peut y avoir une grande dignité et beaucoup de satisfaction dans la réalisation d’un camion, d’un séchoir, d’un support de fer à repasser.

Je pense qu’il est nécessaire d’être en contact direct avec la matière avant de passer à l’abstraction de la technique moderne. Si beaucoup d’enfants se détournent du monde scientifique et technique, c’est peut-être parce que maintenant on ne voit plus rien de ce qui se passe dans un moteur ou un poste de radio. Il est intéressant de repasser par les mêmes étapes que la science et la technique dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres : l’ontogénèse suit le chemin de la phylogénèse. Les exercices proposés par Charpak sont tout à fait pertinents, à condition qu’ils ne se limitent pas au bricolage et visent l’abstraction généralisante, qui seule est scientifique. Dans ce cas, la technique est le marchepied de la science.

La technique est un bon moyen pour récupérer des enfants en difficulté scolaire, non pas en leur permettant d’accéder immédiatement à des robots, mais en leur demandant de limer, de raboter, d’être en contact physique avec le bois, le fer, le plastique et aussi de tisser, coudre, cuisiner, jardiner. En exigeant des normes de précision et de soin très sévères. Quand l’objet fabriqué est réussi, quand le projet est réalisé, on en est fier et cette fierté donne l’élan de vivre, d’entreprendre, établit la confiance.

Prochain chapitre…Les arts

Christian MONTELLE

Ornans, Août 2008

Diffusion libre

 




Des différences qui nous rassemblent

16 06 2008

Parce que certains sujets nous échappent, parce que la pudeur ne doit pas laisser installer l’indifférence, et pour donner suite à l’article précédent, voici quelques idées d’entrée en matière. Des mots au service des maux du corps, du coeur et de l’âme. Pour que les différences nous rassemblent et pour que diminuent les peurs qui nous éloignent.

Coran Pierre. Casterman. Je commence à lire. Cycle 2 /Cycle 3 
 L’histoire de la petite Emeline, non-voyante, racontée dans une édition bi-graphique, écriture visuelle et écriture braille. Pour que tous les enfants, voyants et non-voyants, se retrouvent dans les mêmes classes, et apprennent à lire…et à vivre ensemble.
 

Lacor Agnès, Le Gac Gwen. Thierry Magnier. Cycle 1
Un enfant décrit sa petite sœur mongolienne dont les gens ont un peu peur alors qu’elle est douce et caline. Un album simple et émouvant

Hoestlandt Jo, Novi Nathalie. Syros Jeunesse. Cycle 2
La géante Solitude est une enfant géante arrivée par hasard dans notre petit monde terrestre. Rejetée de tous, elle finit par entrer dans la mer et y former une île, refuge pour tous ceux qui souhaitent la paix et la solitude. Un album poétique sur la différence et l’incompréhension.
 

 Roque Josiane, Wens Isaac. Roque éditeur. Cycle 2 /Cycle 1
Timothée est un petit garçon autiste. A l’école son comportement déroute les autres élèves, mais … L’album présente un enfant autiste intégré dans une école maternelle.

Laird Elizabeth, Brown Ken ill. Gallimard Jeunesse. Folio junior. Cycle 3
Le jour où Ben est né, la vie d’Anna, une adolescente de 13 ans, se trouve transformée. Elle fait le récit émouvant de l’amour qu’elle porte à ce petit frère trisomique au milieu du désarroi familial.

 Une sélection trouvée sur le site du CRDP de TOULOUSE à la rubrique « Vivre ensembre à l’école »




Une bonne leçon!

13 06 2008

« L’école de la République est celle de tous les enfants sans aucune discrimination, quelle que soit leur déficience ou la maladie qui les atteint » : tel est le premier article de la charte Handiscol…

L‘humour au service des vraies questions.

Le rire pour désamorcer les peurs…

Les peurs de l’enseignant:

« Serai-je soutenu ?

Faut-il que je change ma pédagogie ?

Quel regard porter sur cet élève ?

Existe-t-il des formations ?« 

Autant de questions pour l’enseignant chargé d’accueillir dans sa classe un ou plusieurs enfants handicapés et auxquelles ce guide tente de répondre.

Et vous parents…

Si votre enfant est enfin scolarisé…vos peurs ne sont jamais très loin…

« Quelles étapes aurai-je encore à franchir?

Quels seront mes nouveaux interlocuteurs?

Comment accompagner mon enfant? »

Comment construire une relation de confiance avec son enseignant?

Pour tous, quand handicap et quotidien partagent les bancs d’école, quelques pistes à suivre sur ce magazine.

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Etre dyslexique et pouvoir lire?

3 06 2008

Être dyslexique et pouvoir lire… un rêve pour beaucoup un cauchemar pour la majorité des enfants souffrant de dyslexie. Pour eux, l’entrée en lecture est difficile, voire impossible pour certains.

Tant que les parents leur lisent des histoires, tant que l’enseignant leur offre ce « cadeau lecture » quotidien, tant qu’un médiateur leur fait partager les mots et les phrases, les choses se passent à peu près bien.

Mais très vite vient l’heure de l’autonomie en lecture…et là, tout se casse la figure. L’écrit inabordable devient un adversaire impitoyable.

Adieu personnages audacieux , lieux imaginaires, époques improbables. Adieu histoires drôles et aventures prodigieuses.

La dyslexie est un fléau pour ces enfants car bien souvent elle les coupe de toute possibilité d’évasion par les mots.

Alors, quand une enseignante, une orthophoniste, un auteur et une maison d’édition décident ensemble de combler le vide littéraire de ces jeunes lecteurs…on ne peut qu’applaudir et partager avec tous ceux qui sont de près ou de loin concernés.

Un coup de coeur aujourd’hui sur BLOG BLEU PRIMAIRE

Les éditions Danger Public proposent une collection « les mots à l’endroit »

Les 4 grands principes de cette collection sont :
1) Une présence forte de l’explicite dans le récit
2) Une narration progressive et chronologique
3) Une lecture anticipée
4) Typographie, composition et papier adaptés aux besoins du lecteur dyslexique

Courez voir, découvrir et lire!

Courez leur dire que tout n’est pas perdu et que eux aussi peuvent lire de belles histoires, sans avoir peur les mots, sans craindre les phrases, sans se cacher dès que le mot livre est prononcé…




Retard scolaire

19 05 2008
Retard scolaire :Respectons le développement de l’enfant  
Pour un tiers des élèves, l’école commence trop tôt et progresse trop vite. Les enseignements doivent s’adapter à leur divers niveaux de maturité, sous peine de les faire courir à l’échec. C’est ce qu’explique le pédiatre Guy Vermeil qui travaille, depuis longtemps, avec des enfants en maternelle et en primaire, dans son ouvrage Le retard scolaire. Retard vrai ou maturité décalée (Ed. Ellipses).

Pour tous, un entretien à (re)lire.

Pour les enseignants, un sujet à approfondir.

Pour les écoles, un projet concret à imaginer.

Pour les parents, des pistes à suivre.

Pour les élèves, un espoir de mieux grandir!

De la théorie, à la pratique, il n’y a qu’un pas.

La fin d’année approche…conseil de classe, concertation, passage, maintient…et si on se posait la question autrement?

Éclairez-nous de vos expériences, de ce que vous et/ou votre enfant avez vécu entre le moment de l’annonce, la concrétisation du redoublement, et le résultat in fine un an plus tard.

Pour vous, une année de plus dans le même niveau, ce fut une bonne ou une mauvaise décision?