Un blog pour quoi faire? (Partie 2)

19 12 2010
  • Utiliser l’outil numérique en situation

Avec un portfolio numérique on utilise l’outil comme média pédagogique et formatif. Les élèves valident ainsi le B2I avec derrière un véritable enjeu d’apprentissages variés. Il ne s’agit pas d’une utilité purement technicienne mais d’une pratique sociale visant des apprentissages fondamentaux comme la lecture, la communication, la production d’écrit, etc.

  • Se servir de la langue française dans sa fonction de communication

Écrire un texte pour la seule maîtresse, ne jamais avoir d’autre retour qu’une correction, aussi précise soit-elle, est-ce là une démarche sensée lorsqu’il s’agit d’écriture? Publier sur un blog, c’est écrire pour une multitude de lecteurs potentiels. Cela change considérablement la donne.

  • Partager ses lectures et ses passions

Apprendre et partager; partager pour avoir envie d’apprendre davantage encore, tel est le cercle vertueux initié grâce au blog de classe.

  • Rédiger des articles sur des sujets variés

Les enfants étant invités à rédiger de petits textes en relation avec de nombreux types de lectures ou domaines d’intérêt, le blog devient ainsi une véritable plateforme multi-culturelle. Blog et cyberculture!

  •  Jouer et interagir entre pairs

Sur le blog, les élèves se retrouvent, ils se lisent, rebondissent sur les articles écrits par leurs pairs. Ils n’écrivent et ne lisent plus plus pour le seul compte du maître mais pour être lus et se commenter eux-mêmes et entre eux.

  • Être auteur, acteur, rédacteur, commentateur, administrateur

Plusieurs attitudes, capacités et compétences sont ici sollicitées en situation. Auteurs, ils rédigent. Acteurs, ils agissent. Rédacteurs, ils publient. Commentateurs, ils réagissent. Administrateurs, ils apprennent à gérer l’administration du blog.

  • Ecrire, lire, écrire, lire….

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Références utiles et citées:

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Ecrire, lire écrire…un journal d’école

30 04 2010

« Ecrilire »

Lire pour écrire…écrire pour lire

Faut-il choisir?

Écrire pour raconter

Lire pour découvrir

Écrire pour organiser

Lire pour se repérer

Écrire pour s’exprimer

Lire pour écouter

Écrire pour être lu

Lire pour se relire

Écrire pour interagir

Lire pour jouer

Écrire pour informer

Lire pour s’informer

Écrire pour partager

Lire pour s’enrichir

Écrire pour fixer

Lire pour se souvenir

Écrire pour apprendre

Lire pour comprendre

Écrire pour grandir

Lire pour se voir grandir


http://video.google.com/videoplay?docid=-4744064430849936694

Lire pour écrire

Écrire pour lire

Faut-il vraiment choisir?


Petit rappel extrait du

Pilier 1 du socle commun

« Savoir lire, écrire et parler le français conditionne l’accès à tous les domaines du savoir et l’acquisition de toutes les compétences. »

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De l’imprimerie à l’usage du blog scolaire

14 04 2010

« Quand les enfants écrivent pour être lus, par d’autres enfants, mais aussi par leurs parents et par tous ceux qui accèdent au journal scolaire, ils ne rechignent pas à travailler longuement et patiemment. Ils savent qu’ils s’inscrivent dans une grande chaîne et que leurs textes participent à la construction du monde. Le journal devient ainsi le moteur d’une activité intellectuelle et collective. Toutes les autres tâches scolaires s’en trouvent vivifiées. »

Célestin FREINET, L’imprimerie à l’école

Dans la citation suivante il suffirait de remplacer le mot journal par le mot blog…et nous redonnerions vie à cet illustre instituteur…C’est sûr, si Célestin avait enseigné au XXI ème siècle ce novateur anti -conformiste se serait certainement emparé bien avant tout le monde de l’usage du blog scolaire!


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Méthodes de lecture entre offre et demande…

20 04 2009

Pour réviser le chapitre 1

Pour relire le chapitre 2

Chaque adulte en état de penser, théoriquement de façon autonome, est convaincu à son insu, bien qu’il ait appris à parler en parlant et sans méthode (sans manuel de parole), qu’on ne peut pas lire avant d’avoir appris avec une méthode. « On ne peut pas apprendre à lire en lisant. Pour lire, il faut savoir lire ! »

Règle paradoxale ! Ainsi, la doxa convole avec l’orthodoxie, qui répond aux attentes des conservateurs et réactionnaires, partisans des méthodes sélectives, celles, béabêtifiantes, qui, empêchant les enfants de pauvres d’apprendre à lire, procèdent à un tri éliminatoire précoce. Dès le départ, elles écartent bon nombre de concurrents pour qu’ils n’encombrent pas la piste de compétition. L’offre des producteurs de méthodes colle parfaitement à cet unanimisme de la pensée « pédagogique » et réciproquement.

Malheureusement, ce jeu de rétroactions négatives « offre-demande », en renchérissant, aboutit, comme peau de chagrin, au rétrécissement et à l’uniformité des pratiques, étayées par une pensée unique qui réduit la pédagogie à un catalogue de procédés didactiques « en vente dans toutes les bonnes librairies ». Comme toujours, ignorant les besoins cognitifs des enfants, l’offre façonne la demande pour en faire la clientèle des outils qu’elle produit. C’est tout le contraire d’une institution au service de l’enfance. Or, face à l’hétérogénéité grandissante des élèves, la voie unique d’accès à l’écrit est loin d’être la panacée « pour lutter contre l’échec scolaire »… qu’elle crée.

Cette théorie mécaniste de l’apprentissage par l’oreille de l’écrit (langue exclusivement visuelle), construite pour satisfaire le rêve rationaliste de ses prédicateurs et officiants, fonctionnerait très bien dans une classe sans élèves, sur des perroquets ou sur les cerveaux formatés d’un univers de science-fiction. Transmis par ses agents pathogènes, les manuels scolaires, l’oralisme dans l’enseignement de la lecture est une maladie didactique endémique. Pendant que, par la voie réflexe court-circuitant le cortex, les enfants font du bruit avec leurs bouches  (cha, che, chi, cho, chu, ché, ban, ben, bin, bon, bun,), leurs cerveaux restent en jachère et s’atrophient.

L’institution enseigne l’écrit comme s’il était le parent pauvre, l’enfant bâtard de l’oral, le conservatoire de la langue parlée. Pourtant, l’écrit est la langue des scientifiques, des philosophes, des poètes et des écrivains, la langue de la pensée, bien plus riche que l’oral, langue de la parole. Faire de l’apprentissage de la lecture à l’école une activité qui consiste à sonoriser des syllabes, c’est annuler avec désinvolture toute l’histoire, toute la culture de l’humanité. Lire, c’est penser avec les yeux, c’est mettre du sens sur des signes, sans détour par l’oral. C’est prévoir, anticiper, prélever des indices de sens, imaginer, vérifier ses hypothèses, le plus rapidement possible, sans déchiffrer, sans oraliser, sans subvocaliser. Lire, c’est comprendre avec le minimum d’informations. C’est, d’un regard, aller à l’essentiel, faire le tri pour faire du sens en prélevant les indices pertinents, en négligeant les autres. Ce que les méthodes n’apprennent jamais. Au contraire ! Elles font tout déchiffrer.

Tout déchiffrer est la « voie royale » pour ne pas lire. Autrefois, pour avoir du son il fallait faire l’âne. Aujourd’hui, au XXIe siècle, on réussit à faire des ânes en faisant faire du son. On fait des illettrés. L’école sous influence s’obstine à enseigner des règles de « correspondance » inutiles et trompeuses, qui n’existent pas, et à ignorer les stratégies de lecture qui permettraient à tous les Français de devenir lecteurs. Comme le lecteur expert, le débutant, vrai lecteur, celui qui est bien informé sur la nature et la fonction de l’écrit et non abusé par les méthodes, trouve son bonheur dans la lecture elle-même. Soit, il satisfait un besoin en réalisant le projet qui avait motivé sa lecture, soit, il y prend le plaisir que procure la littérature. Il n’attend pas une de ces récompenses infantilisantes que le maitre conforme à la tradition distribue avec parcimonie et « méthode ».

Apprendre à lire, c’est apprendre les opérations mentales qu’utilisent les lecteurs confirmés et non se livrer à des exercices scolaires de réflexologie sans rapport avec la lecture. Quand on sait conduire une auto, on peut prendre des leçons de mécanique pour pouvoir se dépanner si on veut voyager dans une région désertique. Mais tout savoir en mécanique, préalablement aux leçons de conduite, n’apprend pas à conduire. L’apprentissage de la conduite se fait en circulant dans la rue, au volant, non au garage ou devant des schémas de moteurs éclatés. Déchiffrer, c’est faire l’inventaire minutieux de la longue liste des pièces mécaniques… avant de tourner la clef de contact. Autrement dit, c’est ne jamais conduire !

Que serait un « livre de lecture » qui proposerait d’apprendre à lire par la voie directe, la voie du sens ? Ce serait un livre sans « méthode ». Un livre simplement.  Remplacer le manuel par les livres, c’est mettre la didactique au service de la pédagogie. Ou, sortir du jeu de l’offre et de la demande pour revenir à un service public  au service des besoins.

Laurent CARLE Mars 2009




Apprendre à lire au CM1

7 03 2009

– Je n’aime pas ce livre!

– Moi non plus!

– Et mon voisin, c’est pareil!

Face aux protestations légitimes qu’a suscité la lecture du roman « Le faucon déniché », nous avons abordé en classe un petit débat sur ce qu’est apprendre à lire au quand on a 9 ans…

Revenons quelques pas en arrière…Qu’est-ce que c’est qu’apprendre à lire au CP?

– C’est connaître son alphabet.

– C’est apprendre des nouvelles choses!

– C’est découvrir des mots.

– C’est reconnaître les syllabes.

– C’est savoir regrouper les lettres.

– C’est comprendre le monde.

– C’est lire des histoires.

Bien bien bien! Rassemblées, vos propositions décrivent globalement ce qu’est apprendre à lire au CP.

Et maintenant, apprendre à lire au CM1, c’est quoi?

…Un ange passe…

Ben, on sait lire maîtresse!

Oui, vous savez lire, mais vous continuer d’apprendre à lire. Ce n’est pas tout à fait la même chose…Tenez, prenez votre « Faucon déniché » qui vous pose tant de soucis, et posez-vous à nouveau la question. Apprendre à lire, avec ce roman, qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire?

– C’est lire des livres sans images.

– C’est lire des textes longs.

– C’est enrichir notre vocabulaire.

– C’est découvrir des mots compliqués.

– C’est lire même si on n’aime pas l’histoire.

– C’est s’entraîner à lire encore mieux.

Et bien voilà, vous avez tout dit!

Apprendre à lire, pour vous, c’est franchir toutes ces étapes! Et cela continue tout au long de sa vie! Vous vous souvenez quand je suis partie en formation? Moi aussi je continue de découvrir de nouveaux textes difficiles, parfois même incompréhensibles à mes yeux, mais que des auteurs ont écrit et que d’autres comprennent…Vous voyez, les adultes aussi apprennent à lire!

Oui apprendre à lire c’est affonter des textes résistants, aller au bout de lectures de plus en plus longues, accepter des ouvrages même si on ne les aime pas ou qu’on est pas d’accord….pour devenir de vrais lecteurs experts et critiques!




BIBLIO-Blog et B2i en mode heuristique

23 02 2009

Nouvellement initiée au « Mind mapping », j’ai tenté l’expérience heuristique…

Conformément au texte du « référentiel de l’enseignant », l’innovation et la formation continue font partie intégrante des différentes dimensions professionnelles du métier.

Partant de là, j’ai dressé un premier bilan. Quels sont aujourd’hui mes points d’appui, ceux sur lesquels je peux « me reposer »? Et quels sont mes besoins, ceux qui demandent à être améliorer? Graves et délicates questions…Mais tellement nécessaires après 19 ans de pratique du métier! Ne jamais s’endormir sur ses acquis, mais plutôt s’en servir pour continuer d’avancer plus léger…

Une fois ce premier travail introspectif effectué, j’ai constaté, à côté d’un certain nombre de points positifs (ouf!), l’émergence flagrante de deux défis (aïe!)….Le premier consiste à mieux prendre en compte la diversité de mes élèves et le second à penser autrement leur évaluation.

A partir cet état des lieux personnel et professionnel, j’ai voulu intégrer la lecture de deux autres textes aujourd’hui complémentaires et incontournables; d’une part celui du « socle commun des connaissances et des compétences » exigibles en fin de cycle 3, et d’autre part celui des « nouveaux programmes 2008 »...L’affaire n’était pas simple, vous pouvez l’imaginer…Mais, motivée par mes deux défis et par l’implication et l’adhésion de mes chers petits élèves, j’ai fini par synthétiser l’ensemble de ces 3 textes autour d’un projet concret et vivant, j’ai nommé notre BIBLIO-Blog!

Voici donc sous forme de carte mentale une possible formalisation d’un projet de classe situé au carrefour du lire/dire/écrire/ utilisant comme outil principal les nouvelles technologies internet de communication appelées communément TIC.

Les limites techniques imposées par mon blog ne permettant malheureusement pas de diffuser cette carte mentale sous sa forme première, progressive et interactive, j’ai jugé utile de vous en donner les deux étapes essentielles numérisées sous un format pdf.

Une première étape d’élaboration du cadre général de cette carte sous sa présentation « pliée » en suivant ce premier lien, juste ici

Puis, si vous souhaitez pénétrer dans chacun des 7 nuages qui correspondent aux 7 piliers du socle commun, il vous suffit de cliquer sur la formule magique ci-dessous en fin d’article.

Vous aurez alors accès à notre projet BIBLIO-blog et B2i en carte heuristique « dépliée » et aurez une vision à la fois globale et affinée des différents contenus déclinés selon les nouvelles exigences des programmes 2008.

…Enfin si tout fonctionne…

Dernier point non négligeable…pour en faciliter la lecture, et en fonction de vos performances visuelles, vous avez accès à un effet loupe plus ou moins grossissant!

Un essai pour voir?

…Barbatruc!

Je ne terminerai pas ce post sans remercier Marie qui, sans qu’elle le sache, mais par la qualité informative de son blog m’a permis de me lancer dans l’usage des cartes mentales.

Alors,si vous ne connaissez pas « Lettres et Cartes Heuristiques » c’est le moment de vous y promener!