Ecole et famille, une histoire sans fin…

25 06 2008

L’année s’achève bientôt, mais l’aventure continue!

Ce matin, je vous propose donc une vidéo sur un thème qui m’est cher, vous l’aurez deviné…la relation école-famille, pour arrêter de dire, répéter et titrer à tout va que « la tension monte »…

Cap Canal est un magazine dirigé par le pédagogue Philippe Meirieu qui a le mérite de mettre en scène, autour d’une table de réflexion, des personnalités diverses et variées pour y aborder des problématiques récurrentes à l’école. Il appelle cela « Questions de parents ».

Les parents à l’école, dans l’école, hors de l’école…Comment et pourquoi?

Alors justement pourquoi attendre le mois de juin pour diffuser un tel document? Parce  qu’il n’est jamais trop tard…

1/ pour réfléchir

2/ pour comprendre

3/ pour agir

4/ pour mettre en place de nouveaux projets

5/ pour se quitter en se disant…l’année prochaine, je m’y mets!

JE= toute personne désireuse de faire avancer le schmilblick!

PARCE QUE NOS ELEVES, VOS ENFANTS LE VALENT BIEN!




Fête de la musique

21 06 2008

  Hier , un début de soirée festif, un apéritif coloré entre grands et petits, une douce veille d’été au parfum léger, une cour de récré transformée en estrade géante, et des enfants partout, des parents partout, des enseignants partout! Bref, un début de soirée comme on en souhaite davantage à l’école…

Fête de la musique, bien sûr, mais surtout fête des talents…

Mandoline, guitare, piano, flûte traversière, trompette, tambour, luth mais aussi de nombreuses partitions chantées à capela.

Et puis des duos, des valses à quatre mains, des versions rock revisitées, des mamans au micro, des papas à la guitare électrique, des petits jupons hauts comme trois pommes, des collégiens qui sortent à peine de l’enfance.

                                                       

                                                  

Une touche d’organisation, une pincée d’improvisation, le tout mélangé avec une bonne dose de participation active…Bravo à tous ceux qui y ont participé, en live ou dans les coulisses…

                           

La fin d’année se prête à ses regroupements festifs. Nous sommes tous fatigués, nous sommes tous impatients de retrouver le bonheur des vacances toute proches…Se quitter sur un joli moment de partage, c’est un sourire à l’année passée et un clin d’oeil à l’année qui suit!




L’autorité…une histoire d’équilibres

19 06 2008

Joli mot ou vilain tabou?

Ce soir, pas envie de disserter en bonne et due forme.

Juste le plaisir de susciter des pistes via un petit dialogue sans prétention fait de bric et de broc à partir de petites phrases que tout le monde a entendues ou prononcées au moins une fois…

– Oui, mais toi, tu as l’autorité naturelle.

– Ah, tiens donc la fée bleue se serait-elle penchée sur mon berceau? Et hop! une maîtresse, une!

– Aujourd’hui, l’autorité n’est plus à la mode à l’école, il vaut mieux être un prof sympa, ça passe mieux aux yeux des élèves.

– C’est drôle, les miens me trouvent plutôt sévère et les parents me disent exigeante. Et ils ont certainement raison. Ce qui me dérangerait c’est qu’ils me trouvent injuste ou inabordable.

– L’autorité, c’est comme les règles d’orthographe, ça ne se discute pas.

– Parfois oui, souvent non…Ca dépend de mon degré de fatigue ou de mon niveau d’incompétence. Le « taisez-vous » ou le « c’est comme ça » sont directement reliés à ces deux facteurs.

– Faire autorité ou être autoritaire, deux formules pour le prix d’une.

– Il y a pourtant ces 2 verbes bien  distincts « faire » et « être ». L’un suggère l’action et le consensus, le second évoque plutôt l’auto-proclamation et l’injonction. Pour moi, ce sont bien deux concepts éducatifs radicalement différents, voire opposés. A la maison ou en classe, je peux passer mon temps à crier « je suis la référence », « je suis l’autorité », « je suis ta mère »…si je ne convaincs pas en actes, mes paroles risquent de se perdre en échos de plus en plus lointains. 

– L’autorité, une histoire d’expérience.

– Comme tout dans la vie, je crois. On a des prédispositions dans tel ou tel domaine, et puis à force de questions, de recherches, d’erreurs surtout, on avance, on met en place des rituels, des trucs, des savoirs-faire…L’éducateur, maître ou parent n’échappe pas à ce corps à corps avec les réalités de l’existence. L’enfant ou l’élève évolue lui aussi, d’un groupe à l’autre, d’un âge à l’autre. Il serait vain de penser que l’autorité, une fois acquise, n’est jamais remise en question…

– Un maître qui sait ce qu’il dit est mieux respecté. Sans savoir, pas de respect. 

– Ce qui me paraît incontournable c’est la reconnaissance de part et d’autre d’une espèce de partenariat autour de l’idée de compétences. Mon élève ou mon enfant possède des talents, un potentiel plus ou moins révélé, je le lui reconnais et je lui permets de l’accroître ou de le développer. Il peut l’accepter ou le refuser, c’est alors que l’adulte doit faire preuve de distance.

– Savoir dire « stop ». Imposer le « non » inconditionnel, c’est aussi cela l’autorité.

– Là aussi, combien de fois ai-je proféré ce « non » sans appel et non négociable. Et puis, derrière ce non, un autre se profilait immédiatement, et de non en non, on passe son temps à contenir, à exiger, à refuser. L’autorité passe par le jugement. Savoir choisir les « oui » légitimes fera passer les « non » tout aussi légitimes. J’essaie toujours de comprendre mes motivations personnelles et les enjeux éducatifs auxquels je ne peux me soustraire. C’est un peu l’explication du titre de cet article, « L’autorité…une histoire d’équilibres ».

Pour terminer, quelques concepts synonymes: travail accompagé, auto-régulation, respect mutuel, autonomie, bienveillance exigeante, réciprocité, mise en évidence du sens, complémentarité éducative…

Bon, ça suffit pour aujourd’hui, à vous de livrer vos trucs, astuces, préceptes, idées, expériences…les commentaires sont ouverts!




Question de JUIN

6 06 2008

« L’adulte est un enfant raté. »

Impertinent?

Lucide?

Libre?

MAIS QUI DONC A DIT CELA?




Les CM1 ont fait leur cinéma!

30 05 2008

Dans le cadre de notre forum des métiers, nous avons reçu cette semaine le papa de Cléo, qui travaille pour une chaîne de  télévision, au service des achats de scénarios.

Il revenait de Cannes, alors, bien sûr, nous étions tous très impatients!

Des stars, des potins, des rumeurs, des paillettes?

Pas du tout, les enfants ne sont pas comme les adultes. Ils n’ont pas besoin de cela pour rêver.

Nous avons appris tellement de choses.

Pour que le film arrive en salle, il a fallu qu’il traverse toute une longue chaîne  d’étapes.

Que de métiers différents, que d’hommes et de femmes invisibles et méconnus du grand public.

Scénariste, réalisateur, distributeur, acteur, décorateur, costumier, éclairagiste, preneur de son, cameraman, monteur, maquilleur, cascadeur…

Une grande foire aux mots: générique, doublure, court métrage, image rush…

Et puis surtout, la prise de conscience que fiction n’est pas réalité.

– Mais le Titanic, c’est une histoire vraie!

– Quand la balle traverse son coeur, on voit le sang, comment ça marche?

– Et Quand le monstre se transforme?

– Les flammes dans l’incendie, elles sont réelles! On voit la tour qui s’effondre!

Il était très intéressant de voir ces jeunes spectateurs prendre conscience qu’un film, ça se fabrique, qu’il faut souvent plusieurs années entre le projet initial et la sortie du film.

Nous avons décidé d’élaborer dans le cadre de nos productions d’écrit, 6 scénarios et de les soumettre à un comité de lecture.

6 ateliers de 5 élèves.

Il nous reste peu de temps…mais grâce à leur motivation, je suis certaine qu’ils y parviendront.

Souhaitons-leur BONNE CHANCE!

Et surtout MERCI au papa de Cléo d’avoir donné un peu de son temps et beaucoup de son expérience!




Parents enseignants…un contact délicat

23 05 2008

Parents – enseignants : améliorer le contact

Un entretien à lire sur le site du Café Pédagogique

Ma petite contribution sur leur forum…

Cette thématique de la relation Ecole Famille me paraît, plus encore aujourd’hui qu’hier, fondamentale et incontournable. Merci à vous d’ouvrir ici un espace de réflexion sur ce sujet. Pourtant, je suis surprise de constater le peu, pour ne pas dire l’absence totale de réaction à votre entretien. 

Est-ce là le reflet du malaise que cette problématique génère? Et pourquoi cette timidité? J’ose proposer quelques axes de réflexion. 

1 / De très nombreux discours négatifs sur l’école et le rôle des enseignants circulent depuis quelques années dans TOUS les médias et diffusent au quotidien, auprès des parents et des élèves, un message pessimiste et destructeur. A force de lire et d’entendre: TOUT VA MAL A L’ECOLE…on finit par y croire…puisque tout le monde le dit! Premier paradoxe: on croit ce que l’on entend plus facilement que ce que l’on vit réellement.  Les enseignants, par instinct de survie, se raidissent donc et n’ont plus qu’à bien se tenir: moins ils font de bruits, mieux tout le monde se porte…La politique de l’autruche…

 2/ Les enseignants, peu habitués à la relation à l’adulte, reçoivent mal cet appel au dialogue avec les familles. Notre formation ne nous a pas ouverts à cette dimension relationnelle HORS CLASSE. On nous a appris à gérer le groupe classe, on nous a informé sur la relation pédagogique maître- élève. On nous a appris à réfléchir sur les pratiques et les théories des auteurs et des penseurs. On nous a enseigné les grands courants pédagogiques. Bref, on nous a appris à rester EN classe, au sein de l’institution. SURTOUT ne pas en sortir, ni ne laisser ENTRER personne. Alors, du jour au lendemain, vous imaginez, « affronter » les parents d’élèves…c’est un peu s’affronter soi-même…Et cela est loin d’être facile. Je dirais même plus, cela s’apprend.  

3/ Les seuls contacts existants à l’heure actuelle, entre l’école et les familles, sont essentiellement d’ordre administratif ou « répressif ». Règlements scolaires, conseils d’établissement, rendez-vous de mauvais augures, mots à l’encre rouge sur les cahiers de correspondance, etc… Comment, dans un contexte pareil de suspicion d’une part et de formalisation à l’extrême de l’autre, comment donc est-il imaginable de construire les prémices d’un début d’un envisageable vrai PARTENARIAT? 

Pourtant… 

1 / Partout où les écoles et les familles élaborent de VRAIS PROJETS éducatifs avec au centre, l’enfant-élève, on voit les tensions disparaître, et les premiers bénéficiaires en sont forcément les élèves, les enfants donc. Puis, par effet de dominos, les parents et les enseignants. La chaîne est bouclée et chacun est entré dans la danse. La communication passe par la coopération. PARLER pour FAIRE. DIRE pour AGIR. Ces expériences restent pourtant limitées pour tout un tas de raisons, dont la plus simple à évoquer ici, reste celle des horaires. Pendant que les élèves sont à l’école, bien souvent, les parents travaillent. 

2/ Un deuxième axe peut alors être exploité, celui des TICE. L’Internet au service de la relation école-famille. Par le biais de Site Web d’école ou par celui de blog d’enseignant ou de parent, nous voyons là émerger un nouveau mode de communication sur lequel il me semble très intéressant de réfléchir. Pas de contraintes d’horaire, pas de délocalisation, pas d’angoisse du face à face direct. Un moyen rapide et efficace donc mais qui ne doit pas se substituer à la relation « physique » entre l’école et les familles. C’est un outil de plus à la communication. Il ne doit pas devenir un ECRAN de plus entre les uns et les autres. Et cela s’apprend également… 

Pour terminer je dirais que l’école ne peut plus faire l’impasse d’une réflexion en profondeur sur cette dimension relationnelle et contractuelle.  A l’heure où de nombreuses familles se trouvent légitimement en attente d’éducation et d’enseignement, où les discours démagogiques et « catastrophistes » débordent de tous médias, où la société peine à trouver des valeurs communes, où les individualismes prônent sur les projets coopératifs; il me paraît incontournable d’envisager autour de l’enfant, de l’élève un véritable PARTENARIAT d’EDUCATION. Un partenariat positif, concret, citoyen, réaliste et porteur de vraies promesses pour les élèves. A chacun de le définir en fonction des attentes et des besoins qu’il rencontre dans son quartier et son école. A nous, enseignants de saisir à bras le corps ce formidable défi. Je pense que tous, nous y gagnerions, en reconnaissance et en confiance réciproque. 

Ostiane Mathon

Et si nous continuions ce petit débat ici…avec vous…entre partenaires bleu primaire!




Allô maman bobo!

22 05 2008

Quand récréation

rime avec hospitalisation…

Qui n’a pas connu ce coup de fil en pleine réunion…allô, bonjour Madame, alors ne vous affolez pas, ici l’école de votre fils, avez-vous une bonne mutuelle?

Non, je blogue, enfin je blague, enfin pas vraiment!

Cette année…et c’est la maman qui parle…mâchoire supérieure, petit doigt de pied, clavicule…ça commence toujours de la même manière…Ostiane, c’est pour toi, téléphone! Tu prends sur la ligne 0? Oui, merci, tu peux m’appeler un taxi en urgence? Aujourd’hui, 1 bus sur 3….Et je crois que je vais en avoir besoin…

L’école: la cour de récré, les couloirs, les portes, les escaliers, les jeux de cache-cache, la course poursuite…etc

Accidents de la vie, petits et gros bobos.

Comment vivre ces moments avec l’enfant, avec l’école, avec le camarade responsable ou non. Tiens, le voilà le mot: RES-PON-SA-BI-LI-TE

Dans un monde où la faute n’est plus acceptable, où l’erreur est mal vécue, où l’imprévu est rayé du vocabulaire, où la responsabilité est légalement engagée à tous les échelons de la vie, où la législation régie toutes les situations  quotidiennes, etc…comment faire accepter chez les jeunes et les moins jeunes, cette notion de risque pourtant tellement nécessaire, tellement formatrice, tellement vitale.

C’est la faute à…

Qui est le coupable?

Qui est le responsable?

A l’école, et là c’est l’instit’ qui reprend la parole, nous vivons directement et de plein fouet cette généralisation du législatif dans la vie scolaire.

Organiser une sortie devient parcours du combattant, proposer un voyage scolaire relève de mission impossible, proposer l’intervention d’un professionnel non labellisé éducation nationale est un acte illégal, laisser aller les enfants aux toilettes, sans surveillance est passible de pénalité, partager un goûter peut dégénérer en psychose allergisante….etc

Alors pour en revenir à mon sujet de départ… »Qui surveillait la cour? A quel endroit précis a eu lieu l’impact entre les deux enfants? Où se trouvait très exactement le référent adulte? A quelle heure a-t-il pris son service? Combien d’enfants jouaient dans le même espace au moment du sinistre…. »

L’école, lieu de vie, de collectivité, d’énergies contradictoires avec ce que cela engendre comme risques encourus?

Ou bien espace aseptisé, lisse, hyper formaté, du type école sur papier glacé…

Qu’en pensez-vous?

Quelle place dans nos vies pour la prise de risque et l’acceptation de la non maîtrise des événements?  Quel équilibre entre nécessaire sécurité et absolu contrôle? Et surtout quelle incidence sur nos comportements, nos réactions et nos mentalités?

Bon, ce sera tout pour aujourd’hui…Je vous laisse la parole…Qui se risquera à s’exprimer en premier?




16h30…sortie de classe

20 05 2008

PARENTS, CHERS PARENTS…C’est quoi, pour vous l’heure de la sortie?

Le compte rendu, heure par heure, de la journée d’école?

Le décompte anxiogène des bonnes et mauvaises notes?

Un instant convivial où vous retrouvez d’autres parents?

L’occasion de glisser un message à l’enseignant?

Un rendez-vous avec votre enfant, petit goûter et sourire en coin?

La possibilité de voir la tête de ses camarades?

Une grand moment de solitude car vous ne pouvez pas y être?

Un passage obligé mais franchement, vivement qu’il rentre seul à la maison!

POUR MOI CE SOIR, UN MOMENT DE GRANDS DOUTES ET DE REMISE EN QUESTION.




Retard scolaire

19 05 2008
Retard scolaire :Respectons le développement de l’enfant  
Pour un tiers des élèves, l’école commence trop tôt et progresse trop vite. Les enseignements doivent s’adapter à leur divers niveaux de maturité, sous peine de les faire courir à l’échec. C’est ce qu’explique le pédiatre Guy Vermeil qui travaille, depuis longtemps, avec des enfants en maternelle et en primaire, dans son ouvrage Le retard scolaire. Retard vrai ou maturité décalée (Ed. Ellipses).

Pour tous, un entretien à (re)lire.

Pour les enseignants, un sujet à approfondir.

Pour les écoles, un projet concret à imaginer.

Pour les parents, des pistes à suivre.

Pour les élèves, un espoir de mieux grandir!

De la théorie, à la pratique, il n’y a qu’un pas.

La fin d’année approche…conseil de classe, concertation, passage, maintient…et si on se posait la question autrement?

Éclairez-nous de vos expériences, de ce que vous et/ou votre enfant avez vécu entre le moment de l’annonce, la concrétisation du redoublement, et le résultat in fine un an plus tard.

Pour vous, une année de plus dans le même niveau, ce fut une bonne ou une mauvaise décision?




Ouverture du forum des parents

17 05 2008

Hier, une très très belle journée d’école…

L’ouverture par les parents du « Forum des métiers ».

Une ouverture en « LA MAJEUR »

Le papa de Paul, « Chef d’orchestre » nous a fait cadeau de sa visite, de son témoignage, de sa passion.

La passion à l’école…vous imaginez?

Un chef, comme on les imagine, le cheveu qui vole, la baguette en main, un petit accent au bord des lèvres, le cœur en bandoulière, mais le geste précis, le mot exact, le regard concentré.

« Bonjour les enfants, je vais vous parler de mon métier, un métier de groupe, un métier social. »

Une heure et demie de bonheur…32 petits élèves transformés en apprentis musiciens.

Nous avons battu la mesure, nous avons donné l’attaque, nous avons écouté de grands compositeurs, nous avons observé le grand livre des partitions, nous avons chanté en rythme et en cadence, nous avons découvert les instruments de l’orchestre

Et puis nous avons écrit tout plein de mots nouveaux au tableau:

« mezzo », « pianissimo », « octave », « queue de pie », « jaquette »

Et un et deux, et trois et quatre….C’était bien, hein les enfants?

Alors le soir, après une retour bien obligé par le groupe nominal et le passé simple, nous avons créé sur de grandes feuilles à dessin, nos partitions imaginaires. Un folklore incroyable de notes dansant sur des portées improbables. Si vous voulez voir de quoi sont capables les enfants…rendez-vous à « l’expo » en fin d’article

Tu as un papa formidable Paul!

Merci Monsieur Pehlivanian!

Vous avez donné à l’école, les couleurs de l’orchestre! (un site à découvrir au passage..)

Et par ici, l’expo des enfants…Cliquez sur une note et entrez dans la danse!

http://lewebpedagogique.com/ostiane/files/2009/02/notes-de-musique-11.gif





ETRE un enfant. AVOIR 12 ans.

5 05 2008

  Lettre d’un enfant de 12 ans à ses parents

« Chers parents,

Ne m’éduquez pas comme vos parents vous ont éduqués, car je suis différent de ce que vous étiez à l’époque.

Vous pouvez m’aider en réalisant que vous devez devenir mes parents. Qui ne m’ont pas seulement conçu, mais qui m’incluent dans leur vie en tant que partenaire… C’est cela mon désir, le même que j’éprouvais à vous rejoindre, bien longtemps avant que je sois né. J’étais alors guidé par la confiance ; maintenant, j’ai besoin de votre loyaute !

J’aimerais apprendre comment un homme peut aider un autre et ce que l’un signifie pour l’autre. Car je pressens maintenant quelle peut être la solitude de l’homme. J’aimerais apprendre comment les hommes peuvent vivre ensemble malgré leurs différences.

Je devine le côté visible de mon corps ; celui qu’on peut toucher et décrire cache une autre face de moi-même que j’aimerais percevoir.

J’espère que vous apprendrez à me parler de là où l’homme invisible a son origine et où brille son étoile.

J’exprime mes questions de manière bien imparfaite. J’éprouve de l’incertitude en essayant d’expliquer ce que je sens au fond de moi-même.

J’aimerais apprendre à vivre avec ce que vous appelez conflits, à les connaître sans éprouver de peur, je ne suis pas toujours à la recherche de réponses à mes questions, mais plutôt de l’intérêt que vous leur portez. Bien souvent vous répondez n’importe comment pour avoir la paix.

Écoutez-moi attentivement car ma question en cache une seconde. Il vous faut beaucoup de temps pour moi.

Les principes ne m’intéressent pas. Je pense qu’ils proviennent de l’inertie de l’habitude. Mais j’aimerais savoir comment l’on peut faire la même chose demain autrement qu’aujourd’hui, tout en gardant son identité. Vos vérités sont mes possibilités. Tout pourrait être différent et parfois je me pose la question de savoir si ce monde est mon monde et si vous êtes mes vrais parents. Donnez-moi la possibilité de me trouver en apprenant à pardonner et ne cessez pas de participer à ma recherche de ce qui est vraiment juste.

La tolérance dépourvue d’intérêt est une lâcheté. Ne vous faites pas une image de moi, mais ayez confiance en moi, comme j’ai eu confiance en vous. »

Quand je lis cela, j’ai 12 ans moi aussi…

Quand je lis cela, je mesure la formidable liberté de la jeunesse et je réalise pleinement sa nécessaire insolence.

ETRE un enfant et AVOIR 12 ans, ou 2, ou 6, ou 16, ce n’est pas juste être le fils et la fille de ses parents, ou le bon et mauvaise élève de son prof…




En Mai, FAIS ce qu’il te plaît!

2 05 2008

Hier soir, petit dîner entre amis.

Sujet de discussion avec mon voisin de table, père de trois enfants, scolarisés en primaire et collège.

 » Je suis venu à plusieurs reprises sur ton Blog; très convivial, agréable à lire, offrant des regards distancés, des approches variées et un état d’esprit énergique et positif…pour moi qui suis un vieux bougon a-social, je suis plutôt séduit. »

Wouaw, je n’en demandais pas tant…

« Mais alors, cher C.S.V…pourquoi n’interagis-tu pas? Pourquoi n’écris-tu pas tes commentaires? Pourquoi restes-tu silencieux derrière l’écran? Je t’entends souvent, comme de nombreux amis parents d’élèves, prendre la parole dans les salons, à propos de l’école, des enseignants, de ceci et de cela, de tout et de son contraire, alors…vas-y, dis, explique, exprime, tout haut et hors d’un champ strictement privé et réservé. Si on veut sortir d’un discours de salon, il faut que chacun prenne sa part de responsabilités! »

Réponse: « Le dialogue, j’y crois pas. On aura beau tergiverser sur toutes les problématiques du jour, il y a un moment où il faut bien AGIR « 

Très bien…Respectable attitude.

Sujet du jour donc:

« En Mai, je fais ce qu’il me plaît… »

FAIRE  AGIR  PARTICIPER  CONSTRUIRE  S’IMPLIQUER  CREER  ORGANISER  TRANSFORMER…

La maxime du mois comme une ritournelle printanière, est sur toutes les lèvres. Mai, le mois de tous les possibles, où tout est permis!

OK, alors, « fais, faites, faisons! »

Je suis parent, je suis prof, je suis élève…j’ai forcément quelque chose à faire!

Dans quelle action concrète m’impliquer?

A quelle sortie de classe participer?

Quel événement vais-je organiser?

Que puis-je encore transformer?

Avec qui construire un nouveau projet?

Voilà qui est dit et qui reste à FAIRE…

En ce début de printemps, et si nous choisissions, notre « FAIRE » du mois de mai?

Un « faire » au singulier, mais UN faire en ACTION

A Vous!

Échangeons nos « faire », nos déjà faits et nos « à faire » et « à refaire ».

Des idées à partager…Dialoguer pour agir…voilà une chose concrète!




La classe des Parents Blogueurs « Saison 1 »

21 04 2008

EPISODE DU JOUR « A VOS CRAYONS! »

Bloguer, telle est ma devise!

Telle sera bientôt votre devise…

Une toute nouvelle série consacrée aux Parents Blogueurs!

Ça vient de sortir sur le Net…

Pour vous, en avant-première sur BLOG BLEU PRIMAIRE

« LA CLASSE DES P.B. » Saison 1

Chers parents, avant de vous posez la question fatale du « Comment faire? », soyez aujourd’hui les acteurs en direct de l’épisode 2 de la Saison 1…

Nous reviendrons ultérieurement dans un Flash Back aux détails techniques, grâce à l’aide précieuse des experts de mon studio de production (secret pro pour l’instant)

Dites-vous plutôt:

 » Je saurai bien le faire.

Elle l’a fait, le fils de ma copine Julie l’a fait, mon neveu d’Amérique l’a fait, la grand-mère d’Anatole l’a fait, la voisine de Salomé l’a fait, le père de José l’a fait, l’instit de ma fille l’a fait…Alors, moi aussi je peux le faire! »

Bravo, vous adoptez donc la BLOG ATTITUDE!

C’est un bon début. Parole de blogueuse!

Oui, bon d’accord pour un BLOG… mais pour quoi faire?

(Tout plein d’idées sur le site d’Astrid)

Bloguer pour dialoguer?

Merci à Delfine pour son illustration!

Bloguer pour s’informer?

Bloguer pour témoigner?

Bloguer pour rester branché?

Bloguer entre parents?

Bloguer avec les enseignants?

Bloguer sur l’école d’un bout à l’autre de la planète?

Bloguer l’éducation via le net?

Bloguer sur la vie scolaire.

Bloguer les uns avec les autres.

ET VOUS PARENTS, SI VOUS EN ETIEZ…

Vous blogueriez comment, pour quoi et avec qui?

Bloguez-moi vos idées, vos questions, vos témoignages, vos doutes, vos envies. Je vous laisse 10 jours…

Et à mon retour, grâce à votre collaboration, je pourrai mettre en ligne l’épisode suivant. Noms d’acteurs à l’appui vous serez les premiers figurants, que dis-je les futurs stars de la série « La classe des Parents Blogueurs »!

1/Un forum questions/réponses en ligne…cliquez sur la bulle « commentaires » et laissez vos petits doigts bloguer sur le clavier, vous serez surpris du résultat en chaîne! Un commentaire en entraînera un suivant et ainsi de suite…

2/Pour créer le buzz, « envoyez cet article »à une dizaine d’amis parents d’élève(s), qui eux-même contribueront et alimenteront le buzz. Effet blog-buzz, ça s’appelle!

3/Et peut-être, à l’issue des épisodes et des saisons à venir, un concours du meilleur Parent Blogueur, du meilleur commentaire, de la meilleure idée blogueuse. Un concours pour le fun, comme à l’école des fans.

A vous!

Quel Parent Blogueur serez-vous?

Ou plutôt devrais-je écrire quel P.B êtes-vous?




L’école, pour vivre ensemble

16 04 2008

Pour les lecteurs qui ne lisent pas la presse quotidienne, et pour ceux qui n’ont pas encore exploré le site d’Eveline Charmeux….

Voici, dans son intégralité, mon « coup de colère » publié hier par le quotidien « La Croix »

LA VIOLENCE A L’ECOLE

L’école pour apprendre à vivre ensemble…

Belle ambition !

A son service ? L’éducation civique et ses leçons de vie.
A son service encore ? Les groupes de paroles entre enfants.
A son service toujours ? Les enseignants-éducateurs. (Voir aussi l’article du 4 février « complément d’enquête sur le métier d’enseignants »)
Bref, vivre ensemble, à l’école, c’est vital, c’est inévitable.
Mais alors, et les autres, que font-ils ?

Et vous ?

Vous, les parents ? Les grands parents ?
Vous, les marchands de vidéo ?
Vous, les promoteurs  de gadgets belliqueux ?
Vous, dans le métro ? Dans la rue ?
Vous, le voisin du dessous ? L’automobiliste pressé ?

Vous, intouchables puissants? Juges corrompus ou politiques décadents?

Que croyez-vous donc ? Qu’il suffit de prononcer les mots respect ou morale deux fois dans la journée pour participer à leur diffusion ?

Le respect,un mot tant à la mode qu’il s’est vidé de son propre sens. Trop utilisé, trop galvanisé, trop médiatisé sans doute. Un mot qu’on proclame aux autres, rarement à soi-même. Il erre sur les bancs de la cour de récré, il traîne sur les chaînes de télé. Le Respect s’il vous plaît, je réclame le respect ! Combien de fois par jour entends-je ce même refrain ?

Mais le respect, ça ne se décrète pas ! Ça se vit, ça se transmet. Le respect, c’est un remaniement permanent, une exigence de chaque instant ; si l’on n’y prend garde, les mots, les gestes, les regards, les silences, les rires, les attitudes prennent si naturellement le pas sur la réflexion et le jugement. Apprendre à gérer les paroles et les actes, comprendre pourquoi et comment y parvenir, c’est tout cela que nos enfants apprennent à l’école, dans la cour, dans les couloirs, dans la classe.

Qui peut proclamer que la chose est simple ? Qui peut imaginer que l’école seule relèvera le défi ? Quel parent honnête peut se soustraire à ce devoir d’éducation ? Quel individu majeur peut se dire dégagé de toute responsabilité ? Car enfin, posons-nous (vous étant inclus dans le nous), posons-nous donc aujourd’hui, sans biais ni faux-semblant, la question du rôle de l’exemplarité des adultes pour la construction des jeunes enfants ; ce qu’on leur donne à voir ou à entendre, dans la rue, dans le bus ou le métro, chez le voisin ou à la maison. Les images, les mots, les attitudes dont nous sommes seuls responsables puisque soit nous les véhiculons nous-mêmes, soit nous les laissons à leur portée, soit nous les ignorons.

Nous vivons dans une société formidablement agressive pour les jeunes esprits. Il faut le rappeler, votre enfant ne perçoit pas les images comme vous. Son cerveau ne reçoit pas la même information de la même manière. L’adulte traite toutes les données visibles et sonores via des filtres que la maturité et l’expérience lui ont fournis. L’enfant n’est pas encore capable de cette distanciation, de ce tri entre le réel et le factice. Face à un film d’horreur, il est dans le film, dans l’image, dans la peau du tueur ou de la proie. Quand vous êtes spectateurs, il est lui, auteur ou acteur. Quand vous êtes témoins, il est, lui victime. Et quand enfin vous regardez Catch-Attack le week-end avec lui, il apprend lui que la violence est un jeu, un spectacle qu’on regarde en famille.

Pour le jeune enfant, fiction et réalité sont deux espaces superposables. C’est pour cela qu’il aime tant qu’on lui raconte des histoires, voire toujours la même histoire. Pour lui, au moment où vous lui lisez les mots, où vous lui livrez l’intrigue, il quitte quelques instants le monde, retarde à l’infini l’heure de se coucher et plonge avec délice dans un univers construit rien que pour lui. Mais dès le lendemain matin, lorsqu’il se réveille, lorsqu’il est planté devant son poste de télévision, ou quand la radio lui déverse un flot ininterrompu de paroles en tout genre, lorsqu’il se glisse dans une rame bondée d’adultes gesticulant où maugréant, lorsqu’il traverse les avenues et autres artères survoltées, voilà notre chérubin livré en pâture aux affres du monde moderne. Le parcours du combattant reprend sa course effrénée.

Petit arrêt sur image. Zoom sur la réalité. Extraits choisis. Morceaux vécus.
Attention, esprits sensibles, s’abstenir.

Dressons un échantillon des clichés hauts en couleur qu’un enfant reçoit, sans pouvoir s’en prémunir, en une seule journée: les photos sans équivoque dans les kiosques, juste à hauteur d’yeux, les formules choc en bandeau des journaux, les publicités libidineuses entre deux soit disant programmes télévisuels pour enfants, les clips musicaux qui prônent souvent la violence et le sexe, les téléfilms scandaleux enrobés façon comédies, les faits-divers sordides livrés aux heures de grande écoute, les images sanglantes du « JT » juste avant d’aller dormir. Allez, fais de beaux rêves mon chéri…

Quelle vision de l’homme offrons-nous à ce petit enfant de deux ans, six ans, huit ans, ou à cette toute jeune fille de douze ou quinze ans ? Lui livre-t-on les clés pour décrypter telle affiche, lui donne-t-on les mots pour interpréter tel slogan, lui octroie-t-on du temps pour parler de tout cela ? A défaut de refaire le monde, ayons l’exigence d’exprimer ce que nous ressentons. « Je suis une adulte, mais vois-tu cette image d’adulte me dérange. Je suis un homme mais vois-tu les mots de cet homme me blessent, je suis une grande personne et vois-tu l’attitude de cette grande personne me révolte. Et toi, qu’en penses-tu ? »

Prenez-vous, prenons-nous ce temps là ?

Oui, la violence existe, existait et existera toujours. C’est un fait universel, une donnée intemporelle. La question est ailleurs, inéluctable pour l’éducateur, vitale pour l’enfant, essentielle pour la société. Une question qui engendre mille questions. Mille questions générant la réflexion et non le délit d’opinion, non plus la soumission.

« Que fais-je de cette violence ? Comment travailles-tu avec cette violence ? Que pense-t-elle de cette violence ? Qui jugeons-nous au travers de cette violence ?  De quelle manière transformez-vous cette violence? Comment vivent-ils dans cette violence ? »

A défaut de refaire le monde, ayons l’honnêteté d’affronter ses faiblesses, de s’en insurger, de se positionner. Si nous, responsables majeurs et soi-disant éducateurs, si nous parents ou tout autre tuteur, nous autorisons le silence ou l’indifférence s’installer, alors nous ouvrons délibérément la porte à la banalisation de la violence ou de la médiocrité.  Bien évidemment, face à cette leçon de morale un peu provocatrice, j’en conviens, un tantinet réactionnaire, je l’avoue, et très culpabilisante, il est vrai, la rhétorique du laisser-faire impuissant reprend le dessus. Ainsi va le monde diront certains, nous n’y pouvons rien, se dédouaneront les autres, les enfants s’adaptent à tout rétorqueront les uns, l’école leur apprendra bien les bonnes manières espéreront les derniers. Une ou deux maximes livrées en bon uniforme à la manière du bon vieux temps et nous autres adultes serons absous de toutes nos dérives.

L’école, encore l’école, toujours l’école …L’école fera ce que les adultes souvent ne savent plus faire.

Et bien oui, le matin, quand vous quittez votre enfant et que j’accueille mon élève, je sais qu’il me faudra souvent remonter le cours du temps, effacer certains cauchemars, adoucir des paroles trop brutales, gommer des images affolantes. Dès les premières minutes, dans la cour de récré, il est aisé de capter  l’atmosphère qui déterminera les apprentissages du jour. Agités, bagarreurs, électriques, certains matins ressemblent trop au tapage urbain, certains matins, il ne fait pas bon rester trop longtemps dehors. Vite, il nous faut rentrer la troupe avant la débandade. Ouf, la cloche sonne et tout ce petit monde se met en rang, par deux et dans le calme, s’il vous plait. Pardon ? Dans le quoi ? Lui donner la main, à elle ? Et pourquoi je dois tenir la porte ? T’as vu le dernier combat de Catch-Attack hier, c’était top ! Trop cool quand on lui arrache les yeux ! Pousse-toi gros tas ! M’dam ! y m’a traité ! Même pas vrai, c’est elle qu’a commencé ! Dans tes rêves …

Il est 8 h… l’école s’éveille …
« Bonjour Léa, bonjour Sam ! Tiens, tu t’es coupé les cheveux Sofia ? Attention, tes lacets sont défaits Nicolas. Bonne fête Maxime ! »

La porte de la classe s’ouvre et la leçon de vie reprend son cours.

A commencer par quoi ?

Par se dire bonjour, tout simplement.

Oui, chaque matin, j’apprends à mes élèves à se saluer en se serrant la main, à se sourire en se regardant dans les yeux. Le matin, j’adresse à chaque élève, un mot, un regard. Le matin, je leur lis une histoire, pour leur plaisir et pour le mien. Le matin, on chante une chanson qui nous rassemble. Le matin, j’accroche aux murs les dessins de la veille. Le matin on prend le temps de raconter un petit bonheur vécu. J’appelle ce temps « Les cinq minutes d’intro. » Sans ce temps là, rien n’est possible, sans ce temps là, rien ne se fera. S’installer, s’arrimer, s’ancrer, prendre place, toute sa place. Une place pour chacun. Voilà qui est fait. Je suis là. Ils sont là. Nous sommes là. Tous là ?

« Y manque Sara M’dam, ch’peux prendre ses d’voirs ?
– Oui, merci Victor.
»

Oui, chaque matin, à l’école, on essaie de replanter un décor humain. Chaque matin on essaie de recréer du lien. Pour que la journée soit belle, pour que les heures d’école soient plus douces que la veille, pour que la vie ait un goût d’enfance, pour que l’enfant ait le goût de la vie. Les enseignants s’y attellent à chaque instant car « apprendre à vivre ensemble », c’est le cœur de notre projet éducatif. Alors, c’est vrai, lorsque je quitte cette école le soir, et que j’entends le monde et ses cris, lorsque je vois les hommes et leur violence, je pense à mes élèves, à ma journée et à celle du lendemain. Et j’imagine aisément le malaise qu’ils ressentent ; d’un côté, soumis à des règlements scolaires écrits par l’institution et contresignés par les parents et de l’autre spectateur d’un monde schizophrène qui manie aussi bien la décadence que la repentance, qui instille aussi bien l’éducation civique, que l’incivilité publique.

Et je l’admets, il m’arrive d’être en colère, contre moi et contre vous, car il me semble qu’aucun adulte ne devrait ignorer ce qui est susceptible de corrompre l’innocence d’un enfant.

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La complainte du parent d’élève

10 04 2008

Après la complainte de l’instituteur, celle du parent d’élève.

La voici, en musique toujours,…cela adoucit les moeurs, paraît-il…

Un clin d’oeil au récent commentaire de Frédéric.

Un petit clic, juste sur le lien.

La complainte du parent d’élève version MP3

L’homme, un éternel insatisfait…

Bien évidemment, des améliorations doivent être apportées.

Vous avez raison de rester vigilants. Vos enfants ont besoin de votre accompagnement.

Mais… et si nous partions de ce qui fonctionne plutôt bien pour le développer davantage et mieux le diffuser?

Selon vous, si vous n’aviez qu’un seul mot POSITIF concernant l’école, lequel choisiriez-vous de mettre en avant?

Un MOT à écrire dans l’espace commentaire ci-dessous!

MERCI de contribuer, sur BLOG BLEU PRIMAIRE à une vision constructive de l’école.

UN SEUL MOT… 

Allez, je commence, et c’est la mère d’élève qui parle:

ECOLE maternelle=premiers amis!

A QUI LE TOUR?




Bloguer en famille

7 04 2008

« Mais non, je blogue ! » D’Astrid de Roquemaurel

Et moi je ne blague pas. C’est en bloguant que je suis tombée sur cet article. J’ai consulté le livre d’Astrid. Après d’inépuisables discussions avec mes enfants au sujet d’internet, après avoir écouté les 1000 questions et réponses de mes élèves sur le même thème, je vous invite tout naturellement et bien volontiers à lire l’article et à visiter le site. Parents non initiés,, éducateurs suspects, enseignants inquiets…ce livre est à mettre entre toutes les mains. Parole d’instit’!

 SOMMAIRE
 

« … Grâce à ce petit livre ludique et pédagogique, les jeunes internautes pourront créer facilement leur blog, tout en respectant les règles de publication, d’échange et de sécurité sur Internet. Abondamment illustré, il fourmille de trucs et astuces pour bloguer comme un vrai pro. Cet ouvrage s’adresse également à tous ceux qui souhaitent en savoir davantage sur ce nouveau moyen de communiquer : parents, enseignants, éducateurs… En fin d’ouvrage, retrouvez toutes les bonnes adresses pour créer votre blog ou consulter ceux qui s’adressent plus particulièrement aux enfants. Et pour échanger sur ce thème, connectez-vous sur le blog officiel du livre : www.maisnonjeblogue.com Pour consulter le sommaire, cliquez ici (document PDF) Mais non, je blogue !par Astrid de Roquemaurel, illustré par Delphine Vaufrey. Milan jeunesse Prix : 7,50 euros. »

3 questions à Astrid de Roquemaurel, auteur de Mais non, je blogue ! L’interview sur le site de l’UNAPEL

Consultez le livre animé!




Lexique scolaire pour parents désorientés. Lettre A.

20 03 2008

Une « chronique spéciale bleu primaire »  pour parents désorientés… La première d’une longue série

Je parle, tu parles…nous parlons, vous…tout le monde connaît! Mais parlons-nous vraiment le même langage? Il faut le reconnaître, la terminologie utilisée par les enseignants peut parfois ressembler davantage à un jargon taillé de toute pièce. C’est pourquoi, il me paraît essentiel et naturel de mettre à la disposition des parents ce lexique un peu particulier.

Car, vous l’imaginez bien, il ne s’agit pas pour nous de brouiller les pistes avec des mots d’usage barbare mais bien d’utiliser un ensemble spécifique de concepts relatifs à l’école car en relation étroite avec les A-pprentissages qui s’y déroulent. Tiens, et si on commençait par la lettre A?

Acomme Alors là brAvo! C’est très bien! Excellent!

A comme Activités différenciés ou pédagogie différenciée) : méthode pédagogique qui part du constat que dans une classe, un professeur doit enseigner à des élèves ayant des capacités et des modes d’apprentissages très différents. Elle tente de donner une réponse à cette hétérogénéité ) des classes par des pratiques adaptant à chaque élève les programmes d’études, l’enseignement et le milieu scolaire. Bien souvent, l’enseignant ne va plus être le centre de la classe mais va mettre l’enfant ou l’activité comme intérêt central. De plus, ces pédagogies ont souvent pour but le développement personnel de l’enfant.

A comme Apprentissage: mise en place de nouveaux savoirs ) ou  savoir-faire  structurée par un processus d’acquisition de connaissances), ( compétences) , attitudes ) ou ( valeurs) , grâce à l’étude, l’( expérience ) et l’( enseignement). Pour parvenir à l’acquisition des savoirs de ses élèves, l’enseignant, tel un technicien des apprentissages, utilise un large éventail de méthodes pédagogiques. Enseigner ne se résume pas à transmettre. Pour que l’enseignement se révèle un geste éducatif, il faut qu’il ouvre l’esprit de l’élève, qu’il forge son intelligence, pour que peu à peu, l’enfant construise ses savoirs, en fonction de ce qu’il apprend à l’école et de ce qu’il découvre de l’individu qu’il est lui-même. Ici, plus qu’ailleurs, l’institution et les familles sont liées par un véritable pacte d’éducation.

A comme Attention: ensemble des processus psychologiques permettant à l’élève de se préparer à effectuer une action à entreprendre, sélectionner des informations particulières et de les traiter de manière approfondie. Les liens entre l’attention et la mémoire sont nombreux et complexes. Ainsi, un objet sur lequel on porte notre attention sera mieux mémorisé. On estime généralement que les processus attentionnels interviennent entre la mémoire sensorielle et la mémoire à court terme.

Acomme A revoir…ou A Apprendre: expression typiquement scolaire visant l’élève et le famille pour notifier un manque de travail ou une méthodologie défaillante quant à l’apprentissage des leçons à la maison.

Et voilà, la lettre B c’est pour Bientôt!

En attendant, n’hésitez pas à consulter mon « Dico d’Educ » sur la barre transversale. Mieux comprendre permet de mieux accompagner vos enfants, nos élèves. École et parents partenaires. Complémentaires.




Conférence du Café

9 03 2008

BLOG BLEU PRIMAIRE, la nouvelle plate-forme interactive de la communauté éducative. Enseignants, parents, penseurs de la pédagogie et de l’éducation, pour vous ce matin, dans ma « boîte à textes » une jolie proposition de conférence du CAFE DES PARENTS. Trois mots clés pour une problématique qui touche tout adulte responsable d’enfant ou d’élève. Relation/Confiance/Contrainte. Je vous laisse en découvrir la teneur.

« Bonjour,

           « Être parent en 2008 : entre relation de confiance et contrainte » Le contexte, internet, portable… qui entoure nos enfants rend encore plus complexe le rôle des parents. Entre plaisir et contrainte, pas si facile de trouver la posture qui permette à nos enfants de s’épanouir et aux parents de continuer leur vie d’adultes. Lors de ce groupe, les parents pourront échanger leur expérience et réfléchir ensemble pour essayer de trouver l’attitude qui leur permettrait de continuer à assumer leur rôle tout en partageant de bons moments avec leurs enfants. De 19h à 21h les mardis 11 mars, 8 avril, 6 mai, 3 juin et 24 juin 2008

– L’inscription à l’ensemble du cycle est nécessaire.

Si vous souhaitez obtenir de plus amples informations sur ce cycle de rencontres (dates, modalités, tarifs), vous pouvez contacter :

Le CAFÉ de l’École des Parents : 01 43 67 54 00

ou (<mailto:[email protected]>)

A bientôt »

N’hésitez pas à cliquer dans ma blogoliste sur « le café de l’école des parents », vous y trouverez de nombreux et précieux renseignements.

Les parents, premiers partenaires de l’école, premiers concernés par l’éducation, mais pas toujours les premiers informés!

Grâce au « Café », une bonne manière d’y remédier!

Merci pour leur travail d’équipe, leur sens de l’entraide, et leur priorité à l’échange et à la prise de parole.

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Pour « mamans » débordées..

23 02 2008

Un petit clin d'oeil pour les mamans dépassées, subookées, robotisées, survoltées, bref pour les mamans quoi!

- Allez, pas de panique, M'man c'est les vacances...

- Les quoi??? Et ton English Test ce matin, ça s'est passé comment? Au fait, ta chambre, tu peux pas tenter d'essayer d'imaginer de... je ne sais pas moi....la rendre, disons... terrienne, accessible? Tes grands parents viennent déjeuner. Fais un effort quoi!

- Cool, M'man ,c'est les vacances, promis demain je ...sorry, ya mon portable ki sonne! C'est Seb, faut que j'y aille. Salut M'man, à plus! Je t'aiiiiiiiiime! T'es la meilleure! Embrasse daddy et "Momie " pour moi! You're the best! I Love you!

- ........

           Yes indeed...

             We are the best

                we are the champions

                    We are the only one

                         We are the MOMS!

Allez les filles, courage, c'est bientôt la fin des vacances!




Edito spécial cancres! Bons élèves, s’abstenir…

22 02 2008

Cancres d’un jour, ou cancres de toujours, cancres à la Prévert ) ou cancres à la ( Pennac )Alain Sotto, psychopédagogue et Varinia Oberto, écrivain, ont concocté un espace spécial cancres, où il fait bon vivre. Si, si, ça existe! Et je souhaitais le partager avec vous!

Oui, partager la connaissance, mettre en commun les bonnes volontés, élaborer une chaîne de complémentarité, faire émerger un nouvel esprit de convivialité, rassembler les compétences de chacun pour les mettre au service de la question éducative. Tels sont les objectifs de ce site. Telle est l’ambition de BLOG BLEU PRIMAIRE

Si vous désirez plus d’infos, aujourd’hui ou demain, vous pourrez toujours avoir recours à ma « blogoliste ». Vous y retrouverez entre autres, Cancres.com, un site, truffé de réponses pratiques et de renseignements fort utiles!

En voilà un petit aperçu…

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