Un hommage surdimensionné

Samedi 9 décembre 2017, la France a rendu un immense hommage populaire à Johnny Hallyday entre l’Arc de Triomphe et l’église de la Madeleine, à Paris. Avant cette journée, beaucoup n’ont pas hésité à comparer l’hommage rendu à la rock star avec l’enterrement  de Victor Hugo en 1885.

Champs Elysées pour l’enterrement de Johnny Hallyday

Cette comparaison entre l’écrivain et le chanteur est évidemment à relativiser, aucune retransmission télévisuelle n’existant à l’époque de l’écrivain. Avec la diffusion de son hommage à la télévision et sur Internet, il est aisé d’affirmer que les adieux à Johnny Hallyday ont été suivis par beaucoup plus de deux millions de personnes.

L’événement a pris une ampleur telle que les médias ont exclu les autres informations de l’actualité qui étaient importantes voire plus importantes que celui-ci. Ils ont par exemple préféré ne pas parler du Président Macron qui  faisait un voyage diplomatique en Algérie pour la première fois depuis son élection. D’autres informations mondiales ont été éclipsées de l’actualité, M.Trump qui a déclenché de nombreuses manifestations suite à sa décision d’inscrire Jérusalem comme capitale d’Israël ou encore un massacre qui a eu lieu en Birmanie. La veille de sa mort, une grande icône de la littérature est morte, Jean D’Ormesson.  Les médias en ont parlé toute la journée du 5 décembre 2017, et quand la mort de Johnny a été annoncée le lendemain, ils n’en  ont plus du tout parlé. Le plus ironique dans tout cela c’est que Jean D’Ormesson avait prononcé une phrase qui malheureusement résume ce qui lui est arrivé : «  Il est mauvais de mourir juste avant un grand chanteur. »

Jean D’Ormesson

 

Valentine Bruyère et Lucas Porqueddu

 

février 5, 2018

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