Bienvenue dans le monde des Bisounours

L’expression très répandue « le monde des Bisounours » représente la vision d’un monde idéal, sans choses négatives, où tout finit toujours par s’arranger. Elle définit l’opposée de notre monde actuel.

Rappelez-vous, ce dessin animé se passe à Bisouville, une grande ville posée sur un nuage. Elle est remplie de jolies habitations colorées, de fleurs, de sérénité: une description qui fait grandement allusion au Paradis. Chaque bisounours a une spécialité  comme la générosité, les câlins, les « ronchonneries », les farces, la liste est longue. Ils se connaissent tous, s’aiment tous, s’entraident tous, personne n’est mis à l’écart. Même Touronchon (ou Grognon selon la génération), qui pourrait en exaspérer plus d’un avec son caractère râleur, est aimé pour ce qu’il est. Ces films d’animation véhiculent donc l’idée d’un monde où l’agressivité et la haine n’existent pas. Comme si tout le monde était fait pour s’entendre et s’apprécier. Il n’y a aucune once d’hypocrisie ou de jalousie car tout le monde accepte les autres avec leurs défauts et se contente de ce qu’il possède.

Mais pensez-vous qu’il est bon de véhiculer ces idées-là aux enfants? Pensez-vous qu’il faut leur faire croire à un monde utopique ? Certes ce ne sont que des enfants, ils ne connaissent encore rien à la vie et on cherche à les préserver. Mais est-ce que montrer un monde parfait, rempli d’amour, de pensées positives, où les bisounours règlent leurs problèmes futiles aisément, est la solution pour les protéger ? Ce n’est pas en apprenant comment régler un problème de rupture de stock de glace au chocolat qu’ils vont se préparer à la vie qui les attend. Les enfants devront faire face aux dures réalités: les désaccords, la pauvreté, la maladie, la famine, la mort, et tant d’autres.

Les fins ne sont pas toujours heureuses…

Coline

avril 6, 2018

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