Théorie du complot : mythe ou réalité ?

Le jeudi 8 février 2018, les élèves de 1ère ES3, des élèves de seconde 11, 12 et 14 ainsi qu’un groupe de L et de S avons eu la chance de participer à une rencontre avec Stéphane Benoit-Godet, lors d’une visioconférence au Lycée Albert Einstein. En effet, le rédacteur en chef du quotidien suisse Le Temps, a répondu à des questions diverses concernant sa formation et son expérience professionnelle ou sur les thèmes des théories du complot.

Tout d’abord Stéphane Benoit-Godet explique que les théories du complot sont dues à un manque de confiance des individus envers les médias, notamment sur les informations données sur des sujets inquiétants comme par exemple les attentats (le 11 septembre aux Etats-Unis) ou les épidémies et maladies graves qui touchent une société (EBOLA). Il nous a expliqué que parfois certaines personnes vont jusqu’à diffuser des hypothèses et conclusions hâtives comme par exemple le fait que certains attentats étaient prévus par l’État. Un grand nombre d’individus est influencé par ces théories du complot et sont amenés à tout remettre en cause et à ne plus savoir où placer leurs opinions.

Le journaliste date le début des théories du complot au 20ème siècle notamment avec la théorie du complot juif conduisant les politiciens à prendre les juifs comme boucs émissaires. De nos jours, les réseaux sociaux développent une nouvelle forme de complotisme avec de fausses vidéos ou photos à l’appui : certaines personnes, en se fixant seulement sur des vidéos et photos faisant douter sur la réelle couleur des véhicules des terroristes, se mettent à douter et pensent à des mensonges concernant l’attentat dans les locaux du journal hebdomadaire satirique, Charlie Hebdo.

Stéphane Benoit-Godet nous a donc avertis sur le fait de savoir distinguer les vraies informations des fausses et d’apprendre à être méfiants vis-à-vis d’éléments qui peuvent être trop exagérés pour être vrais. Il est donc important de prendre en compte un maximum de témoignages, de s’informer en lisant la presse, tout en faisant attention à ne pas prendre au premier degré des éléments venant de sites satiriques qui fabriquent des informations parodiques comme c’est le cas pour le site humoristique du Gorafi.

Le rédacteur en chef nous a ensuite précisé qu’il n’est jamais arrivé au quotidien Le Temps de diffuser des propos mensongers car celui-ci a pour objectif d’être fiable, objectif et honnête avec sa clientèle ; donc les journalistes prennent soin de croiser leurs sources et de mêler informations et ressources humaines, en interrogeant au moins trois personnes de confiance. Il a également ajouté qu’il faut réellement faire attention aux personnes qui viennent directement livrer des informations aux journalistes, car ces derniers peuvent servir leurs propres intérêts tels qu’un désir de vengeance, ou encore des « likes » et de la popularité en ce qui concernent les réseaux sociaux.

Par ailleurs, le rédacteur a défendu les médias contre les nombreuses critiques que ces derniers rencontrent, dont la plus répandue est «ils ne nous disent pas tout». Il a souligné que seules les choses sans importance ne sont pas exposées, ni détaillées, dans un souci de sécurité et de protection de la population. De même pour les sources : si, parfois, elles ne sont pas exposées, c’est pour protéger celui ou celle qui s’est exprimé(e). Cela a été le cas, par exemple, pour une grande majorité des femmes qui ont eu le courage de dénoncer les différentes formes d’harcèlement sexuel qu’elles ont rencontrées et qui n’ont pas vu leurs noms divulgués afin de les protéger.

Fanny Bastide, Lisa Calas, Louise Chassagne, 1ES3.

avril 9, 2018

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