Le marché de l’Art

Le marché de l’art est un modèle économique pour demain puisque les grandes fortunes investissent dans l’art pour assurer leurs richesses et les plus modestes effectuent des achats par passion. Mais en 1939, le marché de l’art est menacé et compromis à cause du régime nazi qui a pillé méticuleusement les pays d’Europe en vue d’obtenir des œuvres de grande valeur.

  • Le trafic d’œuvre d’art

Hermann Goering, commandant en chef de la Luftwaffe (forces aériennes allemandes), est le principal responsable du pillage de milliers d’œuvres d’art en Europe. Lors de son arrestation en 1945, sa collection affiche 1375 tableaux. On ignore souvent qu’Hitler et Goering sont tous deux des collectionneurs compulsifs à la recherche d’une inestimable collection d’œuvres d’art.

Hitler possédait un excellent jugement artistique en dépit de sa réputation de peintre médiocre. Il rêvait d’ouvrir le plus beau musée du monde. Il a tout mis en œuvre pour arriver à ses fins, jusqu’à créer une organisation chargée de systématiquement confisquer, dans les territoires occupés, les œuvres intéressantes appartenant aux familles juives. opposants politiques.


Vermeer, L’astronome

Dès 1941, 40 tableaux sont sélectionnés pour son musée, dont son tableau favori, L’Astronome de Vermeer, symbolisant la supériorité germanique à ses yeux.

En 1943, pour stopper ces crimes et récupérer le maximum d’œuvres, les forces américaines créent une unité, les «Monuments Men». Cette équipe de 350 experts professionnels est dirigée par un universitaire du nom de George Stout et se rend en Allemagne dans le but de récupérer des trésors du patrimoine culturel mondial dans des milliers de caches. Il leur faudra 6 ans pour cataloguer, photographier, emballer et renvoyer les œuvres dans leurs pays respectifs.

En France il a été réalisé en juillet 1944 un recensement de plus de 22000 œuvres volées, dont plus de 5000 appartiennent à la famille Rothschild.

Immédiatement après la guerre, sur les 60 000 tableaux qui ont pu être récupérés, 45 000 ont été rendus à leurs propriétaires et 13 000 de moindres valeurs, vendus. Sur les 2000 restants, tous sont estampillés «MNR», Musées Nationaux Récupération. Cette attestation signale les œuvres d’art retrouvées en Allemagne pendant la seconde guerre mondiale. Ces dernières sont restituées à l’Etat qui les confie à la garde des musées nationaux. Le Louvre en possède près de 400, Orsay environ 100 et le reste est réparti entre les autres musées nationaux.

Encore aujourd’hui, le trafic d’œuvres d’art volées représente le troisième plus grand trafic mondial derrière celui des stupéfiants et des armes. Il représenterait, selon Art Media Agency, 7 milliards de dollars chaque année. D’après Interpol, la France et l’Italie sont les pays les plus touchés par ce fléau et seulement moins de 10% de ces vols seraient retrouvés.

Le trafic d’œuvre d’art peut également financer le terrorisme, il rapporterait entre 6 et 8 millions de dollars par an à Daesh Les djihadistes pillent tous les objets qui sont transportables pour les revendre à des trafiquants qui les feront passer en Europe afin d’arriver dans les plus grandes salles des ventes comme Paris, Londres ou New-York.

  • Les acteurs particuliers du marché de l’art

  • Les peintres par leurs travaux déterminent la quantité d’œuvres qu’ils ont à offrir. Ils peuvent venir de tous milieux sociaux. Certains même après leur mort réussissent à laisser une trace de leur passé comme Léonard de Vinci grâce son sublime tableau: La Joconde. Certains peignent car ils sont animés par la passion, d’autres pour gagner leur vie. Vincent Van Gogh lui, n’a connu un succès fulgurant qu’après sa mort. Durant son vivant ces œuvres étaient parfois échangées contre de l’alcool.

  • Les grands artistes dont on connaît et contrôle l’œuvre ont produit des choses exceptionnelles et à ce titre-là, sont des valeurs refuge. Les gens qui investissent ainsi ont déjà acheté beaucoup de maisons, beaucoup de voitures et beaucoup de bijoux. C’est une manière pour eux de continuer à investir. On pourrait même dire que l’achat d’une œuvre d’art a quelque chose de particulier ne ressemblant à aucun autre comportement connu.

    Les produits vendus sur le marché de l’art sont divers et variés tels que des armes ou des bijoux. La plupart de ces produits s’inscrivent dans des courants artistiques comme l’impressionnisme. Par exemple La Maison Blanche avait demandé au musée Guggenheim de New York le prêt d’un tableau de Vincent Van Gogh pour décorer les appartements du président Donald Trump et de son épouse. Mais en septembre dernier, la conservatrice en chef de l’institution a refusé, proposant à la place une œuvre des plus conceptuelles: des toilettes en or massif. Certaines règles sont tout de même à respecter, personne ne peut vendre des œuvres spoliées.

  • Pour que ce marché fonctionne, il est régulé par des experts. Parmi eux on peut compter des marchands dans des galeries d’art, les commissaires-priseurs, les antiquaires, les marchands d’art, les critiques d’art…

    • Des mécanismes généraux aux particularités du marché de l’art

    Premièrement le marché de façon générale est un lieu d’échange physique (concret ou alors un lieu virtuel ou immatériel) sur lequel se produisent des échanges de biens ou de services entre les vendeurs et les acheteurs. Sur un marché il existe une offre et une demande. Elles peuvent être représentées par deux courbes. Elles évoluent en fonction des prix: effectivement plus le prix augmente plus la demande diminue alors que l’offre augmente.

  • Les courbes de l’offre et de la demande se croisent à un point qu’on appelle le prix d’équilibre c’est-à-dire que le marché satisfait à la fois le vendeur et l’acheteur pour un montant et une quantité échangés.

  • Deuxièmement, le marché de l’art n’a pas les mêmes spécialités que le marché économique en général. Effectivement le marché de l’art, lui, désigne le marché permettant les échanges des œuvres d’art. Il est donc le lieu de rencontre entre les œuvres, les artistes et les acheteurs. Tout comme dans la mode ou d’autres domaines, le marché de l’art se compose de catégories différentes. Par ailleurs, ce type de marché est classé sous deux principaux niveaux. Le premier concerne la mise sur le marché d’une œuvre à l’initiative de l’artiste. Tandis que le second marché désigne les reventes en salles aux enchères. Sur ce marché les courbes de l’offre et de la demande sont toutes les deux des fonctions croissantes à cause de l’effet Veblen.

    Ces œuvres achetées peuvent faire d’abord office de placement. En effet les œuvres d’art ont un bon rendement à long terme et une fiscalité douce. De plus elles peuvent aussi faire office de spéculation, c’est-à-dire qu’un acheteur achète un tableau de Van Gogh à un prix faible pour le revendre parfois des dizaines.

  • La complexité  du marché de l’artL’œuvre prend de la valeur grâce à différentes caractéristiques : premièrement le coût du matériel, puis la technique employée et enfin le marché dans lequel  le peintre évolue (marché local, régional, international  ou national). La qualité visuelle, l’harmonie des couleurs ainsi que la complexité de la composition et la qualité technique assurent la pérennité de l’œuvre.
  • Ensuite ces œuvres peuvent être revendues dans différents types d’endroits, comme le marché de l’art en ligne ou les galeries qui sont des lieux publics ou privés spécialement aménagés. Il y a aussi des maisons de vente aux enchères, des foires et des musées.Un marché à l’échelle mondiale

    Il existe aussi un marché d’art à l’échelle mondiale. Ce dernier a démarré progressivement en 2016. Le leader de ce marché est la Chine, pays qui a détrôné l’an dernier  les États-Unis. La Chine retrouve une place dominante sur le marché avec un volume d’activité de 2,1 milliards d’euros. Ses enchères publiques dans le monde représentent 35% contre 25% pour les États-Unis. La troisième place est occupée par le Royaume Uni  avec 1,3 milliard d’euros. Chiffre qui se situe loin devant la France qui elle est quatrième avec un revenu annuel de 274 millions d’euros.

  • Ainsi le marché de l’art regorge de spécialités diverses et variés, chacun peut y trouver son bonheur. Et vous, quand succomberez- vous à l’art ? 

    Fanny Bastide, Louise Chassagne, Agathe Smondack

juin 1, 2018

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