Plaidoyer : les expériences sur les animaux de laboratoire

Le 24 avril 2018, lors de la journée mondiale des animaux de laboratoire, une étudiante prononce un discours pour défendre la cause animale devant une assemblée, dans le but de mettre fin à ces atrocités et de faire changer les mentalités.

« Mesdames et Messieurs bonjour,

Aujourd’hui je veux vous parler d’un sujet qui me tient particulièrement à cœur. Je suis sûre que parmi vous il y en a qui ont des animaux de compagnie et qui les aiment très fort. Et bien aujourd’hui je vais aborder le sujet des animaux mais pas n’importe lesquels, les animaux de laboratoire.

Tout d’abord, rappelons qu’en Europe 11,5 millions d’animaux sont utilisés « à des fins scientifiques ». La France est la grande championne dans ce domaine avec 2,2 millions par an. Leur vie ressemble à ceci : ils sont enfermés dans de petites cages et ne voient jamais la lumière du jour. Ils sont séparés de leurs congénères, ce qui provoque chez eux de la peur et du stress. Ils sont entièrement soumis aux scientifiques et doivent « travailler » pour eux. Pour les maîtriser, ces derniers n’hésitent pas à leurs administrer des chocs électriques. Trouvez-vous cela normal ?

Et encore ce n’est pas le pire ! leur espérance de vie est très courte et remplie de souffrances car ils subissent des traitements violents, corrosifs et mortels. Leur vie se résume à être des cobayes pour des expériences en tout genre. On les contamine avec des germes infectieux, comme les bactéries et les virus. On leur transmet des maladies telles que le cancer, le diabète et bien d’autres. Ils sont victimes d’opérations chirurgicales et de mutilations. Ces expériences sont d’une grande cruauté. Par exemple, les scientifiques affament des rats pour qu’ils ne fassent plus que la moitié de leur poids, dans le but d’étudier l’anorexie. Est-il vraiment éthique de transmettre des maladies à un animal qu’il n’aurait pas attrapé seul ? Non ! Surtout que dans certains cas ces tests sont commandés juste dans un but commercial, c’est-à-dire pour de l’argent ! Comme le 16 août 2009, où des souris ont subi des tests pour vérifier l’efficacité d’une crème anti-rides. Toutes ces souris sont mortes. Cela en valait-il pas la peine ? Pourquoi les animaux devraient-ils souffrir pour des causes qui ne les concernent même pas ?

De plus, le 28 janvier 2015, le Code Civil n’a-t-il pas reconnu l’animal comme un être vivant doué de sensibilité ? Et si, il l’a fait ! Et pourtant le massacre continue ! Chaque année des millions d’entre eux perdent encore la vie.

De même, nous sommes des mammifères et donc une espèce animale. Pourtant, si l’expérimentation sur une personne présentant une déficience intellectuelle pouvait bénéficier à 1000 enfants le ferions-nous ? Bien sûr que non car la déontologie stipule que la valeur inhérente à chaque vie ne peut pas être surpassée par sa valeur potentielle pour quelqu’un d’autre. Alors pourquoi ne pas en faire autant avec les animaux ?

Mais encore, dans le passé, des expériences ont été effectuées sur des prisonniers de camp de concentration et à d’autres groupes vulnérables. Désormais, alors que nous avons à juste titre banni ces atrocités, nous n’avons pas encore réussi à en faire de même avec ces animaux intelligents et sensibles qui souffrent dans des cages de laboratoires. Pourtant ne sommes-nous pas l’espèce la plus développée ? Alors pourquoi ne pas agir comme tel ? Les erreurs commises dans le passé ne devraient-elles pas nous servir de leçon ? Si !

Sans compter que le métabolisme des animaux est différent du nôtre. En effet, leurs réactions à diverses substances sont différentes. Par exemple, le paracétamol n’est pas dangereux pour l’Homme mais c’est un poison pour le chat. Tout comme la morphine qui est utilisée comme tranquillisant chez l’Homme mais a des effets stimulants sur le chat et la souris. Alors les résultats obtenus sur les animaux sont-ils fiables ? Non ! Dans 90% des cas les médicaments qui ont été testés avec succès sur les animaux sont un échec lors des essais sur les humains. En 1984, l’inventeur du vaccin antipolio déclara : « Le travail de prévention contre la polio fut retardé par une conception erronée de la nature de la maladie humaine, fondée sur le mauvais choix du modèle expérimental qu’était le singe. » Alors pourquoi continue-t-on ?

En outre, de nos jours des méthodes substitutives existent. Ces méthodes consistent à utiliser des cultures de cellules humaines, des micro-puces, des modélisations par ordinateur et même des études à l’aide de sujets humains volontaires. Ces méthodes non-animales ne sont pas parasitées par les différences entre les animaux et les Hommes donc les résultats sont plus prometteurs. Elles sont également plus rapides et moins chères. Mais malheureusement elles sont encore peu connues.

Alors pensez-vous toujours que cette maltraitance est nécessaire ? Pensez-vous que nous devons continuer de soumettre ces êtres vivants à ces atrocités ? Bien sûr que non ! Aidons-les ! Finançons ces méthodes substitutives pour enfin les libérer ! Le monde n’en sera que meilleur. Pensez à ces pauvres animaux qui aimeraient découvrir le monde. Nous ne pouvons pas les abandonner ! Réparons nos erreurs ! Car vous, nous, l’Humanité sommes responsables de cette situation. Aujourd’hui, nous devons faire évoluer les choses car au XXIème siècle il est insupportable de voir des animaux souffrir et être sacrifiés pour la science. Je suis sûre qu’ensemble nous pourrons y arriver! Et rappelez-vous : on ne sauve pas des vies en tuant. Merci de votre patience. Et ne perdons pas espoir, le futur commence demain ! »

Manon Martel, 1ES3

Site www.L214.com   [27.01.2016]

novembre 5, 2018

  • Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *