Les gilets jaunes : la spirale négative de la France

Qui sont les gilets jaunes ?

©SIPA, Le JDD, 21/11/2018, https://www.lejdd.fr/Politique/manifestation-des-gilets-jaunes-a-paris-le-gouvernement-fixe-ses-lignes-rouges-3804908

Depuis le samedi 17 novembre 2018, des centaines de personnes, de tout âge, de tout milieu de travail et de tous horizons français se rassemblent aux quatre coins de l’hexagone afin de protester contre les nouvelles mesures, récemment annoncées par le gouvernement : entre autres, la hausse des prix du carburant, la suppression de l’ISF… Ces gens sont appelés « Gilets Jaunes » en raison des gilets jaunes fluo qu’ils revêtissent. Afin de manifester leur mécontentement, ils bloquent des ronds-points et des autoroutes, et tous les samedis, ils se donnent rendez-vous sur les Champs Elysées à Paris pour défiler en brandissant des pancartes et des bannières où sont inscrites leurs revendications.

Violence et déchéance

Ce mouvement, qui partait de bonnes intentions et d’un mécontentement tout à fait compréhensible, a pris une tournure dramatique. Samedi 1er décembre 2018, les Champs Elysées, la plus belle avenue du monde, sont ravagés par des centaines de casseurs. Des individus mal intentionnés se prétendent être « gilets jaunes ». Des boutiques pillées, des musées ravagés, des images de chaos et de désolation qui en peu de temps font le tour du monde, montrant l’image d’une France abattue et affaiblie. De nombreuses violences dirigées envers les forces de l’ordre ont également eu lieu. Elles proviennent des gilets jaunes étant eux-mêmes extrémistes de gauche ou de droite et ayant des revendications différentes. Les CRS ont tenté tant bien que mal de repousser la horde de casseurs qui leur faisaient face, mais malgré tous leurs efforts, de nombreux dégâts sont notables. Le plus scandaleux est sans doute le fait que l’Arc de Triomphe ait été tagué. Selon nous, la colère ne justifie pas le vandalisme ni de tels actes qui par leur sauvagerie salissent l’image du pays des Droits de l’Homme.

La réponse du Président

Lundi 10 décembre 2018, le Président de la République française Emmanuel Macron a prononcé un discours en réponse aux récents événements. Ce dernier a déclaré une augmentation de 100 euros du SMIC, l’abandon temporaire  de taxes mais a néanmoins soutenu l’annulation de l’impôt sur la fortune. Cette réponse ne semble néanmoins pas satisfaire les manifestants qui en attendaient plus de la part du gouvernement.

Le début de la fin ?

Il semble que les gilets jaunes ne réalisent pas l’impact que leur mouvement a sur l’économie du pays et les conséquences qui pourraient en découler. Par exemple des licenciements au sein de diverses entreprises qui se sont retrouvées au chômage technique ont eu lieu depuis le début des manifestations.

Voyant la colère des Français croître et une partie du peuple se retourner peu à peu contre lui, le Président Macron a décidé de mettre en place un Grand Débat afin de calmer les tensions et entendre ce que les français avaient à lui reprocher. Pour ce faire, dans chaque mairie de chaque commune ont été placés des cahiers de doléances, destinés à recueillir les revendications, les plaintes et les remarques des citoyens. Ils ont ensuite été donnés au président en personne qui a pu y répondre en direct lors d’un Grand Débat National.

Et nous dans tout ça ?

Bien qu’ils soient les premiers concernés par la situation, les retraités et les salariés ne sont pas les seuls à vivre le mouvement chaotique que représentent les « Gilets jaunes ». Les jeunes français sont également touchés par la situation. Et ont eux aussi un avis à donner. Nous en avons un également.

Les gilets jaunes. Pour ? Contre ? Et pourquoi ? Quelques témoignages recueillis :

Hamza : « Je suis pour, bien que le mouvement ait quelque peu dégénéré. »

Elya : « J’ai un avis partagé, car ils ont de bonnes revendications mais ne les expriment pas de la bonne manière. »

Hugo : « Pour le mouvement pacifique et pour des revendications fondées et justifiées, je comprends le « ras-le-bol » de certaines personnes mais le mouvement manque néanmoins de cohésion. »

Notre  avis :

Pour notre part, nous sommes également partagées sur le sujet. N’étant pas directement touchées par les conséquences des réformes et des nouvelles lois, il nous est difficile de prendre parti. Néanmoins nous sommes conscientes qu’il s’agit de notre avenir et que si ce n’est pas maintenant, le moment viendra où nous y serons confrontées. Pour l’instant, nous nous contentons d’observer l’évolution du mouvement d’un point de vue extérieur. Cependant, nous trouvons les violences et les excès du mouvement assez déplorables et espérons que le gouvernement trouvera un moyen pacifique et diplomatique d’apaiser la colère du peuple.

                                                            Noémie Carnet et Océane Bouahafara

 

février 22, 2019

  • Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *