L’auteur de Sweet Sixteen rencontre les lycéens à la Médiathèque

Nous avons eu la chance de rencontrer à la Médiathèque Léon Alègre de Bagnols-sur-Cèze l’incroyable auteure, Annelise Heurtier, du livre Sweet Sixteen. C’était une femme très humble et très naturelle. Elle a pu casser les a priori qu’on aurait pu avoir sur les écrivains notamment que ce serait un vieux monsieur pas commode.

Elle était très drôle surtout lorsqu’elle nous a raconté ses anecdotes familiales. C’est très intéressant parce qu’elle ne s’arrêtait pas juste au livre Sweet Sixteen, elle parlait en profondeur de ses autres œuvres. Il y avait une bonne ambiance.

© F. Delacroix – 24/05/2019 – médiathèque Léon Alègre

Quelques questions que nous lui avons posées :

Que vouliez-vous nous transmettre à travers ce livre ?

A. Heurtier : Je n’ai pas la prétention de faire passer un quelconque message. Par contre, si mon roman peut vous aider à avancer sur votre propre chemin, je suis contente.

Avez-vous abordé des thèmes sensibles dans l’un de vos livres ?

A. H. : Tous les sujets peuvent être « sensibles ». Dans «Envole-moi » par exemple, qui aborde le thème du handicap, je craignais de ne pas réussir à être « juste ».

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

A. H. : Je ne sais pas, il n’y a pas vraiment eu d’élément déclencheur. J’ai toujours aimé lire et écrire depuis toute petite. Ce partage entre l’émetteur et le récepteur me plaît.

Quelle a été la réaction de votre entourage quand vous leur avait dit que vous vouliez devenir écrivaine ?

A. H. : Ils ont d’abord rigolé, il y a eu des réactions très différentes.

Pensez-vous que la littérature engagée peut être une arme ?

A. H. : Oui ça peut-être une arme.

Êtes-vous fière de votre livre?

A. H. : Oui, c’est très satisfaisant de savoir que grâce à moi, beaucoup de personnes connaissent l’histoire des neuf de Little rock.

Est-ce que vous gagnez beaucoup ?

A. H. : Ce n’est pas un métier qui rapporte beaucoup et à coup sûr, puisque mes revenus dépendent de facteurs que je ne maîtrise pas (les ventes de livres). C’est pour cela que beaucoup d’auteurs ont un autre métier à côté.

Comment avez vous débuté votre carrière ?

A. H. : Des cadeaux que j’envoyais à ma nièce étaient accompagnés de mes écrits (de petites histoires).

A propos de son livre Sweet Sixteen

Son livre Sweet Sixteen a pu aider des personnes comme une jeune fille. Celle-ci était raciste ainsi que toute sa famille. Après avoir lu le livre, elle lui a dit : ‘Plus jamais je ne serai raciste.’

Pour faire son livre, elle a reçu beaucoup de témoignages vidéos et écrits. Il a bien marché puisqu’elle a reçu beaucoup de prix pour celui-ci.

Le titre Sweet Sixteen est arrivé naturellement durant son écriture, il lui paraissait évident.

Ce qu’elle nous a appris et apporté

Ses livres peuvent varier puisqu’ils concernent les petits et les plus âgés. Elle nous a appris que les illustrations doivent être selon les tranches d’âge. Il faut savoir s’adapter. Faire des livres pour les petits c’est difficile, c’est même un vrai challenge.

Les titres sont très importants, c’est ce qui va donner envie de lire. Ils viennent parfois tout seul pendant l’écriture.

La couverture compte beaucoup. Elle va influencer l’achat d’un livre. Le choix du sujet est important.

Elle nous a donné des bons conseils et de l’assurance. « Il ne faut pas se décourager, le gâchis c’est de faire quelque chose qui ne nous plaît pas. Il faut être persévérant ». Elle nous a montré qu’il faut être passionné par son métier comme elle l’est : « C’est magique de lire : chacun peut créer sa propre histoire. »

Océane Nagel, Serena Olmos, Sarah Delvalez

Découvrez également l’interview filmée d’Annelise Heurtier ci-dessous :

https://lewebpedagogique.com/ourseinstein/2019/05/27/rencontre-avec-lauteur-annelise-heurtier/

Suivez l’actualité d’Annelise Heurtier sur son blog : http://histoiresdelison.blogspot.com/

juin 3, 2019

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