Frédéric Noy : « La lente agonie du lac Victoria »

Le lundi 16 Septembre, notre classe ainsi que celle des CIRA2 s’est rendue à Perpignan pour réaliser un projet pédagogique qui va se dérouler toute au long de l’année 2019/2020 avec le photographe Julien Goldstein.

Cette sortie a pour nom « VISA POUR L’IMAGE »: Visa pour l’image est un festival international de photojournalisme créé en 1989 par Roger Théron, le directeur de la rédaction de Paris-Match. Il en a confié l’organisation à Michel Decron, directeur du journal Photo du groupe Filipacchi. A l’origine, Roger Thérond avait envisagé que le Festival se tienne à Sète, sa ville natale. Mais la ville de Perpignan et son maire, Paul Alduy qui cherchait une idée culturelle pour sa ville en dehors du culte de Dali, se prononça rapidement.

A Visa pour l’image, notre groupe  s’est concentré plus particulièrement sur les photographies de Fréderic Noy. Nous avons travaillé sur une problématique précise qui est la suivante : Trouver les principaux choix techniques et informatifs du photographe à travers le cadrage, la construction, la lumière, le traitement des couleurs et les contenus.

Tout d’abord, nous avons  dialogué avec le photojournaliste Fréderic Noy en  lui posant des questions sur son projet de travail. Il a évoqué celui-ci qui a duré sept mois au lac Victoria situé entre le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie.  Il nous a  expliqué la manière dont il a procédé pour avoir des photos aussi réalistes et nettes.  En effet, il utilise la lumière ambiante pour garder le naturel du lieu.

Ensuite, il nous a dit qu’avant l’an 2000 il utilisait uniquement les photos en noir et blanc car le développement en couleur était trop cher et n’a été accessible qu’à partir des années 2000. Concernant le cadrage, il met au premier plan les actions importantes et au second plan on retrouve le plus souvent le paysage. Il nous a confié qu’il avait mis  deux jours pour capturer une de ses  photos du lac Victoria car il devait attendre la bonne lumière et le bon positionnement des oiseaux pour une photo naturelle, nette et bien cadrée.

Il cherche aussi à dégager des émotions à travers ses photos, comme par exemple la photo de l’enfant maigre au Cameroun envoyée à Genève qui  a ensuite été expédiée à la FAO qui a pris alors des mesures pour venir en aide aux peuples qui meurent de faim en Afrique.

Pour Fréderic NOY « le projet ce n’est pas juste faire des photos mais c’est savoir quelle photo faire, où aller, avec qui, quelle problématique à évoquer, quel pays visiter, comment articuler tout ceci ?» Tout cet ensemble qui entoure la photo, « c’est  plusieurs critères différents » et faire la photo en elle-même ce n’est pas ce qui le prend le plus temps , le plus compliqué c’est de savoir si c’est intéressant par rapport à l’histoire et le lieu et d’arriver à pouvoir la faire. Ce n’est pas comme faire une photographie où l’événement est déjà là, ce sont deux approches complètement différentes. Le plus important est de ne pas briser la déontologie pour les photojournalistes avec les fausses photographies.

De plus Noy utilise la lumière ambiante c’est-à-dire la lumière qu’il a choisie, là où il se trouve ; il n’utilise pas de lumière non naturelle. Tout cela pour garder la réalité car si nous mettons le flash nous « tuons » l’ambiance, il faut rester discret pour ne pas que les personnes autour  se tournent et pour  ne pas gâcher la photographie.

Fréderic Noy met donc tout en œuvre pour pouvoir réaliser des photographies représentatives de la réalité ainsi que susciter des émotions chez le spectateur tout en respectant la déontologie.

En les regardant, on peut dire que nous avons la réelle impression d’être sur le lieu et au même moment de la prise des photographies.

 

Pour finir, nous avons dire que cette sortie pédagogique a été très enrichissante puisque nous avons pu apprendre plusieurs notions de la photographie que l’on ignorait complètement auparavant. De même cela nous a fait découvrir d’autres cultures à travers les photographies prises par les photojournalistes comme Frédéric Noy ou encore Alain Keler.

 

Léa Ben Taleb – Aurélien Bellegarde – Emmie Blachon – Halima Bouazzaoui

 

octobre 17, 2019

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *