« La lente agonie du lac Victoria »

 

La relativité des questions écologiques entre pays développés et PMA

Nous avons eu la chance d’aller au célèbre festival de photojournalisme : « Visa pour l’image » le lundi 16 septembre, à Perpignan. Nous y avons rencontré Frédéric Noy, et nous avons vu son exposition « La lente agonie du lac Victoria ». Il nous a expliqué l’intérêt de ses photos et ce qu’elles dénoncent. Nous avons étudié, à partir de quatre photos de cette exposition, la relativité des questions écologiques entre pays développés et PMA (les pays les moins avancés).

De gauche à droite : Magdalena, Carla et Loubna – Visa pour l’image – 16.09.2019

Photo C. Racaud

  Comme tous les riverains, un garçon puise de l’eau dans la rivière saka, affluent du lac victoria, pour se laver. En amont, la prison Kodiaga y rejette ses eaux usées non traitées. « Au fil des ans, nous avons eu des cas de choléra. Nous pensons que la rivière qui coule depuis la prison pourrait en être la principale cause », témoigne un activiste.  Otongio, Kenya. »

Sur cette photo, nous observons un jeune riverain qui puise de l’eau dans la rivière, pour se laver. Or cette eau est polluée par les eaux usées, non traitées de la prison de Kodiaga. Elle pourrait être responsable de la contamination au choléra des habitants. Cela nous montre que les habitants ne se soucient pas de l’état de cette eau car ce n’est pas leur priorité, et ils ne peuvent de toute façon se laver qu’avec cette eau.

 « Dans la discrète crique de Kazinga en fin de journée, des fillettes se rhabillent après leur bain tandis que des pêcheurs embarquent pour une pêche nocturne. Depuis 2018, les autorités luttent contre la pêche illégale en déployant la police dans le cadre de l’opération Sangara. Cette militarisation de la conservation ne fait aucun cas des conséquences sociales sur les communautés de pêcheurs. Tanzanie. » 

Sur cette image nous voyons des fillettes qui se rhabillent après s’être lavées dans le lac, car elles n’ont que cet endroit pour se laver. Nous observons aussi des pêcheurs illégaux, qui sont obligés d’être dans l’illégalité et de prendre des risques importants pour subvenir à leurs besoins.

« La zone humide proche de la jetée est jonchée de détritus charriés par les eaux de ruissellement de la ville. Une fois l’eau absorbée par le marécage, ne restent que les ordures. A terme, elles finiront dans le lac Victoria qui commence derrière la haie. Horna Bay. Kenya »

Ici nous observons des milliers de sac plastiques, bouteilles et déchets en tous genres. Ce petit ruisseau essaie de prendre place à travers les tonnes de déchets qui y sont laissés. Beaucoup de déchets seront transportés au fil du temps dans le lac Victoria, qui se trouve juste derrière les haies, que l’on aperçoit au fond de l’image. Cela nous montre que les villes qui sont juxtaposées au lac sont débordées par la pollution, ce qui déteint sur lui-même. De plus ce problème de déchets démontre une pauvreté des villes, les administrations n’ont pas de quoi gérer l’amas de déchets que produisent leurs habitants.

« Un ouvrier fend une tête de perche du Nil. Salées et séchées, la tête et l’arête centrale sont conditionnées, transportées et vendues en République démocratique du Congo, à 560 km de là. Jackson, patron d’une trentaine d’ouvriers, achète ces restes à une usine de transformation qui lève les filets pour les exporter en Europe. Mugongo Wazi, banlieue de Jinja, Ouganda. »

Nous apercevons un homme avec des conditions de vie relativement difficiles. En effet nous voyons que ce monsieur ne porte pas de chaussures, de plus ses vêtements sont sales. On peut également deviner qu’il souffre énormément de la chaleur et qu’il porte même un bonnet pour se protéger des rayons du soleil. On voit derrière lui une pile de poissons qui ressemble à une décharge. Les restes de poissons sont empilés massivement. Les conditions de travail semblent nocives et très dures à vivre car en plus de la chaleur qui semble insoutenable, l’homme doit faire face à des odeurs nausées à bonde.

« La lente agonie du lac Victoria », exposition de Frédéric Noy – Visa pour l’image- Perpignan – 16.09.2019 – Photo L. Djaffal

 

Face à l’exposition de Frédéric Noy, nous avons ressenti de l’empathie envers ces populations, à cause de la dureté de leur mode de vie et les problèmes qu’ils rencontrent au quotidien. Les habitants des pays les moins développés (PMA) n’ont pas les mêmes priorités que ceux des pays développés. La plupart des habitants des pays développés ne se soucient pas de savoir ce qu’ils vont manger ni s’ils vont boire ou pas. C’est impensable pour eux de se laver dehors, encore moins dans un lac. Sauf que les habitants des pays adjacents au lac Victoria n’ont pas le choix. Ainsi ces choses « normales » pour les pays développés sont une réelle question de tous les jours pour les PMA. De plus du point de vue médical, les pays les moins avancés comme ceux qui se situent autour du lac Victoria ont d’énormes problèmes médicaux, liés à leur mode de vie et surtout à la pollution du lac, qui engendre toutes sortes de maladies.

Loubna Djaffal – Magdalena Drozd – Malo Donnars – Carla Di Piero  (1G4)

octobre 18, 2019

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