Génocide des Tutsi au Rwanda

L’interview d’Alain GAUTHIER, président du CPCR (Collectif pour les Parties Civiles du Rwanda) association créée le 23 novembre 2001, a été réalisée lors des Journées des mémoires qui se sont tenues au Lycée Albert Einstein entre le 12 et le 14 novembre 2019.

Alain Gauthier, jeudi 14 novembre 2019, amphithéâtre du Lycée Albert Einstein.

Quel est le but du CPCR ?

Il faut savoir que le CPCR a un but non lucratif et que les dons obtenus sont consacrés à la couverture des frais de justice des victimes du génocide.

Quand a eu lieu le génocide des Tutsi ?

Il a eu lieu entre le 7 avril 1994 et juillet 1994.

Collectif pour les Parties Civiles du Rwanda

Pourquoi cette association a-t-elle été créée ?

Cette association a pour but de soutenir moralement et financièrement tous ceux qui, dans le cadre du génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda en 1994, porteraient plainte contre des présumés génocidaires et principalement ceux réfugiés sur le sol français, de se porter elle-même « partie civile » contre les présumés génocidaires et d’apporter aide à toute action visant à préserver la mémoire des victimes.

Le CPCR a déjà préparé plus de 30 plaintes de 1995 à aujourd’hui.

Le mois dernier, deux nouvelles plaintes contre des personnes soupçonnées d’avoir participé au génocide des Tutsi et qui vivent en France ont été déposées auprès des juges du Pôle par le Collectif des Parties Civiles pour le Rwanda.

Vingt-cinq après, il est de plus en plus difficile de trouver des témoins. Les familles de victimes hésitent de plus en plus pour témoigner : peur des représailles, peur des génocidaires qui, libérés, reviennent sur leur colline. La politique de réconciliation, tout à fait légitime, n’incite pas non plus les témoins à parler. Le pardon prôné par les Eglises va dans le même sens : comment accuser si on a pardonné. Enfin, un certain nombre de rescapés ne doivent leur survie qu’à ceux qui ont décimé leurs familles.

Malgré toutes ces difficultés, le CPCR continue son combat pour la justice. Aucun procès en vue à ce jour : « Nous attendons la décision de la Cour de cassation dans le dossier Claude MUHAYIMANA… Sans parler de Laurent BUCYIBARUTA et de Sosthène MUNYEMANA qui ont fait appel de leur renvoi devant la Cour d’assises. On comprend l’impatience des rescapés et de tous ceux qui demandent que justice soit rendue » dit Alain Gauthier.

Lilian CORNE, 2de7.

décembre 2, 2019

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