L’ARAM : la mémoire de l’Arménie

Suite à la sortie pédagogique au Centre du Patrimoine Arménien à Valence (voir article de Sacha Roux), l’association pour la recherche et l’archivage de la mémoire arménienne (ARAM) est venue au lycée nous présenter ses actions le jeudi 13 novembre 2019 dans le cadre des Journées des mémoires.

L’association pour la recherche et l’archivage de la mémoire arménienne (ARAM) était représentée par Jacques Ouloussian et Astrid Artin-Loussikian, respectivement président et vice-présidente de l’association. Pendant deux heures, ils nous ont raconté l’histoire du génocide des Arméniens à travers leurs recherches et le travail de préservation des archives qu’ils réalisent.

La séance s’est déroulée en deux temps, tout d’abord Jacques et Astrid nous ont parlé de la création de l’association. Elle a été créée par Jean Garbis Artin en 1997 à Marseille. A l’âge de 17 ans, Jean fait le choix de ne plus jeter les documents écrits en arménien qu’il trouve et préfère les conserver. Il commence aussi à prendre des photos et demande à des personnes de les légender dans le but d’entretenir la mémoire orale, pour, l’a dit Astrid : «  ne pas effacer la mémoire de tous ces survivants ». Suite à la création de l’association, des bénévoles  et passionnés viennent pour trier, ranger, traduire les archives mais aussi remettre en état les livres qui sont souvent abimés.

Ensuite Astrid nous a raconté l’histoire du génocide des Arméniens. Il débute en avril 1915 avec l’arrestation de 600 intellectuels arméniens. Puis, très vite, les Arméniens sont massacrés plus rapidement et massivement car en 1916 les camps d’extermination sont mis en place ainsi que des routes de déportations qui passent par le désert. Il y a eu 1.500.000 Arméniens exterminés dans l’Empire ottoman, ainsi beaucoup d’enfants se sont retrouvés orphelins, par exemple, 800 dans l’orphelinat de Bekuba en Irak.

Vers 1922, des rescapés arméniens arrivent à Marseille et s’y installent. Des aménagements sont donc faits comme la construction d’églises. Elles permettent de se rassembler et de conserver l’identité pour les personnes d’origine arménienne.

Ce génocide a traumatisé beaucoup d’Arméniens à cause de la violence employée, la perte de leurs proches et la perte de leur identité. Il y a eu un vrai travail de reconstruction pour ces personnes. Et comme Astrid l’a dit, ce traumatisme aura toujours un impact sur les générations futures et reste dans l’actualité car la Turquie ne veut pas avouer son implication dans ce génocide.

Alors la question qui reste en suspens est : Pourquoi la Turquie ne veut toujours pas reconnaître le génocide des Arméniens ?

Justine Frac

décembre 16, 2019

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