Qu’est-ce-qu’un génocide ?

Qu’est-ce-qu’un génocide ?

Ce jeudi 14 Novembre 2019, au lycée Albert Einstein à Bagnols-sur-Cèze, les élèves ont eu la chance d’assister à une vidéoconférence présentée par Yann Jurovics, un professeur de droits à l’université. La conférence portait sur le sujet du génocide et de sa relation avec la notion de crime contre l’humanité, à savoir leurs caractéristiques et définitions.

Selon Yann Jurovics, la première fois que le terme “génocide” fut utilisé était lors des massacres en Turquie: le génocide des Arméniens. Le terme n’existait pas encore et les diplomates cherchaient à nommer ce genre de crimes. Par ailleurs, étant donné que ce genre de crime était une première pour l’époque, il n’y eut aucune poursuite judiciaire quant aux massacres des Arméniens. Un progrès théorique fut constaté lors de la Première Guerre Mondiale et fut clairement concrétisé lors de la Seconde, ce grâce à la prise de conscience qu’a engendrée la politique nazie mise en place à l’époque. Cependant la peur liée à la nouveauté de l’acte ne permit qu’à peu de condamnations d’aboutir. Un progrès en soi.

Ainsi, Yann Jurovics, après avoir expliqué les origines du terme “génocide”, parle de l’étroite relation qu’entretient ce mot avec la notion de “crime contre l’humanité”. D’après lui, cette notion peut se définir par un acte inhumain lié à une politique discriminatoire contre une population civile. Toujours selon lui, un acte inhumain est un acte qui atteint les valeurs humaines, qui déshumanise et ce par une mise à l’écart de la société et un retrait des droits fondamentaux ainsi que de la liberté, tout cela pouvant se résumer par “Certains ont des droits, d’autres pas.”, une phrase résumant la conclusion de la déshumanisation et ainsi, l’extermination, voire une purification, ce pour les mêmes motifs, à savoir, discriminatoires, raciaux, ethniques ou religieux.

Alors, le génocide s’inscrit comme un acte politique, une décision administrative qui amène à des actes, qui peut se définir non pas par un acte isolé mais par un plan concerté, manigancé, des actes présentant des similarités et n’étant pas indépendants, s’effectuant suite à des ordres, dans une organisation hiérarchique, le tout préparé, ce qui prouve justement l’existence de la politique. La théorie se résume alors en une simple phrase: “Tout ceux qui participent sont coupables”. Le nombre de victimes n’est pas important, le nombre de victimes visées l’est.

C’est là toute l’essence d’un génocide. On ne va pas vous répéter que c’est horrible, malsain, inhumain, n’importe qui avec un peu de bon sens en est conscient. Le but est simplement de vous instruire sur ce qu’est un génocide. Rien de plus.

Nathan Gerace

janvier 6, 2020

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