Jocelyne

Maxime et Thomas présentent la vie de leur grand-mère Jocelyne. Découvrez-la aussi en photos :

Une vie en photos – Jocelyne

 

          Jocelyne est née le 11 mars 1954 dans la maison de sa grand-mère maternelle à Durfort dans le Gard. Son père est artisan, sa maman mère au foyer. Elle a un frère de 18 mois son aîné, Yannick et une sœur de 4 ans sa cadette, Annie.

        Jocelyne et sa famille vivaient dans le village de Sauve. Dans ce même village vivaient ses grands parents paternels dont elle était très proche. Sa grand-mère s’occupait beaucoup de Jocelyne. Elle lui lisait de nombreux livres (Les Contes de Perrault par exemple), lui apprit à tricoter, à faire de la broderie et de la pâtisserie. Jocelyne adorait son « l’île flottante ». Son grand-père était un « poilu », il lui parlait parfois avec gravité de la guerre de 14. Il lui racontait les tranchées de Verdun où il avait tant souffert et vu mourir tant de ses camarades. Pour le 11 Novembre les enfants du village se rendaient avec leurs maître et maîtresse au monument aux morts. Le grand-père était présent, portait le drapeau et le visage de ce vieil homme ces jours-là marqua Jocelyne pour le restant de sa vie. Ce grand-père qui échappa à la tuerie de la guerre de 14 eut le malheur de perdre sa petite sœur Léonie de la grippe espagnole (1919). Le récit des malheurs de cette famille paternelle marquèrent Jocelyne et ses frère et sœur.

      Jocelyne, durant les vacances scolaires, allait souvent chez sa grand-mère maternelle à Durfort, elle aimait retrouver dans le mas familial sa grand-mère, son grand-oncle et sa grand-tante qui entre eux parlaient occitan mais ne s’adressaient jamais à elle qu’en français. Jocelyne aimait jouer dans les prés, dans les vignes, il y avait les poules, les canards, les lapins, le vieux cheval qui animaient la maisonnée. Jocelyne n’a pas connu son grand-père maternel, mort en 1939 dans un accident de la route, lui aussi avait eu la chance de revenir du front en 1918.

      Jocelyne entra en 6ème au collège de Quissac, village à côté de Sauve. En classe de 4e il y eu les événements de mai 68 mais pour Jocelyne ces évènements se passaient à Paris et dans les grandes villes et n’ont pas impacté son année scolaire, il n’y a pas eu de grèves dans son collège. Cette année-là elle passa le Certificat d’Etudes Primaires (diplôme qui n’existe plus aujourd’hui). L’année suivante en 3ème, elle passa le BEPC, actuel Brevet des collèges ; à cette époque-là ce premier diplôme d’études secondaires avait une certaine valeur. Ses meilleures amies étaient Christine, Martine, Nicole et Lise. Toutes les 5 se sont retrouvées en classe de seconde au lycée mixte Montaury à Nîmes et ce jusqu’en terminale.

     Au lycée,  les élèves étaient contraintes de porter une blouse. La discipline de l’internat, uniquement de jeunes filles, était stricte :

-lever à 6h45, petit déjeuner,

-cours ou étude,

-déjeuner à midi,

-à 13H30 cours ou étude jusqu’à 17H,

-temps libre jusqu’à 17H30

-étude jusqu’au dîner à 19H.

-19H45 étude jusqu’à 21H30,

-montée aux dortoirs de 48 lits,

-extinction des feux à 22H.

Sortie autorisée le Mercredi de 14H à 18H sur autorisation des parents. Cours tous les jours y compris le Samedi matin.    Jocelyne et ses amies, sauf Martine, étaient dans une section littéraire. Jocelyne a toujours aimé la littérature. Elles ont toutes passé le bac en 1972. Elles aimaient écouter de la musique, celle d’Alain Souchon, de Francis Cabrel, Brassens, Léo Ferré, Hugues Aufray mais aussi les groupes anglais comme les Beatles, les Pink Floyd.

        Lise est décédée en 2004 d’un cancer et Nicole est décédée de la même maladie en 2006, ce fut un immense chagrin pour Jocelyne et Martine qui depuis se sont rapprochées encore plus.

        Fiancée avec Jean Pierre en 1972, elle a passé son permis de conduire et elle s’est mariée en août 1973 à l’âge de 19 ans, n’a pas fait d’études supérieures. Le couple vivait à Moulézan un petit village depuis lequel il était difficile pour Jocelyne de poursuivre des études supérieures ou de trouver un travail.

         Nathalie est née en décembre 1975. Cette année est aussi celle de la loi pour l’avortement qui marqua Jocelyne et beaucoup de femmes en France.

        Toute la famille a déménagé, pour des raisons professionnelles, durant l’année 1976 à Nîmes. Jocelyne était alors une femme au foyer heureuse d’élever sa fille.

          En 1980 Nathalie était scolarisée en maternelle.

          L’arrivée d’une terrible maladie marqua les années 80. A ce jour, aucun vaccin n’a été trouvé mais des traitements parviennent à limiter le nombre de décès des malades.

        Jocelyne a éprouvé le besoin de travailler pour avoir une vie sociale plus importante et une indépendance financière. Elle a  trouvé un poste de secrétaire médicale dans un cabinet de dermatologie. Elle n’avait pas une formation de secrétaire, elle a appris par elle-même à taper à la machine, à organiser un agenda, elle a appris le vocabulaire médical. Elle assistait également le médecin lorsque celui-ci pratiquait une biopsie ou une exérèse. Ce travail d’assistante-secrétaire médicale lui plaisait beaucoup et elle l’a exercé pendant plus de 30 ans.

       Jocelyne a le sentiment d’avoir vécu à une période où il n’y avait pas de conflits en France, peu de chômage. Elle pense qu’à l’heure actuelle la vie est plus difficile que dans les années 1970/2000.

        Jocelyne a toujours aimé lire, depuis qu’elle est à la retraite elle fait partie d’un groupe de lecture (réunissant tous les mois autour d’un même livre des lectrices pour en discuter et échanger).Elle prend également des cours d’histoire de l’art au Cadref. Elle aime la randonnée car elle aime la nature et pratique aussi la marche nordique dans un club.

Thomas et Maxime Paradis – seconde 1

novembre 25, 2020

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *