L’impossibilité de voyager

L’impossibilité de voyager

Nous avons décidé de parler du thème du voyage pour parler de nos sentiments face à la crise sanitaire que nous subissons. Nous avons créé une image de porte à partir de nos photos prises lors de nos voyages. Cette porte est le symbole de l’impossibilité de voyager, l’impossibilité d’aller où nous le souhaitons. Nous avons également ajouté nos ressentis face à l’interdiction de quitter la France. Ce virus, il nous suit, il ne nous quitte plus.

Cela fait maintenant un an que le COVID-19 nous impose de porter ce maudit masque bleu, et encore, les masques en tissu sont encore plus horribles, on suffoque à l’intérieur toute la journée.

Mais il le faut, c’est pour se protéger et protéger les autres, si seulement tout le monde pouvait respecter les consignes sanitaires pour qu’on en finisse ! Par pitié je n’en peux plus ! Mais il n’y a pas seulement les masques qui ont rendu nos vies moins « normales ».

À vrai dire toute cette situation est peu commune et pénible surtout, pour bien des raisons : l’année dernière lorsque tout ceci a commencé je venais à peine de retrouver mon ami Pauline et le début de l’année promettait ; elle venait souvent dormir à la maison, on sortait souvent avec nos autres amis mais il a fallu qu’elle déménage pour être auprès de sa grand-mère dans le nord et tout ceci bien sûr durant la période de confinement. Finalement on n’ a pas pu se dire au revoir comme il le fallait et avec son nouvel emploi du temps il est presque impossible de se voir et encore moins avec ces incessants reconfinements. J’ai l’impression d’avoir perdu une amie.

Mais ce n’est pas tout. Comme la plupart des gens que je connais, cela fait deux étés que je ne suis pas allée voir ma famille qui vit à l’étranger. En effet quand nos vies étaient un tant soit peu « normales », à chaque retour de vacances à peine, on se languissait de retourner auprès de nos familles. Mon grand-père habite non loin de Marrakech et je me souviens de passer le séjour chez lui à paresser dans son magnifique jardin ombré par un grand figuier en son centre. Toutes ces journées plus chargées les unes que les autres: la journée commençait au lever du Soleil, lorsque l’on était réveillé par les rayons tapant de celui-ci, petit déjeuner au bord de la piscine ou de la mer, lorsqu’on rentrait maman avait déjà préparé le poulet ou le poisson que mon père avait pêché la veille au port. L’après-midi on devait rester à la maison parce que les rayons du soleil devenaient trop dangereux, mais le soir tout le pays se réveillait, les souks s’illuminaient, se remplissaient, et la musique, et les odeurs d’épices et les marchands qui veulent absolument nous vendre leur derniers tapis venant tout droit d’Iran. Lorsque l’on ne sentait plus nos pieds et que nos ventres se faisaient entendre., on continuait de marcher et encore marcher jusqu’à ce qu’on trouve le restaurant qui convienne à papa parce que Monsieur veut savoir ce qu’il y a dans son assiette.

                                                                                                                                              Majdeline

Ce virus nous gâche la vie. En plus des confinements que nous avons subis, il nous est impossible de voyager. Cet hiver les remontées mécaniques des stations de ski étaient fermées. Pourtant chaque hiver, depuis mes trois ans, je pars dans des stations différentes avec ma famille et des amis. Cette année malgré les remontées qui étaient fermées, je suis partie à la montagne avec mon père et mon frère. Nous n’avons pas pu skier, cependant nous avons fait plusieurs randonnées, nous avons même fait du ski de randonnée. Mais cela n’a pas remplacé les descentes de ski alpin avec nos amis. L’ambiance conviviale qu’on retrouvait en rentrant après une journée de ski m’a manqué. Les descentes en luges, les rigolades et les repas tous ensemble, rien n’était pareil. J’espère que l’on pourra retrouver toutes ces choses l’année prochaine.

                                                                                                                                                            Pauline

Voilà actuellement plus d’ un an et demi que je n’ai vu une partie de ma famille.

Tout cela à cause de la distance ( 9247 km) mais pas seulement, aussi à cause de ce virus. Les règles sanitaires plus ou moins strictes selon les pays ne l’ ont pas permis. Cela a été dur mais malgré de nombreux appels cela ne suffisait pas à combler le manque. Chaque été j’ avais l’ habitude de partir à l’ île Maurice pour rejoindre mon père et pour voir le reste de ma famille qui y habite . Outre le fait de ne pas les voir, d’ autres choses m’ ont manqué comme le simple fait d’ aller à la mer, de voir mes amies et de découvrir de nouveaux endroits où je n’ étais pas encore allée. Les différences culturelles et même la nourriture me manquaient. Tout simplement le fait de voyager! Vivement que ce virus se termine une fois pour toute, qu’ on puisse passer à autre chose et que la vie reprenne son cours.

                                                                                                                                                               Solène

Avant le confinement, je voyageais beaucoup et chaque année j’allais dans une ville différente ; je partais à la mer et j’allais à la montagne faire du ski. Pendant le confinement, je ne pouvais même pas sortir pour me promener autour de chez moi. Aujourd’hui, voyager semble un luxe inaccessible. Visiter une ville inconnue, visiter des monuments, changer d’air, de paysage semble impossible à cause de la situation sanitaire. Voyager me manque, découvrir et redécouvrir certains lieux me manque. Je suis déçue de ne pas pouvoir découvrir le monde avec mes amis ou ma famille, alors que je suis en train de vivre les meilleures années et les plus mémorables de ma vie. Le moment où j’aurais pu créer mes plus beaux souvenirs de jeunesse, je les passe enfermée entre quatre murs, et c’est pour ça que le thème du voyage me semble le plus approprié.

Ce qui me manque le plus, c’est pouvoir partir à la montagne et faire du ski, que ce soit partir avec des amis ou ma famille, ou même les deux comme l’année dernière. J’ai passé une merveilleuse semaine à rigoler, à m’amuser à faire du ski et de la luge et cette année avec le Covid, il n’a pas étépossible pour moi de faire du ski de descente, et cela m’a énormément manqué.

                                                                                                                                                                   Laura

mars 20, 2021

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