Le destin croisé du champignon et d’Elon Musk

Une multitude d’espèces animales ou végétales ont  été les hôtes de la planète Terre. Durant des siècles tous ont vécu dans une certaine harmonie. Mais l’une d’entre elles a décidé d’être supérieure aux autres : l’Homme.

La nature fonctionne  sous forme  cyclique : chaque  être vivant a des caractéristiques et  des capacités  qui lui permettent  de vivre, de survivre et de se reproduire. Cependant l’homme lui, assurera sa vie en mettant en cause la survie d’un certain nombres d’espèces,  jusqu’ à  remettre en cause la  survie de sa propre espèce : à travers les âges, il a su s’adapter à la nature jusqu’à être arrivé au point où la nature doit s’adapter  aux conséquences  du comportement  de l’Homme…

Prenons l’exemple du champignon parasite appelé « cordyceps ». Ce champignon, se situant en zone tropicale, a développé une intelligence reproductive étonnante en prenant possession d’un hôte intermédiaire, en l’occurrence la fourmi. Une fois qu’une fourmi aspire quelques microspores, le champignon prend peu à peu son contrôle, lui fait changer de trajectoire, lui bloque les mandibules pour qu’elle ne puisse s’échapper. Peu à peu, la fourmi immobilisée va mourir et le champignon va se développer au travers de son corps et former une ombrelle d’où les spores vont s’envoler pour se déposer plus bas, ce qui assurera sa perpétuation. Ainsi se forme un cycle. On retrouve cet aspect cyclique dans nombre d’éléments constituant la nature : on peut voir cela comme un schéma de boucle, où tout ce qui est détruit se régénère avec le temps.

Il n’en est pas de même pour l’Homme : qui ne connaît pas Elon Musk ? C’est le directeur du projet Space X, de Starlink et de nombreux autres projets dont celui de poser une puce dans le cerveau de l’Homme, appelé « Neuralink ». En effet « Neuralink » consisterait en une puce électronique implantée dans le crâne d’une personne pour faciliter les soins de maladies, ou encore  sauvegarder des souvenirs. L’aspect médical de la chose serait très intéressant, mais cette puce pourrait se révéler très dangereuse si elle était mal utilisée comme prendre le contrôle des autres. Les dystopies comme « Harwired », « Upgraded », « Robocop », ou encore la dernière série populaire de Netflix « Black Mirror » ou même l’œuvre « Ghost in the shell » ont déjà illustré les conséquences de la (dé)possession du cerveau humain par l’intelligence artificielle. La presse scientifique l’annonce comme un événement précurseur de la fin de l’humanité : « Les images de Gertrude* avec sa puce implantée dans le cerveau sont peut-être les prémices d’un nouvel humain déshumanisé et contrôlé. Demain nous serons tous Gertrude. »

Nous pouvons mettre ces deux exemples en parallèle, car ils reposent sur le même  objectif soit  survivre. Mais leur finalité est différente. D’un coté, le champignon utilise ses capacités pour permettre la continuation de son espèce selon son cycle habituel. Alors que l’Homme, ne se souciant plus de la perpétuation de son espèce, essaie d’améliorer un aspect de sa vie  jusqu’à le pousser à la destruction de ses pairs… Cela remet en cause la notion de progrès et de ses intérêts pour l’espèce humaine. L’utilisation funeste des progrès de la science avec Einstein et Marie Curie en sont d’autres tristes exemples précurseurs (Hiroshima et Tchernobyl).

Mais ce dont l’Homme ne se doutait pas,  c’est que la nature aussi simple  et  cyclique fusse-t-elle   prendrait  un jour sa revanche : « les zoonoses ». Ce sont des maladies, provenant de la nature, des animaux, dont l’Homme a scrupuleusement, systématiquement, détruit les habitats pour les utiliser à son profit. La nature pour sa survie, pour perpétuer son cycle de vie s’est rapprochée des hommes et lui transmet des bactéries qui les détruisent. Chikungunya, dengue, fièvre de Lassa, hépatite A, herpès virus B, maladie à virus Ebola, rage… La Covid-19 dont on ne connait pas la réelle source en est le dernier exemple mais bien plus brillant : elle a utilisé le mode de vie des hommes, ses déplacements, ses habitats pour se diffuser. Elle mute sans cesse jusqu’à dernièrement se rendre indétectable (variant breton). Ainsi la nature reprend ses droits sur cette espèce qui durant longtemps l’a exploitée et l’a méprisée.  Si nous survivons à cette pandémie, l’Homme en sera-t-il pour autant plus respectueux de la nature ? Y aurait-il une autre voie pour l’Homme ?  Après réflexion, plusieurs possibilités ont émergé :

Déjà utopiquement, l’Homme pourrait arrêter toutes sortes de progrès pour se reconnecter avec la nature. Cela se ferait en plusieurs étapes comme la signature d’un décret mondial pour l’arrêt tout d’abord de l’exploitation d’énergies fossiles. Ensuite la mise en place d’une protection maximale de territoires  qui de nos jours sont exploités pour leurs ressources rares et en voie de disparation, dont la majorité sont utilisées dans les secteurs de la bijouterie et de l’informatique. Comme par exemple le continent Africain. En conséquent, l’Homme devrait utiliser des solutions alternatives : Pour le milieu de la bijouterie, une production artificielle comme le fait la Chine, et pour l’informatique, il faudrait trouver une vraie solution alternative car le recyclage n’est pas viable au long terme (les matériaux se dégradent). Cependant ces solutions,  à cause de l’exploitation des terres rares et notamment  de l’exploitation d’énergies fossiles, ont peu de chance d’aboutir : elles  ont trop d’enjeux  géopolitiques, économiques et sociaux. Enfin, ces solutions sont le terreau d’autres  problèmes :  la  réactualisation  de  l’idée que le nucléaire  peut  sauver le monde  par  trois scientifiques  dans la presse ou le constat  que les énergies  renouvelables  peuvent  être un leurre au vu des  effets et coûts collatéraux   de  leur  développement.

Une solution plus plausible qui a déjà été utilisée dans le passé et qui commence à revoir le jour est le bio-mimétisme. Commençons par la composition de ce mot. Il est constitué de « bio » qui signifie la vie en grec ainsi que de « mimétisme » qui signifie imitation. Il signifie l’aptitude de l’Homme à imiter des phénomènes biologiques afin de créer. Cette vision a par exemple été utilisée par Léonard de Vinci au XVIème siècle : il s’est inspiré du vol des oiseaux pour imaginer des machines volantes.

La révolution biomimétique ouvrirait donc une ère qui ne repose pas sur ce que nous devons prendre dans la nature mais sur ce que nous pouvons en apprendre. Cette manière de vivre offre la possibilité de changer notre façon de cultiver, de fabriquer des matériaux, de produire de l’énergie, de nous soigner, de stocker les informations et de gérer nos entreprises.

La dernière solution serait celle de la frugalité, appelée pompeusement par les économistes la théorie de la décroissance prônant une réduction de notre consommation qui serait profitable pour l’environnement, pour notre bien être.

Et si l’homme se contentait, à l’instar du cordyceps, de vivre et de consommer uniquement afin de perpétuer son espèce ?

*Gertrude est la truie qui a servi de cobaye à l’invention d’Elon Musk

 

Téo Bouquet, Thomas Bonijol, 1G8

 

Vous pouvez également répondre à ce sondage :

https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfqjl1LhpC4LsdkR8kKuYJMg9bLxMy9M1cXKuB2VwA4Nb26kQ/viewform?usp=sf_link

Sources :

cordyceps

https://youtu.be/XuKjBIBBAL8

https://youtu.be/vijGdWn5-h8

Neuralink

https://neuralink.com/

https://www.franceculture.fr/sciences/derriere-le-covid-19-dautres-virus-dorigine-animale-nous-menacent                                                                                                                            

Gertrude

https://youtu.be/CLUWDLKAF1M

https://www.lecho.be/tech-media/dossiers/disrupt/une-puce-dans-le-crane-signe-de-la-fin-de-l-espece-humaine/10249589.html

Les solutions

https://blogs.letemps.ch/christian-jacot-descombes/2020/09/06/pourquoi-il-faut-vraiment-reparler-du-nucleaire/

https://www.diploweb.com/Le-gaz-naturel-en-Europe-quels-enjeux-energetiques-et-geopolitiques-Premiere-partie.html

 

 

 

 

 

avril 23, 2021

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